Psaume 84

La gloire du Seigneur habitera notre terre

Je prends un temps à l’écart…

Je me prépare à rencontrer le Seigneur, en communion avec toute l’Eglise… Je peux faire mémoire de la foule des croyants qui ont prié avec ce psaume…

Je m’installe, respire profondément et trace sur moi le signe de la Croix…

Je peux demander une grâce au Seigneur…
 

Je lis le psaume lentement, une première fois.

Composé sans doute après le retour d’exil à Babylone, ce psaume balance entre espérance et attente, confiance et incertitude.

Les v 2-4 font mémoire du pardon de Dieu.

Les v 5-7 demandent la miséricorde divine

Les v 8-10 appellent à la confiance, à l’écoute de la Parole

Les v 11-14 disent le temps de l’espérance

Je relis le psaume en étant attentif.e aux mots, aux images utilisées, aux demandes exprimées. Je reste sur ce qui me parle, sans me soucier d’aller plus loin.
 

Le verbe « revenir » est employé cinq fois, dans des mouvements différents…

Le sujet de ce psaume est le pardon de Dieu… le Dieu juste condamne le péché, tout péché, mais le Dieu d’amour pardonne au pécheur…

Il nous rappelle l’importance de la mémoire des actions passées de Dieu pour nourrir notre foi en ses promesses futures…

Je peux faire mémoire de l’action de Dieu dans ma vie passée et présente, de son pardon, du don de sa grâce…

J’en parle à Jésus, comme un ami se confie à son ami…

Et je redis ma confiance au Père, dans la paix et la joie de l’Esprit Saint : « Notre Père… »

Psaume 95

Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur !

Je prends un temps à l’écart, dans un cadre paisible…

Je laisse aller mes préoccupations et me mets en présence du Seigneur… Il m’attend…

Je lui demande la grâce de le contempler et de l’aimer…

En communion avec mes frères et sœurs chrétiens, je lis le psaume une première fois, puis le relis en étant attentif.ve au rythme des phrases, aux mots, aux images utilisées…

Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâce. Il célèbre la grandeur de Dieu et invite toute la terre à louer et proclamer sa gloire.

Le mot « Seigneur » revient 11 fois. Les verbes sont en majorité à l’impératif :

« chantez…proclamez…bénissez…racontez…rendez…adorez…allez dire… »

Le psalmiste invite la terre entière (v 1) à louer Dieu sauveur (v 2), Dieu créateur (v5, 11-12), Dieu saint (v 9), Dieu d’Espérance (v 13).

Je relis le psaume, lentement, me laissant imprégner de la joie du psalmiste…

Cette joie, fruit de l’Esprit, me rejoint-elle dans ma vie ? transforme-t-elle mon quotidien ? est-elle source de force dans les difficultés ?

Ou au contraire, est-ce que me sens, aujourd’hui, loin de cette joie ? Pourquoi ?

De quelles situations puis-je faire mémoire ? A quoi cela m’invite-t-il ?

Je recueille ce qui monte en moi (action de grâce, supplication) et j’en parle à Jésus comme un ami parle à son ami…

Je relis le psaume en entier, et demande au Seigneur ce dont j’ai le plus besoin…

Et je termine en m’adressant à Notre Père…

Ro 15, 13 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint. »

Prier avec le Psaume 88 (89)

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

Je me mets à l’écart pour prendre un temps avec le Seigneur, pour me rendre disponible à l’écoute de sa Parole, qui me rejoint, aujourd’hui, à travers les mots d’un psaume que Jésus a prié. Je fais silence en moi, déposant mes préoccupations auprès du Seigneur et demande la grâce de la fidélité.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume lentement, à haute voix si cela est possible, pour en faire une expression de louange.

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;
et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.

« Mon amour et ma fidélité sont avec lui,
mon nom accroît sa vigueur ;
Il me dira : “Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !” »

Je « rumine » le texte en étant attentif aux mots que le psalmiste répète :

  • L’amour.
  • La fidélité. (Sans fin, d’âge en âge, pour toujours, stable…)
  • La croissance. (Fortifiera, accroît).

Je m’arrête maintenant sur la fidélité (un mot qui a la même racine que foi). Est-ce que je fais, personnellement, l’expérience de la fidélité du Seigneur ? Puis-je faire mémoire d’événements, de situations où j’ai éprouvé cette fidélité ?

Je considère alors ma propre fidélité au Seigneur. Comment est-ce que je la vis ? Suis-je assidu dans ma relation au Seigneur ? Quels sont les moyens que j’utilise ? M’arrive-t-il de connaître des périodes de doute ?
 

J’examine l’évocation de David, dont descendra Jésus, mais qui ouvre aussi mon propre chemin de serviteur. Entre Dieu et son serviteur s’installe une fidélité réciproque : le serviteur reçoit sans cesse sa force du Seigneur,

et l’annonce fidèlement : « tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut. ». Et moi, comment est-ce que je ressens en moi la force du Seigneur ? Et moi, aujourd’hui, comment est-ce que j’annonce son amour ?

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui rendre grâce de Sa fidélité, lui présenter, peut-être, mes propres infidélités. Je lui présente celles et ceux qui ont, aujourd’hui, besoin de Sa force.

Je relis le psaume.

Je termine en disant « Notre Père… »

Au nom de Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 33

Je me dispose à ce rendez-vous avec le Seigneur, en faisant silence en moi; avec Ave generosa de Hildegard von Bingen.

Je veux louer le Seigneur et lui ,rendre grâce, pour tous les bienfaits reçus ces derniers jours, qui m’ont apporté paix et joie profonde. Et aussi pour les situations où il m’a inspiré le geste et la parole bienfaisante, consolatrice ou qui pardonne.Je regarde et médite.

Tobie et l’ange – Nathalie Gobin

« Le Seigneur entend ceux qui l’appellent »

Je lui fais confiance et je l’appelle, pour qu’il m’éclaire ; comment être son disciple dans mon quotidien . Je contemple les petites choses de ma vie, où Il m’attend et m’accompagne. J’évoque une scène de la vie de Jésus qui peut me guider.

Et demain, je choisi d’être vigilant à repérer la présence du Seigneur et je le loue en chantant:

Psaume 8

Seigneur, me voici, désireux de prendre un temps en ta présence. Merci de m’accueillir tel que je suis. Je te demande la grâce de contempler la Création et de m’en sentir responsable. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume, lentement, prenant soin de redire le refrain proclamant la grandeur de Dieu.

Je prends d’abord le temps de contempler la Création. Je peux faire mémoire du début de la Genèse où la création se déploie sur six jours. Je m’associe à l’action de grâces du Créateur : « il vit que cela était bon ». Je peux aussi évoquer les paysages printaniers. Je m’émerveille de l’immensité du cosmos, « le ciel, la lune et les étoiles. ».

Je m’arrête maintenant sur l’être humain, sur moi-même. Ma petitesse et ma fragilité dans l’univers. Et j’entends la volonté du Seigneur de me donner du prix. « Tu l’as voulu un peu moindre qu’un Dieu, le couronnant de gloire et d’honneur. ». Je rends grâce d’avoir été créé à l’image de Dieu.

Je considère maintenant la création comme un don reçu, un don sans limite puisque sont évoqués les animaux qui peuplent les terres, les mers et les cieux. Et j’examine ce don comme une responsabilité confiée.

Dans un cœur à cœur avec le Seigneur, je renouvelle mon action de grâce pour la Création, tout en demandant pardon pour les atteintes, aujourd’hui si graves, portées par l’homme à notre Maison commune.

En ces jours où le monde entier remercie le pape François, nous rendons grâce pour Laudato Si’ et présentons au Seigneur les efforts que nous faisons personnellement pour le progrès de l’écologie intégrale.  

« Il ne faut pas penser que ces efforts ne vont pas changer le monde. Ces actions répandent dans la société un bien qui produit toujours des fruits au-delà de ce que l’on peut constater, parce qu’elles suscitent sur cette terre un bien qui tend à se répandre toujours, parfois de façon invisible. En outre, le développement de ces comportements nous redonne le sentiment de notre propre dignité, il nous porte à une plus grande profondeur de vie, il nous permet de faire l’expérience du fait qu’il vaut la peine de passer en ce monde. » (Laudato Si’, n°212)

Je relis le psaume 8.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 88

J’entre en prière en faisant un signe de croix

  Je Lui demande ce dont j’ai besoin aujourd’hui, ce qu’Il veut me dire.

  • ce peut être de me souvenir des signes de Sa fidélité dans mon existence
  • de reconnaître mes propres infidélités
  • de me donner la force de Lui être fidèle
  • de Le remercier de Sa miséricorde….

Je contemple David. Le Seigneur l’a choisi et a conclu une alliance avec lui.

Pour toujours, Il sera à ses côtés ! Sans condition, pour David, de temps, d’attitude ….

L’alliance est aussi ferme et neuve dans le souvenir de Dieu qu’elle l’était aux jours de David lui-même et le restera malgré les nombreuses infidélités de David.

En ce Jeudi Saint, après avoir vécu ce temps de carême, temps propice pour me rapprocher du Seigneur et renouveler cette alliance qu’Il passe avec tout homme et toute femme, je me sens fortifié(e).

Son Amour et Sa présence pour toujours à mes côtés me donne l’élan pour une vie plus ajustée. Quel pas suis-je prêt(e) à faire pour Le suivre ?

Je prends un temps de méditation :

  • « Dieu, mon Père » … « mon roc et mon salut »
  •  « sans fin Il me gardera Son Amour » … 
  • « Jamais Il ne rompra Son Alliance avec moi »

Je présente au Seigneur, dans un cœur à cœur avec LUI, le fruit de ma prière (un merci, un pardon…)

Je conclus ce temps avec le Seigneur avec la prière que le Christ nous a apprit « Notre Père…. »

Je fais mon signe de croix.

Psaume 1

Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
 

Ce psaume met en contraste les voies des justes et des méchants. Il pose les fondations de la sagesse biblique, encourageant les croyants à choisir la voie de la justice et de la méditation de la loi divine pour une vie prospère et bénie.

Pour cela le psaume 1 décrit deux chemins distincts : celui des justes et celui des méchants.

Le psaume commence par une béatitude, “Heureux l’homme”, indiquant la voie du bonheur et de la bénédiction. Le juste est comparé à un arbre planté près d’un cours d’eau, symbolisant une vie nourrie et prospère grâce à une connexion constante avec la loi de Dieu. Cette image évoque stabilité, croissance et fructification.

En revanche, les méchants sont comparés à la paille que le vent dissipe, illustrant une existence instable et dénuée de substance.

En ce temps de carême ce psaume nous est donné afin de mettre l’accent  sur l’importance de méditer la loi de l’Éternel “jour et nuit”, soulignant ainsi l’engagement continu et profond à la vie spirituelle

Psaume 137

Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.
 

Je me dispose à la rencontre du Seigneur, déposant devant Lui, que je sais déjà présent, à m’attendre, mes préoccupations de ce jour. Je crée, par le silence, cet espace intérieur, en moi, où le Seigneur puisse se faire entendre comme une « brise légère ». Je demande au Seigneur la grâce de la louange.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume du jour, premier d’une série de huit psaumes attribués à David.

Je peux d’abord faire mémoire de ce que l’Écriture me dit du roi David, éclairant ses motivations de rendre grâce.

  • Son onction par le prophète Samuel, alors qu’il n’est pas le plus vaillant de sa fratrie.
  • Sa joie de s’installer à Jérusalem et d’y conduire l’arche d’alliance devant laquelle il danse.
  • Sa gratitude pour le pardon du Seigneur, après qu’il ait courtisé Bethsabée et fait périe son mari Urie…

A mon tour, je peux évoquer les motifs de rendre grâce, ce jour, au seigneur

J’intériorise cette prière, qui vient, cette semaine, après avoir entendu, dans l’évangile de dimanche dernier, l’invitation du diable à Jésus, de se prosterner devant lui. Et moi, sur mon chemin de carême, quels moyens vais-je prendre pour « me ranger du côté » du Seigneur ?

Je considère maintenant ma prière. Quels sont les appels que j’adresse au Seigneur. Je sais que la prière n’est pas un acte magique où j’obtiendrais, rapidement, ce que je réclame. Pourtant je crois que le Seigneur est là et me répond. Comment, dans la foi, est-ce que je vis ce dialogue ?

Je peux examiner mes insuffisances, mes faiblesses, les combats, peut-être que j’ai à mener. Est-ce que je perçois la force du Seigneur à mes côtés ?

Je relis maintenant l’ensemble du psaume, et prends le temps de m’adresser au Seigneur dans un dialogue confiant. Je peux lui rendre grâce, comme je peux lui présenter ce qui, aujourd’hui, gène en moi l’expression de la louange. J’intercède aussi pour ceux, qui, aujourd’hui, ont besoin de recevoir la force du Seigneur.

         Je rejoins toute l’Église en disant la prière que le Christ nous a laissée. « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 1

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit
Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Psaume 23

Je me dispose à la rencontre du Seigneur, en faisant silence en moi. Je me présente à lui et me signe au nom du Père, du Fils et du. Saint Esprit. Je demande au Seigneur la grâce de me tenir dans une posture de chercheur.

Je lis le psaume lentement.

Je me tiens devant Dieu Créateur et considère ma responsabilité face à la création qui m’est confiée, en ces temps où la planète semble menacée.

Je m’arrête sur ce qui m’habite intérieurement. Mon désir de Dieu est-il « pur » ? Quelles peuvent être, aujourd’hui, les « idoles » qui me détournent du Seigneur.

Je me situe maintenant dans le peuple de Dieu, dans la communauté chrétienne que je fréquente habituellement. Comment suis-je aidé dans mon chemin de foi par les frères 

Je prends maintenant le temps d’un dialogue personnel avec le Seigneur. Je lui confie toute la Création, lui demande de me libérer de mes idoles, et lui confie, dans le peuple qui le cherche, ceux qui ont, aujourd’hui, particulièrement besoin de son secours.

         Je relis le psaume et m’unis au peuple de Dieu en disant « Notre Père… »

         Je fais le signe de croix.