Psaume 18B

« plus savoureuses que le miel qui coule des rayons »

Dans ce psaume de louange, le psalmiste partage sa joie d’appartenir au Seigneur et médite sur la loi de ce dernier.

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur. –  Je  peux lui demander la grâce de me réjouir en sa présence.

 Je prends le temps de lire le psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

 Je peux  repérer plus particulièrement les deux champs lexicaux qui parcourent le psaume : celui de la loi ( droits, loi, charte, commandement, décisions, justes, équitables) et celui de la plénitude( redonne vie, réjouissent le cœur,limpide, clarifie le regard, pour toujours, savoureuses.)

 Je peux méditer ce psaume à partir de ces quelques pistes :

: Comment puis-je qualifier la loi du Seigneur ? Quelle assurance m’a-t-elle déjà donné ?

Qu’est-ce qui me réjouit aujourd’hui ?

Quelle(s) parole(s) du Seigneur m’a (ont)  aidé à clarifier mon regard ?

Quel est mon désir ?

Je rassemble mes pensées et je les confie au Seigneur en m’adressant à lui comme à un ami.

 Au lendemain de la fête de St François d’Assise, je peux terminer ce temps par la prière simple 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Méditer l’évangile de ce jour

L’évangile du jour nous invite à tourner notre regard vers un petit enfant. A une époque qui accordait peu d’attention aux jeunes enfants, les trouvant incapables de raison et trop instables…Jésus appelle à les considérer, à donner du prix à celui qui est méprisé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18,1-5.10)

 

Photo de Séan Gorman sur Unsplash

Je m’installe dans un lieu calme pour me rendre disponible au Seigneur auquel je dis « me voici ».

Je me reconnais comme disciple en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande au Seigneur la grâce de retrouver ma simplicité d’enfant.

Je contemple ces photos d’enfants et m’arrête sur ce qu’elles suggèrent. Je peux aussi évoquer mentalement les enfants que je connais.

Photo 2 de Richard R  Schünemann sur Unsplash et Photo 3 de Annie Spratt sur Unsplash

 Je lis lentement l’évangile. Je m’installe parmi les disciples, partage peut-être la surprise de son geste inattendu. Je me mets à l’écoute de sa Parole.

Alors que le Christ vient, pour la seconde fois, d’annoncer sa passion, les disciples s’interrogent sur la première place…

« Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants… ». J’entends cet appel à la conversion. « Comme des enfants », invitation à retrouver la disponibilité qui ouvre à la nouveauté, à donner son consentement à se laisser conduire, à espérer dans un à-venir.

« Celui qui se fera petit comme cet enfant… ». Invitation à l’humilité, à la confiance.

Je prends maintenant le temps de m’adresser personnellement au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demande de désensabler en moi mes dispositions d’enfance, pour me laisser faire par le Christ.

         Et comme un enfant, je prie « Notre Père… »

         Je termine ce temps d’intimité avec le Seigneur en traçant sur moi le signe de croix.

Avec le Pape à Marseille

Marseille, le « sourire de la Méditerranée ».

Vendredi 22 et samedi 23 septembre, le Pape François a visité Marseille.

Relisons simplement quelques extraits de ses différents discours ou homélie. Et méditons dans nos coeurs, éclairés par la grâce de l’Esprit, comment cela retentit dans nos vies quotidiennes. En effet son message s’adresse à chacune et chacun d’entre nous .

Dans son homélie de samedi, il fait souvent référence à la Visite de Marie à Elisabeth. Quels tressaillements ses interpellations produisent-elles en moi?

« Je pense à tant de frères et sœurs noyés dans la peur, avec les espérances qu’ils portaient dans leur cœur. Devant un tel drame, les mots ne servent à rien, mais des actes. Mais avant cela, il faut de l’humanité : du silence, des larmes, de la compassion et de la prière. Je vous invite maintenant à un moment de silence à la mémoire de nos frères et sœurs : laissons-nous toucher par leurs tragédies. [Moment de silence]. »

Mathilde Langevin
cimetière marin en Tunisie

« Chers amis, nous sommes également à un carrefour : d’un côté la fraternité, qui féconde de bonté la communauté humaine ; de l’autre l’indifférence, qui ensanglante la Méditerranée. Nous sommes à un carrefour de civilisations

Le Ciel nous bénira si, sur terre comme sur mer, nous savons prendre soin des plus faibles, si nous savons surmonter la paralysie de la peur et le désintérêt qui condamne à mort, avec des gants de velours. »

« Chez ces deux femmes, Marie et Élisabeth, la visite de Dieu se dévoile à l’humanité : l’une est jeune et l’autre âgée, l’une est vierge et l’autre stérile, et pourtant elles sont toutes deux enceintes alors que c’est “impossible”. Telle est l’oeuvre de Dieu dans notre vie : Il rend possible même ce qui semble impossible, Il engendre la vie, même dans la stérilité. »

François-Xavier de Boissoudy

« L’expérience de foi provoque avant tout un tressaillement devant la vie. Tressaillir c’est être “touché à l’intérieur”, avoir un frémissement intérieur sentir que quelque chose bouge dans son cœur, c’est le contraire d’un coeur plat, froid, installé dans la vie tranquille, qui se blinde dans l’indifférence et devient imperméable, qui s’endurcit, insensible à toute chose et à tout le monde,

Celui qui est né à la foi, en revanche, reconnaît la présence du Seigneur, comme l’enfant dans le sein d’Élisabeth. »

« Regardons Marie qui se dérange en se mettant en route et qui nous enseigne que Dieu est précisément comme cela : il nous dérange, il nous met en mouvement, il nous fait “tressaillir”, comme avec Élisabeth.

Et nous voulons être des chrétiens qui rencontrent Dieu par la prière et nos frères par l’amour, des chrétiens qui tressaillent, vibrent, accueillent le feu de l’Esprit pour se laisser brûler par les questions d’aujourd’hui, par les défis de la Méditerranée, par le cri des pauvres, par les “saintes utopies” de fraternité et de paix qui attendent d’être réalisées. »

Je remets tout cela dans les mains du Seigneur et demande la grâce d’accueillir ce déplacement et le courage de sortir de mon conformisme et de mes peurs, pour être de mieux en mieux son disciple, dans l’attention à chacun de mes frères.

Je peux prier Marie en chantant:

Prier avec le Christ de Péronne

Collage réalisé par des collégiens et leurs catéchistes,à Péronne (diocèse d’Amiens, 1982)

Je me dispose à la prière et me tourne vers le Seigneur.

Je contemple cette image du Christ. 

Constitué de couleurs chaudes, son  visage est lumineux. Ses traits donnent une impression de sérénité et de paix ; seules les pointes acérées sur sa tête évoquent la couronne d’épines. C’est bien le Christ – Jésus mort et ressuscité qui est ici représenté.

Ce visage est fait de multiples petits visages. Découpés dans les magazines des années 80, ils sont bien de chez nous. Jeunes ou vieux, sombres ou souriants, ils reflètent notre humanité dans sa diversité.

Qu’est-ce cette image provoque en moi ?

En contemplant ce Christ, y a-t-il une phrase de l’Ecriture qui me revient à la mémoire ?

Je lis quelques passages de l’Ecriture :

« Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés ».

« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.

Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »

« C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit. »

« vous êtes le corps du Christ  et vous êtes ses membres chacun pour sa part ».

« Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.

Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même.

Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.

 Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce

Je médite ces textes.  Quels mots, quelle phrase me parlent davantage ?

Ces mots peuvent questionner  ou conforter ma foi en Christ, mort et ressuscité pour le salut du monde.

Ces mots peuvent questionner ou conforter mon espérance en une humanité enfin réconciliée en Lui et ma recherche de l’unité.

Ces mots peuvent questionner ma manière de vivre en disciple ; mon désir de Lui ressembler et ma volonté d’agir comme lui et de me faire proche de tous.

J’en parle au Seigneur

Je termine ce temps de prière par un Notre Père. Je peux aussi reprendre le chant « Visages de Dieu »

Au cours du Temps de la Création, méditons dans les marais de Bourges

Je choisis le lieu qui me convient pour un temps de prière. Je fais le geste du signe de croix pour signifier au Seigneur mon désir de me rendre disponible à sa présence.

Je lui demande la grâce de m’aider à être, à ma modeste place, l’intendant fidèle de la création qui nous est confiée.

Je prends le temps de m’arrêter sur quelques photos des marais de Bourges. Cette méditation est aussi invitation à une déambulation dans les marais. Occasion, aussi, de faire le point de mon état intérieur.

Du marécage au marais

La zone marécageuse située au pied de la cathédrale de Bourges a été aménagée au XVIIème siècle par des religieux.

Je considère leurs efforts pour assainir ces lieux et les organiser en délimitant chemins et coulants. Magnifique travail qui va transformer des terres insalubres et improductives, en des jardins nourriciers confiés aux maraichers.

Je rends grâce au Seigneur de nous confier la Création, pour en faire un lieu hospitalier à l’homme.

« Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. » (Gn, 2, 15)

Je peux voir, aussi, dans cette lutte contre un environnement sauvage, une évocation de ma vie intérieure, où j’ai à lutter contre le désordre pour trouver la paix.

Prendre le temps de contempler

Je contemple les paysages et l’activité humaine…

  • Les fleurs aux coloris variés.
  • Les légumes nourriciers.
  • Les diverses essences d’arbres.
  • Les jeux de lumière, variant avec les saisons et les heures du jour.
  • La subtile alliance de la terre et de l’eau.

Et moi, est-ce que je prends le temps de m’émerveiller et de rendre grâce devant la diversité de la Création ?De quels fruits puis-je rendre grâce dans ma vie spirituelle ?

La nature sauvage cherche à reprendre ses droits.

Je m’arrête maintenant sur ces parcelles en friche, retournant à l’état inculte.

Une image, aussi, de ma vie intérieure où s’affrontent ma volonté de maîtriser, de domestiquer et mon abandon à des tentations, des instincts, au laisser faire…

« Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Ro, 7, 19)

Des combats nouveaux

De nouvelles menaces apparaissent dans les marais : jussie invasive, moustique tigre, frelon asiatique…Autant de conséquences de la mondialisation.

Et moi, dans ce temps de la Création, partagé par toutes les églises chrétiennes, comment puis-je accroître le soin que je porte à la sauvegarde de la Maison commune.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur. Par le Fils, je dialogue avec le Créateur du ciel et de la terre. Je lui confie les turbulences de notre environnement, et lui dis où j’en suis de ma vie intérieure.

Je dis, pour terminer, cette prière œcuménique pour ce mois de la Création.

Je salue le Seigneur, lui rends grâce pour ce temps de méditation, par le signe de croix.

VACANCES – RENTREE

 

Je me mets en présence du Seigneur : Me voici devant toi Seigneur, tel que je suis à l’issue de ce temps de pause et de repos estival. Apporte-moi ta lumière, afin de relire cette période de ressourcement avec ton regard d’amour et de miséricorde. Au nom du Père, du Fils et de Saint-Esprit.

« Mettez-vous à l’écart et reposez-vous un peu. »

Je prends le temps de méditer cette Parole de Jésus dans l’Évangile de Marc ( 6, 31) et je me remémore ce que j’ai vu, fait, vécu ces dernières semaines d’été : ce qui a été beau, bon et source de joie mais aussi ce qui a été difficile, voire douloureux.

*Pour quoi ai-je envie de rendre grâce au Seigneur ?

* Pour quoi ai-je envie de lui demander pardon ?

* Quels mouvements intérieurs m’habitent lorsque je repense à ces moments ( joie, sérénité, tristesse, colère…)

* Quelle image de la Création me revient spontanément en tête ( eau, ciel, animaux, paysage, végétation…)

* Quelle a été ma relation à Dieu pendant ce temps de vacances ou de pause ?

* Quel(s) fruit(s) pour le temps de rentrée qui commence, m’ont apportés ces jours de repos ?

« Recommande tes œuvres à l’Éternel, et tes projets se réaliseront » ( Proverbes 3, 16)

Je pense à demain et me tourne vers ce qui m’attend avec la reprise des études, du travail et/ou des activités diverses.

* Quels changements ou difficultés, que je m’apprête à vivre, ai-je envie de remettre entre les mains du Seigneur ?

* Qu’est-ce qui me donne de l’élan ( nouveaux projets ou engagements, nouvelles rencontres…)

* Par rapport à l’année précédente, qu’est-ce que je souhaite changer ou mettre en place ? Suis-je prêt à revoir mes priorités ?

* Quel pas pourrais-je faire pour fortifier ma relation à Dieu ?

Pour conclure ma prière, je me place sous le regard bienveillant de Dieu et je m’adresse à lui comme à un ami. Je peux lui demander la grâce de m’accompagner tout au long de cette nouvelle année scolaire et pastorale, notamment dans mes missions et engagements au sein de l’Église.

             Je peux dire, pour terminer, cette prière pour la rentrée pastorale :

Prier à partir d’un évènement

Cet été a été marqué par  les JMJ de Lisbonne. Ce rassemblement  qui s’est terminé le 6 août par une messe d’envoi, avec un million et demi de pèlerins, a été une expérience saisissante pour des jeunes venus  du monde entier. 45000 français y ont participé. Cet évènement peut être le support de notre prière.

Je me dispose à être à l’écoute de ce que le Seigneur veut me dire à travers cet évènement.

Je demande la grâce de l’espérance.

Messe d’ouverture des Journées mondiales de la Jeunesse 2023

Je contemple cette photo et, par l’imagination, je me rends présent à ce qui s’est vécu à Lisbonne.

Je regarde la foule bigarrée de ceux qui se sont déplacés à l’invitation du pape ; c’est un rassemblement aux couleurs vives, à l’image des drapeaux du monde entier ; une expérience d’universalité.

Je peux me glisser dans cette foule, imaginer les visages; entendre les langues diverses, les chants, les prières ; sentir la ferveur, la joie, la fraternité.

J’entends quelques phrases prononcées par le pape.

Je parle au Seigneur

Je lui confie ce que cet évènement suscite en moi.  A la fin de ce temps de prière, de quoi puis-je Lui rendre grâces ? Qu’est-ce qui a nourri ma foi, mon espérance, mon désir d’aimer ?

Ce temps de prière m’a-t-il éclairé sur ma propre vie chrétienne ? Quel pas de plus pourrais-je faire pour avancer ?

Je peux terminer ce temps en louant le Seigneur, avec ce chant repris par les jeunes.

La dormition de Marie

Fra Angelico, 1432

Quelques jours après la fête de l’Assomption, arrêtons-nous sur cette représentation de la dormition par Fra Angelico. Si la scène ne figure que dans les évangiles apocryphes, la fête de la dormition fut fixée au 15 Août, en orient, au VIème siècle. L’histoire des dogmes amena l’Église catholique à définir progressivement le dogme de l’Assomption, quand les orthodoxes fêtent toujours la dormition.

Je choisis un temps et un lieu pour la prière. Je décide de me rendre disponible au Seigneur

et le salue en traçant sur moi le signe de croix. Je demande la grâce de rechercher, avec Marie, l’union avec le Christ.

Je prends le temps d’observer ce tableau, composé de trois registres.

Fidèlement au récit des apocryphes, les apôtres sont réunis autour du corps de Marie. On repère sur la gauche Pierre, revêtu du pallium d’étoffe blanche marqué de croix noires. Le pallium est un insigne réservé aux papes, cardinaux et archevêques.

Il tient un livre où il lit sans doute l’office des morts. Marie, revêtue de son ample manteau bleu, présente un visage doux et serein. Le Christ se dresse au centre de la scène, vêtu aussi de bleu. Il recueille l’âme de Marie, représentée par un bébé, signe de pureté.

Le corps de Marie, mère du Verbe incarné, ne peut connaître la corruption du tombeau. Marie, avec son corps terrestre,

est accueillie dans le Royaume des cieux, au milieu d’un chœur d’anges musiciens. Ses mains se tournent vers son Fils occupant le troisième registre.

Le Christ se penche vers Marie, mains ouvertes, pour l’accueillir.

La palette des couleurs décline des bleus nombreux : manteau de la vierge endormie dans la mort, manteau du Christ debout près de sa mère, robe plus claire de Marie, au corps vivant dans le Royaume, robe bleu outremer du Christ accueillant. Le bleu symbolise la fidélité, la sagesse, la justice, la foi et la pureté. Cet accord des couleurs dit la profonde unité qui anime Jésus et Marie.

Ces bleus se détachent sur des fonds d’or, symbole de divinité et de spiritualité.

Je médite sur ce tableau

L’unité de Marie et du Christ.

La dormition comme l’Assomption annoncent en Marie la résurrection de chacun de nous. Le visage serein de Marie nous invite à ne pas redouter la mort et à nous tenir dans l’Espérance.

La scène de la dormition et la palette des couleurs choisie par Fra Angelico nous font rejoindre l’art de l’icône et la foi orthodoxe.

Je prends maintenant un temps pour converser avec le Seigneur et lui confier, par Marie, mes intentions de ce jour.

Je termine ce temps de prière en redisant le Magnificat.

Je termine en traçant, sur mon corps appelé à la résurrection, le signe de la croix.

Des paraboles

Comme chaque année, la ville de Bourges nous propose une série de photos exposées autour du jardin de l’archevêché.

En ce temps de vacances, la liturgie nous parle beaucoup en paraboles. Et si ces images exposées dont le thème est « Ce qui nous transporte » nous parlaient aussi comme des paraboles ?

En voici une qui a attiré mon attention. Je vous invite à la lire avec moi comme une parabole.

Prenons quelques instants de silence devant cette photo. Observons ce qu’elle représente : l’objet, ses couleurs, ce qu’il contient, imaginons le lieu où il se trouve, la personne que l’on devine ….

Lisons ce qui est écrit. Est-ce que j’ai déjà participé à ces échanges ?

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ». Mat.11, 28-30

« Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, moi qui te commande aujourd’hui d’aimer le Seigneur … Choisis donc la vie !» Deut.30,19

« Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Puis il les bénit et leur dit : Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » Genèse 1,28-30

« Venez les bénis de mon Père, car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire …. » Matthieu 25

« O, vous tous qui êtes assoiffés, même celui qui n’a pas d’argent, Venez !   Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, » Isaïe 55, 1

Je relis ces mots les uns après les autres, ce qu’ils m’appellent à être.

Je peux relire dans ma bible celui que je veux vivre plus particulièrement aujourd’hui.

Je prends un temps de prière pour demander au Seigneur de « venir à mon secours » pour y être fidèle.

Plus tard, je pourrai choisir une autre photo et je me dirai comment cette image peut être aussi une parabole pour me parler un peu de Dieu.

Ars en Ré – Marais salant

Je me mets à l’écart, pour me rendre disponible. Je me rends attentif aux bruits qui m’entourent, pour, progressivement, m’en extraire et goûter le silence. Je fais le signe de croix. Je prépare mon regard, mon écoute et demande au Seigneur de Lui prêter l’oreille de mon cœur.

Je prends le temps d’observer cette photo.

  • L’eau retenue par de fines digues de boue délimitant des rectangles, qu’on appelle œillet.
  • La succession régulière de ces œillets.
  • Les subtils reflets de l’eau, où je distingue le bleu du ciel qui se reflète, le blanc des cristaux de sel en suspension et le rose d’une algue qui colore des parties de la surface.
  • Le ciel chargé de nuages, s’ouvrant néanmoins sur une trouée lumineuse.
  • La petite pyramide de sel savamment agencée par le saulnier, qui collecte les cristaux de sel, à la surface de l’eau, en les tirant de sa lousse, une planche fixée à un long manche.

Je médite sur ce paysage.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux rendre grâce pour le dynamisme que je vis en me sentant « sel de la terre ». Je peux demander pardon pour mes manquements qui risquent d’altérer le sel…

Je termine en disant « Notre Père… », et conclus en traçant sur moi le signe de croix.