Psaume 33

Je me dispose à ce rendez-vous avec le Seigneur, en faisant silence en moi; avec Ave generosa de Hildegard von Bingen.

Je veux louer le Seigneur et lui ,rendre grâce, pour tous les bienfaits reçus ces derniers jours, qui m’ont apporté paix et joie profonde. Et aussi pour les situations où il m’a inspiré le geste et la parole bienfaisante, consolatrice ou qui pardonne.Je regarde et médite.

Tobie et l’ange – Nathalie Gobin

« Le Seigneur entend ceux qui l’appellent »

Je lui fais confiance et je l’appelle, pour qu’il m’éclaire ; comment être son disciple dans mon quotidien . Je contemple les petites choses de ma vie, où Il m’attend et m’accompagne. J’évoque une scène de la vie de Jésus qui peut me guider.

Et demain, je choisi d’être vigilant à repérer la présence du Seigneur et je le loue en chantant:

Psaume 8

Seigneur, me voici, désireux de prendre un temps en ta présence. Merci de m’accueillir tel que je suis. Je te demande la grâce de contempler la Création et de m’en sentir responsable. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume, lentement, prenant soin de redire le refrain proclamant la grandeur de Dieu.

Je prends d’abord le temps de contempler la Création. Je peux faire mémoire du début de la Genèse où la création se déploie sur six jours. Je m’associe à l’action de grâces du Créateur : « il vit que cela était bon ». Je peux aussi évoquer les paysages printaniers. Je m’émerveille de l’immensité du cosmos, « le ciel, la lune et les étoiles. ».

Je m’arrête maintenant sur l’être humain, sur moi-même. Ma petitesse et ma fragilité dans l’univers. Et j’entends la volonté du Seigneur de me donner du prix. « Tu l’as voulu un peu moindre qu’un Dieu, le couronnant de gloire et d’honneur. ». Je rends grâce d’avoir été créé à l’image de Dieu.

Je considère maintenant la création comme un don reçu, un don sans limite puisque sont évoqués les animaux qui peuplent les terres, les mers et les cieux. Et j’examine ce don comme une responsabilité confiée.

Dans un cœur à cœur avec le Seigneur, je renouvelle mon action de grâce pour la Création, tout en demandant pardon pour les atteintes, aujourd’hui si graves, portées par l’homme à notre Maison commune.

En ces jours où le monde entier remercie le pape François, nous rendons grâce pour Laudato Si’ et présentons au Seigneur les efforts que nous faisons personnellement pour le progrès de l’écologie intégrale.  

« Il ne faut pas penser que ces efforts ne vont pas changer le monde. Ces actions répandent dans la société un bien qui produit toujours des fruits au-delà de ce que l’on peut constater, parce qu’elles suscitent sur cette terre un bien qui tend à se répandre toujours, parfois de façon invisible. En outre, le développement de ces comportements nous redonne le sentiment de notre propre dignité, il nous porte à une plus grande profondeur de vie, il nous permet de faire l’expérience du fait qu’il vaut la peine de passer en ce monde. » (Laudato Si’, n°212)

Je relis le psaume 8.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 88

J’entre en prière en faisant un signe de croix

  Je Lui demande ce dont j’ai besoin aujourd’hui, ce qu’Il veut me dire.

  • ce peut être de me souvenir des signes de Sa fidélité dans mon existence
  • de reconnaître mes propres infidélités
  • de me donner la force de Lui être fidèle
  • de Le remercier de Sa miséricorde….

Je contemple David. Le Seigneur l’a choisi et a conclu une alliance avec lui.

Pour toujours, Il sera à ses côtés ! Sans condition, pour David, de temps, d’attitude ….

L’alliance est aussi ferme et neuve dans le souvenir de Dieu qu’elle l’était aux jours de David lui-même et le restera malgré les nombreuses infidélités de David.

En ce Jeudi Saint, après avoir vécu ce temps de carême, temps propice pour me rapprocher du Seigneur et renouveler cette alliance qu’Il passe avec tout homme et toute femme, je me sens fortifié(e).

Son Amour et Sa présence pour toujours à mes côtés me donne l’élan pour une vie plus ajustée. Quel pas suis-je prêt(e) à faire pour Le suivre ?

Je prends un temps de méditation :

  • « Dieu, mon Père » … « mon roc et mon salut »
  •  « sans fin Il me gardera Son Amour » … 
  • « Jamais Il ne rompra Son Alliance avec moi »

Je présente au Seigneur, dans un cœur à cœur avec LUI, le fruit de ma prière (un merci, un pardon…)

Je conclus ce temps avec le Seigneur avec la prière que le Christ nous a apprit « Notre Père…. »

Je fais mon signe de croix.

Psaume 1

Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
 

Ce psaume met en contraste les voies des justes et des méchants. Il pose les fondations de la sagesse biblique, encourageant les croyants à choisir la voie de la justice et de la méditation de la loi divine pour une vie prospère et bénie.

Pour cela le psaume 1 décrit deux chemins distincts : celui des justes et celui des méchants.

Le psaume commence par une béatitude, “Heureux l’homme”, indiquant la voie du bonheur et de la bénédiction. Le juste est comparé à un arbre planté près d’un cours d’eau, symbolisant une vie nourrie et prospère grâce à une connexion constante avec la loi de Dieu. Cette image évoque stabilité, croissance et fructification.

En revanche, les méchants sont comparés à la paille que le vent dissipe, illustrant une existence instable et dénuée de substance.

En ce temps de carême ce psaume nous est donné afin de mettre l’accent  sur l’importance de méditer la loi de l’Éternel “jour et nuit”, soulignant ainsi l’engagement continu et profond à la vie spirituelle

Psaume 137

Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.
 

Je me dispose à la rencontre du Seigneur, déposant devant Lui, que je sais déjà présent, à m’attendre, mes préoccupations de ce jour. Je crée, par le silence, cet espace intérieur, en moi, où le Seigneur puisse se faire entendre comme une « brise légère ». Je demande au Seigneur la grâce de la louange.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume du jour, premier d’une série de huit psaumes attribués à David.

Je peux d’abord faire mémoire de ce que l’Écriture me dit du roi David, éclairant ses motivations de rendre grâce.

  • Son onction par le prophète Samuel, alors qu’il n’est pas le plus vaillant de sa fratrie.
  • Sa joie de s’installer à Jérusalem et d’y conduire l’arche d’alliance devant laquelle il danse.
  • Sa gratitude pour le pardon du Seigneur, après qu’il ait courtisé Bethsabée et fait périe son mari Urie…

A mon tour, je peux évoquer les motifs de rendre grâce, ce jour, au seigneur

J’intériorise cette prière, qui vient, cette semaine, après avoir entendu, dans l’évangile de dimanche dernier, l’invitation du diable à Jésus, de se prosterner devant lui. Et moi, sur mon chemin de carême, quels moyens vais-je prendre pour « me ranger du côté » du Seigneur ?

Je considère maintenant ma prière. Quels sont les appels que j’adresse au Seigneur. Je sais que la prière n’est pas un acte magique où j’obtiendrais, rapidement, ce que je réclame. Pourtant je crois que le Seigneur est là et me répond. Comment, dans la foi, est-ce que je vis ce dialogue ?

Je peux examiner mes insuffisances, mes faiblesses, les combats, peut-être que j’ai à mener. Est-ce que je perçois la force du Seigneur à mes côtés ?

Je relis maintenant l’ensemble du psaume, et prends le temps de m’adresser au Seigneur dans un dialogue confiant. Je peux lui rendre grâce, comme je peux lui présenter ce qui, aujourd’hui, gène en moi l’expression de la louange. J’intercède aussi pour ceux, qui, aujourd’hui, ont besoin de recevoir la force du Seigneur.

         Je rejoins toute l’Église en disant la prière que le Christ nous a laissée. « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 1

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit
Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Psaume 23

Je me dispose à la rencontre du Seigneur, en faisant silence en moi. Je me présente à lui et me signe au nom du Père, du Fils et du. Saint Esprit. Je demande au Seigneur la grâce de me tenir dans une posture de chercheur.

Je lis le psaume lentement.

Je me tiens devant Dieu Créateur et considère ma responsabilité face à la création qui m’est confiée, en ces temps où la planète semble menacée.

Je m’arrête sur ce qui m’habite intérieurement. Mon désir de Dieu est-il « pur » ? Quelles peuvent être, aujourd’hui, les « idoles » qui me détournent du Seigneur.

Je me situe maintenant dans le peuple de Dieu, dans la communauté chrétienne que je fréquente habituellement. Comment suis-je aidé dans mon chemin de foi par les frères 

Je prends maintenant le temps d’un dialogue personnel avec le Seigneur. Je lui confie toute la Création, lui demande de me libérer de mes idoles, et lui confie, dans le peuple qui le cherche, ceux qui ont, aujourd’hui, particulièrement besoin de son secours.

         Je relis le psaume et m’unis au peuple de Dieu en disant « Notre Père… »

         Je fais le signe de croix.

Psaume 39

Je prends place devant le visage de ce Christ  et fais silence en moi. Je me dispose à la prière et fais le signe de croix.

Pour les chrétiens, Jésus a non seulement prié ce psaume mais il l’a accompli. Je lis lentement les versets du psaume 39 que propose la liturgie de ce jour, en pensant à la manière dont Jésus l’a vécu.

Je me mets à nouveau à l’écoute de ce psaume en prenant les strophes les unes après les autres: que me dit-il pour moi aujourd’hui ?

: j’entends l’appel à faire confiance au Seigneur qui veut pour moi la vie et à me mettre en chemin. L’appel à aller vers Lui ; à m’en remettre à lui ; à le servir.

j’entends l’appel à écouter sa Parole et à la mettre en pratique. L’appel à chercher à faire la volonté de Dieu en toutes circonstances.

j’entends l’appel à ne pas garder pour moi la bonne nouvelle du salut mais à l’annoncer, à la partager largement, en paroles et en actes.

: j’entends l’appel à chercher le Seigneur ; je lui demande la grâce de le louer pour ce qu’il est, en exultant de joie.

Je médite cela, puis je m’adresse au Seigneur avec mes propres mots ou avec les mots du psaume qui font écho en moi.

A la suite du Christ, je peux redire le refrain du psaume : « Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »

Je termine la prière en disant le Notre Père : « Que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel » et en écoutant le psaume chanté :

Psaume 94

Je me dispose pour ce temps de prière, je prends une ou deux grandes respirations et je fais silence en moi.

Me voici devant toi, Seigneur, avec mes lumières et mes ombres, mes désirs et mes craintes. Fais que je puisse t’aimer et aimer mes frères toujours davantage. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit

J’écoute et je relis lentement ce psaume, en le recevant pour moi. Je m’arrête sur un mot, une phrase qui me touchent particulièrement.

J’entends cet appel à venir auprès du Seigneur pour lui rendre grâce. Je réfléchis en moi: quand est-ce que je quitte mes activités pour donner du temps au Seigneur ? Je contemple aussi ces derniers jours: je repère tous les instants de présence du Seigneur et je lui rends grâce.

Je me remémore quelques passages de la Bible où je vois le peuple guidé par Dieu ou son envoyé. Ce verset est au présent et « nous » m’intègre dans ce peuple. Je réfléchis en moi-même : qu’est-ce que cela peut signifier, évoquer pour moi ? l’Eglise, le peuple des croyants, des chrétiens …

Ce psaume m’interpelle, moi personnellement; et c’est aujourd’hui, sans attendre … Comment j’écoute sa parole ? Comment je la laisse me nourrir, me fortifier, me guider ? Ecouter, c’est-à-dire donner du temps et s’oublier, et aussi ouvrir son coeur . Je réfléchis en moi-même: que pourrais-je décider pour être davantage à l’écoute de la Parole?

Je relis maintenant lentement ce psaume et je ferme les yeux . Je m’adresse au Seigneur comme à un ami et lui confie mes désirs, mes difficultés et lui demande son aide.

Et je termine en m’adressant au Père: Notre Père qui es…

Psaume 97

La terre tout entière a vu
le salut que Dieu nous donne !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Frochaux- Exultation

Le Dieu Créateur et Maître de toutes choses, a défié nos vues humaines en se faisant humble et proche.

Dieu : Roi d’humilité

 « Le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu ». « Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde ». Dieu se donne au monde en Jésus Christ qui est sa vraie Image. Il quitte son trône royal pour venir dans la misère du monde.

Il naît d’ailleurs dans une crèche, un lieu dégoûtant qui n’abrite que les animaux. Voilà ce dont Dieu est capable. Un Dieu qui fonde sa grandeur sur la petitesse et le service désintéressé. Il est la Lumière qui brille pour tous. Voyez-vous !

Dieu : Maître de la proximité.

Dieu aurait pu étendre sa main puissante pour balayer tout le mal du monde. Mais, il a choisi de venir vers l’homme, de s’insérer dans le monde pour cheminer avec les siens.

« Et le verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous ». A bien des manières, Dieu a parlé aux hommes. Mais aujourd’hui, il se donne entièrement en Jésus Christ.