02 L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ; ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge. 03 Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ; ta fidélité est plus stable que les cieux.
06 Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur, et l'assemblée des saints, pour ta fidélité. 07 Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ? Qui d'entre les dieux est semblable au Seigneur ?
16 Heureux le peuple qui connaît l'ovation ! Seigneur, il marche à la lumière de ta face ; 17 tout le jour, à ton nom il danse de joie, fier de ton juste pouvoir.
Je prends un temps à l’écart… Je demande au Seigneur la grâce de la rencontre cœur à cœur…
Je lis une première fois le psaume en étant attentif.ve aux images utilisées, aux mots…
Je reste sur le mot ou le groupe de mots dans lequel je trouve du goût, sans me soucier d’aller plus loin… Quels sont ceux qui me touchent, qui me rejoignent dans ce que je vis ? A quoi m’invitent-ils ?
Je relis le psaume et me laisse habiter par cette louange…
Je peux faire mémoire de la bonté et de la fidélité du Seigneur dans ma vie…de la joie du chemin auprès de Lui
Je peux aussi me souvenir de moments difficiles…quelles ont été ma confiance, mon espérance ?
Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami à son ami…
Je conclus ma prière avec un Notre Père, en communion avec Jésus et toute l’Eglise…
Acclamez Dieu, toute la terre ! ou : Alléluia ! (65, 1)
Peuples, bénissez notre Dieu ! Faites retentir sa louange, car il rend la vie à notre âme, il a gardé nos pieds de la chute.
Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ; quand je poussai vers lui mon cri, ma bouche faisait déjà son éloge. Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !
Je prends un moment, dans ma journée, pour prier le Seigneur, l’accueillir en moi et dans ma vie. J’éteins mon téléphone, je m’installe et respire plusieurs fois profondément pour me disposer à cette rencontre.
je lis ce psaume, prié ce jour par tous les chrétiens dans le monde, lentement en intériorisant chaque mot ou verset.
Je m’arrête sur quelques passages et je laisse les mots avoir un écho en moi.
« Peuples »« notre.. »
J’imagine les différentes Eglises dans le monde, réunissant des frères et soeurs chrétiens. Je me laisse toucher par les difficultés et les souffrances qu’ils subissent à cause de leur foi et qui ne les empêchent pas de louer le Seigneur. J’intercède pour eux et rends grâce pour leur foi.
« il rend la vie à notre âme » « ce qu’il a fait pour mon âme ; quand je poussai vers lui mon cri«
Je me remémore un événement récent, un moment où j’étais dans la désolation et où le Seigneur m’a relevé.e et remis.e dans le mouvement de la Vie. Et je rends grâce pour ce don reçu.
« Venez, écoutez » « béni soit Dieu » « son amour »
Je reconnais son amour, la tendresse du Père pour moi, son pardon pour mes écarts, il ne me laisse pas sombrer et met en moi la paix et la joie. Et je ne peux que les partager en le louant.
Je redis ce psaume en le murmurant ou en le chantant, de tout mon coeur. Et je rends grâce pour ce moment de rencontre avec le Seigneur et mes frères dans la foi.
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge !
Le Seigneur affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire. Le Seigneur entend ceux qui l’appellent : de toutes leurs angoisses, il les délivre.
Il est proche du cœur brisé, il sauve l’esprit abattu. Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre.
Je me mets à l’écart et me dispose à me rendre disponible à la Parole du Seigneur. Je me prépare à une rencontre personnelle, par la médiation d’un texte prié aujourd’hui dans toute l’Église universelle, un psaume régulièrement prié par les communautés monastiques du monde entier, régulièrement prié par tous ceux qui suivent le Livre des Heures. Je me sens ainsi invité dans une relation personnelle, unique au Seigneur, mais inscrite dans une communauté, et soutenue par cette communauté
Je demande la grâce de goûter la proximité du Seigneur.
Je lis, lentement, les versets du psaume choisis pour aujourd’hui par l’Église.
J’entends la résolution du psalmiste désireux de prendre du temps pour la louange, « en tout temps », « sans cesse » …Une louange fondée sur la contemplation de la bonté du Seigneur ; « Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! ». Une action de grâce constante qui me garde dans le bonheur. « Heureux qui trouve en lui son refuge. ».
Je considère ma pratique de la louange. Cela m’est-il facile ? Que puis-je évoquer qui me permet de goûter la bonté du Seigneur ?
Je prends maintenant le temps de repérer les divers verbes dont use le psalmiste pour décrire l’action du Seigneur. « Il affronte les méchants pour effacer de la terre leur mémoire » ; il « entend ceux qui l’appellent. » ; il « délivre » ; il « est proche » ; « il sauve ».
Je médite ces versets. Est-ce ainsi que je caractérise l’action du Seigneur pour moi ? Quelle expression me parle le plus ? Une expression me surprend-elle ?
« Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre. ». Le psalmiste fait ici œuvre de réalisme. Une vie juste n’épargne pas l’épreuve, mais le Seigneur vient à notre secours.
Comment ces versets trouvent-ils un écho dans ma propre expérience ?
Je me tourne maintenant vers le Seigneur pour lui adresser ma prière, louange, action de grâce, cris, intercession…
Je relis le psaume. Je peux aussi l’écouter chanté, dans son intégralité, par les moines de Tamié.
Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre !
À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu fixas, qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur ; tu l’établis sur les œuvres de tes mains, tu mets toute chose à ses pieds.
Les troupeaux de bœufs et de brebis, et même les bêtes sauvages, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, tout ce qui va son chemin dans les eaux.
Je te contemple, Jésus
Je te contemple, Jésus, et je te vois t’émerveiller devant les lys des champs et les oiseaux du ciel, devant l’herbe qui pousse et la patience du paysan.
Apprends-moi à voir dans la Création le signe de l’amour de Dieu et à me réjouir pour chacun de ses dons
Je te contemple, alors que tu regardes les humbles et les pauvres, que tu admires le centurion romain et la femme syro-phénicienne, que tu donnes en exemple la petite veuve qui donne tout ce qu’elle a pour vivre.
Garde-moi attentif/ve aux frères et sœurs que je côtoie, à ceux qui habitent à l’autre bout du monde, à leurs besoins et à ceux des générations qui nous suivront sur cette terre.
Je te contemple, toi le semeur généreux (Marc 4,1): tu sèmes à profusion, partout, toujours, sans te lasser.
Quand mes mains se ferment pour garder mes acquis, apprends-moi à te regarder pour devenir généreux/se comme toi.
Bénédiction
Alors que nos yeux contemplent la splendeur de ta création, Père, nous venons te rendre grâce pour tant de merveilles. Tu n’arrêtes pas l’œuvre de tes mains et toute la création témoigne de ta providence. Que la générosité gratuite de la nature nous apprenne à nous donner librement au service de nos frères et sœurs proches et lointains.
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur.
Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens ! Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple.
La Cène – Philippe de Champaigne (1602-1674) Huile sur toile 158cm-233cm – Musée du Louvre
« Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ? »
Les psaumes apprennent à rendre grâces, à reconnaitre le donateur dans le don qu’il fait, à s’en réjouir et à Le louer pour ce qui est donné. Ce psaume 115 est un psaume d’action de grâces pour avoir été libéré.
Mais il va plus loin ; s’appuyant sur cette reconnaissance, il évoque la réponse à ce don. Le psalmiste devient serviteur du Seigneur et se pose la question :
« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? »
A mon tour, je mets des mots sur ce que le Seigneur me donne et je l’en remercie. A mon tour, je me pose la question de ce que je peux offrir en retour.
Le psaume donne des réponses à cette question :
« J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. »
« Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. »
Ces mots nous renvoient à la louange eucharistique ; en effet la liturgie eucharistique invite à rendre grâces, en faisant mémoire des œuvres de Dieu et en particulier de la mort et la résurrection du Christ, pour ensuite faire action de grâce, c’est-à-dire offrir au Père « le pain de la vie et la coupe du salut ».
En ce Jeudi Saint, où nous faisons mémoire de la Cène et célébrons l’institution de l’Eucharistie, je peux rendre grâces pour ce don que Jésus fait de sa vie, pour le salut du monde. Et rendre grâces d’être invités à communier à son offrande.
« La coupe de bénédictionest communion au sang du Christ. (cf. 1 Co 10, 16) propose la liturgie comme refrain de ce psaume.
Pour terminer, je rends grâce au Christ pour le don de sa vie et Lui demande de pouvoir aimer comme il nous aime, en écoutant le chant « Aimer c’est tout donner »
Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ; souvenez-vous des merveilles qu’il a faites, de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.
Vous, la race d’Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu’il a choisis. Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l’univers.
Il s’est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille générations : promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac
Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.
Je fais silence en moi, je me tourne vers le Seigneur et me dispose à Le rencontrer avec tout ce que je suis.
Je fais mon signe de croix.
Je lis doucement le psaume ….
« Cherchez le Seigneur, recherchez sans trêve Sa Face »
Dans ce temps de carême, temps de conversion, comment est-ce que je cherche le Seigneur ? Quelles priorités je pose pour Le rencontrer ? qu’est-ce que je quitte ? Quelle place je Lui donne ?
« Souvenez-vous des merveilles qu’Il a faites, de Ses prodiges… »
Je me remémore ces moments, ces évènements où j’ai pu chanter « Bénis le Seigneur O mon âme, n’oublie aucun de Ses bienfaits. Bénis le Seigneur O mon âme, Bénis le Seigneur à jamais »
« Il s’est toujours souvenu de Son Alliance, parole édictée pour mille générations… »
La fidélité de Dieu est de toujours à jamais. Et ma fidélité envers Lui ? Quel pardon lui demander ?
Je me remémore ces moments où j’ai pu vivre cette Alliance avec Mon Dieu, dans ma vie de tous les jours, dans un temps de retrait, dans un temps familial, dans un moment de souffrance ou de difficulté…
Ces moments où j’ai senti Sa présence à mes côtés.
Qu’ai-je ressenti ? Quels mouvements se sont produits ? Paix, Joie, Amour, reconnaissance …. ?
Quel merci lui présenter ?
Je relis le psaume….je me confie au Père en disant un Notre Père
Ce psaume 94 que nous propose la liturgie de ce jour est le psaume invitatoire qui précède les Laudes premier office du jour prié par l’Eglise.
Seigneur dans cette prière du matin me voici devant toi, en ta présence. Tu es là Seigneur. Oui tu es là près de moi, avec moi, en moi. Je viens te remercier pour cette nuit écoulée. Je viens te confier cette journée. Je viens te prier aujourd’hui avec le psaume du matin par excellence, le psaume de la prière matinale et du réveil de l’Église, le psaume 94
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit. Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué.
Dès ce matin Seigneur je veux accueillir ta joie. Ta bonté est immense ! Merci pour cette nuit Seigneur, pour ce repos, que j’aie bien dormi ou que j’aie mal dormi, je te dis merci Seigneur pour la vie, pour ta vie, pour ce nouveau jour qui se lève comme cadeau de ton amour, de ta grâce en ce matin.
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut ! Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !
Seigneur tu es mon créateur, mon Dieu et ce matin, tu crées aussi cette nouvelle journée. Tu déploies devant moi ce temps de grâce. Toi qui as créé la terre, les montagnes et les mers, toi qui as pétri toute chose par amour, tu conduis à nouveau aujourd’hui ta création vers son achèvement, et tu comptes sur moi, malgré ma pauvreté et ma faiblesse pour te présenter et t’offrir ce monde, cette journée, ces personnes que je vais rencontrer, de me laisser guider et combler par toi. Je te présente toute chose Seigneur en ce matin.
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.
Oui, entrons inclinons-nous, prosternons-nous car Il est là. Il nous aime et veut demeurer chez nous. Il est le bon berger qui nous guide tous ensemble vers les eaux du repos, Par cette prière du matin, conduis chacun et nous tous vers la pleine réalisation de tes desseins d’amour sur l’humanité.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi, où vos pères m’ont tenté et provoqué
Voici la grande et belle question de ce psaume qui nous est posée en ce matin : aujourd’hui, écouteras-tu sa parole ? Tu as le choix, aujourd’hui. Choisis donc la vie, dit la Parole de Dieu dans le Deutéronome.
Oui Seigneur je veux aujourd’hui écouter ta parole. Je veux choisir dès maintenant de prendre aujourd’hui quelques instants pour toi. Viens habiter ma journée. Seigneur fais que je marche en ta présence pour recevoir ta force et ta vie en chaque instant.
Jeunes Lycéens de Paris avec des novices de différents pays
Refrain: Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur.
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! R
Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira. Tel n’est pas le sort des méchants. R
Mais ils sont comme la paille balayée par le vent. Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra. R
Le psautier s’ouvre par cette béatitude « Heureux est l’homme .» Le 1er psaume nous présente le bonheur promis par Dieu. C’est une méditation sur la vie de l’homme qui alterne entre son désir de faire la volonté de Dieu et celui de mener seul son propre chemin.
– Je m’installe confortablement et je lis lentement le psaume en répétant les mots qui me touchent plus particulièrement, pour les laisser peu à peu s’imprégner en moi.
– Je peux demander au Seigneur pour ce temps de prière, la grâce de ressentir le désir de le suivre et de me détourner de ce qui m’éloigne de lui.
Je prends ensuite le temps de méditer le psaume en m’aidant, si je le souhaite, des points suivants :
● Le psaume décrit ce qui fait le bonheur de ceux qui marchent à la suite du Christ.
-Je me laisse toucher par la promesse du Seigneur.
– Et moi, ai-je le désir de suivre le Christ ? Si oui, quels moyens je me donne pour y parvenir ?
● Je peux m’arrêter sur les images en lien avec la nature : celle de l’arbre, synonyme de vie et de solidité et celle de la paille qui souligne la légèreté et l’éphémère.
– Quels sont les points d’ancrage dans ma vie qui me donnent de la force, me soutiennent et pour lesquels je peux rendre grâce ?
– A l’inverse, de quels plaisirs superficiels et éphémères pourrais-je essayer de me détacher en ce temps de conversion du Carême ? Je peux humblement demander au Seigneur de m’aider dans ma démarche.
Je termine ma prière en rassemblant ce qui m’est venu dans la méditation et en me confiant au Seigneur, sûr de son amour et de sa miséricorde.Je récite enfin le Notre Père et je peux écouter le chant « Heureux, bienheureux. »
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. * Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; * il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, * car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; * tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; * j'habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours.
Je prévois un temps de rencontre avec le Seigneur…
Je m’installe à l’écart, confortablement…Je respire profondément et fais silence en moi…
Je lis tranquillement le psaume, si possible à voix haute…
Le psalmiste parle de Dieu, son berger (v 1-3) … Puis il parle à Dieu, avec confiance (V 4-5) et termine par une promesse (v 6) …
Je relis ce poème et laisse venir les différentes images qu’il évoque pour moi…
La métaphore du berger nous dit la bienveillance du Seigneur…Il est présent, prend soin de nous…nous rassure…et nous conduit…
Quel écho cela a-t-il dans ma vie?
Je peux rendre grâce au Seigneur pour sa présence en m’adressant à Lui :
tu me fais reposer…tu me fais revivre… tu me conduis… tu es avec moi… tu prépares pour moi…
Je peux aussi lui exprimer une demande… lui dire ma confiance…à ma manière, avec mes propres mots… ou avec cette prière :
« Nous te rendons grâce, ô bon pasteur, de nous accompagner sur nos chemins. Donne-nous de savoir reconnaître ta voix à travers les événements de tous les jours … Fais grandir notre foi en ta Parole, augmente en nous le désir de te plaire, viens répandre ton souffle créateur en ceux et celles que tu appelles… Merci d’être là Seigneur, dans cette liberté à te suivre. Apprends-nous à réagir avec compassion à la détresse de nos frères et sœurs » (Prière de Jacques Gauthier, Prions en Église Canada – 17 avril 2016)
R/ Souviens-toi de nous, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. (cf. Ps 105, 4)
Heureux qui pratique la justice, qui observe le droit en tout temps ! Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché, nous avons failli et renié. Ils vont se mêler aux païens, ils apprennent leur manière d’agir.
Alors ils servent leurs idoles, et pour eux c’est un piège : ils offrent leurs fils et leurs filles en sacrifice aux démons.
De telles pratiques les souillent ; ils se prostituent par de telles actions. Et le Seigneur prend feu contre son peuple : ses héritiers lui font horreur.
La liturgie propose un extrait du psaume 105. Ce passage est un cri vers le Seigneur : devant la réalité de son péché, le psalmiste en appelle à la bienveillance de Dieu pour son peuple. Et du verset 6 au verset 44, ce psaume évoque l’histoire du peuple hébreu, depuis la libération d’Egypte, avec sa traversée du désert et son installation en Canaan. Un chemin mouvementé qui alterne action de grâce et récriminations, oubli de Dieu et adoption des pratiques des païens.
*Je prie aujourd’hui avec ce psaume ; les mots de ce psaume peuvent me renvoyer à ma propre histoire. Je me mets sous le regard du Seigneur et je fais mémoire de ce qui fait ma vie. Je peux demander la grâce de prendre conscience de mon péché, c’est à dire de ce qui m’éloigne de Dieu.
Je peux aussi demander la lumière en prenant le refrain de Taizé : « Christ, Lumière intérieure »
« Heureux qui pratique la justice » : je peux d’abord évoquer les moments où j’ai le sentiment de vivre l’Evangile, d’être ajusté à ce que veut le Seigneur pour moi. Ai-je ressenti alors du bonheur ?
« Ils apprennent les manières d’agir des païens» : dans notre société sécularisée, quelles sont les attitudes qui vont à l’opposé de l’Evangile ? Les pratiques qui ne sont pas celles du droit et de la justice ? Est-ce que personnellement j’y participe d’une manière ou d’une autre ? Comment je vis cela
« Ils servent leurs idoles » : quelles sont les idoles de notre temps ? Ce qui est recherché avant tout : la réussite, l’argent, la beauté, la notoriété… ? Personnellement, qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ? Y a-t-il en moi des attachements qui passent avant la louange et le service du Seigneur ?
*Je m’adresse au Seigneur et lui partage le fruit de ma méditation. Je peux lui demander pardon pour ce qui n’est pas ajusté à son projet de vie pour moi ; je peux lui demander son aide pour me libérer…
Ce psaume est aussi un psaume de louange ; il commence par une invitation à rendre grâces pour l’amour du Seigneur :
Rendez-grâce au Seigneur : Il est bon ! Eternel est son amour !
Il se termine par une bénédiction de Dieu dont l’amour est fidèle et qui sauve.
Il se souvient de son alliance avec eux ; dans son amour fidèle, il se ravise : il leur donna de trouver grâce devant ceux qui les tenaient captifs.
Sauve-nous, Seigneur notre Dieu, rassemble-nous du milieu des païens, que nous rendions grâce à ton saint nom, fiers de chanter ta louange !
Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, depuis toujours et pour la suite des temps ! Et tout le peuple dira : Amen ! Amen !
*Je peux faire mien l’un ou l’autre verset et le répéter.
Puis je me tourne avec confiance vers le Dieu de Jésus-Christ, Lui qui est fidèle à son alliance, qui est tendresse et miséricorde et je dis un Notre Père.
Je peux terminer ma prière en reprenant le refrain de Taizé.