Prier pour mettre ses talents au service

La liturgie de dimanche prochain nous fait entendre la parabole des talents. Dès ce début de semaine, nous commençons à la méditer.

Je prends le temps de me préparer à la rencontre du Seigneur. Je fais le signe de croix et cherche à m’installer confortablement pour me disposer à l’écoute de la Parole. Je me présente au seigneur tel que je suis, ce matin, en prenant conscience des dispositions qui m’habitent, des sentiments qui me traversent…

Suis-je disponible, ou préoccupé ? Suis-je en forme ou fatigué ? Suis-je dans la joie ou la tristesse ? Je demande au Seigneur de reconnaître et de mobiliser les talents reçus.

Je lis le texte de la parabole. Je la connais, bien sûr. Je m’efforce de repérer un élément, un détail auquel je ne suis pas attentif d’habitude.

Je contemple d’abord la figure du maître, cet homme -image de Dieu- qui donne sa confiance en même temps qu’il confie à chacun un bien important. (Un talent représente quinze années de salaire d’un ouvrier).

Image pixabay
Gérard Altmann

Je contemple ensuite les divers serviteurs, destinataires des talents, reçus « selon les capacités de chacun ». Cinq talents, deux talents, un talent…Il ne s’agit pas de se comparer, voire d’envier…Mais de reconnaître les talents reçus pour s’en réjouir.

Je me mets maintenant à la place des différents serviteurs. Que faire des talents reçus ? Comment en user ?

Pixabey. Image par Urszula

Pixabey. Image par LoggaWiggler

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme à ce maître confiant qui me donne des talents. Je rends grâce pour ce que j’ai reçu et demande au Seigneur son Esprit pour faire fructifier mes talents et les mettre au service de la construction du Royaume.

         Je termine en disant le Notre Père et clos ce temps de prière par un signe de croix.

Méditer sur nos liens

Je me mets à l’écart pour prendre du temps pour le Seigneur. Je prête attention aux bruits qui m’entourent, mais aussi à ce qui anime mon propre corps, battements de mon cœur, rythme de ma respiration. Je m’en détache progressivement, pour entrer dans le silence intérieur, où le Seigneur peut se rendre présent. Je demande la grâce d’être constamment en lien avec le Christ.

Je m’arrête quelques instants sur cette photo de cordes entremêlées, qui peut être image des multiples liens dont ma vie est tissée…

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Il est des liens qui relient, unissent, aident à la concorde. Mais il est aussi des liens qui enchaînent, empêchent, retiennent, aliènent.

« Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte, qui vous ai tirés de la servitude ; j’ai brisé les liens de votre joug, et je vous ai fait marcher la tête levée. » (Lévitique, 26,13)

« Écoute-moi, ô éternel, car je suis ton serviteur, ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens. » (Psaume 116,16)

Je contemple aussi, Pierre et Paul, dont les liens sont brisés alors qu’ils sont emprisonnés.

« Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison. Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains. » (Actes, 12,6-7)

« Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent. » (Actes, 216, 25-26)

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Parmi les liens qui me font vivre, il est peut-être des liens fragilisés que j’ai à renforcer, à restaurer. Il en est d’autres solidement assurés.

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         Il est aussi de ma responsabilité de tisser des liens pour le service de la solidarité. A la suite du Seigneur, je suis appelé à construire des ponts pour le service de la fraternité.

« Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug. » (Esaïe, 58,6)

« Je les tirerai avec des liens d’humanité, avec des cordages d’amour » (Osée, 11,4)

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, pour lui remettre ma vie, lui confier ce qui, dans ma vie a besoin d’être lié ou délié… « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu, 16, 19).

         M’inscrivant dans le lien filial que je veux garder au Père, je dis, pour terminer, « Notre Père… ». Je clos ce temps de prière en traçant sur moi le signe de la croix. Et en reprenant la prière de Saint François.

Fête de la Toussaint – Tous saints

En cette fête, l’Eglise nous donne à lire et à vivre l’évangile de Matthieu chap. 5 vers. 1-12a



    

Mont des Béatitudes-Israël- Sur le parvis (licence Wikimedia Commons)

Temps du silence et de la contemplation de ce texte que nous pouvons qualifier de « Beau programme pour une vie ! »

Dans sa lettre « Sans Jésus nous ne pouvons rien faire » le pape François nous dit :

« La mission, l’ « Eglise en sortie » ne constituent pas un programme à réaliser, une intention à concrétiser par un effort de volonté. C’est le Christ qui fait sortir l’Eglise d’elle-même. Dans sa mission d’annoncer l’évangile, vous vous mettez en mouvement

parce que l’Esprit Saint vous pousse et vous porte. Et quand vous arrivez, vous vous rendez compte qu’il est arrivé avant vous et vous attend. L’Esprit Saint du Seigneur est arrivé avant. Il devance pour vous préparer le chemin, et il est déjà à l’œuvre. »

Relisons ce texte de Matthieu en ayant ce regard proposé par le pape François.

Temps de découverte et de contemplation à travers ces béatitudes réécrites par le pape François.

Être pauvre de cœur, c’est cela la sainteté !

Savoir pleurer avec les autres, c’est cela la sainteté !

Réagir avec une humble douceur, c’est cela la sainteté !

Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté !

Regarder et agir avec miséricorde, c’est cela la sainteté !

Garder le cœur pur de tout ce qui souille l’amour, c’est cela la sainteté !

Semer la paix autour de nous, c’est cela la sainteté !

Accepter chaque jour le chemin de l’Évangile même s’il nous crée des problèmes, c’est cela la sainteté ! !

Hymne

Le psaume du jour est le psaume 1 avec lequel nous avons prié le  jeudi 12 octobre, aussi nous vous proposons de prier aujourd’hui avec une hymne de la liturgie des heures.

La Tour du Pin — CNPL

Je fais silence en moi

Je lis et relis ce poème lentement, me laissant bercer par les mots. Je m’arrête sur telle ou telle expression. J’en goûte le chant. Je me laisse porter par les images.

Comme cet arbre aux couleurs d’automne qui flamboie dans le soleil.

Sans prononcer le moindre mot, de tout son être, il loue Dieu ; il est un hymne à sa gloire  et un chant pour son Nom.

Être.  Non pas faire… ou dire… ou paraître… Simplement être, vivre, être présent à la vie qui est donnée, donner à voir cette vie qui vient de Dieu. Rayonner de cette vie.

Je regarde la vie donnée dans tout ce qui est. Mystère de la vie qui traverse toute la création.

Je regarde particulièrement l’arbre, avec sa sève, ses racines cachées dans la terre qui le nourrissent, ses branches qui jouent avec le vent, ses oiseaux qui viennent s’y nicher ou chanter…

Trois impératifs à recevoir personnellement. D’abord celui de prendre soin de cette vie donnée ; la protéger, elle qui à la fois si forte et si fragile ; veiller sur ce bien précieux

Et ensuite la laisser s’exprimer, la laisser retentir comme un cri, la laisser chanter comme une musique, la laisser se diffuser comme une lumière…

Je regarde la vie autour de moi, en moi et j’en parle au Seigneur et laisse monter de mon cœur la prière qui me vient.

Je termine ce temps de prière en écoutant  l’ hymne chantée :

Prier avec l’Évangile du jour

Je me mets à l’écart, pour me préparer à la prière. Je me rends attentif au cadre dans lequel je m’installe. Si c’est un lieu familier, j’arrête mon regard sur les objets qui m’entourent, ayant, peut-être, perdu l’habitude de les voir, parce qu’ils sont mon environnement ordinaire. Je me rends sensible à ma respiration, sans la forcer. Et je dis « Seigneur, me voici », en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande la grâce de savoir me percevoir mon vrai désir.

Je lis l’Évangile du jour.

Évangile selon St Luc, 12, 13-21

Bourges
Le riche visite ses greniers

J’entends d’abord le premier dialogue, où un interlocuteur demande à Jésus d’arbitrer une affaire d’héritage. Il s’adresse à lui, comme à un rabbi, effectivement chargé de régler des différends juridiques…Mais Jésus n’est pas un « rabbi » ordinaire, il se situe différemment, d’où son refus de répondre à la requête.

Je vois alors Jésus se tourner vers la foule, pour, à partir d’une demande singulière, inviter à regarder notre attitude devant l’avoir. « La vie de quelqu’un (…) ne dépend pas de l’abondance. ». Cette mise en garde de Jésus résonne aujourd’hui, dans notre société de consommation, qui veut croître en suscitant sans cesse l’avidité de posséder de nombreux biens.

J’écoute maintenant la parabole racontée par Jésus. Elle met en scène un riche débordé par l’abondance dans laquelle il vit. Il va chercher les moyens de thésauriser plus encore, pour ne vivre que dans le souci du confort et de la satiété. « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».

Je suis maintenant sensible à la pointe de la parabole. Si nous pouvons chercher à tout posséder, la vie de nous appartient pas. Le Créateur, le maître de la vie, nous invite à « être riche en vue de Dieu ». Jésus, bien sûr, ne conteste

pas la justice à faire respecter dans la répartition d’un héritage, ni à contester qu’il soit légitime que chacun cherche à réunir les moyens d’une vie digne. Mais la parabole nous invite à déplacer la question, et à remettre notre vie quotidienne, dans la perspective du salut.

La suite de l’Évangile nous aide à prendre ce chemin dans la confiance. « Votre père sait ce dont vous avez besoin (…) Sois sans crainte, petit troupeau, car notre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Luc, 12, 30 et 32).

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui confier les inquiétudes qui traversent mon quotidien, tout en lui demandant d’entretenir en moi la confiance dans la recherche du  Royaume, déjà là.

Je m’adresse à ce Père « qui sait ce dont j’ai besoin », en disant notre Père…en intériorisant plus précisément deux versets : « Que ton règne vienne » et « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Je termine en traçant sur moi le signe de la croix.

Heureuse, bienheureuse Marie,

Vierge allaitante – Eglise saint Martin de Metz

Je me rends disponible  pour entendre le Seigneur me parler ; je fais silence en moi et me dispose à voir et à écouter.

Je contemple cette sculpture en pierre polychrome du 16ème siècle.

Je regarde les lignes, les couleurs, les postures… Quelle impression d’ensemble ?

Je regarde plus attentivement le décor : le drapé des rideaux  ouverts sur une sorte d’alcôve, formant  comme un sas nous introduisant à l’intérieur – la couleur chaude du mur éclairé d’une lumière vive qui vient baigner toute la scène –  le drapé du lit qui semble occuper toute la place – la position des personnages, Marie allongée donnant le sein à l’enfant , ses bras enveloppant le nouveau-né qui lui aussi entoure sa mère de ses petits bras potelés – les animaux qui se tiennent au pied du berceau tressé…

Devant cette scène intime, qui donne à voir la douceur de l’amour maternel, qu’est-ce que je ressens ? Quelle expérience me vient à l’esprit ?

Peut-être ai-je envie de m’exclamer «  Heureuse celle qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »

«  Heureuse celle qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »  (Luc 11, 27)

Cette remarque, sous forme de béatitude, a été prononcée par une femme venue écouter Jésus, ce rabbi, qui parle  du Royaume de Dieu, de la prière, de la victoire sur le mal… C’est un homme qui parle avec autorité, qui guérit les malades… qui attire les foules.

J’imagine la foule venue écouter Jésus ; j’entends la voix de cette femme qui s’élève de son  milieu. Qu’est-ce qui la pousse à prendre ainsi la parole ?

Je laisse monter en  moi ma propre expérience : qu’est-ce qui provoque mon admiration ? Ai-je ressenti de la fierté devant un enfant qui grandit… qui réussit… ou quelqu’un qui me semble agir de manière juste… Qu’est-ce que j’ai exprimé alors ? Ai-je rendu grâce à Dieu ?

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc 11, 28)

J’entends maintenant la réponse de Jésus, son interpellation.

Tous, nous sommes à la recherche d’une vie bonne. Mais Jésus nous dit de chercher d’abord le Royaume de Dieu. Et le trésor qui comble tous nos désirs, c’est Jésus, Parole du Père.

Comment est-ce que je réagis à cette béatitude que donne Jésus ? Ai-je déjà expérimenté cette joie profonde ? Dans quelles circonstances ? Quand la Parole me parle personnellement ?…  Quand j’ai le sentiment d’être accordé à l’Evangile ? …

Je parle au Seigneur de ce que cette contemplation a fait naître.

Je peux terminer ce temps en me tournant  vers Marie, celle que tous les âges disent bienheureuse. Bienheureuse d’avoir donné naissance au Fils de Dieu, bienheureuse d’avoir  écouté la Parole de Dieu et d’avoir répondu Oui à son appel, bienheureuse d’avoir gardé toutes ces choses  dans son cœur…

Elle nous montre le chemin. Je lui demande d’intercéder auprès de son Fils pour m’aider être fidèle à sa Parole.

contempler le Bon Samaritain

L’Évangile de ce jour nous invite à réécouter la parabole du Bon Samaritain, que Jésus raconte, suite à la question d’un docteur de la loi : « et qui donc est mon prochain ? »

Les Berruyers peuvent contempler le vitrail du déambulatoire de la cathédrale de Bourges. Nous nous arrêtons, aujourd’hui, devant le vitrail du Bon Samaritain de la cathédrale de Sens.

Je me mets à l’écart et trace lentement le signe de la croix sur mon corps, pour me rendre proche du Christ. Je lui demande la grâce d’intérioriser, de manière renouvelée, ce récit très connu, qui j’ai sans doute entendu, déjà, à de multiples reprises.

Comme à Bourges, le vitrail de la cathédrale de Sens se lit de haut en bas (alors que le sens de lecture habituelle des vitraux est de bas en haut). Comme à Bourges, également, les trois scènes centrales inscrites ici, dans un losange, mettent en scène la parabole, tandis que les pétales qui l’entourent commentent la parabole par d’autres scènes de l’Écriture : la faute originelle, en haut ; le serpent d’airain et le veau d’or, au centre ; la passion, en bas.

Je contemple successivement chacun de ces trois registres.

Le voyageur, sorti de la ville représentée en haut, se fait agresser sur le chemin. Ce blessé est la figure du Christ, descendu du ciel, de la Jérusalem céleste.

« Lui, de condition divine
Ne retint pas jalousement
Le rang qui l’égalait à Dieu (…)
S’étant comporté comme un homme, 
Il s’humilia plus encore, 
Obéissant jusqu’à la mort… » 
            Épître aux Philippiens, 2, 5-8

La figuration de la faute originelle décrit la survenue du mal dans notre humanité, ce mal, cette violence dont le Christ lui-même sera victime. Le Christ descend pour me rejoindre, quand je descends, je chute, attiré par les forces du mal.

Le prêtre et le lévite aperçoivent le blessé, sans s’arrêter et « passent de l’autre côté ». Image ancienne, de toujours, sans doute, de l’indifférence si souvent dénoncée par le Pape François.

Les scènes figurant le buisson ardent, le veau d’or, puis le serpent d’airain décrivent la tension entre la Révélation et les infidélités du peuple.

Le Bon Samaritain accompagne le blessé vers l’auberge. Le Bon Samaritain est figure du Christ qui prend sur lui nos propres blessures, ainsi que l’évoquent les scènes de la Passion.

Je m’arrête sur ces deux dernières images. Au moment de la chute, l’ange, de son épée, chasse Adam et Eve du Paradis. Au pied de la croix, l’ange range son épée au fourreau…Le salut offert par le Christ promet la défaite du mal et de la violence.

Je prends maintenant le temps de m’adresser au Seigneur, pour lui confier ceux auprès desquels je peux me faire « Bon Samaritain », et pour lui demander d’être pour moi, « Bon Samaritain. »

         Je termine en m’adressant au Père de miséricorde qui nous a envoyé son Fils : « Notre Père… ». Puis je trace sur moi le signe de croix.

Psaume 18B

« plus savoureuses que le miel qui coule des rayons »

Dans ce psaume de louange, le psalmiste partage sa joie d’appartenir au Seigneur et médite sur la loi de ce dernier.

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur. –  Je  peux lui demander la grâce de me réjouir en sa présence.

 Je prends le temps de lire le psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

 Je peux  repérer plus particulièrement les deux champs lexicaux qui parcourent le psaume : celui de la loi ( droits, loi, charte, commandement, décisions, justes, équitables) et celui de la plénitude( redonne vie, réjouissent le cœur,limpide, clarifie le regard, pour toujours, savoureuses.)

 Je peux méditer ce psaume à partir de ces quelques pistes :

: Comment puis-je qualifier la loi du Seigneur ? Quelle assurance m’a-t-elle déjà donné ?

Qu’est-ce qui me réjouit aujourd’hui ?

Quelle(s) parole(s) du Seigneur m’a (ont)  aidé à clarifier mon regard ?

Quel est mon désir ?

Je rassemble mes pensées et je les confie au Seigneur en m’adressant à lui comme à un ami.

 Au lendemain de la fête de St François d’Assise, je peux terminer ce temps par la prière simple 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Méditer l’évangile de ce jour

L’évangile du jour nous invite à tourner notre regard vers un petit enfant. A une époque qui accordait peu d’attention aux jeunes enfants, les trouvant incapables de raison et trop instables…Jésus appelle à les considérer, à donner du prix à celui qui est méprisé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18,1-5.10)

 

Photo de Séan Gorman sur Unsplash

Je m’installe dans un lieu calme pour me rendre disponible au Seigneur auquel je dis « me voici ».

Je me reconnais comme disciple en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande au Seigneur la grâce de retrouver ma simplicité d’enfant.

Je contemple ces photos d’enfants et m’arrête sur ce qu’elles suggèrent. Je peux aussi évoquer mentalement les enfants que je connais.

Photo 2 de Richard R  Schünemann sur Unsplash et Photo 3 de Annie Spratt sur Unsplash

 Je lis lentement l’évangile. Je m’installe parmi les disciples, partage peut-être la surprise de son geste inattendu. Je me mets à l’écoute de sa Parole.

Alors que le Christ vient, pour la seconde fois, d’annoncer sa passion, les disciples s’interrogent sur la première place…

« Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants… ». J’entends cet appel à la conversion. « Comme des enfants », invitation à retrouver la disponibilité qui ouvre à la nouveauté, à donner son consentement à se laisser conduire, à espérer dans un à-venir.

« Celui qui se fera petit comme cet enfant… ». Invitation à l’humilité, à la confiance.

Je prends maintenant le temps de m’adresser personnellement au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demande de désensabler en moi mes dispositions d’enfance, pour me laisser faire par le Christ.

         Et comme un enfant, je prie « Notre Père… »

         Je termine ce temps d’intimité avec le Seigneur en traçant sur moi le signe de croix.

Avec le Pape à Marseille

Marseille, le « sourire de la Méditerranée ».

Vendredi 22 et samedi 23 septembre, le Pape François a visité Marseille.

Relisons simplement quelques extraits de ses différents discours ou homélie. Et méditons dans nos coeurs, éclairés par la grâce de l’Esprit, comment cela retentit dans nos vies quotidiennes. En effet son message s’adresse à chacune et chacun d’entre nous .

Dans son homélie de samedi, il fait souvent référence à la Visite de Marie à Elisabeth. Quels tressaillements ses interpellations produisent-elles en moi?

« Je pense à tant de frères et sœurs noyés dans la peur, avec les espérances qu’ils portaient dans leur cœur. Devant un tel drame, les mots ne servent à rien, mais des actes. Mais avant cela, il faut de l’humanité : du silence, des larmes, de la compassion et de la prière. Je vous invite maintenant à un moment de silence à la mémoire de nos frères et sœurs : laissons-nous toucher par leurs tragédies. [Moment de silence]. »

Mathilde Langevin
cimetière marin en Tunisie

« Chers amis, nous sommes également à un carrefour : d’un côté la fraternité, qui féconde de bonté la communauté humaine ; de l’autre l’indifférence, qui ensanglante la Méditerranée. Nous sommes à un carrefour de civilisations

Le Ciel nous bénira si, sur terre comme sur mer, nous savons prendre soin des plus faibles, si nous savons surmonter la paralysie de la peur et le désintérêt qui condamne à mort, avec des gants de velours. »

« Chez ces deux femmes, Marie et Élisabeth, la visite de Dieu se dévoile à l’humanité : l’une est jeune et l’autre âgée, l’une est vierge et l’autre stérile, et pourtant elles sont toutes deux enceintes alors que c’est “impossible”. Telle est l’oeuvre de Dieu dans notre vie : Il rend possible même ce qui semble impossible, Il engendre la vie, même dans la stérilité. »

François-Xavier de Boissoudy

« L’expérience de foi provoque avant tout un tressaillement devant la vie. Tressaillir c’est être “touché à l’intérieur”, avoir un frémissement intérieur sentir que quelque chose bouge dans son cœur, c’est le contraire d’un coeur plat, froid, installé dans la vie tranquille, qui se blinde dans l’indifférence et devient imperméable, qui s’endurcit, insensible à toute chose et à tout le monde,

Celui qui est né à la foi, en revanche, reconnaît la présence du Seigneur, comme l’enfant dans le sein d’Élisabeth. »

« Regardons Marie qui se dérange en se mettant en route et qui nous enseigne que Dieu est précisément comme cela : il nous dérange, il nous met en mouvement, il nous fait “tressaillir”, comme avec Élisabeth.

Et nous voulons être des chrétiens qui rencontrent Dieu par la prière et nos frères par l’amour, des chrétiens qui tressaillent, vibrent, accueillent le feu de l’Esprit pour se laisser brûler par les questions d’aujourd’hui, par les défis de la Méditerranée, par le cri des pauvres, par les “saintes utopies” de fraternité et de paix qui attendent d’être réalisées. »

Je remets tout cela dans les mains du Seigneur et demande la grâce d’accueillir ce déplacement et le courage de sortir de mon conformisme et de mes peurs, pour être de mieux en mieux son disciple, dans l’attention à chacun de mes frères.

Je peux prier Marie en chantant: