« Je bénirai ton nom toujours et à jamais ! » (Ps 144)

Le psaume 144 est un psaume de louange ; nous pouvons l’entendre comme une réponse  aux paroles du prophète Isaïe que propose la 1ère lecture de ce jour.

En ce temps de l’Avent, de nombreux textes tirés du prophète Isaïe. Le livre d’Isaïe, écrit à divers moments de l’histoire du peuple, est donc composé de plusieurs parties. Aujourd’hui, voici un extrait du 2nd Isaïe (ch. 40 à 55), livre écrit pendant l’exil du peuple d’Israël à Babylone au 6ème siècle av JC.

Le Perugin – vers 1497

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.

Le prophète fait parler le Seigneur. Après la chute de Jérusalem en 587 av. JC, le peuple d’Israël est déporté à Babylone ; il a tout perdu, sa terre, son roi et son Temple. Le Seigneur s’adresse alors à lui.

J’entends  les mots de réconfort adressés à ce peuple en détresse : « ne crains pas » – « je viens à ton aide » – « ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël »

Je médite  cela.

Effectivement, le peuple d’Israël pourra revenir sur sa terre grâce à la victoire de Cyrus, roi de Perse, sur Nabuchodonosor.

Je laisse résonner les mots : « ton rédempteur, c’est le Saint d’ « Israël » – « dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange » – « les pauvres et les malheureux… je ne les abandonnerai pas »

Comment ce texte me parle-t-il de Jésus-Christ ?

Nous nous apprêtons à fêter la naissance de Jésus ; qui est-il pour moi ? Est-il le rédempteur annoncé par le prophète ? Le Saint d’Israël ? L’Emmanuel qui se fait petit parmi les petits ?

Quels mots, quelles phrases me touchent plus particulièrement ?

Comment la présence du Seigneur à mes côtés se manifeste-t-elle ? Comment m’aide-t-il ? De quelle peur me délivre-t-il ?

Qu’est-ce qui me donne force pour vaincre l’adversité ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Qu’est-ce qui fait reverdir les zones désertiques de mon existence ?

J’en rends grâce au Seigneur.

Psaume 117

Ce psaume est une invitation à l’action de grâce et à la confiance au Seigneur qui délivre de l’épreuve

Seigneur, je me présente à toi en ce jour et je te demande la grâce de la confiance en ton salut. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis lentement le psaume, en m’arrêtant sur les mots ou les versets qui ont du goût pour moi, que je peux répéter.

« Rendez-grâce au Seigneur. »

Je relis le début de ma semaine. De quoi puis-je rendre grâce ?

« Tu es pour moi le Salut. »

Je peux faire mémoire d’une épreuve ou d’une situation difficile que j’ai traversée en mettant ma confiance dans le Seigneur. Comment sa présence à mes côtés m’a aidé à la surmonter ?

«  Béni soit au nom du Seigneur. »

En ce début d’Avent, nous sommes dans une attente active de la venue du Sauveur. Quels moyens et actions ai-je envie de mettre en place pour vivre intérieurement ce temps de préparation ? Je peux demander au Seigneur de me guider sur ce chemin vers Noël.

A partir de ce qui a bougé en moi pendant la méditation de ce psaume, je parle à Dieu comme cela me vient ,avec confiance et simplicité. Je peux lui adresser mes demandes ou lui confier mes désirs.             Je peux terminer par la prière du Magnificat

Cantique

À lui, haute gloire, louange éternelle ! 

Et vous, le givre et la rosée, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, le gel et le froid,
bénissez le Seigneur.

Et vous, la glace et la neige,
bénissez le Seigneur.
Et vous, les nuits et les jours, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, la lumière et les ténèbres,
bénissez le Seigneur.

Et vous, les éclairs, les nuées,
bénissez le Seigneur.

Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Le livre de Daniel est composé de deux grandes parties : les chapitres 1 à 6 du livre sont des récits édifiants qui racontent un conflit entre un souverain et des opposants.

Le cantique se trouve au chapitre 3. Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit édifier une statue de lui-même en or et ordonna à tous ses sujets de venir l’adorer. Les chaldéens ont dénoncé trois juifs qui ont refusé d’adorer la statue.

Ananias, Azarias et Misaël, convoqués, réitèrent leur refus, au nom de leur foi. Le roi ordonne qu’ils soient jetés dans la fournaise, mais Dieu va protéger les jeunes gens. Cette protection divine suscite aux trois jeunes gens ce cantique (v.51-90) dont sont extraits ces versets pour la liturgie de ce jour.

Je m’installe confortablement. Je respire profondément et fais silence en moi. Le Seigneur m’attend, je viens à sa rencontre… Je peux lui demander la grâce d’être pleinement à son écoute…ou toute autre grâce…

Je lis lentement le Cantique une première fois…

Puis je le relis en faisant mémoire de son origine : l’ordre d’adorer une statue, le refus des juifs au nom de leur foi, leur confiance en Dieu au-delà de la menace du châtiment, le salut accordé…

« (…) Le feu ne les toucha pas du tout, et ne leur causa ni douleur ni dommage. » (v. 50b)

… la louange…

« Puis, d’une seule voix, les trois jeunes gens se mirent à louer, à glorifier et à bénir Dieu (…) » (v. 52-56) et « Toutes les œuvres du Seigneur (…) » (v. 57-90).

Je relis à nouveau le Cantique, fruit du salut accordé dans la confiance totale en Dieu…

Qu’est-ce que cette histoire me dit ? Quelle résonance en moi ? dans ma vie ? quel appel ? Où en suis-je de ma confiance dans le Père, le Fils et l’Esprit Saint ? Dans les temps marquants comme dans le quotidien ?

Suis-je prêt(e) à confesser ma foi ? Quel est mon regard sur notre terre ? Je me souviens peut-être de temps de contemplation dans la paix et la louange…conscient(e) de la merveille qu’est la création…

Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…

Je lui confie mes demandes…

Avec Lui, je me tourne vers le Père en disant lentement et en pesant bien chaque mot, Notre Père…

Psaume 118

La liturgie de ce jour nous propose quelques versets du très long psaume 118

Pour toujours, ta parole, Seigneur.

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !


Je décide de prendre un temps de cœur à cœur avec le Seigneur, tout en rejoignant la prière de l’Église. Je choisis un lieu silencieux où je me sens bien et me rends disponible : « Viens Seigneur, ton Serviteur écoute. »

Je demande la grâce de l’assiduité à la Parole. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

            Je lis le psaume lentement et me laisse rejoindre par une expression, un verset…

« Pour toujours », « d’âge en âge » …dans le monde d’accélération et d’incertitudes qui est le nôtre, je rends grâce de la fidélité du Seigneur.

La Parole est une parole vivante, portée par la personne du Christ. « Ton visage s’illumine ». Comment la Parole est lampe sur ma route. J’écoute le « Verbe fait chair » et je contemple Celui qui est « Lumière né de la Lumière. »

« Déchiffrer ta parole illumine ».

Je fais mémoire d’une Parole entendue, « déchiffrée », méditée seul ou en groupe et je rends grâce pour la fécondité de la Parole.

            Je relis le psaume et dis « Notre Père », demandant « le pain de ce jour », demandant d’être nourri du pain de la Parole.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint esprit.

Psaume 26

« Le Seigneur est le rempart de ma vie » v 1

Ce psaume, dans son entier, est une prière de supplication de quelqu’un engagé dans un combat. Mais c’est une supplication pleine de confiance. Les versets choisis pour la liturgie de ce jour en témoignent. Prions avec chacune des strophes.

  • « De qui aurais-je crainte ? Devant qui tremblerais-je ? »

Je prends le temps de me poser en vérité devant le Seigneur, avec  tout ce qui m’habite aujourd’hui ; je mets des mots sur  mes peurs, mes angoisses, mes combats, ce qui m’entrave, mes adversaires, tout ce qui est pour moi une menace.

Et je me tourne vers le Seigneur qui m’entends et peut me délivrer, Lui qui est lumière, rempart, salut. Je lui demande son aide.

  • « J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche »

Dans sa détresse, le psalmiste fait une demande au Seigneur : recevoir ce qu’il cherche.

A mon tour, je mets des mots sur mon désir. Là où j’en suis aujourd’hui, qu’aimerais-je recevoir de la part du Seigneur ? Qu’est-ce que je cherche vraiment ?

J’entends la demande du psalmiste : « habiter la maison du Seigneur », pour l’« admirer »  et « s’attacher à son temple ». Elle est toute tournée vers le Seigneur. Ce qu’il cherche d’abord c’est sa face, sa présence.

Comment est-ce que je reçois cette demande ? Rejoint-elle la mienne ? J’en parle au Seigneur.

  • « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage »

Ce verset semble être comme la réponse entendue par le priant, une parole d’espoir et d’encouragement.

Je l’entends pour moi-même. Je demande force, courage et espérance. En cette fin d’année jubilaire, « Pèlerins d’espérance », je redis ma foi au Christ, vainqueur du mal et de la mort. Et je termine ce temps en disant la prière du Jubilé.

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.

Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
À toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles. Amen

Psaume 108

Aide-moi, Seigneur mon Dieu: sauve-moi par ton amour !

Je commence par me préparer à ce rendez-vous avec le Seigneur. La prière est un moment de joie, car elle est rencontre du Seigneur.Je prends rien que pour lui, un peu de temps. La prière entretient ma fidélité à celui à qui j’ai donné ma foi. Laissant toutes ces préoccupations qui m’envahissent si vite, je me pose, je me repose sur Dieu seul. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Je lis et relis tranquillement, lentement, ces versets du psaume 108 en les faisant miennes

Berna

délivre-moi.
Vois, je suis pauvre et malheureux ;
au fond de moi, mon cœur est blessé.

Je contemple ma vie, mes relations, mes pensées, les événements de ma vie, ma vie spirituelles et présente au Seigneur ce qui me rend triste et sombre.

ton amour est fidèle […] sauve-moi, par ton amour

Où en suis-je de ma confiance en l’amour miséricordieux du Seigneur? Je me remémore des consolations, des pardons reçus; signes que le Seigneur a déjà été plein de compassion pour moi.

il se tient à la droite du pauvre

Je regarde Jésus dans les évangiles; les nombreuses personnes pauvres et malades sur son chemin, comment il les accueille, les écoute et les guérit

À pleine voix, je rendrai grâce au Seigneur,
je le louerai parmi la multitude,

Comme l’un des 10 lépreux ou comme Bartimée je pourrai louer le Seigneur et témoigner de son amour.

Je relis lentement ce psaume, le chuchote, répète plusieurs fois les versets qui me rejoignent. J’en fais ma prière vers le Seigneur.

Je lui confie maintenant ce qui m’habite, ce qui m’est difficile, l’aide dont j’ai besoin, je lui confie des êtres chers en souffrance, je rends grâce…

Et je peux conclure en priant ce chant de Taizé: »Retourne, mon âme à ton repos »

Psaume 1

Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur

Le grand livre de prière qu’est le Psautier, au cœur de la Bible, s’ouvre par une méditation sur la vie de l’homme. Il décrit le bonheur de ceux qui marchent à la suite du Christ.

Je m’installe confortablement et je me mets en présence du Seigneur : Seigneur, donne-moi la grâce de te suivre et de me détourner de ce qui m ‘éloigne de toi. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume lentement, en m’arrêtant sur les mots qui me touchent pour les laisser peu à peu m’imprégner.

 « Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)

 « Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)

Je peux goûter les deux images :

* « Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau » : cette comparaison avec l’arbre évoque la solidité, la fécondité, la stabilité et la croissance. Elle peut symboliser notre enracinement dans le Christ.

Quels sont les points d’ancrage dans ma vie sur lesquels je peux m’appuyer ?

* « ils sont comme la paille balayée par le vent ? » : cette comparaison avec la paille évoque la légèreté, ce qui est éphémère et ne porte pas de fruit.

Qu’est-ce qui manque de solidité dans ma vie ? De quels attachements superficiels puis-je demander au Seigneur de me libérer ?

Pour terminer , je peux prier le psaume en m’adressant au Seigneur sous forme de demande :Seigneur, que je me plaise dans ta loi, que je sois comme un arbre planté près d’un ruisseau, que je me tienne près de toi sur le chemin des justes, et que je cherche à te suivre.

Puis je dis le Notre Père.

Psaume 129

Près du Seigneur, est l’amour, près de lui, abonde le rachat. 

Je me mets en présence du Seigneur et fais silence en moi. Je demande la grâce d’être tout orienté(e) vers lui et de grandir en espérance. J’écoute le psaume chanté :

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.

Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,
attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur » : ce psaume est d’abord un cri vers le Seigneur !

Je reprends à mon compte les premiers versets du psaume.

A mon tour je m’adresse au Seigneur ; avec mes propres mots je  peux crier vers le Seigneur, lui lancer un appel.

De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? Qu’est-ce qui me manque ou me désole ? Quelle situation difficile puis-je mettre sous le regard du Seigneur ? De quoi est-ce que je souhaite être libéré ?

Je m’adresse à Dieu en vérité et en toute confiance.

« J’espère le Seigneur de toute mon âme » : ce psaume est ensuite une attente dans l’espérance.

Je reprends les mots de la 2ème partie du psaume : j’espère –  j’attends – je guette comme un veilleur… Cette espérance est fondée sur l’assurance que Dieu viendra à mon secours car « oui, près du Seigneur, est l’amour ».

Je fais mémoire des moments où la présence de Dieu s’est manifestée pour moi. Je prends appui sur cela pour lui redire ma confiance.

La semaine missionnaire mondiale (du 12 au 19 octobre) nous invite à partager cette espérance ; en cette année jubilaire, sa devise  est « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples ». 

Demandons au Christ la force, les mots, les gestes pour témoigner de cette espérance, et  reprenons pour cela,  la prière de la semaine missionnaire mondiale.

Ô Christ, notre Espérance,
en cette année de grâce jubilaire pour toute l’Église,
Tu nous appelles inlassablement
à nous mettre en chemin sur tes pas.
Rends-nous disponibles pour répondre à ton appel en tout lieu et toute circonstance.

Ô Christ, Consolateur,
Toi qui veilles sans cesse sur notre humanité
et ne souhaites oublier personne,
donne-nous un esprit de service et de compassion.

Que l’amour débordant de ton cœur nous rende proches
et attentionnés pour nos frères et sœurs, en particulier les
personnes isolées, blessées, fragilisées, les minorités ethniques
et nos frères chrétiens persécutés dans de nombreux pays.
Ô Christ, Source d’eau vive,
fais de nous des hommes et des femmes de prière
qui gardent allumée l’étincelle de l’espérance.
Donne-nous en particulier d’accueillir et d’accompagner
les catéchumènes dont la foi brûlante
est une bénédiction pour ton Église.

Ô Christ, Fils bien-aimé du Père,
que nos communautés chrétiennes puisent dans la grâce du Mystère Pascal et de tes Sacrements la force de l’Esprit Saint pour devenir à ta suite missionnaires de l’espérance parmi les peuples.
Amen

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 18

Je me dispose à rencontrer le Seigneur. Me tenant à l’écart, choisissant de me rendre disponible, je fais le calme en moi. Je suis attentif à ma respiration, percevant ce souffle dont le Créateur a animé l’homme, selon le livre de la Genèse. A travers mon souffle, je me sens habité par le don de la vie. Je demande la grâce de désirer écouter la Loi du Seigneur.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, lentement.

Je m’arrête sur quelques termes : loi, charte, précepte, commandement…Je laisse consonner ces mots en moi. Que m’évoquent-ils, spontanément ? Obligation, contrainte, interdit, règle…ou cadre sécurisant, protection de ma propre liberté, maîtrise féconde, orientation…

         Je me mets alors à l’écoute du regard du psalmiste sur la loi du Seigneur. Il la dit parfaite, sûre, droite, limpide, juste, équitable…Je médite aussi sur les fruits du Seigneur, pour moi : don de la vie, sagesse, joie, clarté du regard…

Puis je considère la fin du psaume, qui, cette fois fait appel à des images…je vois la beauté, l’éclat d’une masse d’or fin…je goûte la saveur du miel…je suis sensible à l’abondance associée aux décisions du Seigneur : masse d’or fin, miel qui coule des rayons…

         J’examine maintenant ma relation à la Loi du Seigneur. Que me demande-t-il ? Quel chemin sa Loi me trace-t-elle ? A quoi suis-je appelé par sa Loi ? Cette Loi du Seigneur suscite-t-elle en moi un élan ou, au contraire des résistances.

         Je relis le psaume, en entier. Je peux aussi l’écouter.

Dans un dialogue paisible avec le Seigneur, je me confie à Lui. Je lui demande de me redire sans cesse sa Loi, de me donner le goût de la suivre, de la faire partager.

         Je me joins à la prière de toute l’Église en disant « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 149

Le Seigneur aime son peuple

Le Psaume149 qui nous est donné aujourd’hui est un hymne de louange qui célèbre la victoire de Dieu et nous appelle à chanter et à danser pour l’honorer tout en soulignant l’importance de la justice divine.

Les versets suivants appellent à la louange en utilisant des instruments de musique comme le tambourin et la harpe. La louange de Dieu doit être joyeuse.

Israël est appelé à se réjouir en son créateur et célébrer son roi. Les fils de Sion sont encouragés à exprimer leur joie à travers la danse et la musique ce qui montre l’importance de la célébration communautaire dans la foi.

Ces versets mettent en avant la relation entre la louange et la justice. Dieu se réjouit de son peuple et leur donne la force pour exécuter le jugement sur les oppresseurs. Cela nous rappelle notre responsabilité de défendre les principes de justice dans le monde.

Le psaume évoque aussi que Dieu dans sa justice  prend plaisir à son peuple et glorifie le malheureux.

Ce psaume 149 est donc un puissant mélange de louange et de justice. Il nous  invite  à célébrer Dieu avec enthousiasme tout en restant conscients de notre rôle dans l’établissement de la justice divine. Il encourage une attitude de louange constante tant en public qu’en privé et souligne l’importance de la communauté dans l’adoration de Dieu. Ce psaume peut nous servir d’inspiration pour exprimer la joie et la reconnaissance dans notre  vie quotidienne de croyant ?