Psaume 137

Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.
 

Je me dispose à la rencontre du Seigneur, déposant devant Lui, que je sais déjà présent, à m’attendre, mes préoccupations de ce jour. Je crée, par le silence, cet espace intérieur, en moi, où le Seigneur puisse se faire entendre comme une « brise légère ». Je demande au Seigneur la grâce de la louange.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume du jour, premier d’une série de huit psaumes attribués à David.

Je peux d’abord faire mémoire de ce que l’Écriture me dit du roi David, éclairant ses motivations de rendre grâce.

  • Son onction par le prophète Samuel, alors qu’il n’est pas le plus vaillant de sa fratrie.
  • Sa joie de s’installer à Jérusalem et d’y conduire l’arche d’alliance devant laquelle il danse.
  • Sa gratitude pour le pardon du Seigneur, après qu’il ait courtisé Bethsabée et fait périe son mari Urie…

A mon tour, je peux évoquer les motifs de rendre grâce, ce jour, au seigneur

J’intériorise cette prière, qui vient, cette semaine, après avoir entendu, dans l’évangile de dimanche dernier, l’invitation du diable à Jésus, de se prosterner devant lui. Et moi, sur mon chemin de carême, quels moyens vais-je prendre pour « me ranger du côté » du Seigneur ?

Je considère maintenant ma prière. Quels sont les appels que j’adresse au Seigneur. Je sais que la prière n’est pas un acte magique où j’obtiendrais, rapidement, ce que je réclame. Pourtant je crois que le Seigneur est là et me répond. Comment, dans la foi, est-ce que je vis ce dialogue ?

Je peux examiner mes insuffisances, mes faiblesses, les combats, peut-être que j’ai à mener. Est-ce que je perçois la force du Seigneur à mes côtés ?

Je relis maintenant l’ensemble du psaume, et prends le temps de m’adresser au Seigneur dans un dialogue confiant. Je peux lui rendre grâce, comme je peux lui présenter ce qui, aujourd’hui, gène en moi l’expression de la louange. J’intercède aussi pour ceux, qui, aujourd’hui, ont besoin de recevoir la force du Seigneur.

         Je rejoins toute l’Église en disant la prière que le Christ nous a laissée. « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 1

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit
Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Psaume 23

Je me dispose à la rencontre du Seigneur, en faisant silence en moi. Je me présente à lui et me signe au nom du Père, du Fils et du. Saint Esprit. Je demande au Seigneur la grâce de me tenir dans une posture de chercheur.

Je lis le psaume lentement.

Je me tiens devant Dieu Créateur et considère ma responsabilité face à la création qui m’est confiée, en ces temps où la planète semble menacée.

Je m’arrête sur ce qui m’habite intérieurement. Mon désir de Dieu est-il « pur » ? Quelles peuvent être, aujourd’hui, les « idoles » qui me détournent du Seigneur.

Je me situe maintenant dans le peuple de Dieu, dans la communauté chrétienne que je fréquente habituellement. Comment suis-je aidé dans mon chemin de foi par les frères 

Je prends maintenant le temps d’un dialogue personnel avec le Seigneur. Je lui confie toute la Création, lui demande de me libérer de mes idoles, et lui confie, dans le peuple qui le cherche, ceux qui ont, aujourd’hui, particulièrement besoin de son secours.

         Je relis le psaume et m’unis au peuple de Dieu en disant « Notre Père… »

         Je fais le signe de croix.

Psaume 39

Je prends place devant le visage de ce Christ  et fais silence en moi. Je me dispose à la prière et fais le signe de croix.

Pour les chrétiens, Jésus a non seulement prié ce psaume mais il l’a accompli. Je lis lentement les versets du psaume 39 que propose la liturgie de ce jour, en pensant à la manière dont Jésus l’a vécu.

Je me mets à nouveau à l’écoute de ce psaume en prenant les strophes les unes après les autres: que me dit-il pour moi aujourd’hui ?

: j’entends l’appel à faire confiance au Seigneur qui veut pour moi la vie et à me mettre en chemin. L’appel à aller vers Lui ; à m’en remettre à lui ; à le servir.

j’entends l’appel à écouter sa Parole et à la mettre en pratique. L’appel à chercher à faire la volonté de Dieu en toutes circonstances.

j’entends l’appel à ne pas garder pour moi la bonne nouvelle du salut mais à l’annoncer, à la partager largement, en paroles et en actes.

: j’entends l’appel à chercher le Seigneur ; je lui demande la grâce de le louer pour ce qu’il est, en exultant de joie.

Je médite cela, puis je m’adresse au Seigneur avec mes propres mots ou avec les mots du psaume qui font écho en moi.

A la suite du Christ, je peux redire le refrain du psaume : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »

Je termine la prière en disant le Notre Père : « Que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel » et en écoutant le psaume chanté :

Psaume 94

Je me dispose pour ce temps de prière, je prends une ou deux grandes respirations et je fais silence en moi.

Me voici devant toi, Seigneur, avec mes lumières et mes ombres, mes désirs et mes craintes. Fais que je puisse t’aimer et aimer mes frères toujours davantage. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit

J’écoute et je relis lentement ce psaume, en le recevant pour moi. Je m’arrête sur un mot, une phrase qui me touchent particulièrement.

J’entends cet appel à venir auprès du Seigneur pour lui rendre grâce. Je réfléchis en moi: quand est-ce que je quitte mes activités pour donner du temps au Seigneur ? Je contemple aussi ces derniers jours: je repère tous les instants de présence du Seigneur et je lui rends grâce.

Je me remémore quelques passages de la Bible où je vois le peuple guidé par Dieu ou son envoyé. Ce verset est au présent et « nous » m’intègre dans ce peuple. Je réfléchis en moi-même : qu’est-ce que cela peut signifier, évoquer pour moi ? l’Eglise, le peuple des croyants, des chrétiens …

Ce psaume m’interpelle, moi personnellement; et c’est aujourd’hui, sans attendre … Comment j’écoute sa parole ? Comment je la laisse me nourrir, me fortifier, me guider ? Ecouter, c’est-à-dire donner du temps et s’oublier, et aussi ouvrir son coeur . Je réfléchis en moi-même: que pourrais-je décider pour être davantage à l’écoute de la Parole?

Je relis maintenant lentement ce psaume et je ferme les yeux . Je m’adresse au Seigneur comme à un ami et lui confie mes désirs, mes difficultés et lui demande son aide.

Et je termine en m’adressant au Père: Notre Père qui es…

Psaume 97

La terre tout entière a vu
le salut que Dieu nous donne !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Frochaux- Exultation

Le Dieu Créateur et Maître de toutes choses, a défié nos vues humaines en se faisant humble et proche.

Dieu : Roi d’humilité

 « Le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu ». « Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde ». Dieu se donne au monde en Jésus Christ qui est sa vraie Image. Il quitte son trône royal pour venir dans la misère du monde.

Il naît d’ailleurs dans une crèche, un lieu dégoûtant qui n’abrite que les animaux. Voilà ce dont Dieu est capable. Un Dieu qui fonde sa grandeur sur la petitesse et le service désintéressé. Il est la Lumière qui brille pour tous. Voyez-vous !

Dieu : Maître de la proximité.

Dieu aurait pu étendre sa main puissante pour balayer tout le mal du monde. Mais, il a choisi de venir vers l’homme, de s’insérer dans le monde pour cheminer avec les siens.

« Et le verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous ». A bien des manières, Dieu a parlé aux hommes. Mais aujourd’hui, il se donne entièrement en Jésus Christ.

Psaume 30

François-Xavier de Boissoudy

Louons le Seigneur

Psaume 144

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.

Je me dispose pour ce temps de prière. Je fais silence pour ouvrir l’oreille de mon cœur. J’imagine la communion des saints, dont je fais partie, qui hier, comme aujourd’hui, se rejoignent dans la louange du Seigneur. Je demande de donner place, dans ma vie de prière, à la louange.

Après avoir tracé sur moi le signe de croix, je lis le psaume.

Je parcours plusieurs fois le texte du psaume, attentif aux répétitions :

Je bénirai

Ses œuvres

Tes exploits

La gloire de ton règne

La gloire de ton règne
les fidèles te bénissent.

tes œuvres

tes exploits

la gloire et l’éclat

L’éclat de ton règne / un règne éternel.

Je redis le refrain du psaume « Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. », et l’affirmation du psalmiste : « La bonté du seigneur est pour tous, a tendresse, pour toutes ses œuvres. ». Et moi, est-ce que je ressens intérieurement la bonté et la tendresse du Seigneur ?

Le psalmiste parle d’abord à la première personne « je bénirai ton nom » …puis en appelle à la foule des fidèles. « Que tes fidèles te bénissent ! ». Et moi, comment, est-ce que je me sens relié à tous les baptisés, à toute l’Église lorsque je prie ?

Cette foule est alors appelée à partager sa reconnaissance pour le Seigneur. « Ils diront » / « ils parleront » / « ils annonceront «. Et moi comment est-ce que je peux faire de ma louange un témoignage ?

Dans un cœur à cœur avec le Seigneur, j’exprime ce qui, aujourd’hui, peut me pousser à la louange. Je lui confie, aussi, ce qui peut retenir ma louange, une difficulté, la préoccupation pour un proche, des inquiétudes pour notre monde…

Je relis le psaume, je peux aussi l’écouter

Je termine ma prière en disant le Notre Père, m’arrêtant plus longuement sur « que ton règne vienne », règne d’amour, de bonté et de tendresse.

Je fais le signe de croix.

Psaumme 117

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ! R

Ouvrez-moi les portes de justice :
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur :
qu’ils entrent, les justes ! » R

Béni soit au nom du Seigneur
celui qui vient !
De la maison du Seigneur,
nous vous bénissons ! R

Le psaume 117 est le dernier chant du Hallel (Ps 112 à 117) que chantait Israël pour clôturer le repas pascal. C’ est un psaume d’action de grâces. Le peuple va au Temple pour dire sa reconnaissance au Seigneur.

Je m’installe confortablement , me dispose intérieurement à entrer dans la prière en faisant silence en moi et je trace le signe de croix.

Pour ce temps de prière, je peux demander au Seigneur la grâce de reconnaître sa lumière et son salut dans ma vie.

Je lis lentement le psaume en m’arrêtant sur les mots et les expressions qui me touchent particulièrement. Je repère comment est exprimée l’action de grâce au Seigneur.

Points de méditation :

  • « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! »

Le psaume commence par une invitation à rendre grâce, adressée au peuple d’Israël. Je peux m’associer à cette louange du Seigneur pour son amour éternel .

  • « Tu es pour moi le salut. »

Ce psaume est un chant de reconnaissance du psalmiste envers le Seigneur qui l’a délivré. Dans certaines situations difficiles, nous comptons sur nos proches et nos amis, mais parfois Dieu seul est capable de donner le réconfort dont nous avons besoin.

Je fais mémoire de telle(s) situation(s)que j’ai pu traverser à un moment de ma vie   et je remercie le Seigneur de m’avoir apporté sa lumière et son réconfort.

  • « Béni soit au nom du Seigneur Celui qui vient ! »

En ce début d’Avent, nous attendons la venue du Messie.

Comment ai-je envie de vivre ce temps d’attente  et de préparation à la fête de Noël ?

Je peux demander au Seigneur de me guider sur mon chemin d’Avent et m’associer au psalmiste pour le bénir.

Pour clore ce temps, je m’adresse au Seigneur en lui confiant en toute simplicité ce que ce psaume m’a évoqué. Puis je termine en récitant ou en chantant la prière d’action de grâce de Marie, Le Magnificat.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.


Psaume 149

Peuple de prêtres, peuple de rois,
chante ton Seigneur !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

Ce psaume 149 est l’avant dernier du psautier. Les diverses parties du livre des psaumes se concluent toutes par un chant de louange. Mais, à la fin du livre, la louange est amplifiée. Le psaume précédent, 148, invite à louer le Seigneur à travers toute la création, le soleil, la lune, les éléments, les montagnes et les mers…Ce psaume 149 nous appelle à redoubler de louange, à la suite des Hébreux, retrouvant la confiance en leur Dieu, après le retour d’exil, leur entrée dans Jérusalem. Ce chant de louange contraste avec l’évangile du jour où nous contemplons Jésus se lamenter sur Jérusalem. « Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix. » (Luc, 19,41)

Je me mets à l’écart, déterminé à contempler ce que je vis de bon, aujourd’hui et je demande au Seigneur la grâce de la louange.

Je fais le signe de croix et lis le psaume, en me laissant entrainer par l’énergie qu’il diffuse.

Nous sommes invités à louer « dans l’assemblée des fidèles ». Priant seul ce psaume, je m’unis avec tous les croyants, qui, en ce jour, méditent ce même texte. Je prie pour l’unité de l’Église, dans l’esprit de la Pentecôte, où chacun peut entendre la Parole dans sa propre langue, sa propre culture…Et je contemple Dieu Créateur. Notre maison commune souffre de notre manque de soin, mais comporte encore tant de merveilles. Je m’arrête un instant sur les couleurs de l’automne…

Louer, c’est offrir notre joie à Dieu. « Allégresse pour son Roi ».  A quelques jours de la fête du Christ Roi, je considère comment je peux donner au Christ la première place dans ma vie. « Que ton règne vienne. »

J’entends ensuite la certitude du psalmiste. « Le Seigneur aime son peuple. ». Je médite sur l’amour donné par le Christ. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jean, 15,13)

Nous sommes enfin invités à proclamer « les éloges de Dieu ». Je peux me demander comment je témoigne de la joie que me donne le Seigneur, dans mon entourage.

Je relis le psaume, en imaginant des instruments de musique, les tambourins, les cithares, les mouvements de danse…en me laissant habiter, aussi, par le son de la musique, les cris de joie du peuple…

Je peux aussi l’écouter, sur de très belles images

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, m’abandonnant à son amour. Je lui partage ce qui peut, aujourd’hui, me porter à la louange, mais aussi, sans doute, toutes les résistances qui peuvent m’habiter.

         Je termine en disant le Notre Père et en traçant sur moi le signe de la croix.