Psaume 33

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l’appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé,
il sauve l’esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre.

Je me dispose à la prière. Je fais silence en moi, pour me rendre disponible aux mots du psalmiste.

Je lis le psaume, lentement, une première fois. Puis je le relis, m’arrêtant sur ce qui me rejoint aujourd’hui :

Je bénirai le seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse sur mes lèvres.

Je loue, aujourd’hui, le Seigneur pour ce que je vis de bon et de beau.

Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge.

Je me sens solidaire du peuple de Dieu, de tous les croyants, de l’Église, qui s’unissent dans une même louange, qui recherche le secours du Seigneur.

Le Seigneur entend ceux qui l’appellent (…)
Il est proche du cœur brisé, 
Il sauve l’esprit abattu.

Je présente au Seigneur mes appels de ce jour, pour mes propres difficultés, les épreuves qui peuvent toucher mes proches, les misères du monde.

Le Seigneur sauve
Il délivre

Relisant le psaume, Je redis ma foi en Jésus ressuscité qui nous sauve des ténèbres et de la mort.

Je termine en disant l’acte d’espérance.

J'espère en toi, Seigneur.
À ceux qui t'aiment tu as promis la vraie vie.
Dans les difficultés de l'existence
et à l'heure de la mort,
affermis ma confiance
en celui qui nous donne une vie nouvelle
par sa victoire sur la mort,
ton Fils Jésus Christ.

Psaume 8

Aujourd’hui nous allons vivre notre prière au rythme d’un psaume d’action de grâce.Seigneur, donne-moi d’entrer dans la louange. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Contemplons et laissons-nous guider par Chagall !


O Seigneur notre Dieu,
qu'il est grand ton nom
par toute la terre ! 


Jusqu'aux cieux ta splendeur est chantée
par la bouche des enfants, des tout-petits
rempart que tu opposes à l'adversaire,
où l'ennemi se brise en sa révolte. 


A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ? 


Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds : 


Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux. 

O Seigneur notre Dieu,
qu'il est grand ton nom
par toute la terre ! 

Je contemple ces dernières semaines dans ma vie et je repère tout ce pour quoi je peux louer le Seigneur. Sa grande tendresse pour moi.

« Tu établis l’homme sur les oeuvres de tes mains! » . Où suis-je appelé/e ?

Et aussi éclaire-moi! Comment prendre soin, à ton exemple, de toutes tes créatures ?

Je conclus avec ce Notre Père « à l’envers »:

Mon fils / Ma fille, qui es sur la terre,
Fais que ta vie soit le meilleur reflet de mon nom.
Engage-toi pour mon Règne à chaque pas que tu fais,
Dans chaque décision que tu prends,
Dans chaque attitude et chaque geste.
Construis-le pour moi et avec moi.
C’est là ma volonté sur la terre comme au ciel.
Reçois le pain de chaque jour,
Conscient(e) que c’est un privilège et un miracle.
Je te pardonne tes erreurs, tes chutes, tes abandons,
Mais fais de même face à la fragilité de tes frères.
Lutte pour plus de justice et de paix
Et je serai à tes côtés.
N’aie pas peur :
Le mal n’aura pas le dernier mot.

Amen.

Traduit d’après José Maria Rodriguez Olaizola s.j. (Revue Jesuitas, Primavera 2017, p.9)

Psaume 115

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Norbert Then
A la suite du psalmiste qui implore son Dieu, en cette semaine sainte, en ce lendemain de la messe chrismale,
je  propose un temps de prière à partir de la rénovation des promesses sacerdotales des prêtres de notre diocèse réunis à Châteauroux et de la demande de soutien par la prière de l’évêque.

L’évêque s’adressant aux prêtres

« Fils très chers, en cet anniversaire du jour où le Christ fit participer ses apôtres et chacun d’entre nous à son sacerdoce, voulez-vous devant votre évêque et le peuple saint de Dieu, renouveler les engagements que vous avez pris autrefois ? »  (les prêtres)  Oui, je le veux.

« Voulez-vous vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus et chercher à lui ressembler, en renonçant à vous-mêmes, en étant fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle que vous avez reçue avec joie, par amour du Christ et pour le service de son Eglise au jour de votre ordination sacerdotale ? » (les prêtres)  Oui, je le veux.

« Voulez-vous être les fidèles intendants  des mystères de Dieu par la sainte eucharistie et les autres célébrations liturgiques, et assurer fidèlement  la charge sainte de l’enseignement, la suite du Christ notre Tête et notre pasteur, avec désintéressement et souci des âmes »  (les prêtres)  Oui, je le veux.

Puis l’évêque, tourné vers l’assemblée :

« Et vous frères et sœurs bien-aimés priez pour vos prêtres : que le Seigneur répande sur eux ses dons en abondance, afin qu’ils soient les fidèles ministres du Christ, le souverain prêtre, et vous conduisent à lui, la source du salut.

Priez aussi pour moi, votre évêque : que je sois fidèle à la charge apostolique qui m’a été confiée, malgré ma faiblesse ; que je reflète parmi vous une image vivante et toujours plus parfaite du Christ prêtre, Bon Pasteur, Maître et serviteur de tous.

Que le Seigneur nous garde les uns et les autres dans son amour ; que lui-même nous conduise, tous jusqu’à la vie éternelle ». Amen

Psaume 104

Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

J’entre dans la prière, en faisant silence. Je me fais le contemporain du psalmiste, pour me rendre disponible à ses appels.

Je lis le psaume, lentement

J’entends que le psalmiste s’adresse à un peuple. « Cherchez…Recherchez… »

« Vous la race d’Abraham, son serviteur ;

Les fils de Jacob… »

  • Je me situe dans ce peuple des croyants, tellement nombreux au fil des siècle, dont je suis l’héritier.
    • Je me situe aujourd’hui, dans l’Église universelle, avec laquelle je suis appelé à faire synode, à marcher ensemble.
    • Je fais mémoire de tous ceux qui m’ont aidé, qui m’aident encore à cheminer dans la foi.

J’entends ensuite l’action de grâce du psalmiste pour la fidélité du Seigneur.

  • « Il s’est toujours souvenu de son alliance »
  • Et moi, quelles sont les occasions où je ressens cette fidélité ?
  • Et moi, quelles sont mes fidélités / mes infidélités ?

Je relis le psaume

Je m’appuie sur la fidélité de Marie, en disant le magnificat.
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Psaume 1

Heureux est l’homme
    qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
    planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
    balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

En ce début de carême, la liturgie nous propose le psaume 1, nous invitant à la louange, tout au long des quarante jours qui viennent. Le psautier commence par une béatitude.

Je me dispose à la prière, pour entrer en silence, l’un des lieux de désert où le Seigneur m’attend en ce carême.

Je lis le psaume, lentement, me laissant rejoindre par les promesses du Seigneur.

  • Heureux…
    • L’homme qui se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi nuit et jour.
    • Comme un arbre qui donne du fruit, et jamais son feuillage ne meurt…

Je me laisse habiter par l’image de l’arbre près du ruisseau :

  • Et moi, quelles sont mes racines ? Quelle est leur solidité ?
    • A qui, auprès de qui est-ce que je m’abreuve ?

Entrant dans le carême, appelé à la conversion, je médite sur mes ancrages, ce qui me tient, tel un arbre dressé, comme sur mes fragilités qui peuvent m’ébranler. Et je me confie au Seigneur.

Je relis le psaume.

Sur ce chemin de conversion, je m’adresse au Père de tendresse et de miséricorde… « Notre Père… »

Psaume 48

Voici le destin des insensés
et l’avenir de qui aime les entendre :
troupeau parqué pour les enfers
et que la mort mène paître.

Dans la mort, s’effaceront leurs visages :
pour eux, plus de palais !
Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
c’est lui qui me prendra.

Ne crains pas l’homme qui s’enrichit,
qui accroît le luxe de sa maison :
aux enfers il n’emporte rien ;
sa gloire ne descend pas avec lui.

De son vivant, il s’est béni lui-même :
« On t’applaudit car tout va bien pour toi ! »
Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
qui ne verront jamais plus la lumière.

Je prends un temps à l’écart et je me mets sous le regard de Dieu.

Je lis et relis lentement le psaume, en étant attentif (ve) aux images utilisées, au rythme des phrases, des strophes.

Je laisse les paroles résonner en moi…Que me suggèrent-elles? Où m’interpellent-elles?

Jésus dit, en Lc 16,13: » Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. « 

En ce monde aujourd’hui, où l’argent est parfois un dieu qui gouverne la vie, à quoi ou à qui suis-je réellement attaché(e)?

  • Quelles sont les priorités de ma vie?
  • Est-ce que je vis pour moi-même ou pour Celui qui, pour moi, est mort et ressuscité?

J’en parle à Jésus comme un ami parle à son ami.

Je poursuis en demandant à Dieu ce dont j’ai le plus besoin.

Puis je termine ce temps de prière en demandant: « Donne-moi seulement de t’aimer »

https://drive.google.com/file/d/1juTf0SEUiwdATJDW1Sl_SPr8ok9Ps9Bj/view?usp=drive_web

Psaume 33

Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

Psaume 105

Soeur Caritas Müller
Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple. 

Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
Ils vont se mêler aux païens,
ils apprennent leur manière d’agir. 
Alors ils servent leurs idoles,
et pour eux c’est un piège :
ils offrent leurs fils et leurs filles
en sacrifice aux démons. 

De telles pratiques les souillent ;
ils se prostituent par de telles actions.
Et le Seigneur prend feu contre son peuple :
ses héritiers lui font horreur. 

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur

– Je prends le temps de lire ce psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

– Je peux demander au Seigneur, la grâce de ressentir sa bienveillance au cours de ma journée .

Dans ce psaume, le peuple d’Israël s’accuse devant Dieu des fautes qu’il a commises dans le passé et  exprime sa repentance.

            Je prends le temps de réfléchir au cadeau du pardon que le Seigneur donne à chacun qui se repend et je peux rendre grâce pour sa miséricorde.

Le peuple d’Israël, conscient de son pêché, implore la compassion du Seigneur ( « Souviens-toi de moi Seigneur dans la bienveillance pour ton peuple. »)           

Je fais mémoire des situations dans lesquelles j’ai supplié Dieu de me montrer sa présence et je peux lui redire ma confiance en son amour et en sa fidélité

A la fin de ce temps, je m’adresse au Seigneur pour lui confier ce qui m’habite.

Je peux terminer par la prière du Notre Père

Psaume 48

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! (Mt 5, 3)

Voici le destin des insensés
et l’avenir de qui aime les entendre :
troupeau parqué pour les enfers
et que la mort mène paître.

Dans la mort, s’effaceront leurs visages :
pour eux, plus de palais !
Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
c’est lui qui me prendra.

Ne crains pas l’homme qui s’enrichit,
qui accroît le luxe de sa maison :
aux enfers il n’emporte rien ;
sa gloire ne descend pas avec lui.

De son vivant, il s’est béni lui-même :
« On t’applaudit car tout va bien pour toi ! »
Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
qui ne verront jamais plus la lumière.

Je me dispose à la prière, puis je lis le psaume du jour, en répétant, entre chaque strophe, le refrain proposé.

Le psalmiste, comme nous aujourd’hui, peut-être, s’indigne des injustices de son temps, des palais habités par certains, du luxe de certaines demeures, face à la pauvreté de beaucoup d’autres. Il exprime durement comment ce train de vie les prive du Royaume de Dieu. En regard, le psalmiste offre sa vie simple et juste : « Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort : c’est lui qui me prendra. »

Je relis le psaume, lentement. Face aux injustices, à mes propres attachements aux biens matériels, comment est-ce que je remets ma vie entre les mains de Dieu ? Comment est-ce que j’essaie de garder un cœur de pauvre, pour y laisser toute sa place au Seigneur, pour avoir part au Royaume ?

Dans l’Espérance de la résurrection, je termine en redisant le « je crois en Dieu ».

Je crois en Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre ;
et en Jésus-Christ,
son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit-Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.