« Jubilez ! » … Prier avec un chant

J’entre dans la prière ; je me mets en présence du Seigneur et lui demande de pouvoir entrer dans la louange.

J’écoute ce chant interprété par l’ensemble Resurrexit.

Je reprends les paroles de ce chant pour les méditer.

« Je suis la lumière de monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie. » Jean 8, 12

En ce temps pascal, je fais venir à ma mémoire les instants de lumière, les petits gestes qui donnent vie, les moments de paix et de joie partagés. Alleluia 

Trinité miséricordieuse

« Je ne suis pas venu pour juger le monde, je suis venu sauver le monde »Jean 12,47

En ce temps pascal, je goûte la joie d’être sauvé. Je laisse remonter les paroles de réconciliation, les gestes de pardon et de miséricorde, tout ce qui construit la paix. Alleluia !

« Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » Jean 13,34

En ce temps pascal, je me souviens de ce que le Seigneur a fait pour moi, dans son amour. Je me réjouis pour tous ceux qui donnent de l’affection, du réconfort, du temps, de l’argent, de la solidarité… à ceux qui en ont besoin. Alleluia 

Je termine ce temps en reprenant une prière de saint Léon 1er le Grand (pape de 440 à 461) : 

« Mes bien-aimés, rendons grâce à Dieu le Père par son Fils, dans l’Esprit-Saint, à lui qui, poussé par l’immense miséricorde dont il nous a aimés, a eu pitié de nous ; Et, comme nous étions morts dans nos péchés, il nous a rendu la vie dans le Christ, pour que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains… Souviens-toi qu’arraché à la puissance des ténèbres, tu as été transporté dans la lumière du Royaume de Dieu. Par le sacrement du baptême, tu es devenu le temple de l’Esprit Saint. »

Je confie ma vie au Seigneur pour qu’il la sanctifie et je confie le pape Léon XIV, en ce début de pontificat,  pour qu’il aide l’Eglise à être source  de joie pour le monde.

Prier avec Saint Etienne

La liturgie de la semaine nous fait réentendre, dans les Actes des Apôtres, la vie d’Etienne, le Patron de la cathédrale de Bourges. Nous pouvons, à cette occasion, méditer devant quelques images de la cathédrale.

         Je me dispose à la prière, désireux de rencontrer le Seigneur au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je me tourne vers lui, comme Etienne, sous l’impulsion de l’Esprit Saint et murmure « me voici ». Je demande la grâce de suivre le Christ.

Je me tiens devant ce haut relief du portail St Etienne de la façade ouest de la cathédrale. Sept hommes (qu’on ne nomme pas encore des diacres, mais qui en sont l’origine) sont appelés, par deux apôtres, pour répondre aux services nécessaires dans la première Église.Etienne, « homme rempli de foi et de l’Esprit Saint » (Ac, 6, 5) est l’un des leurs.

Je peux considérer les divers ministres, les laïcs engagés qui, aujourd’hui, servent l’Église et prier pour que l’Église d’aujourd’hui se montre inventive pour assumer les besoins du monde contemporain, en vue de l’annonce de la Parole, et du service de la charité, la « diaconie ».

Je contemple maintenant une scène du vitrail consacré à St Etienne, dans la chapelle de la Bonne Mort, première des chapelles du côté sud.

Etienne annonce vigoureusement la Parole, devant les docteurs de la Loi juive. « Cet individu ne cesse de tenir des propos contre ce saint lieu et contre la Loi. » (Ac, 6, 13).

Le paysage suggère, sur la gauche, par un arbre mort, la Loi insuffisante pour le salut, tandis qu’au centre s’élève l’arbre vert et abondant en fruits de la Nouvelle Alliance.
 

Et moi, aujourd’hui, quelles paroles est-ce que j’ose prononcer dans une société peu préparée à recevoir l’évangile ?

Revenant au portail de la façade, je considère quelques scènes du martyr d’Etienne.

Alors que les bourreaux brandissent des pierres pour le lapider, je m’arrête sur le visage d’Etienne tout entier tourné vers le Christ. « Tout rempli de l’Esprit Saint, il fixa son regard vers le ciel ; il vit alors la gloire de Dieu t Jésus debout à la droite de Dieu. » (Ac, 7,55). Et moi, dans les épreuves que je peux traverser, est-ce que je garde mon regard fixé sur le Christ ?

J’examine un instant la foule, tournant des regards haineux vers Etienne, préparant de quoi le frapper. Et moi, mon regard est-il toujours pur ? Ne suis-je pas tenté, parfois, de régler des comptes ?

         Je me tourne maintenant vers la grande verrière surmontant le chœur.

Etienne, sur la droite, présente la cathédrale à Marie portant Jésus dans ses bras. Etienne se fait notre intercesseur vers le Christ.

« Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Ac, 7,59) s’écrie-t-il au moment de sa mort. Je peux alors méditer sur la place des saints dans ma vie de foi. Comment m’aident-ils à me tourner vers le Christ ?

Je prends maintenant un temps de dialogue avec le Seigneur. Je lui rends grâce pour sa présence, lui présente, peut-être, les pierres qu’il m’arrive d’avoir envie de lancer. Je lui confie aussi ceux qui ont, aujourd’hui, besoin de son secours, recourant, si je le souhaite, à l’intercession de Marie ou d’un saint.

Faisant mémoire de la demande d’Etienne, reprise de celle du Christ en croix, « Seigneur ne leur impute pas ce péché » (Ac, 7, 60), je dis cette prière de St Anselme de Canterbury (1033-1109).

« Étienne, et vraiment Étienne parce que vraiment couronné (Stephanos signifie « couronne » en grec), dis à Celui qui t’aime et que tu aimes : Seigneur, ne lui compte pas ces péchés (Ac 7, 60). Dis-Lui, pour le pauvre qui te supplie, ce que tu as dit pour le peuple qui t’a mis à mort. Que parle seulement ta charité, et je suis certain que Dieu très bienveillant pardonnera tous mes péchés. Car Il est miséricordieux, mon Créateur, et moi malheureux, sa créature, et toi l’ami bien-aimé de Celui qui est béni dans les siècles (Rm 1, 25). Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Homme bienheureux, quelle espérance tu donnes aux pécheurs,

tes amis, quand ils entendent dire que tu as montré pareille sollicitude pour des impies, tes ennemis ! Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Comment répondra-t-il, quand il est invoqué, celui qui excusait ainsi, quand il était provoqué ! De quelle bienveillance couvera-t-il les humbles, lui qui est maintenant glorifié, celui qui secourait ainsi les superbes alors qu’il était humilié ! Avec quelle promptitude délivrera-t-il les affligés, celui qui, aujourd’hui libéré avec puissance, hier venait ainsi en aide à ceux qui l’affligeaient ! Eux se pressaient d’ôter ton âme, toi tu t’efforçais de rendre vie à leur âme. Amen. »

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
 

Psaume 33

Je me dispose à ce rendez-vous avec le Seigneur, en faisant silence en moi; avec Ave generosa de Hildegard von Bingen.

Je veux louer le Seigneur et lui ,rendre grâce, pour tous les bienfaits reçus ces derniers jours, qui m’ont apporté paix et joie profonde. Et aussi pour les situations où il m’a inspiré le geste et la parole bienfaisante, consolatrice ou qui pardonne.Je regarde et médite.

Tobie et l’ange – Nathalie Gobin

« Le Seigneur entend ceux qui l’appellent »

Je lui fais confiance et je l’appelle, pour qu’il m’éclaire ; comment être son disciple dans mon quotidien . Je contemple les petites choses de ma vie, où Il m’attend et m’accompagne. J’évoque une scène de la vie de Jésus qui peut me guider.

Et demain, je choisi d’être vigilant à repérer la présence du Seigneur et je le loue en chantant:

Prier avec le pape François

Le pape François nous a quittés mais il nous laisse de nombreux écrits. Prions aujourd’hui avec la Prière pour notre terre qui clôture la lettre encyclique sur l’écologie intégrale, « Laudato si’ » (2015).

  • « Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures »

Je laisse venir toutes les créatures qui sont  dans mon environnement et qui me parle de Dieu… le ciel et son immensité, la nature qui m’entoure avec sa flore et sa faune, les personnes qui comptent pour moi, les œuvres d’art, les belles réalisations, les lieux de paix et de fraternité….

De tout cela je m’émerveille et je rends grâce à Dieu !

MERCI !

  • « Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde
    et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. »

Je laisse venir  tout ce qui défigure la création : dans son l’environnement et sa biodiversité, mais aussi les conditions de vie inhumaines, les relations de violence entre les humains … Je regarde, dans ce que je vis ce qui n’est pas ajusté au projet d’amour de Dieu ;  et comment, d’une certaine manière je participe à cette destruction.

PARDON !

  • « Répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté. Inonde-nous de paix… Aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux. Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix. »
Arbre de paix

Je me tourne vers demain avec tout ce qui fait ma vie. Quel petit pas, quel petit geste je pourrais poser pour incarner mon désir de justice, d’amour et de paix ?

Qu’est-ce qui pourrait permettre une relation plus harmonieuse avec Dieu, avec moi-même, avec les autres, avec la terre ?

S’IL TE PLAIT !

Je peux terminer ce temps de prière en bénissant Dieu avec le chant ‘Laudato si’

Psaume 8

Seigneur, me voici, désireux de prendre un temps en ta présence. Merci de m’accueillir tel que je suis. Je te demande la grâce de contempler la Création et de m’en sentir responsable. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume, lentement, prenant soin de redire le refrain proclamant la grandeur de Dieu.

Je prends d’abord le temps de contempler la Création. Je peux faire mémoire du début de la Genèse où la création se déploie sur six jours. Je m’associe à l’action de grâces du Créateur : « il vit que cela était bon ». Je peux aussi évoquer les paysages printaniers. Je m’émerveille de l’immensité du cosmos, « le ciel, la lune et les étoiles. ».

Je m’arrête maintenant sur l’être humain, sur moi-même. Ma petitesse et ma fragilité dans l’univers. Et j’entends la volonté du Seigneur de me donner du prix. « Tu l’as voulu un peu moindre qu’un Dieu, le couronnant de gloire et d’honneur. ». Je rends grâce d’avoir été créé à l’image de Dieu.

Je considère maintenant la création comme un don reçu, un don sans limite puisque sont évoqués les animaux qui peuplent les terres, les mers et les cieux. Et j’examine ce don comme une responsabilité confiée.

Dans un cœur à cœur avec le Seigneur, je renouvelle mon action de grâce pour la Création, tout en demandant pardon pour les atteintes, aujourd’hui si graves, portées par l’homme à notre Maison commune.

En ces jours où le monde entier remercie le pape François, nous rendons grâce pour Laudato Si’ et présentons au Seigneur les efforts que nous faisons personnellement pour le progrès de l’écologie intégrale.  

« Il ne faut pas penser que ces efforts ne vont pas changer le monde. Ces actions répandent dans la société un bien qui produit toujours des fruits au-delà de ce que l’on peut constater, parce qu’elles suscitent sur cette terre un bien qui tend à se répandre toujours, parfois de façon invisible. En outre, le développement de ces comportements nous redonne le sentiment de notre propre dignité, il nous porte à une plus grande profondeur de vie, il nous permet de faire l’expérience du fait qu’il vaut la peine de passer en ce monde. » (Laudato Si’, n°212)

Je relis le psaume 8.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Départ vers la Lumière

Prions pour le Pape François et rendons grâces !

Que dans la mort je ne m’endorme pas! Illumine mes yeux, Seigneur, éveille-moi!

Va tranquille et en paix, ô mon âme bénie,
car tu as un bon Guide sur la route.
Pars sans crainte, car Celui qui t’a créée,
t’a aussi sanctifiée.
Il t’aime d’un tendre amour comme une
mère aime ses enfants,
et Toi, Seigneur, béni sois-tu de m’avoir
créée !
Ainsi soit-il.

Vendredi et samedi saints

Marc Chagall-Crucifixion blanche

Contemplons et prions avec le Christ, mais n’oublions pas cette large bande lumineuse qui rejoint notre terre en passant par la Croix.

crypte de la Cathédrale de Bourges

Ecoutons Isabelle Le Bourgeois: la Résurrection passe par une étape forte, la descente de Jésus au plus profond de nos enfers.

« On ne peut pas parler de la résurrection sans prendre le temps de s’arrêter sur le samedi saint, c’est intimement lié. Le samedi saint, c’est le moment durant lequel Jésus descend aux enfers. Il en ramène ce qu’il y a de plus infernal en nous, d’impossible à vivre et à assumer seul. Ce que nous ne pouvons pas assumer ni récupérer nous-mêmes, il va le chercher et le remonter

Se situer au bon endroit.

Croire en cela me permet de me situer au bon endroit avec ceux que je reçois. Je ne suis pas celle qui les sauve, même si l’on traverse les enfers ensemble.

Je suis confrontée, par ce chemin avec eux, à l’enfer et aux questions qui en découlent : jusqu’où va la capacité de l’âme à descendre ? Jusqu’où va le malheur humain ? Et comment en sortir ?

La Résurrection consiste à accepter que ce passage-là nous réhabilite dans la vie pleinement car nous sommes alors libérés de nos enfers personnels. Ce mouvement extraordinaire m’emplit de gratitude, d’admiration… il est essentiel dans ma foi et dans l’accompagnement que je propose en tant que psychanalyste. Ce Christ descendant pour nous, j’en suis témoin dans mon écoute. Il n’y a de véritable vie possible, en continuité, ou de retour à la vie complète, qu’à partir du moment où l’on a traversé l’enfer… Quand je vois des gens se relever, je me réjouis car je crois qu’ils le sont en vérité. » (I. Le Bourgeois, le Dieu des abîmes)

Psaume 88

J’entre en prière en faisant un signe de croix

  Je Lui demande ce dont j’ai besoin aujourd’hui, ce qu’Il veut me dire.

  • ce peut être de me souvenir des signes de Sa fidélité dans mon existence
  • de reconnaître mes propres infidélités
  • de me donner la force de Lui être fidèle
  • de Le remercier de Sa miséricorde….

Je contemple David. Le Seigneur l’a choisi et a conclu une alliance avec lui.

Pour toujours, Il sera à ses côtés ! Sans condition, pour David, de temps, d’attitude ….

L’alliance est aussi ferme et neuve dans le souvenir de Dieu qu’elle l’était aux jours de David lui-même et le restera malgré les nombreuses infidélités de David.

En ce Jeudi Saint, après avoir vécu ce temps de carême, temps propice pour me rapprocher du Seigneur et renouveler cette alliance qu’Il passe avec tout homme et toute femme, je me sens fortifié(e).

Son Amour et Sa présence pour toujours à mes côtés me donne l’élan pour une vie plus ajustée. Quel pas suis-je prêt(e) à faire pour Le suivre ?

Je prends un temps de méditation :

  • « Dieu, mon Père » … « mon roc et mon salut »
  •  « sans fin Il me gardera Son Amour » … 
  • « Jamais Il ne rompra Son Alliance avec moi »

Je présente au Seigneur, dans un cœur à cœur avec LUI, le fruit de ma prière (un merci, un pardon…)

Je conclus ce temps avec le Seigneur avec la prière que le Christ nous a apprit « Notre Père…. »

Je fais mon signe de croix.

Contempler deux figures de la Passion du Christ

Je me dispose à entrer en prière, en ce début de Semaine Sainte. Nous marchons vers la résurrection, qui passe par la croix. Je prends donc le temps d’un long signe de croix intériorisé, à tracer sur tout mon corps.

Sur ma tête, pour prendre le temps de comprendre le mystère de la passion, sur ma poitrine, pour en intérioriser le sens profond et sur mes deux épaules, pour recevoir la croix comme un signe de fraternité. Je demande la grâce d’imiter le Christ.

Dans le récit de la Passion selon Saint Luc, entendu, lors de la célébration des rameaux, je contemple deux figures : Simon de Cyrène et Joseph d’Arimathie.

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus.

Je contemple Jésus, éprouvé par les diverses étapes de son procès, marqué des humiliations subies, chargé de sa lourde croix. J’imagine Jésus gravissant les chemins pierreux et pentus montant vers le calvaire, au milieu de la foule, des habitants de Jérusalem, vivant leur vie ordinaire,

comme Simon de Cyrène, rentrant de sa journée de travail agraire. Je perçois la fatigue de Jésus, épuisé sous le poids de la croix. Puis je vois les gardes, comme c’était la coutume, réquisitionner un passant pour qu’il aide à porter la croix.

Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste, qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un tombeau taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé.

Je me tiens désormais devant la croix, devant le corps suspendu de Jésus qui vient de rendre l’esprit. Puis j’imagine Joseph d’Arimathie, venant descendre Jésus de la croix. J’imagine son effort, mais aussi la délicatesse avec laquelle il se saisit du corps du Seigneur, le respect qu’il lui porte. Je le vois ensuite l’envelopper avec douceur dans le linceul, dont la blancheur va masquer les plaies du corps défiguré,

et, enfin le déposer dans un tombeau « où personne encore n’avait été déposé. ». Les historiens expliquent qu’on ne pouvait déposer le corps d’un condamné considéré comme impur, dans un tombeau déjà occupé. En même temps, ce tombeau neuf sera le cadre de la nouveauté inouïe de la résurrection.

Ainsi Simon de Cyrène et Joseph d’Arimathie sont-ils des figures d’espérance, au cœur de ce drame de la Passion.

Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous.

Je reviens au début du récit proclamé ce dimanche, l’institution de l’Eucharistie. Le corps du Christ est « donné pour nous », comme le sang du Christ est « répandu pour nous. ».

Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je peux lui rendre grâce de « donner sa vie pour ceux qu’il aime ». Je peux intercéder pour tous ceux qui ont besoin de trouver sur leur chemin un Simon de Cyrène.

         Les textes liturgiques de la semaine dernière, de l’évangile selon St jean, nous ont redit le lien du Fils à son Père, et dans la foi au Dieu Trinitaire, nous disons, « notre Père… ».

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.