Psaume 97 (98)

Dans ce psaume, qui célèbre la délivrance d’Israël, le psalmiste chante la Gloire de Dieu et étend sa louange à l’univers tout entier qui exulte de joie et acclame le Seigneur.

Avant d’entrer dans la prière, je m’installe confortablement et je calme ma respiration et mes pensées, afin d’être pleinement tourné vers le Seigneur.

Je me mets en sa présence en traçant le signe de la croix et en lui demandant la grâce d’être dans la joie de Noël, fêté il y a quelques jours et dans la joie de la venue des mages à Bethléem, que nous célébrerons dimanche prochain.

Je lis lentement le psaume et je répète les versets ou les mots qui me touchent particulièrement. Je peux notamment m’arrêter sur les termes qui clament l’allégresse pour les merveilles du Seigneur : « chantez au Seigneur », « merveilles » « victoire », «  battent des mains », « chantent de joie », « acclamez »

 Je peux ensuite méditer le psaume en m’aidant, si je le souhaite, de ces quelques points :

La Création elle aussi se réjouit et rend gloire à Dieu : je peux laisser venir à moi une ou des images des merveilles de la Création dans mon environnement plus ou moins proche et je les contemple.

 « un chant nouveau » : Suis-je prêt à accueillir la nouveauté dans ma vie, à me laisser surprendre et déplacer par l’inattendu ? Si cela est pour moi une difficulté, je peux demander au Seigneur son aide.

« il s’est assuré la victoire » : Qui dit victoire, dit combat. Je me remémore les combats que j’ai menés dans ma vie personnelle, professionnelle, familiale, sociale ou spirituelle et qui ont abouti à une victoire. Je peux rendre grâce au Seigneur de m’avoir soutenu dans ces situations où la vie l’a emporté sur la mort.

Je peux achever ma prière en partageant au Seigneur ce qui ressort de la méditation de ce psaume et en récitant ou chantant le cantique de Zacharie :

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël,
qui visite et rachète son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l’avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
salut qui nous arrache à l’ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu’il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,
serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ;
tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,
grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu,
quand nous visite l’astre d’en haut,
pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix.

Psaume 117

Cathédrale de Bourges Portail central

De quoi rend-il grâces ? D’avoir été exaucé :

Si je m’approche du portail, avant d’entrer je suis accueilli par une statue du Christ bénissant.

C’est Jésus- Christ qui est la porte : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. » (Jean 10,9)

C’est par Lui, par sa mort et sa résurrection que vient la salut.

La prière d’action de grâces ne fait pas oublier les difficultés, les souffrances, les injustices de notre temps. Nous les évoquons dans notre prière.

En ce temps d’Avent, nous sommes en attente, une attente active : nous préparons Noël mais aussi la venue du  Royaume de Dieu dans sa plénitude.

Psaume 18, 5a « Par toute la terre s’en va leur message ».

Et si aujourd’hui en lisant ce psaume je prenais le temps d’approfondir ce verset :

Du temps ou plutôt une présence où  beaucoup de choses se passent si je me laisse faire, si j’observe, si je reste  attentif(ve),. Tout me dira  le message et la gloire de Dieu.

Quelques indices ou guides :

Sans quitter mon quotidien,  je reste  à l’affût  d’une fourmi, du vol d’un oiseau (suivre son cri de loin en loin), de  la posture d’un arbre (toucher le tronc, entendre son bruissement), du  mouvement d’un nuage, de  l’étendue d’un paysage lointain (ses bruits au loin), des passants dans la rue, ceux que je rencontre  aujourd’hui ici ou au travail,  du  bruit des activités humaines….

Voyez :

les couleurs, les lignes, les lumières, les contrastes….

Ecoutez :

le silence ou les bruits, les graves ou les aigus…

Touchez :

les textures, avec fraîcheur ou chaleur, les formes etc. …

Sentez et goûtez :

sucré, salé, acide, amer …

Dans l’acte d’émerveillement, il y a une réelle humilité qui nous sort de nous même et qui nous permet de nous en remettre à un autre,  à l’Autre, à Dieu. Tout nous parle de Lui !

Chant de louange : peut-être ce Gloire à Dieu  dont voici les paroles:

Gloire à Dieu par le chant du monde, l'univers nous chante son nom. 
Gloire à Dieu par le cœur de l'homme. Gloire à Dieu, Gloire à Dieu. 


1 - Pour le ciel et les nuages, pour la lune et le soleil, 
Pour les myriades d'étoiles, qui scintillent au firmament, 
Pour la pluie et la lumière, qui font naître un arc en ciel, 
Pour les couleurs de l'aurore, et pour la beauté du jour.

2 - Pour le blé et pour la rose, pour le grain qui a germé, 
Pour les fruits que l'on récolte, pour le travail de nos mains,
 Pour la table qui rassemble, pour le sel et pour le pain, 
Pour les choses familières, pour la chaleur du foyer.

 3 - Pour l'épreuve purifiante, pour le rire et pour la joie,
 Pour le frère qui pardonne, pour le retour de l'absent, 
Pour ceux qui donnent et partagent, pour les artisans de paix, 
Pour les hommes au cœur de pauvre, qui ont faim et soif de toi. 

4 - Par l'orchestre et la chorale, nos poèmes et nos chansons, 
Par le geste et par la danse, par le rythme de nos doigts, 
Par la paix et le silence, par la prière du soir, 
Par les foules qui te chantent, par nos mains levées vers toi

Psaume 49

R/ À celui qui veille sur sa conduite,
je ferai voir le salut de Dieu.

Je me mets à l’écart, trace sur moi un signe de croix et prends un temps pour m’adresser au Seigneur, à travers ce psaume du jour. Je me tiens en union avec ces fidèles du monde entier, ces moines et moniales qui disent ce même psaume et figurent ainsi, par le monde tout entier, l’assemblée convoquée par le Seigneur.

Je lis le psaume lentement, laissant résonner les versets successifs.

Je prends le temps d’intérioriser quelques versets :

Le psalmiste évoque solidairement l’univers (« la terre », le soleil levant », le « soleil couchant », « les cieux ») et « l’assemblée des fidèles ». C’est bien toute la Création qui est convoquée.

Je médite sur cette attention du Seigneur, portée à la totalité de la Création.

« Alliance », « sacrifice », « action de grâce ». Je m’arrête sur ces termes qui disent la relation au Seigneur.

Je médite sur la proposition inouïe que Dieu fait à son peuple, depuis les origines, de nouer une alliance entre Lui et l’humanité tout entière.

« Assemble mes fidèles » ; « invoque-moi, je te délivrerai ». Toute l’humanité est invitée à la rencontre du Seigneur, mais, dans cette foule, le Seigneur s’adresse à moi en particulier.

Je médite sur ma place singulière dans l’univers, sur l’attention et l’amour que me donne, personnellement, le Seigneur.

Je relis maintenant le psaume à haute voix. Je peux aussi l’écouter.

Je termine en m’adressant au Seigneur comme un ami parle à un ami. Selon ce qui me traverse aujourd’hui, ce qui m’habite, je l’invoque dans la détresse, je rends grâce pour ses dons…

Je dis la prière du Notre Père qui dit l’accomplissement de l’alliance dans la paternité de Dieu. Je conclus par un signe de croix.

Psaume 45

Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer. 

R/ Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; 
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

R/ Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; 
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
Il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

R/ Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; 
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !

Je peux entendre ces mots pour moi, personnellement : peut-être « ma terre est-elle secouée » par une situation difficile à vivre ?

Comment cette parole du psalmiste me rejoint-elle ? Le Seigneur est-il cette « citadelle » sur laquelle je peux compter ? Une présence qui me redonne confiance ? J’en parle au Seigneur.

Je peux entendre ces mots pour l’Eglise, peuple de Dieu : « La ville de Dieu…Dieu s’y tient : elle est  inébranlable ».   

Je considère la réalité de ce qui se vit dans l’Eglise, du plus proche au plus lointain. Est-ce que je garde l’espérance dans le secours du Seigneur ? Je laisse monter la prière qui me vient.

Je peux entendre ces mots pour l’humanité : « il détruit la guerre jusqu’au bout du monde ». L’actualité nous met devant l’atrocité de la guerre, avec son lot de violences et de souffrances.   

Je peux adresser au Seigneur ma supplication pour que vienne  son règne de paix. Je peux lui confier toutes les victimes.

Psaume 26

Je prends un temps à l’écart, et m’installe confortablement…

Je respire profondément et calmement, et fais silence en moi…

Je peux demander une grâce au Seigneur, et peut-être, en ce jour de commémoration des fidèles défunts, suis-je en communion avec ceux que j’ai connu, aimé et qui sont partis vers le Père…

Je lis le psaume plusieurs fois…le laissant résonner en moi…

Prière d’action de grâce (v. 1), d’intercession (v. 7, 9a), de confiance (v. 13, 14) …

De quoi puis-je rendre grâce au Seigneur ? dans ma vie familiale ? professionnelle ? amicale ? Comment est-Il lumière, salut, rempart ?

Lorsque je l’appelle, dans la tristesse, le doute ou le sentiment de son absence, suis-je sûr.e de sa réponse ? Quelle place je lui donne ?

Je fais mémoire de tout cela, et en parle au Seigneur…

Je peux aussi écouter le psaume, avant de m’adresser à « Notre Père… »

psaume 129

Psaumes, paroles des hommes vers Dieu. Je me dispose à faire mienne la prière de ce jour avec la multitude des priants. Lentement je fais le signe de la croix sur moi. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Ces paroles peuvent résonner face à ce que vit le monde, à ce que je vis. Je te dépose, Seigneur, ma grande peine et mon immense tristesse devant tant de souffrances . Toi aussi, homme de douleurs, tu vis avec nous, avec moi.Viens au secours de nos faiblesses!

Tu es un Dieu de miséricorde et de compassion. Pardonne nos indifférences, notre manque de bienveillance, de solidarité et de fraternité tant nous avons de mal à sortir de nos égoïsmes. Je le médite pour moi.

Oui, donne-nous, donne-moi cette grâce de la confiance en ta présence à nos côtés, pour nous soutenir à travers les épreuves. Donne-nous aussi la grâce de persévérer à être des témoins de ton amour .Où m’appelles-tu ?

Je prends un moment pour parler au Seigneur, lui demander une grâce, le remercier . Et je peux terminer en priant avec ce chant.

Psaume 1

Ce psaume se présente comme une méditation sur la vie de l’homme.

Je me mets à l’écart, en communion avec tous mes frères et sœurs en Christ et fais silence en moi.

Je lis le psaume, lentement, je peux le murmurer, me laissant rejoindre par les mots, la méditation qui m’est proposée…

Le 1er mot « heureux », résume tout le psautier : Dieu veut nous voir heureux…Il nous indique le bon chemin.

Deux catégories de comportements sont évoquées :

Celui du juste, qui se plaît dans la loi du Seigneur, et s’ajuste à Lui…

Celui du méchant, qui veut mener sa vie selon ses propres critères…

Chacun, au cours de sa vie, est tantôt l’un, tantôt l’autre…

Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau…image de vie et promesse de fécondité…

Le méchant est comme la paille…il ne fait pas le poids…

Le Seigneur connaît le chemin des justes…Il les accompagne sur le chemin, les guide vers le bonheur.

Le Seigneur ignore les méchants…

Je relis le psaume, puis parle au Seigneur de ce qui m’habite, comme un ami à un ami…je l’écoute aussi…

Et me relie à tous mes frères en disant « Notre Père… »

Psaume 149

Le livre des psaumes en compte 150 ; les derniers, dont celui-ci fait partie, porte l’invitation à louer le Seigneur à son apothéose. La joie et l’allégresse donnent le ton et il s’agit de chanter, louer, danser, jouer à cause des merveilles de Dieu ; de proclamer ses merveilles car  ce qu’il fait pour son peuple a l’éclat de la victoire, du triomphe.

Pour entrer dans cette louange, nous pouvons relire le texte plusieurs fois

les fidèles, les humbles qui gardent confiance en Dieu. Pour eux, il est le créateur,  le Roi qui donne la victoire sur les ennemis ; il est celui qui a permis le retour à Jérusalem ; il est celui qui s’est choisi un peuple et qui aime ce peuple.

Je le lis une 1ère fois.

Ils louent le Dieu Créateur qui est Père et a envoyé son fils. En Jésus-Christ, ils reconnaissent le Roi selon le cœur de Dieu ; celui qui est proche des humbles et celui qui a vaincu le mal. Avec l’ensemble des fidèles, ils partagent la joie d’être aimés de Dieu et sauvés.

je lis le texte une 2e fois

Qu’est-ce qui me donne joie et allégresse ? Comment le Seigneur me montre-t-il son amour ?  Sur quoi le Seigneur m’a-t-il donné la victoire ?

Je lis à nouveau ce texte en méditant tel ou tel mot qui rejoint mon expérience

Je parle au Seigneur. Je proclame à mon tour les éloges de Dieu ?

Je termine ce temps de louange en chantant un Alléluia !

Psaume 18

Par toute la terre s'en va leur message. (Ps 18, 5)

 Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

La liturgie du jour propose un court extrait du psaume 18 (19), invitant à une contemplation silencieuse. « Pas de voix qui s’entende ». Je prends ce temps de méditation.

Me mettant à l’écart, traçant sur moi le signe de la croix, je dis au Seigneur « me voici », et je lui demande la grâce de Le reconnaître dans ses œuvres.

         Je lis lentement le psaume.

Je prends le temps d’une longue évocation d’un paysage qui m’ouvre à l’émerveillement, laissant affluer à ma mémoire tout ce qui me parvient par les sens : ce que je vois, ce que je sens, ce que j’entends…

  • Une nuit étoilée « les cieux proclament sa gloire »
  • Une aube qui pointe « le jour au jour en livre le récit »
  • Un paysage marin, montagnard, campagnard…

Je peux aussi évoquer mentalement ce qui est mon paysage quotidien, en ville, peut-être…

Et je m’arrête à des détails que je vois trop souvent pour les remarquer.

Je considère maintenant que cet environnement est porteur de sens. Il révèle…C’est un « récit » qui délivre un « message », « une nouvelle » …Et moi, qu’est-ce que je comprends du Seigneur à travers les lieux où il m’est donné de vivre ?

Je relis le psaume, en m’arrêtant, sur le verset qui me rejoint aujourd’hui.

Je m’adresse au Seigneur pour lui confier mes intentions de ce jour. Je lui demande de m’aider à prendre soin de notre maison commune, qui est aussi le lieu de Sa révélation.

Je termine par le « Notre Père… » et clos ce temps de prière en traçant sur moi le signe de la croix.