Psaume 8

Je te contemple, Jésus

Je te contemple, Jésus, et je te vois t’émerveiller devant les lys des champs et les oiseaux du ciel, devant l’herbe qui pousse et la patience du paysan.

Apprends-moi à voir dans la Création le signe de l’amour de Dieu et à me réjouir pour chacun de ses dons

Je te contemple, alors que tu regardes les humbles et les pauvres, que tu admires le centurion romain et la femme syro-phénicienne, que tu donnes en exemple la petite veuve qui donne tout ce qu’elle a pour vivre.

Garde-moi attentif/ve aux frères et sœurs que je côtoie, à ceux qui habitent à l’autre bout du monde, à leurs besoins et à ceux des générations qui nous suivront sur cette terre.

Je te contemple, toi le semeur généreux (Marc 4,1): tu sèmes à profusion, partout, toujours, sans te lasser.

Quand mes mains se ferment pour garder mes acquis, apprends-moi à te regarder pour devenir généreux/se comme toi.

Bénédiction

Alors que nos yeux contemplent la splendeur de ta création,
Père, nous venons te rendre grâce pour tant de merveilles.
Tu n’arrêtes pas l’œuvre de tes mains
et toute la création témoigne de ta providence.
Que la générosité gratuite de la nature
nous apprenne à nous donner librement
au service de nos frères et sœurs proches et lointains.

Psaume 115

La Cène –  Philippe de Champaigne (1602-1674)
Huile sur toile 158cm-233cm – Musée du Louvre

« Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, moi, dont tu brisas les chaînes ? » 

Les psaumes apprennent à rendre grâces, à reconnaitre le donateur dans le don qu’il fait, à s’en réjouir et à Le louer pour ce qui est donné. Ce psaume 115 est un psaume d’action de grâces pour avoir été libéré.

Mais il va plus loin ; s’appuyant sur cette reconnaissance, il évoque la réponse à ce don. Le psalmiste devient serviteur du Seigneur et se pose la question :

« Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? »

A mon tour, je mets des mots sur ce que le Seigneur me donne et je l’en remercie. A mon tour, je me pose la question de ce que je peux offrir en retour.

Le psaume donne des réponses à cette question :

 « J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur. »

« Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce, j’invoquerai le nom du Seigneur. »

Ces mots nous renvoient à la louange eucharistique ; en effet la liturgie eucharistique invite à rendre grâces, en faisant mémoire des œuvres de Dieu et en particulier de la mort et la résurrection du Christ,  pour ensuite faire action de grâce, c’est-à-dire offrir au Père « le pain de la vie et la coupe du salut ».

En ce Jeudi Saint, où nous faisons mémoire de la Cène  et célébrons l’institution de l’Eucharistie, je peux rendre grâces pour  ce don que Jésus fait de sa vie,  pour le salut du monde. Et rendre grâces d’être invités à communier à son offrande.

« La coupe de bénédiction est communion au sang du Christ. (cf. 1 Co 10, 16) propose la liturgie comme refrain de ce psaume.

Pour terminer, je rends grâce au Christ pour le don de sa vie et  Lui demande de pouvoir aimer comme il nous aime,  en écoutant le chant « Aimer c’est tout donner »

Psaume 104

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je me tourne vers le Seigneur et me dispose à Le rencontrer avec tout ce que je suis.

Je fais mon signe de croix.

Je lis doucement le psaume ….

Dans ce temps de carême, temps de conversion, comment est-ce que je cherche le Seigneur ? Quelles priorités je pose pour Le rencontrer ? qu’est-ce que je quitte ?  Quelle place je Lui donne ?

Je me remémore ces moments, ces évènements où j’ai pu chanter « Bénis le Seigneur O mon âme, n’oublie aucun de Ses bienfaits.     Bénis le Seigneur O mon âme, Bénis le Seigneur à jamais »

  • La fidélité de Dieu est de toujours à jamais. Et ma fidélité envers Lui ? Quel pardon lui demander ?
  • Je me remémore ces moments où j’ai pu vivre cette Alliance avec Mon Dieu, dans ma vie de tous les jours, dans un temps de retrait, dans un temps familial, dans un moment de souffrance ou de difficulté…
  • Ces moments où j’ai senti Sa présence à mes côtés.
  • Qu’ai-je ressenti ? Quels mouvements se sont produits ? Paix, Joie, Amour, reconnaissance …. ?
  • Quel merci lui présenter ?

Je relis le psaume….je me confie au Père en disant un Notre Père

Je fais un signe de croix

Psaume 94

Cathédrale Sainte Julitte-Nevers

Ce psaume 94 que nous propose la liturgie de ce jour est le psaume invitatoire qui précède les Laudes premier office du jour prié par l’Eglise.

Seigneur dans cette prière du matin me voici devant toi, en ta présence. 
Tu es là Seigneur. Oui tu es là près de moi, avec moi, en moi.
Je viens te remercier pour cette nuit écoulée.
Je viens te confier cette journée.
Je viens te prier aujourd’hui avec le psaume du matin par excellence, le psaume de la prière matinale et du réveil de l’Église, le psaume 94

Dès ce matin Seigneur je veux accueillir ta joie. Ta bonté est immense ! Merci pour cette nuit Seigneur, pour ce repos, que j’aie bien dormi ou que j’aie mal dormi, je te dis merci Seigneur pour la vie, pour ta vie, pour ce nouveau jour qui se lève comme cadeau de ton amour, de ta grâce en ce matin.

Seigneur tu es mon créateur, mon Dieu et ce matin, tu crées aussi cette nouvelle journée. Tu déploies devant moi ce temps de grâce. Toi qui as créé la terre, les montagnes et les mers, toi qui as pétri toute chose par amour, tu conduis à nouveau aujourd’hui ta création vers son achèvement, et tu comptes sur moi, malgré ma pauvreté et ma faiblesse pour te présenter et t’offrir ce monde, cette journée, ces personnes que je vais rencontrer, de me laisser guider et combler par toi. Je te présente toute chose Seigneur en ce matin.

Oui, entrons inclinons-nous, prosternons-nous car  Il est là. Il nous aime et veut demeurer chez nous. Il est le bon berger qui nous guide tous ensemble vers les eaux du repos, Par cette prière du matin, conduis chacun et nous tous vers la pleine réalisation de tes desseins d’amour sur l’humanité.

Voici la grande et belle question de ce psaume qui nous est posée en ce matin : aujourd’hui, écouteras-tu sa parole ? Tu as le choix, aujourd’hui. Choisis donc la vie, dit la Parole de Dieu dans le Deutéronome.

Oui Seigneur je veux aujourd’hui écouter ta parole. Je veux choisir dès maintenant de prendre aujourd’hui quelques instants pour toi. Viens habiter ma journée. Seigneur fais que je marche en ta présence pour recevoir ta force et ta vie en chaque instant.

Jeunes Lycéens de Paris avec des novices de différents pays

Psaume 1

Le psautier s’ouvre par cette béatitude « Heureux est l’homme .» Le 1er psaume nous présente le bonheur promis par Dieu. C’est une méditation sur la vie de l’homme qui alterne entre son désir de faire la volonté de Dieu et celui de mener seul son propre chemin.

– Je m’installe confortablement et je lis lentement le psaume en répétant les mots qui me touchent plus particulièrement, pour les laisser peu à peu s’imprégner en moi.

– Je peux demander au Seigneur pour ce temps de prière, la grâce de ressentir le désir de le suivre et de me détourner de ce qui m’éloigne de lui.

Je prends ensuite le temps de méditer le psaume en m’aidant, si je le souhaite, des points suivants :

● Le psaume décrit ce qui fait le bonheur de ceux qui marchent à la suite du Christ.

-Je me laisse toucher par la promesse du Seigneur.

– Et moi, ai-je le désir de suivre le Christ ? Si oui, quels moyens je me donne pour y parvenir ?

● Je peux m’arrêter sur les images en lien avec la nature : celle de l’arbre, synonyme de vie et de solidité et celle de la paille qui souligne la légèreté et l’éphémère.

– Quels sont les points d’ancrage dans ma vie qui me donnent de la force, me soutiennent et pour lesquels je peux rendre grâce ?

– A l’inverse, de quels plaisirs superficiels et éphémères pourrais-je essayer de me détacher en ce  temps de conversion du Carême ? Je peux humblement demander au Seigneur de m’aider dans ma démarche.

Je termine ma prière en rassemblant ce qui m’est venu dans la méditation et en me confiant au Seigneur, sûr de son amour et de sa miséricorde.Je récite enfin  le Notre Père et je peux écouter le chant « Heureux, bienheureux. »

Psaume 22

Je prévois un temps de rencontre avec le Seigneur…

Je m’installe à l’écart, confortablement…Je respire profondément et fais silence en moi…

Je lis tranquillement le psaume, si possible à voix haute…

Le psalmiste parle de Dieu, son berger (v 1-3) … Puis il parle à Dieu, avec confiance (V 4-5) et termine par une promesse (v 6) …

Je relis ce poème et laisse venir les différentes images qu’il évoque pour moi…

La métaphore du berger nous dit la bienveillance du Seigneur…Il est présent, prend soin de nous…nous rassure…et nous conduit…

Quel écho cela a-t-il dans ma vie?

Je peux rendre grâce au Seigneur pour sa présence en m’adressant à Lui :

tu me fais reposer…tu me fais revivre… tu me conduis… tu es avec moi… tu prépares pour moi…

Je peux aussi lui exprimer une demande… lui dire ma confiance…à ma manière, avec mes propres mots… ou avec cette prière :

« Nous te rendons grâce, ô bon pasteur, de nous accompagner sur nos chemins. Donne-nous de savoir reconnaître ta voix à travers les événements de tous les jours … Fais grandir notre foi en ta Parole, augmente en nous le désir de te plaire, viens répandre ton souffle créateur en ceux et celles que tu appelles… Merci d’être là Seigneur, dans cette liberté à te suivre. Apprends-nous à réagir avec compassion à la détresse de nos frères et sœurs » (Prière de Jacques Gauthier, Prions en Église Canada – 17 avril 2016)

Je termine en priant Notre Père

Psaume 105

R/ Souviens-toi de nous, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
 (cf. Ps 105, 4)

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
Ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir.
Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’est un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons.

De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur.

La liturgie propose un extrait du psaume 105. Ce passage est un cri vers le Seigneur : devant la réalité de son péché,  le psalmiste en appelle à la bienveillance de Dieu pour son peuple.  Et du verset 6 au verset 44, ce psaume évoque l’histoire du peuple hébreu, depuis la libération d’Egypte,  avec sa traversée du désert et son installation en Canaan. Un chemin mouvementé qui alterne action de grâce et récriminations,  oubli de Dieu et adoption des pratiques des païens.

*Je prie aujourd’hui avec ce psaume ;  les mots de ce psaume peuvent me renvoyer à ma propre histoire. Je me mets sous le regard du Seigneur et je fais mémoire de ce qui fait ma vie. Je peux demander la grâce de prendre conscience de mon péché, c’est à dire de ce qui m’éloigne de Dieu.

Je peux aussi demander la lumière en prenant  le refrain de Taizé : « Christ, Lumière intérieure »

« Heureux qui pratique la justice » : je peux  d’abord évoquer les moments où j’ai le sentiment de vivre l’Evangile, d’être ajusté à ce que veut le Seigneur pour moi. Ai-je ressenti alors du bonheur ?

« Ils apprennent les manières d’agir  des  païens» : dans notre société sécularisée, quelles sont les attitudes qui vont à l’opposé de l’Evangile ? Les pratiques qui ne sont pas celles du droit et de la justice ?  Est-ce que personnellement j’y participe d’une manière ou d’une autre ? Comment je vis cela 

« Ils servent leurs idoles » : quelles sont les idoles de notre temps ? Ce qui est recherché avant tout : la réussite, l’argent, la beauté, la notoriété… ? Personnellement,  qu’est-ce qui compte vraiment  pour moi ? Y a-t-il en moi des attachements qui  passent avant la louange et le service du Seigneur ?

*Je m’adresse au Seigneur et lui partage le fruit de ma méditation. Je peux lui demander pardon pour ce qui n’est pas ajusté à son projet de vie pour moi ; je peux lui demander son aide pour me libérer…

Ce psaume est aussi un psaume de louange ; il commence par une invitation à rendre grâces pour l’amour du Seigneur :

Rendez-grâce au Seigneur : Il est bon !
Eternel est son amour !

Il se termine par une bénédiction de Dieu dont l’amour est fidèle et qui sauve.

Il se souvient de son alliance avec eux ; 
dans son amour fidèle, il se ravise :
il leur donna de trouver grâce
devant ceux qui les tenaient captifs.

Sauve-nous, Seigneur notre Dieu,
rassemble-nous du milieu des païens,
que nous rendions grâce à ton saint nom,
fiers de chanter ta louange !

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
depuis toujours et pour la suite des temps !
Et tout le peuple dira : Amen ! Amen !

*Je peux faire mien l’un ou l’autre verset et le répéter.

Puis je me tourne avec confiance  vers le Dieu de Jésus-Christ, Lui qui est fidèle à son alliance, qui est tendresse et miséricorde et je dis un Notre Père.

Je peux terminer ma prière en reprenant le refrain de Taizé.

Psaume 116

  • Je prends un temps à l’écart, pour me mettre à l’écoute du Seigneur. Je dépose mes préoccupations, tout en les confiant à Dieu, assuré du travail de l’Esprit en moi. Je me tiens en union avec les catholiques du monde entier qui prient, ce jour, ce psaume. Je me mets en présence du Dieu Trinitaire, en me signant. Je demande la grâce de la louange.
  • Le psaume 116, constitué de deux versets, est le plus court du psautier. Chez nos frères juifs, il fait partie du hallel, l’ensemble des psaumes 113 à 118, récité le jour des fêtes juives et les jours de louange. Je le lis lentement, et le reprends plusieurs fois, en intériorisant chacun des termes.

Louez le Seigneur…expression que nous disons régulièrement dans nos liturgies, lorsque nous proclamons « alleluia » (Littéralement « louez Yahvé » en hébreu).

« Tous les peuples / tous les pays ». Le psalmiste est un juif, mais a conscience que le Dieu unique est le Dieu de tous les peuples.

« Son amour envers nous s’est montré le plus fort ». Au cœur de l’Histoire Sainte, le psalmiste relit son histoire et celle de son peuple, pour repérer, dans sa propre expérience, l’amour du Seigneur, en dépit des épreuves traversées, des infidélités vécues.

« Éternelle est la fidélité du Seigneur ». C’est cette expérience qui permet au psalmiste de croire à la fidélité du Seigneur.

Je relis le psaume, en laissant retentir en moi, les mots qui entrainent ma louange : amour, fort, éternelle, fidélité…

Je me tourne maintenant vers le Seigneur. Parlant sans cesse à son peuple, il s’adresse à moi personnellement et m’invite à lui parler comme un ami parle à un ami.

Je donne place, dans ma prière, à la louange, et confie au Seigneur ceux, qui, aujourd’hui, ont besoin de ressentir que son amour se montre le plus fort.

Je termine ma prière en disant « Notre Père… », qui commence par un appel à la louange : « que ton nom soit sanctifié. ». Avant de retourner à mon quotidien, je trace sur moi le signe de croix.

Psaume 55

R/ Sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur.
 (Ps 55, 5bc)

Pitié, mon Dieu ! 
Des hommes s’acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s’acharnent, ils me guettent tout le jour ;mais là-haut, une armée combat pour moi.

Le jour où j'ai peur,
je prends appui sur toi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui ;
plus rien ne me fait peur :
que peuvent sur moi des êtres de chair ?

Tout le jour, leurs paroles me blessent,
ils ne pensent qu'à me faire du mal ;
à l'affût, ils épient, ils surveillent mes pas ;
comme s'ils voulaient ma mort.
Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes.
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute,
pour que je marche à la face de Dieu
dans la lumière des vivants.

Je prends un temps au calme, dans mon espace de prière ou un endroit paisible et confortable.

Je me prépare à rencontrer le Seigneur, en communion avec toute l’Eglise…

Je m’installe, respire profondément et trace sur moi le signe de la Croix…

Je peux demander une grâce au Seigneur…

Puis je lis le psaume, plusieurs fois, à voix basse ou à voix haute…

Je repère les mots qui « m’accrochent »…

Dans la première strophe, le psalmiste implore la pitié de Dieu et évoque l’oppression qu’il subit.

Puis la peur (v.4a) fait place progressivement

  • à la confiance (v. 4b-5) qui le mène à s’en remettre tout entier à Dieu,
  • à la certitude de la protection divine (v.10b- 11- 12) qui éloigne toute crainte…

Enfin le psalmiste s’engage à la gratitude envers Dieu (v.13) …

Je peux faire référence à des versets bibliques :

Je relis le psaume et le laisse résonner en moi …

Quand l’angoisse m’habite, quand je perds pied, quand les moments obscurs m’oppressent, est-ce que je prends appui sur Dieu, sûr(e) de sa protection, de son amour ?

Est-ce que je m’appuie essentiellement sur mes propres forces ? Suis-je dans la colère ?

Je relis ces instants…

Puis j’en parle au Seigneur, comme un ami à son ami…

Et en communion avec tous mes frères et sœurs, je m’adresse à Notre Père…

psaume 43

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l’adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.
Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l’entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.
Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.
Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur, notre misère

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.

Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.

Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à entendre ce qu’Il veut me dire aujourd’hui.

Je lis doucement le psaume puis 

Je fais mémoire d’un évènement pendant lequel je me suis senti(e) abandonné(e) par le Seigneur, submergé(e) par l’incompréhension ….

Ai-je osé lui crier ma détresse ? Lui dire « où es-Tu ? »

Je recherche les traces du passage du Seigneur dans ma vie au temps de cette désolation : ce peut être une personne que j’ai croisée, une musique entendue, un texte lu, une prière …tous ces petits clin-Dieu infimes, qui me disent Sa présence silencieuse auprès de moi….et moi, l’ai-je entendu me dire « où es-tu ? » ?

Je prends le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je Lui confie ce qui habite mon cœur … je Lui parle et Lui dis en vérité ce qui monte du plus profond de mon cœur

Je termine par un Notre Père et le signe de croix