Prier à partir d’un évènement

Cet été a été marqué par  les JMJ de Lisbonne. Ce rassemblement  qui s’est terminé le 6 août par une messe d’envoi, avec un million et demi de pèlerins, a été une expérience saisissante pour des jeunes venus  du monde entier. 45000 français y ont participé. Cet évènement peut être le support de notre prière.

Je me dispose à être à l’écoute de ce que le Seigneur veut me dire à travers cet évènement.

Je demande la grâce de l’espérance.

Messe d’ouverture des Journées mondiales de la Jeunesse 2023

Je contemple cette photo et, par l’imagination, je me rends présent à ce qui s’est vécu à Lisbonne.

Je regarde la foule bigarrée de ceux qui se sont déplacés à l’invitation du pape ; c’est un rassemblement aux couleurs vives, à l’image des drapeaux du monde entier ; une expérience d’universalité.

Je peux me glisser dans cette foule, imaginer les visages; entendre les langues diverses, les chants, les prières ; sentir la ferveur, la joie, la fraternité.

J’entends quelques phrases prononcées par le pape.

Je parle au Seigneur

Je lui confie ce que cet évènement suscite en moi.  A la fin de ce temps de prière, de quoi puis-je Lui rendre grâces ? Qu’est-ce qui a nourri ma foi, mon espérance, mon désir d’aimer ?

Ce temps de prière m’a-t-il éclairé sur ma propre vie chrétienne ? Quel pas de plus pourrais-je faire pour avancer ?

Je peux terminer ce temps en louant le Seigneur, avec ce chant repris par les jeunes.

La dormition de Marie

Fra Angelico, 1432

Quelques jours après la fête de l’Assomption, arrêtons-nous sur cette représentation de la dormition par Fra Angelico. Si la scène ne figure que dans les évangiles apocryphes, la fête de la dormition fut fixée au 15 Août, en orient, au VIème siècle. L’histoire des dogmes amena l’Église catholique à définir progressivement le dogme de l’Assomption, quand les orthodoxes fêtent toujours la dormition.

Je choisis un temps et un lieu pour la prière. Je décide de me rendre disponible au Seigneur

et le salue en traçant sur moi le signe de croix. Je demande la grâce de rechercher, avec Marie, l’union avec le Christ.

Je prends le temps d’observer ce tableau, composé de trois registres.

Fidèlement au récit des apocryphes, les apôtres sont réunis autour du corps de Marie. On repère sur la gauche Pierre, revêtu du pallium d’étoffe blanche marqué de croix noires. Le pallium est un insigne réservé aux papes, cardinaux et archevêques.

Il tient un livre où il lit sans doute l’office des morts. Marie, revêtue de son ample manteau bleu, présente un visage doux et serein. Le Christ se dresse au centre de la scène, vêtu aussi de bleu. Il recueille l’âme de Marie, représentée par un bébé, signe de pureté.

Le corps de Marie, mère du Verbe incarné, ne peut connaître la corruption du tombeau. Marie, avec son corps terrestre,

est accueillie dans le Royaume des cieux, au milieu d’un chœur d’anges musiciens. Ses mains se tournent vers son Fils occupant le troisième registre.

Le Christ se penche vers Marie, mains ouvertes, pour l’accueillir.

La palette des couleurs décline des bleus nombreux : manteau de la vierge endormie dans la mort, manteau du Christ debout près de sa mère, robe plus claire de Marie, au corps vivant dans le Royaume, robe bleu outremer du Christ accueillant. Le bleu symbolise la fidélité, la sagesse, la justice, la foi et la pureté. Cet accord des couleurs dit la profonde unité qui anime Jésus et Marie.

Ces bleus se détachent sur des fonds d’or, symbole de divinité et de spiritualité.

Je médite sur ce tableau

L’unité de Marie et du Christ.

La dormition comme l’Assomption annoncent en Marie la résurrection de chacun de nous. Le visage serein de Marie nous invite à ne pas redouter la mort et à nous tenir dans l’Espérance.

La scène de la dormition et la palette des couleurs choisie par Fra Angelico nous font rejoindre l’art de l’icône et la foi orthodoxe.

Je prends maintenant un temps pour converser avec le Seigneur et lui confier, par Marie, mes intentions de ce jour.

Je termine ce temps de prière en redisant le Magnificat.

Je termine en traçant, sur mon corps appelé à la résurrection, le signe de la croix.

Des paraboles

Comme chaque année, la ville de Bourges nous propose une série de photos exposées autour du jardin de l’archevêché.

En ce temps de vacances, la liturgie nous parle beaucoup en paraboles. Et si ces images exposées dont le thème est « Ce qui nous transporte » nous parlaient aussi comme des paraboles ?

En voici une qui a attiré mon attention. Je vous invite à la lire avec moi comme une parabole.

Prenons quelques instants de silence devant cette photo. Observons ce qu’elle représente : l’objet, ses couleurs, ce qu’il contient, imaginons le lieu où il se trouve, la personne que l’on devine ….

Lisons ce qui est écrit. Est-ce que j’ai déjà participé à ces échanges ?

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ». Mat.11, 28-30

« Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, moi qui te commande aujourd’hui d’aimer le Seigneur … Choisis donc la vie !» Deut.30,19

« Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Puis il les bénit et leur dit : Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » Genèse 1,28-30

« Venez les bénis de mon Père, car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire …. » Matthieu 25

« O, vous tous qui êtes assoiffés, même celui qui n’a pas d’argent, Venez !   Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, » Isaïe 55, 1

Je relis ces mots les uns après les autres, ce qu’ils m’appellent à être.

Je peux relire dans ma bible celui que je veux vivre plus particulièrement aujourd’hui.

Je prends un temps de prière pour demander au Seigneur de « venir à mon secours » pour y être fidèle.

Plus tard, je pourrai choisir une autre photo et je me dirai comment cette image peut être aussi une parabole pour me parler un peu de Dieu.

Ars en Ré – Marais salant

Je me mets à l’écart, pour me rendre disponible. Je me rends attentif aux bruits qui m’entourent, pour, progressivement, m’en extraire et goûter le silence. Je fais le signe de croix. Je prépare mon regard, mon écoute et demande au Seigneur de Lui prêter l’oreille de mon cœur.

Je prends le temps d’observer cette photo.

  • L’eau retenue par de fines digues de boue délimitant des rectangles, qu’on appelle œillet.
  • La succession régulière de ces œillets.
  • Les subtils reflets de l’eau, où je distingue le bleu du ciel qui se reflète, le blanc des cristaux de sel en suspension et le rose d’une algue qui colore des parties de la surface.
  • Le ciel chargé de nuages, s’ouvrant néanmoins sur une trouée lumineuse.
  • La petite pyramide de sel savamment agencée par le saulnier, qui collecte les cristaux de sel, à la surface de l’eau, en les tirant de sa lousse, une planche fixée à un long manche.

Je médite sur ce paysage.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux rendre grâce pour le dynamisme que je vis en me sentant « sel de la terre ». Je peux demander pardon pour mes manquements qui risquent d’altérer le sel…

Je termine en disant « Notre Père… », et conclus en traçant sur moi le signe de croix.

Prier avec Ignace de Loyola

Ce vitrail d’une église de Cuba  relate la blessure d’Ignace de Loyola au siège de  Pampelune en mai 1521. Ce gentilhomme basque rêve alors de chevalerie et de  hauts faits d’arme mais le boulet  qui l’atteint à la jambe met fin à sa carrière.  Sa convalescence l’amène à lire des livres sur la vie des saints et sur la vie de Jésus. C’est le début de sa conversion.  Décidé à suivre le Christ, il prend la route et se retire à Manrèse où il vit une expérience spirituelle. Une expérience qu’il transcrira dans les Exercices Spirituels.

En ce 31 juillet, fête de st Ignace, prions avec un texte fondateur, qui est au commencement du cheminement  des Exercices et en donne l’esprit.

Je prends le temps de me disposer à la prière et de faire silence en moi.

Je lis une première fois ce texte en son entier.

Puis je le médite pas à pas

Considérer le fait que je  ne me donne pas la vie ; je la reçois de Dieu. Le louer, le  respecter et le servir me met dans une relation juste de créature à créateur et  m’apporte épanouissement et plénitude.

Est-ce que je suis en accord avec cela ? Quelle image ai-je de Dieu, un dieu qui veut pour moi la vie ?

Quel est mon désir ? Comment je réponds à l’amour premier du Seigneur ?

Me remettre en mémoire tout ce qui est « donné ». Comment je m’y rapporte ? Est-ce que je les reçois comme un don et ai-je tendance à me les accaparer ?

Tout ce crée est-il à sa juste place, c’est à dire au service de ma relation à Dieu ? Ou est-ce que je le recherche pour lui-même ? Où va ma préférence ?

Considérer comment je suis créé libre et capable de choisir. Toutes ces choses créées, je peux en user ou m’en dégager.

Je regarde ce que j’ai reçu (biens – relations- succès – engagements…).  Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Qu’est-ce qui  sert ma juste relation à Dieu ? Qu’est-ce qui m’en détourne ?

Je parle au Seigneur. Je peux lui demander le discernement pour voir mes attachements désordonnés…  la grâce de grandir en liberté… de désirer ordonner mes choix en fonction de lui…

Je peux terminer ma prière en reprenant les mots de la prière d’offrande de st Ignace :

Le visiteur attendu – Arcabas

« Voici je me tiens à la porte et je frappe . Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » Ap 3,20

Au sein de ce temps estival, je m’installe un instant à l’écart… temps de silence, de calme, de retrait…temps de méditation…

Je demande au Seigneur la grâce d’une vraie rencontre avec Lui, en cœur à cœur…

Je regarde ce tableau d’Arcabas…

Une maison, deux personnages… l’un dedans, l’autre dehors…

Celui qui est dedans est assis, bras croisés …devant lui, une bougie allumée…l’ombre tient une grande place… Celui qui est dehors est lumineux…il paraît arriver à l’instant, les ailes encore déployées, tenant en sa main un rouleau…

il est grand, aussi grand que la maison… son regard passe au-delà de la porte…il frappe à cette porte délicatement, 3 petits coups semble-t-il, « matérialisés » par 3 points rouges…

Le personnage à l’intérieur semble relever la tête, comme s’il attendait cette visite…L’instant est comme suspendu…Va-t-il ouvrir la porte? Qu’est venu annoncer l’ange?

Je suis le personnage à l’intérieur de la maison

Dans quel état intérieur je me trouve aujourd’hui, dans cette période propice à une pause dans les activités… ? Quelles attentes m’habitent ? Quelles aspirations? De quoi ai-je besoin ? Qu’est-ce que j’attends ?  Et si quelqu’un vient frapper à ma porte… : qui serait-il ? Quel message, quelle bonne nouvelle je voudrais qu’il m’apporte? Alors, aux trois petits coups à la porte de ma maison, comment vais-je réagir ? 

Je peux aussi, si je le souhaite, lire cette prière et peut-être la méditer…

Entre donc, Seigneur !

Seigneur, tu sais bien que je suis en vacances,
et aujourd’hui, tu me déranges.
J'avais prévu bien autre chose que de t'accueillir
et de prendre du temps avec toi.
Mais peu importe pour toi,
car tu n'as ni agenda, ni contrainte de temps,
tu avais envie de frapper à la porte de ma vie,
et tu frappes, lourdement et avec insistance ...

Alors, entre donc, Seigneur, même si je ne suis pas prêt, entre!
Tu me déranges, Seigneur, mais c'est à chaque fois la même chose.
Tu viens de nuit, quand je ne t'attends pas,
et tu viens de jour quand je ne m'y attends pas.

Entre donc, Seigneur!
Je ne suis jamais prêt à te recevoir,
mais tu sais que je t'attends.
Je t'attends comme on attend un ami.
Finalement, c'est un peu te rencontrer qui me fait peur,
car tu me demandes toujours de donner quelque chose de ma vie.
Pour bâtir ton Royaume.
François Denis

Je peux confier ce qui m’habite au Seigneur, mon ami en qui j’ai toute confiance… Je peux aussi lui demander de m’éclairer… puis, avec Lui, me tourner vers le Père… Notre Père…

Prier au temps des moissons

La liturgie du dimanche 16 juillet a proposé des textes qui renvoient à des réalités rurales. En ce temps de la moisson, disposons-nous à accueillir ces textes, à les méditer et   tournons-nous vers la Trinité.

PSAUME 64

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau,
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.
Tu couronnes une année de bienfaits,
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante !

Dans un premier temps,  je lis ce psaume 

je peux contempler  la réalité qu’il évoque : les champs de blé prêts pour la récolte dans la campagne environnante.

Cette récolte est le fruit à la fois du travail des humains et de Dieu qui donne la croissance et la vie ;  et la vie en abondance.

Je redis tel ou tel verset… « tu combles la terre de richesses »… « tu prépares les moissons »… « tu bénis les semailles »… sur ton passage, ruisselle l’abondance »… « les plaines se couvrent de blé »

Je me tourne vers le Dieu créateur et je rends grâces pour ces fruits de la terre.« Tout exulte et chante ! » Avec le psalmiste, je loue le Créateur de toutes choses.

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 55, 10-11)

Ainsi parle le Seigneur : 
« La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, 
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;  
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, 
sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

La 1ère lecture du prophète Isaïe fait un parallèle entre l’eau (pluie et neige) qui féconde la terre et la Parole de Dieu, qui agit au cœur de l’humanité. La parole de Dieu par excellence, c’est le Christ, Verbe de Dieu. Sa Parole nourrit, transforme, porte du fruit.

Je goûte cette Parole d’Isaïe porteuse d’espérance.

Je me tourne vers le Christ. Je peux lui rendre grâces, en prenant appui sur ce que je vois ou ce que je vis, pour sa présence salvatrice

Evangile  Matthieu 13, 3b-8

« Voici que le semeur sortit pour semer.
 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
 D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
 D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Si c’est Dieu qui donne l’abondance,  l’humain est appelé à collaborer à ce processus de vie. Dans la parabole du semeur, Jésus fait le parallèle entre les différentes terres et les manières de recevoir sa Parole.

Est-ce que je me mets à l’écoute de sa Parole ? Qu’est-ce qui m’aide à la comprendre ?

Je me tourne vers l’Esprit Saint. Je peux lui demander de me donner un cœur large et généreux  pour recevoir la Parole de Dieu et la mettre en pratique. Je peux lui demander de faire de moi une terre qui porte du fruit.

Je termine ce temps de prière en écoutant le chant « le semeur est sorti pour semer »

Une église sur ma route en Berry

Collégiale Saint Austregesile

Une belle église sur la route attire mon attention et m’incite à faire une pause. Lieu de prière personnelle ou communautaire depuis des siècles, je m’inscris dans cette chaîne et prends un temps spirituel .

J’éteins mon téléphone portable et le range. Je ferai des photos plus tard.

Puyferrand

Le portail est ouvert. Symboliquement il ouvre la voie qui conduit au salut. La porte est ouverte vers mon « sanctuaire » intime. J’entre et me dispose. Je me laisse apprivoiser par ce lieu. Je commence par regarder, me laisser toucher par l’atmosphère, les proportions, l’harmonie des couleurs, les teintes de la pierre, des vitraux, des fresques éventuellement, par la lumière qui naît petit à petit et se libère .

Je me pose et laisse le temps se ralentir et le silence se faire en moi.

Je me rappelle les paroles de l’Ecriture qui évoquent le temple, le Temple de Dieu . Peut-être Saint Paul dans sa 1e lettre aux Corinthiens (3,16) « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? »

Chalivoy-Milon

La voûte représente la voûte céleste et la nef est le vaisseau qui protège l’homme durant son périple, comme le navire qui protège les voyageurs des intempéries.

Je repère mes sentiments. Cette église m’invite-t-elle à regarder en haut ou en moi-même? Elle apaise ou dynamise ?

L’autel rappelle la Cène. La rencontre avec Dieu se fait dans l’intime.

Je réentends en moi et rumine cette phrase de St Paul. Je suis attiré.e par la lumière qui éclaire l’autel et le transept. Je reçois là, la grâce d’entretenir ce temple de Dieu en moi.

Je médite en moi sur ce que cela signifie dans ma vie au quotidien, quel appel, quel désir monte en moi ?

Allouis

Mehun sur Yèvre – Neuvy Saint Sépulchre – Châteaumeillant

Je regarde les vitraux ou les chapiteaux ou les fresques … Je choisis ce qui m’a le plus touché.e, je m’y arrête, je m’asseois et y reste un moment. J’essaie de me souvenir du passage biblique évoqué, des personnes, des actions. Comment peut-il me rejoindre dans ma vie ?

Plaimpied – Chalivoy Milon

Maintenant je prends un moment pour parler au Seigneur. Je peux le remercier et le louer pour la beauté de ce lieu, le calme et la paix et pour cette visite qui m’a fait du bien.

Je peux aussi le remercier pour tous ceux qui ont construit cette église.

Je le prie pour les chrétiens qui viennent y prier régulièrement et aussi pour les visiteurs, croyants ou non-croyants. Et je termine en union avec tous les chrétiens: Notre Père …

Brinay

Nourri.e et disponible pour faire vivre ce temple qui accueille la présence de Dieu en moi, je repasse la porte, vers l’extérieur, vers le monde , disciple du Christ .

Un été pour louer la Création

L’été offre, à beaucoup, plus de temps libre. La météo invite à sortir et à fréquenter plus la nature. Occasion de contempler un paysage, de redécouvrir son propre jardin, un parc public, un site naturel, près de chez soi, ou de découvrir des paysages nouveaux si l’on change de région…

Je prends un temps de contemplation dans un espace naturel que j’ai choisi. Après avoir fait le signe de croix, je demande au Seigneur la grâce de l’attention, par tous mes sens. Et j’ouvre l’oreille de mon cœur.

Je prends d’abord le temps de l’observation…

Je regarde les divers éléments composant l’espace devant lequel je me tiens. Je regarde leur forme, leur étagement…Je regarde les couleurs dans leur variété et leurs nuances. Je m’arrête sur la lumière, son intensité ou sa douceur, selon l’heure du jour…ou sur l’obscurité d’un ciel étoilé…

J’écoute les sons qui m’entourent, flux et reflux de la mer, bruissement dans les arbres d’une forêt, bruits furtifs d’un animal apeuré à la campagne, bourdonnement des insectes sur les fleurs du jardin. J’écoute aussi, quand c’est possible, le silence.

Je suis attentif aux odeurs. Les algues sur une plage, la mousse en forêt, les fleurs du jardin…

Je mobilise aussi le toucher. Je prends le temps de percevoir sur ma peau la chaleur du soleil, la brise du vent, une goutte de pluie…Et si je me déplace, je peux aussi toucher…Mettre ma main dans l’eau de l’océan ou d’un torrent, caresser l’écorce d’un arbre, froisser une feuille…

Je lis maintenant le texte du livre de la Sagesse. (13, 1-9)

De nature, ils sont inconsistants, tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. Mais c’est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde, qu’ils ont regardés comme des dieux. S’ils les ont pris pour des dieux, sous le charme de leur beauté, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l’Auteur même de la beauté est leur créateur. Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés, ils doivent comprendre, à partir de ces choses, combien est plus puissant Celui qui les a faites. Car à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut contempler, par analogie, leur Auteur. Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ; car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver, qu’ils se sont égarés : plongés au milieu de ses œuvres, ils poursuivent leur recherche et se laissent prendre aux apparences : ce qui s’offre à leurs yeux est si beau ! Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse. S’ils ont poussé la science à un degré tel qu’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert plus vite Celui qui en est le Maître ?

J’entends l’appel à être sensible à ce qui m’est offert : beauté, puissance, grandeur, efficacité.

Mais j’entends aussi la nécessité de dépasser mes seules sensations pour contempler dans la nature l’œuvre du Créateur : « reconnaître l’artisan » ; « le maître de ces choses » ; « l’auteur même de la beauté est leur créateur » ; « à travers la grandeur et la beauté des créatures, on peut comprendre, par analogie leur auteur ».

J’entends enfin l’urgence (déjà affirmée dans un texte écrit il y a plus de 2000ans) de ne pas m’en tenir à la volonté de comprendre (« la science », « une idée ») pour accueillir la création comme un don de la toute-puissance d’amour de Dieu. Une démarche d’accueil et de respect de la Création, pour échapper à la tentation de l’exploitation de la nature par les conquêtes scientifiques.

Et moi, est-ce que je prends régulièrement le temps de contempler la nature, en dépassant l’émotion, pour entrer dans la contemplation du Seigneur et l’action de grâce.

Et moi, comment la contemplation de la nature m’aide-t-elle à prendre soin de la maison commune ?

Je m’adresse maintenant au Seigneur pour exprimer ma louange devant la Création, pour demander pardon pour tout ce qui atteint la vie de notre planète, pour Lui confier tous ceux qui travaillent à la défense de l’environnement.

Je termine en disant cet extrait de la prière du Pape François, qui clôture son encyclique Laudato Si’

Nous te louons, Père, avec toutes tes créatures,
qui sont sorties de ta main puissante.
Elles sont tiennes, et sont remplies de ta présence
comme de ta tendresse.
Loué sois-tu.

Fils de Dieu, Jésus,
toutes choses ont été créées par toi.
Tu t’es formé dans le sein maternel de Marie,
tu as fait partie de cette terre,
et tu as regardé ce monde avec des yeux humains.
Aujourd’hui tu es vivant en chaque créature
avec ta gloire de ressuscité.
Loué sois-tu.

Esprit-Saint, qui par ta lumière
orientes ce monde vers l’amour du Père
et accompagnes le gémissement de la création,
tu vis aussi dans nos cœurs
pour nous inciter au bien.
Loué sois-tu.
Ô Dieu, Un et Trine,

communauté sublime d’amour infini,
apprends-nous à te contempler
dans la beauté de l’univers,
où tout nous parle de toi.
Éveille notre louange et notre gratitude
pour chaque être que tu as créé.
Donne-nous la grâce
de nous sentir intimement unis à tout ce qui existe.

Je termine ce temps de prière en traçant sur moi le signe de la croix.

Prier en début d’été

 Voici le temps de l’été ! Certes, ce temps ne sera pas vécu de la même façon par tous,  mais tous nous pouvons  nous  tourner vers le Seigneur pour envisager ce temps qui nous est donné de vivre.

L’être humain, créé à l’image de Dieu, est un être de relation. Dans l’encyclique Laudato’ si, le pape François, prenant appui sur les textes bibliques, dit  que

 « l’existence humaine repose sur 3 relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain et avec la terre ». (n° 66)

Comment alors tirer profit de l’été pour revivifier ces 3 dimensions ?

Je me rends présent au Seigneur et lui demande la grâce de veiller à ces 3 relations.

La relation à la terre

Souvent l’été est propice à être davantage dans la nature. Je peux prendre le temps de la contempler dans sa beauté, dans sa diversité ; de m’émerveiller, de rendre grâce pour ce qui est donné.

Je peux louer le Créateur. « Tout l’univers matériel est un langage de l’amour de Dieu, de sa tendresse démesurée envers nous. » (n°84)

Je peux aussi me demander ce que je peux faire de plus pour préserver cette création.

La relation avec le prochain

D’abord je considère la relation à moi-même : de quoi ai-je besoin pour une vie plus harmonieuse : de repos ? D’activités physiques ? De laisser certaines habitudes ?… J’en parle au Seigneur.

Souvent l’été est propice aux retrouvailles, aux rencontres. Quelles sont les personnes que je vais voir cet été ? Je confie au Seigneur toutes ces relations familiales, amicales, de voisinage … Ceux qui ont besoin d’aide…  

Quelle relation aurait besoin d’être entretenue ?

Et si je vis la solitude, de qui puis-je me rendre plus proche ?

Quel point de vigilance, puis-je me donner pour que ces relations vécues cet été soient harmonieuses et fraternelles … pour qu’elles soient porteuses de vie ?

La relation à Dieu

L’été est souvent un temps de vacances : moins de contraintes, plus de temps. Un temps favorable au repos,  à l’intériorité, à la relation à Dieu.

Quelle place vais-je donner à la prière… à la contemplation … à la lecture spirituelle ?

Je termine en  lisant cette prière : Se reposer

« Jésus, tu nous dit : « Venez à l’écart, dans un lieu désert, et reposer-vous un peu. »
Ouf ! Quelle joie ! Notre guide, notre premier de cordée, nous invite au repos...
Le travail est de plus en plus technique. Les engagements sont de plus en plus prenants.
Nos agendas sont de plus en plus chargés. Notre idéal est de plus en plus pressant : il vaudrait mieux, il faudrait, il faudra bien....
Ouf ! Tu nous invites au repos !
Se re-poser devant soi-même : que deviens-tu ? Que veux-tu ? Que peux-tu ? Que décides-tu ?
Nous re-poser devant la nature, premier livre que tu as écrit avec le Père et le Saint-Esprit.
Par la nature, tu nous dis tant de choses sur la vie et les saisons, sur la sève et les floraisons, sur le soleil et les mûrissements, sur le temps des labours et le temps des moissons....
Nous re-poser devant les autres. Où en sont nos relations ? Où en est notre dialogue ?
Qu’est devenue notre joie d’être ensemble ?
Nous reposer devant Toi, nous re-poser devant Toi, le guide, le premier de cordée, le premier des ressuscités
Merci pour ce repos qui est consolation. Merci pour ce repos qui renouvelle notre espérance. Nous t’écoutons nous redire : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette le grain dans son champs : nuit et jour qu’il dorme ou qui il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le grain le permet on y met la faucille, car c’est le temps de la moisson. »
Dieu créateur, Dieu re-créateur, sois loué pour ce temps de repos, pour ce temps de tourisme et de loisirs. Aide-nous à devenir tout neufs devant toi. Pour mieux servir ton œuvre de création.
Mgr Perrier