Psaume 116

  • Je prends un temps à l’écart, pour me mettre à l’écoute du Seigneur. Je dépose mes préoccupations, tout en les confiant à Dieu, assuré du travail de l’Esprit en moi. Je me tiens en union avec les catholiques du monde entier qui prient, ce jour, ce psaume. Je me mets en présence du Dieu Trinitaire, en me signant. Je demande la grâce de la louange.
  • Le psaume 116, constitué de deux versets, est le plus court du psautier. Chez nos frères juifs, il fait partie du hallel, l’ensemble des psaumes 113 à 118, récité le jour des fêtes juives et les jours de louange. Je le lis lentement, et le reprends plusieurs fois, en intériorisant chacun des termes.

Louez le Seigneur…expression que nous disons régulièrement dans nos liturgies, lorsque nous proclamons « alleluia » (Littéralement « louez Yahvé » en hébreu).

« Tous les peuples / tous les pays ». Le psalmiste est un juif, mais a conscience que le Dieu unique est le Dieu de tous les peuples.

« Son amour envers nous s’est montré le plus fort ». Au cœur de l’Histoire Sainte, le psalmiste relit son histoire et celle de son peuple, pour repérer, dans sa propre expérience, l’amour du Seigneur, en dépit des épreuves traversées, des infidélités vécues.

« Éternelle est la fidélité du Seigneur ». C’est cette expérience qui permet au psalmiste de croire à la fidélité du Seigneur.

Je relis le psaume, en laissant retentir en moi, les mots qui entrainent ma louange : amour, fort, éternelle, fidélité…

Je me tourne maintenant vers le Seigneur. Parlant sans cesse à son peuple, il s’adresse à moi personnellement et m’invite à lui parler comme un ami parle à un ami.

Je donne place, dans ma prière, à la louange, et confie au Seigneur ceux, qui, aujourd’hui, ont besoin de ressentir que son amour se montre le plus fort.

Je termine ma prière en disant « Notre Père… », qui commence par un appel à la louange : « que ton nom soit sanctifié. ». Avant de retourner à mon quotidien, je trace sur moi le signe de croix.

Psaume 55

R/ Sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur.
 (Ps 55, 5bc)

Pitié, mon Dieu ! 
Des hommes s’acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s’acharnent, ils me guettent tout le jour ;mais là-haut, une armée combat pour moi.

Le jour où j'ai peur,
je prends appui sur toi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui ;
plus rien ne me fait peur :
que peuvent sur moi des êtres de chair ?

Tout le jour, leurs paroles me blessent,
ils ne pensent qu'à me faire du mal ;
à l'affût, ils épient, ils surveillent mes pas ;
comme s'ils voulaient ma mort.
Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes.
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute,
pour que je marche à la face de Dieu
dans la lumière des vivants.

Je prends un temps au calme, dans mon espace de prière ou un endroit paisible et confortable.

Je me prépare à rencontrer le Seigneur, en communion avec toute l’Eglise…

Je m’installe, respire profondément et trace sur moi le signe de la Croix…

Je peux demander une grâce au Seigneur…

Puis je lis le psaume, plusieurs fois, à voix basse ou à voix haute…

Je repère les mots qui « m’accrochent »…

Dans la première strophe, le psalmiste implore la pitié de Dieu et évoque l’oppression qu’il subit.

Puis la peur (v.4a) fait place progressivement

  • à la confiance (v. 4b-5) qui le mène à s’en remettre tout entier à Dieu,
  • à la certitude de la protection divine (v.10b- 11- 12) qui éloigne toute crainte…

Enfin le psalmiste s’engage à la gratitude envers Dieu (v.13) …

Je peux faire référence à des versets bibliques :

Je relis le psaume et le laisse résonner en moi …

Quand l’angoisse m’habite, quand je perds pied, quand les moments obscurs m’oppressent, est-ce que je prends appui sur Dieu, sûr(e) de sa protection, de son amour ?

Est-ce que je m’appuie essentiellement sur mes propres forces ? Suis-je dans la colère ?

Je relis ces instants…

Puis j’en parle au Seigneur, comme un ami à son ami…

Et en communion avec tous mes frères et sœurs, je m’adresse à Notre Père…

psaume 43

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l’adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.
Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l’entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.
Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.

Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.

Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à entendre ce qu’Il veut me dire aujourd’hui.

Je lis doucement le psaume puis 

Je fais mémoire d’un évènement pendant lequel je me suis senti(e) abandonné(e) par le Seigneur, submergé(e) par l’incompréhension ….

Ai-je osé lui crier ma détresse ? Lui dire « où es-Tu ? »

Je recherche les traces du passage du Seigneur dans ma vie au temps de cette désolation : ce peut être une personne que j’ai croisée, une musique entendue, un texte lu, une prière …tous ces petits clin-Dieu infimes, qui me disent Sa présence silencieuse auprès de moi….et moi, l’ai-je entendu me dire « où es-tu ? » ?

Je prends le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je Lui confie ce qui habite mon cœur … je Lui parle et Lui dis en vérité ce qui monte du plus profond de mon cœur

Je termine par un Notre Père et le signe de croix

Psaume 97 (98)

Dans ce psaume, qui célèbre la délivrance d’Israël, le psalmiste chante la Gloire de Dieu et étend sa louange à l’univers tout entier qui exulte de joie et acclame le Seigneur.

Avant d’entrer dans la prière, je m’installe confortablement et je calme ma respiration et mes pensées, afin d’être pleinement tourné vers le Seigneur.

Je me mets en sa présence en traçant le signe de la croix et en lui demandant la grâce d’être dans la joie de Noël, fêté il y a quelques jours et dans la joie de la venue des mages à Bethléem, que nous célébrerons dimanche prochain.

Je lis lentement le psaume et je répète les versets ou les mots qui me touchent particulièrement. Je peux notamment m’arrêter sur les termes qui clament l’allégresse pour les merveilles du Seigneur : « chantez au Seigneur », « merveilles » « victoire », «  battent des mains », « chantent de joie », « acclamez »

 Je peux ensuite méditer le psaume en m’aidant, si je le souhaite, de ces quelques points :

La Création elle aussi se réjouit et rend gloire à Dieu : je peux laisser venir à moi une ou des images des merveilles de la Création dans mon environnement plus ou moins proche et je les contemple.

 « un chant nouveau » : Suis-je prêt à accueillir la nouveauté dans ma vie, à me laisser surprendre et déplacer par l’inattendu ? Si cela est pour moi une difficulté, je peux demander au Seigneur son aide.

« il s’est assuré la victoire » : Qui dit victoire, dit combat. Je me remémore les combats que j’ai menés dans ma vie personnelle, professionnelle, familiale, sociale ou spirituelle et qui ont abouti à une victoire. Je peux rendre grâce au Seigneur de m’avoir soutenu dans ces situations où la vie l’a emporté sur la mort.

Je peux achever ma prière en partageant au Seigneur ce qui ressort de la méditation de ce psaume et en récitant ou chantant le cantique de Zacharie :

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ;
tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix.

Psaume 117

Cathédrale de Bourges Portail central

De quoi rend-il grâces ? D’avoir été exaucé :

Si je m’approche du portail, avant d’entrer je suis accueilli par une statue du Christ bénissant.

C’est Jésus- Christ qui est la porte : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. » (Jean 10,9)

C’est par Lui, par sa mort et sa résurrection que vient la salut.

La prière d’action de grâces ne fait pas oublier les difficultés, les souffrances, les injustices de notre temps. Nous les évoquons dans notre prière.

En ce temps d’Avent, nous sommes en attente, une attente active : nous préparons Noël mais aussi la venue du  Royaume de Dieu dans sa plénitude.

Psaume 18, 5a « Par toute la terre s’en va leur message ».

Et si aujourd’hui en lisant ce psaume je prenais le temps d’approfondir ce verset :

Du temps ou plutôt une présence où  beaucoup de choses se passent si je me laisse faire, si j’observe, si je reste  attentif(ve),. Tout me dira  le message et la gloire de Dieu.

Quelques indices ou guides :

Sans quitter mon quotidien,  je reste  à l’affût  d’une fourmi, du vol d’un oiseau (suivre son cri de loin en loin), de  la posture d’un arbre (toucher le tronc, entendre son bruissement), du  mouvement d’un nuage, de  l’étendue d’un paysage lointain (ses bruits au loin), des passants dans la rue, ceux que je rencontre  aujourd’hui ici ou au travail,  du  bruit des activités humaines….

Voyez :

les couleurs, les lignes, les lumières, les contrastes….

Ecoutez :

le silence ou les bruits, les graves ou les aigus…

Touchez :

les textures, avec fraîcheur ou chaleur, les formes etc. …

Sentez et goûtez :

sucré, salé, acide, amer …

Dans l’acte d’émerveillement, il y a une réelle humilité qui nous sort de nous même et qui nous permet de nous en remettre à un autre,  à l’Autre, à Dieu. Tout nous parle de Lui !

Chant de louange : peut-être ce Gloire à Dieu  dont voici les paroles:

Gloire à Dieu par le chant du monde, l'univers nous chante son nom. 
Gloire à Dieu par le cœur de l'homme. Gloire à Dieu, Gloire à Dieu. 


1 - Pour le ciel et les nuages, pour la lune et le soleil, 
Pour les myriades d'étoiles, qui scintillent au firmament, 
Pour la pluie et la lumière, qui font naître un arc en ciel, 
Pour les couleurs de l'aurore, et pour la beauté du jour.

2 - Pour le blé et pour la rose, pour le grain qui a germé, 
Pour les fruits que l'on récolte, pour le travail de nos mains,
 Pour la table qui rassemble, pour le sel et pour le pain, 
Pour les choses familières, pour la chaleur du foyer.

 3 - Pour l'épreuve purifiante, pour le rire et pour la joie,
 Pour le frère qui pardonne, pour le retour de l'absent, 
Pour ceux qui donnent et partagent, pour les artisans de paix, 
Pour les hommes au cœur de pauvre, qui ont faim et soif de toi. 

4 - Par l'orchestre et la chorale, nos poèmes et nos chansons, 
Par le geste et par la danse, par le rythme de nos doigts, 
Par la paix et le silence, par la prière du soir, 
Par les foules qui te chantent, par nos mains levées vers toi

Psaume 49

R/ À celui qui veille sur sa conduite,
je ferai voir le salut de Dieu.

Je me mets à l’écart, trace sur moi un signe de croix et prends un temps pour m’adresser au Seigneur, à travers ce psaume du jour. Je me tiens en union avec ces fidèles du monde entier, ces moines et moniales qui disent ce même psaume et figurent ainsi, par le monde tout entier, l’assemblée convoquée par le Seigneur.

Je lis le psaume lentement, laissant résonner les versets successifs.

Je prends le temps d’intérioriser quelques versets :

Le psalmiste évoque solidairement l’univers (« la terre », le soleil levant », le « soleil couchant », « les cieux ») et « l’assemblée des fidèles ». C’est bien toute la Création qui est convoquée.

Je médite sur cette attention du Seigneur, portée à la totalité de la Création.

« Alliance », « sacrifice », « action de grâce ». Je m’arrête sur ces termes qui disent la relation au Seigneur.

Je médite sur la proposition inouïe que Dieu fait à son peuple, depuis les origines, de nouer une alliance entre Lui et l’humanité tout entière.

« Assemble mes fidèles » ; « invoque-moi, je te délivrerai ». Toute l’humanité est invitée à la rencontre du Seigneur, mais, dans cette foule, le Seigneur s’adresse à moi en particulier.

Je médite sur ma place singulière dans l’univers, sur l’attention et l’amour que me donne, personnellement, le Seigneur.

Je relis maintenant le psaume à haute voix. Je peux aussi l’écouter.

Je termine en m’adressant au Seigneur comme un ami parle à un ami. Selon ce qui me traverse aujourd’hui, ce qui m’habite, je l’invoque dans la détresse, je rends grâce pour ses dons…

Je dis la prière du Notre Père qui dit l’accomplissement de l’alliance dans la paternité de Dieu. Je conclus par un signe de croix.

Psaume 45

Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer. 

R/ Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; 
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

R/ Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; 
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

R/ Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; 
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !

Je peux entendre ces mots pour moi, personnellement : peut-être « ma terre est-elle secouée » par une situation difficile à vivre ?

Comment cette parole du psalmiste me rejoint-elle ? Le Seigneur est-il cette « citadelle » sur laquelle je peux compter ? Une présence qui me redonne confiance ? J’en parle au Seigneur.

Je peux entendre ces mots pour l’Eglise, peuple de Dieu : « La ville de Dieu…Dieu s’y tient : elle est  inébranlable ».   

Je considère la réalité de ce qui se vit dans l’Eglise, du plus proche au plus lointain. Est-ce que je garde l’espérance dans le secours du Seigneur ? Je laisse monter la prière qui me vient.

Je peux entendre ces mots pour l’humanité : « il détruit la guerre jusqu’au bout du monde ». L’actualité nous met devant l’atrocité de la guerre, avec son lot de violences et de souffrances.   

Je peux adresser au Seigneur ma supplication pour que vienne  son règne de paix. Je peux lui confier toutes les victimes.

Psaume 26

Je prends un temps à l’écart, et m’installe confortablement…

Je respire profondément et calmement, et fais silence en moi…

Je peux demander une grâce au Seigneur, et peut-être, en ce jour de commémoration des fidèles défunts, suis-je en communion avec ceux que j’ai connu, aimé et qui sont partis vers le Père…

Je lis le psaume plusieurs fois…le laissant résonner en moi…

Prière d’action de grâce (v. 1), d’intercession (v. 7, 9a), de confiance (v. 13, 14) …

De quoi puis-je rendre grâce au Seigneur ? dans ma vie familiale ? professionnelle ? amicale ? Comment est-Il lumière, salut, rempart ?

Lorsque je l’appelle, dans la tristesse, le doute ou le sentiment de son absence, suis-je sûr.e de sa réponse ? Quelle place je lui donne ?

Je fais mémoire de tout cela, et en parle au Seigneur…

Je peux aussi écouter le psaume, avant de m’adresser à « Notre Père… »

psaume 129

Psaumes, paroles des hommes vers Dieu. Je me dispose à faire mienne la prière de ce jour avec la multitude des priants. Lentement je fais le signe de la croix sur moi. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Ces paroles peuvent résonner face à ce que vit le monde, à ce que je vis. Je te dépose, Seigneur, ma grande peine et mon immense tristesse devant tant de souffrances . Toi aussi, homme de douleurs, tu vis avec nous, avec moi.Viens au secours de nos faiblesses!

Tu es un Dieu de miséricorde et de compassion. Pardonne nos indifférences, notre manque de bienveillance, de solidarité et de fraternité tant nous avons de mal à sortir de nos égoïsmes. Je le médite pour moi.

Oui, donne-nous, donne-moi cette grâce de la confiance en ta présence à nos côtés, pour nous soutenir à travers les épreuves. Donne-nous aussi la grâce de persévérer à être des témoins de ton amour .Où m’appelles-tu ?

Je prends un moment pour parler au Seigneur, lui demander une grâce, le remercier . Et je peux terminer en priant avec ce chant.