Prier avec la Vierge de l’Annonciation d’Antonello de Messine

Tableau connu d’Antonello da Messina, « Annunciata » a été réalisé vers 1476. Il est conservé à Palerme en Sicile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (1, 26-38) « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils »

En ce 25 mars, comme chaque année, nous célébrons l’Annonciation du Seigneur. Je me dispose à un temps de méditation et de prière en compagnie de Marie. Je m’installe à l’écart et fais silence en moi… Je regarde la peinture…

Contrairement aux représentations « classiques » de l’Annonciation, on ne voit ici ni l’ange ni un quelconque élément de décor… La présence de l’ange est suggérée par la lumière qui éclaire le visage de Marie et son regard …

Les seuls objets présents sont le lutrin et le livre posés devant elle.

C’est le portrait d’une jeune fille humble de Nazareth, qui va être appelée à une vocation exceptionnelle…

Suivons Sophie M (in Actuailes n° 93 – 12 décembre 2018) :

« C’est une femme simple, presque ordinaire. Elle est seule, en train de lire la bible, qu’elle a posée sur un pupitre de bois. Et soudain elle comprend. Elle sourit légèrement, lève la main pour dire oui et retient son voile pour mieux se recueillir. On sent que rien

ne la détournera de sa décision : elle vient d’accepter de porter en elle le Fils de Dieu, de faire de la place en elle à l’amour. Son visage lisse n’exprime ni frayeur ni angoisse : elle sait qu’il lui faut aimer, tout simplement, aimer parfaitement.

Le visage dessine un ovale très pur. Les triangles rigoureux que dessine le voile conduisent vers ce visage, éclairé d’une lumière douce. Pour ne pas nous distraire, Antonello réduit la couleur à un bleu profond et intense, qui se détache sur fond de nuit. Tous ces moyens font de Marie une femme comme nous et en même temps une figure grandiose.

Antonello a l’audace de ne dessiner ni auréole autour de la tête de Marie, ni or sur ses vêtements, ni une demeure, un palais ou un temple qui montreraient sa grandeur.

peint pas d’ange lumineux venu du ciel, il se passe de ces signes merveilleux : il concentre notre attention sur le visage et sur les mains de cette femme qui dit « oui », car c’est ce « oui » qui est merveilleux. »

A nouveau, je contemple la peinture, me laissant porter par tout ce qu’elle me dit…Le « oui » de Marie, source de notre salut…

Je peux faire mémoire de mes « oui » … de mes refus … comment pourrais-je accueillir davantage la volonté du Père ?

Avec le père Jean-Paul Hoch, je m’adresse à Marie :

"Aide-nous à dire OUI"
« Quand vient pour nous l’heure de la décision, Marie de l’Annonciation, aide-nous à dire « oui ».
Quand vient pour nous l’heure du départ, Marie d’Égypte, épouse de Joseph, allume en nous l’Espérance.
Quand vient pour nous l’heure de l’incompréhension, Marie de Jérusalem, creuse en nous la patience.
Quand vient pour nous l’heure de l’intervention, Marie de Cana, donne-nous le courage de l’humble parole.
Quand vient pour nous l’heure de la souffrance, Marie du Golgotha, fais nous rester aux pieds de ceux en qui souffre ton Fils.
Quand vient pour nous l’heure de l’attente, Marie du Cénacle, inspire-nous une commune prière.
Et chaque jour, quand sonne pour nous l’heure joyeuse du service, Marie de Nazareth, Marie des Monts de Juda, mets en nous Ton cœur de servante.
Jusqu’au jour où, prenant Ta main, Marie de l’Assomption, nous nous endormirons, dans l’attente du jour de notre résurrection. Amen. »

Je conclus avec une prière de l’Eglise : « Notre Père… »

Psaume 88

Je me mets en présence du Seigneur en lui déposant ce qui m’encombre, afin de me rendre disponible à ce temps de prière. Je demande au Seigneur la grâce d’être fidèle à sa promesse d’alliance.  Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen

Ce psaume, sans doute écrit pendant l’exil à Babylone, est une hymne à la fidélité aimante du Seigneur.

Je le lis lentement en m’arrêtant sur les répétitions des mots « fidélité », « amour » et « pour toujours » et sur les verbes « je le chante » et « je l’annonce ». Qu’est-ce que ces mots suscitent en moi ? Je peux répéter ceux qui me touchent plus particulièrement.

Est-ce que je fais, personnellement, l’expérience de la fidélité du Seigneur ? Puis-je faire mémoire d’événements, de situations où j’ai éprouvé cette fidélité ? Qu’ai-je ressenti dans ces moments ?

Le Carême est un temps privilégié pour renouveler cette alliance que le Seigneur passe avec chacun de nous. Comment je le vis cette année :  Au cours de ces 40 jours, ai-je le sentiment de me rapprocher du Seigneur ? Qu’est- ce qui me donne de l’élan dans ma vie spirituelle ?

Le psalmiste clame la puissance du Seigneur et la joie de celui qui s’appuie sur lui. Et moi, comment est-ce que je ressens en moi la force du Seigneur ?

Je peux relire le psaume et prendre un temps pour m’adresser au Seigneur comme à un ami  en lui partageant ce qui m’habite ici et maintenant. Je peux aussi rester en silence.

En ce jour de la solennité de St Joseph, je peux terminer en récitant ou méditant cette prière du Pape François :





Salut, gardien du Rédempteur
époux de la Vierge Marie.
À toi Dieu a confié son Fils ;
en toi Marie a remis sa confiance ;
avec toi le Christ est devenu homme.
O bienheureux Joseph,
montre-toi aussi un père pour nous,
et conduis-nous sur le chemin de la vie.
Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage,
et défends-nous de tout mal. Amen. Pape François, Patris Corde

Psaume 147

Je choisis un lieu calme, pour prendre du recul par rapport à mes activités, préoccupations quotidiennes. Je cherche à faire silence en moi pour être disponible à la Parole. « Seigneur, me voici ». Je sais que tu me précèdes et m’attends. Je te demande d’accueillir ta Parole.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis lentement le psaume.
 

  • Je contemple l’action du Seigneur, une action qui me concerne personnellement, d’abord :

– « Il a consolidé les barres de tes portes. ». Je considère mon désir de sécurité, et repère comment le Seigneur est, comme le disent d’autres psaumes, « mon rempart », « mon rocher » …

« Il a béni tes enfants ». J’examine comment le Seigneur veille aussi sur le futur, ouvre des possibles. La sécurité présente des portes et des murs où j’habite permet aussi un à-venir…


 

  • Puis, maintenant, la diffusion de la Parole qui rejoint toute la terre :

« Il envoie sa parole sur la terre » …Le psalmiste recourt à deux belles images pour évoquer la diffusion de la parole. Je les goûte, et vois, par l’imagination, un paysage recouvert « d’une toison de neige », « d’une poussière de givre » …Je perçois la légèreté de la neige, qui recouvre tout, à l’image de la légèreté de la Parole qui rejoint toute ma vie en douceur…

  • J’entends alors l’appel du psalmiste : « glorifie le Seigneur, célèbre ton Dieu… ».
  • Puis je m’arrête sur la fin du texte. Le psalmiste y célèbre l’élection d’Israël. Je crois que cette élection concerne maintenant tous les peuples, toutes les nations…Je suis moi-même bénéficiaire de l’élection du Seigneur.

Je relis le psaume.

Je poursuis par un cœur à cœur avec Dieu. Je rends grâce pour sa Parole, peux lui présenter mes infidélités dans son écoute. Je lui présente celles et ceux qui, dans mon entourage, ou plus loin, ont besoin de percevoir l’aide du Seigneur.

Je termine en disant « Notre Père… »

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…

Psaume 105 (106)

Au début de ce temps de prière, je me tourne vers Dieu dans la confiance, avec le désir de m’attacher toujours davantage à lui. Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Amen

« Souviens-toi de moi, Seigneur. »

           Dans ce psaume, l’auteur rappelle les errements du peuple d’Israël dans le désert après sa sortie d’Égypte.  Je me laisse toucher par son repentir à la mémoire des fautes passées

Mais, ce souvenir est l’occasion d’un cri de confiance vers le Dieu Sauveur. Je le fais résonner  en moi et avec celles et ceux qui, de par le monde, espèrent en Dieu, je peux répéter ces mots comme une prière. « Souviens-toi de moi, Seigneur ! »

« Avec nos Pères, nous avons péché, nous avons failli et renié. »

Les mots de ce psaume peuvent me renvoyer à ma propre histoire. Je fais mémoire de ce qui fait ma vie et  je peux  demander au Seigneur, la grâce de prendre conscience de mon péché, c’est à dire de ce qui m’éloigne de lui. Je le remercie pour sa miséricorde.

« Alors, ils servent leurs idoles, et pour eux, c’est un piège. »

Le peuple d’Israël s’est détourné du Seigneur et a fabriqué un veau d’or, une idole . Une idole occupe le plus clair de notre temps, nous préoccupe et mobilise notre intelligence.

Ai-je moi aussi des veaux d’or dans ma vie ? Si oui, est-ce que je cherche à m’en détourner et pour cela, quels moyens je me donne ?

À la fin de ce temps de prière, je m’adresse au Seigneur, comme un enfant parle à son Père qui l’aime. Sûr de sa miséricorde, je peux exprimer le désir de me réconcilier avec lui, implorer son pardon pour ce qui a pu me détourner de lui. Je demande son aide pour être davantage fidèle à son amour, toujours offert.


Gloire au Père,
et au Fils,
et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est,
qui était, et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen

« Seigneur, entends ma prière » Ps 142,1

Nous entrons en prière en écoutant ce psaume de la liturgie des heures, (Laudes de ce jour)

Comme le psalmiste, je peux faire confiance au Seigneur, Lui le Juste ; il est fidèle en son amour. Avec confiance, je peux  déposer devant Lui ce qui est difficile à vivre pour moi en ce moment et l’appeler à mon secours.

Comme le psalmiste, je me souviens ; je fais mémoire de ce que le Seigneur a fait pour moi, des moments où le Seigneur m’a libéré, réconforté, soutenu, guidé… Sûr de son amour et de sa fidélité, je lui demande son aide sur la situation actuelle. Je me présente devant lui comme une terre assoiffée.

Tourné vers le Seigneur qui est déjà venu à mon secours et qui veut, pour moi, le bonheur, je lui demande de me guider de nouveau, de m’indiquer le juste chemin. Je lui demande de voir clair sur l’attitude à avoir dans cette situation qui est pour moi difficile.

La volonté de Dieu, c’est que nous ayons la vie et la vie en abondance (Jean 10,10).  Je demande au Dieu de bonté sa lumière  pour voir le chemin de vie dans ce que je traverse, un chemin qui mène à la paix.

Je termine ma prière en parlant au Seigneur comme à un ami. Je lui dis ce que j’ai découvert durant cette prière, ce que j’ai reçu : une lumière ? un changement de regard ?  un pas à faire ?…

Dans un mouvement de reconnaissance, je peux chanter sa louange : « Que vive mon âme à te louer »

Psaume 43

Sauve-nous, Seigneur, par ton amour.

Le psaume 43/44 a été composé dans des circonstances difficiles traversées par l’Israël ancien, de ces circonstances qui ébranlent les certitudes les mieux établies. C’est la prière d’un être humain qui est confronté à l’éclipse de Dieu. 

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.

Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.  

Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.

Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à percevoir sa Présence dans ma vie ou tout autre demande qui vient…

Je lis doucement le psaume …

  • Devant le mal qui déferle dans le monde, les évènements difficiles qui traversent ma vie, comment Seigneur puis-je dire « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien » ?Comment accueillir ce qui semble être une absence de Ta part ?Moi aussi Seigneur, j’ai envie de Te dire « réveille-Toi ? M’as-Tu oublié(e) ?
  • MAIS
  • Seigneur je veux Te faire confiance, même dans la nuit de la Foi, je désire me laisse guider par Ta Parole et non par ce qui semble habiter mon cœur ?

Te faire confiance c’est Te dire oui chaque jour quelque soit ce que je traverse ! C’est Te dire oui Seigneur Tu es là avec moi-même si je ne ressens que vide et abandon !

  • Seigneur, je Te confie mon désir de toujours Te suivre.

Merci pour Ta Parole, point d’appui pour continuer de te dire « oui » quel que soit ce qui traverse ma vie…

Je peux lire le texte suivant : 

 Je me tourne vers Toi qui est mon Père, un Père qui n’abandonne jamais son enfant, et je dis « Notre Père….. »

Je conclus par un signe de croix

Psaume 71

Je me dispose à prier avec le psaume de ce jour. Je dépose dans les mains du Père ce qui occupe mon esprit et fais silence en moi.

Je lis une première fois ces trois strophes et me laisse rejoindre par la demande faite au Seigneur et la louange.

Je peux bien sûr tout simplement, transposer cette prière et la faire mienne aujourd’hui pour notre monde en souffrance. Qu’ai-je envie de dire au Seigneur, là où je suis.?

Et puis dans ma prière de demande, je pourrais remplacer certains mots; par exemple : « Dieu, donne à mon coeur tes pouvoirs » ou bien « que je fasse droit aux malheureux ». Je scrute mon coeur et je me laisse éclairer par la contemplation du Christ qui vient dans notre monde. Comment prendre ma part là où je vis ? Auprès de qui ?

« Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront » ce verset m’évoque le voyage et l’adoration des mages devant l’enfant, le fils de Dieu incarné. Et je peux lire avec mon coeur et mon esprit et me laisser questionner par la méditation :

Merci à »La catéchèse par la Parole »

Et maintenant je partage au Seigneur ce que j’ai reçu, ce qui me questionne.

Et je termine cette rencontre en priant le Père comme Jésus nous l’a appris: Notre Père…

« Je bénirai ton nom toujours et à jamais ! » (Ps 144)

Le psaume 144 est un psaume de louange ; nous pouvons l’entendre comme une réponse  aux paroles du prophète Isaïe que propose la 1ère lecture de ce jour.

En ce temps de l’Avent, de nombreux textes tirés du prophète Isaïe. Le livre d’Isaïe, écrit à divers moments de l’histoire du peuple, est donc composé de plusieurs parties. Aujourd’hui, voici un extrait du 2nd Isaïe (ch. 40 à 55), livre écrit pendant l’exil du peuple d’Israël à Babylone au 6ème siècle av JC.

Le Perugin – vers 1497

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.

Le prophète fait parler le Seigneur. Après la chute de Jérusalem en 587 av. JC, le peuple d’Israël est déporté à Babylone ; il a tout perdu, sa terre, son roi et son Temple. Le Seigneur s’adresse alors à lui.

J’entends  les mots de réconfort adressés à ce peuple en détresse : « ne crains pas » – « je viens à ton aide » – « ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël »

Je médite  cela.

Effectivement, le peuple d’Israël pourra revenir sur sa terre grâce à la victoire de Cyrus, roi de Perse, sur Nabuchodonosor.

Je laisse résonner les mots : « ton rédempteur, c’est le Saint d’ « Israël » – « dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange » – « les pauvres et les malheureux… je ne les abandonnerai pas »

Comment ce texte me parle-t-il de Jésus-Christ ?

Nous nous apprêtons à fêter la naissance de Jésus ; qui est-il pour moi ? Est-il le rédempteur annoncé par le prophète ? Le Saint d’Israël ? L’Emmanuel qui se fait petit parmi les petits ?

Quels mots, quelles phrases me touchent plus particulièrement ?

Comment la présence du Seigneur à mes côtés se manifeste-t-elle ? Comment m’aide-t-il ? De quelle peur me délivre-t-il ?

Qu’est-ce qui me donne force pour vaincre l’adversité ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Qu’est-ce qui fait reverdir les zones désertiques de mon existence ?

J’en rends grâce au Seigneur.

Psaume 117

Ce psaume est une invitation à l’action de grâce et à la confiance au Seigneur qui délivre de l’épreuve

Seigneur, je me présente à toi en ce jour et je te demande la grâce de la confiance en ton salut. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis lentement le psaume, en m’arrêtant sur les mots ou les versets qui ont du goût pour moi, que je peux répéter.

« Rendez-grâce au Seigneur. »

Je relis le début de ma semaine. De quoi puis-je rendre grâce ?

« Tu es pour moi le Salut. »

Je peux faire mémoire d’une épreuve ou d’une situation difficile que j’ai traversée en mettant ma confiance dans le Seigneur. Comment sa présence à mes côtés m’a aidé à la surmonter ?

«  Béni soit au nom du Seigneur. »

En ce début d’Avent, nous sommes dans une attente active de la venue du Sauveur. Quels moyens et actions ai-je envie de mettre en place pour vivre intérieurement ce temps de préparation ? Je peux demander au Seigneur de me guider sur ce chemin vers Noël.

A partir de ce qui a bougé en moi pendant la méditation de ce psaume, je parle à Dieu comme cela me vient ,avec confiance et simplicité. Je peux lui adresser mes demandes ou lui confier mes désirs.             Je peux terminer par la prière du Magnificat

Cantique

À lui, haute gloire, louange éternelle ! 

Et vous, le givre et la rosée, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, le gel et le froid,
bénissez le Seigneur.

Et vous, la glace et la neige,
bénissez le Seigneur.
Et vous, les nuits et les jours, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, la lumière et les ténèbres,
bénissez le Seigneur.

Et vous, les éclairs, les nuées,
bénissez le Seigneur.

Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Le livre de Daniel est composé de deux grandes parties : les chapitres 1 à 6 du livre sont des récits édifiants qui racontent un conflit entre un souverain et des opposants.

Le cantique se trouve au chapitre 3. Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit édifier une statue de lui-même en or et ordonna à tous ses sujets de venir l’adorer. Les chaldéens ont dénoncé trois juifs qui ont refusé d’adorer la statue.

Ananias, Azarias et Misaël, convoqués, réitèrent leur refus, au nom de leur foi. Le roi ordonne qu’ils soient jetés dans la fournaise, mais Dieu va protéger les jeunes gens. Cette protection divine suscite aux trois jeunes gens ce cantique (v.51-90) dont sont extraits ces versets pour la liturgie de ce jour.

Je m’installe confortablement. Je respire profondément et fais silence en moi. Le Seigneur m’attend, je viens à sa rencontre… Je peux lui demander la grâce d’être pleinement à son écoute…ou toute autre grâce…

Je lis lentement le Cantique une première fois…

Puis je le relis en faisant mémoire de son origine : l’ordre d’adorer une statue, le refus des juifs au nom de leur foi, leur confiance en Dieu au-delà de la menace du châtiment, le salut accordé…

« (…) Le feu ne les toucha pas du tout, et ne leur causa ni douleur ni dommage. » (v. 50b)

… la louange…

« Puis, d’une seule voix, les trois jeunes gens se mirent à louer, à glorifier et à bénir Dieu (…) » (v. 52-56) et « Toutes les œuvres du Seigneur (…) » (v. 57-90).

Je relis à nouveau le Cantique, fruit du salut accordé dans la confiance totale en Dieu…

Qu’est-ce que cette histoire me dit ? Quelle résonance en moi ? dans ma vie ? quel appel ? Où en suis-je de ma confiance dans le Père, le Fils et l’Esprit Saint ? Dans les temps marquants comme dans le quotidien ?

Suis-je prêt(e) à confesser ma foi ? Quel est mon regard sur notre terre ? Je me souviens peut-être de temps de contemplation dans la paix et la louange…conscient(e) de la merveille qu’est la création…

Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…

Je lui confie mes demandes…

Avec Lui, je me tourne vers le Père en disant lentement et en pesant bien chaque mot, Notre Père…