Prier avec le bienheureux Jean Tinturier

Samedi 13 décembre, ont été béatifié à Paris cinquante martyrs, morts en Allemagne, après avoir été condamnés par le régime nazi, en raison de l’action apostolique qu’ils menèrent auprès des ouvriers français requestionnés par le STO. Parmi eux, le séminariste vierzonnais, Jean Tinturier.

Alors qu’il était séminariste au Séminaire des Carmes, à Paris, Jean Tinturier doit partir pour le STO en 1943. Certains jeunes de sa génération s’interrogeaient pour savoir s’il était opportun et légitime de partir travailler pour l’industrie allemande. Jean décida de partir pour ne pas laisser ceux qui étaient partis sans soutien spirituel.

C’est donc en vue d’un apostolat qu’il partit vers l’Allemagne. Et il s’y employa dès son arrivée. Mais en décembre 1943, un décret est pris contre l’apostolat catholique français auprès des travailleurs requis en Allemagne. Surveillé de près par la Gestapo, il fut bientôt arrêté, puis interné à la prison de Gotha.

Son acte de condamnation, prononcé sans procès et en l’absence d’avocat, est ainsi formulé : « par son action catholique auprès de ses camarades français, pendant son temps de service obligatoire, a été un danger pour l’État et le peuple allemand. ».

Il fut transféré dans le camp de Flossenbourg, puis, en octobre 1944, dans le camp de Mauthausen, où il connut de terribles conditions de travail. Les détenus devaient tailler des blocs de granit dans une carrière puis les remonter, au péril de leur vie, par l’escalier de la mort…Malade, il fut hospitalisé au Revier, au milieu de 800 autres malades. Il y mourut d’une diphtérie foudroyante le 16 mars 1945.

Je me dispose à la prière, en choisissant de donner du temps au Seigneur. Je m’efforce de mettre de côté mes préoccupations présentes, pour me rendre disponible. Je demande au Seigneur la grâce de la confiance et de la persévérance.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Bienheureux et saints… Le calendrier chrétien évoque chaque jour des figures qui ont vécu, de façon particulière, leur foi chrétienne et leur relation au Seigneur. J’examine la place qu’ils ont dans ma prière. Est-ce que j’évoque leur intercession ? Est-ce que des figures sont, pour moi, des repères habituels ? Est-ce que j’évoque mon Saint Patron ?…

Jean Tinturier a écrit, lors de son séjour en Allemagne, des lettres à sa famille ou à ses amis. Nous en méditons quelques extraits.

Je considère les conditions rudes dans lesquelles Jean Tinturier se trouve, en Allemagne, et la façon dont il remet ces épreuves au Seigneur, tout en restant au service. Et moi, comment est-ce que je traverse les difficultés ? Suis-je paralysé par le découragement ? Suis-je capable de m’en remettre au Seigneur ? Est-ce que je reste disponible à l’engagement ?

Je prends le temps de laisser retentir en moi l’expression « je tâche de me fixer tout en Dieu. ». A quelle expérience cela peut-il me renvoyer dans ma propre vie ?

Dans l’église Notre Dame de Vierzon, un monument créé par le sculpteur Wilfrid Benz, rend hommage à Jean Tinturier. Il évoque l’escalier de la mort du camp de Mauthausen.      Les prisonniers devaient extraire des blocs de granit et les remonter par un escalier, au risque de leur vie.    L’artiste, par la croix, évoque la Passion à laquelle ces prisonniers participent.                                  La croix semble se pencher vers eux, signe que le Christ vient à leur rencontre, au creux de leur souffrance.

Jean Tinturier a traversé les épreuves difficiles d’un temps tragique de notre histoire. Mais l’appel à la sainteté concerne tous les disciples du Christ.

Dans son exhortation apostolique, la joie et l’allégresse, le Pape François évoque « la sainteté de la porte d’à côté, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu. » (N°7). A qui puis-je penser dans mon entourage ? Qui, parmi mes proches, est « un reflet de la présence de Dieu » ? Je rends grâce.

Je prends maintenant le temps d’un dialogue avec le Seigneur comme un ami parle à un ami. Je peux lui présenter mes manques de confiance, ma difficulté, peut-être, à m’abandonner à lui. Je prie aussi pour les martyrs, d’aujourd’hui, ces nombreux chrétiens victimes de leur foi, dans tant de conflits.

Je termine en disant « Notre Père… » Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

« Je bénirai ton nom toujours et à jamais ! » (Ps 144)

Le psaume 144 est un psaume de louange ; nous pouvons l’entendre comme une réponse  aux paroles du prophète Isaïe que propose la 1ère lecture de ce jour.

En ce temps de l’Avent, de nombreux textes tirés du prophète Isaïe. Le livre d’Isaïe, écrit à divers moments de l’histoire du peuple, est donc composé de plusieurs parties. Aujourd’hui, voici un extrait du 2nd Isaïe (ch. 40 à 55), livre écrit pendant l’exil du peuple d’Israël à Babylone au 6ème siècle av JC.

Le Perugin – vers 1497

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.

Le prophète fait parler le Seigneur. Après la chute de Jérusalem en 587 av. JC, le peuple d’Israël est déporté à Babylone ; il a tout perdu, sa terre, son roi et son Temple. Le Seigneur s’adresse alors à lui.

J’entends  les mots de réconfort adressés à ce peuple en détresse : « ne crains pas » – « je viens à ton aide » – « ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël »

Je médite  cela.

Effectivement, le peuple d’Israël pourra revenir sur sa terre grâce à la victoire de Cyrus, roi de Perse, sur Nabuchodonosor.

Je laisse résonner les mots : « ton rédempteur, c’est le Saint d’ « Israël » – « dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange » – « les pauvres et les malheureux… je ne les abandonnerai pas »

Comment ce texte me parle-t-il de Jésus-Christ ?

Nous nous apprêtons à fêter la naissance de Jésus ; qui est-il pour moi ? Est-il le rédempteur annoncé par le prophète ? Le Saint d’Israël ? L’Emmanuel qui se fait petit parmi les petits ?

Quels mots, quelles phrases me touchent plus particulièrement ?

Comment la présence du Seigneur à mes côtés se manifeste-t-elle ? Comment m’aide-t-il ? De quelle peur me délivre-t-il ?

Qu’est-ce qui me donne force pour vaincre l’adversité ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Qu’est-ce qui fait reverdir les zones désertiques de mon existence ?

J’en rends grâce au Seigneur.

Solennité de l’Immaculée Conception

Aujourd’hui, la liturgie nous invite à contempler la Vierge Marie.

Je m’installe à l’écart, fais silence en moi et me dispose à une rencontre avec le Seigneur

Je demande l’aide de l’Esprit Saint pour entrer pleinement dans la méditation et la prière…entendre la Parole qui m’est adressée aujourd’hui et maintenant…

 Je contemple ce tableau attribué à Léonard de Vinci et exposé à la galerie des Offices de Florence.

Je regarde…

les couleurs, la façon dont elles se complètent ou s’opposent…

les lignes verticales, horizontales, comment elles se conjuguent…

la disposition des éléments représentés…

les personnages : leur position, leur attitude…

La scène se déroule dans un hortus conclusus, « jardin enclos » en latin, symbole depuis le Moyen Âge de la virginité de la Vierge. Toutefois, le jardin n‘est plus entouré de murs élevés, mais d’un simple muret bordé de plantations de pins et de cyprès, un motif courant dans la peinture italienne du XVème siècle. Le jardin s’ouvre, au niveau de la main de l’ange, sur un paysage fluvial et un port. On peut y voir une illustration de la symbolique mariale : Marie, qui conduit ceux qui se sont égarés au port du salut éternel.

L’ange Gabriel salue la Vierge Marie, un lys blanc dans sa main gauche, symbole de pureté. Entre lui et la Vierge, un lutrin. Marie fait face à l’ange. Surprise, elle lève la main. Vêtue habituellement de bleu et de rouge, sa robe se teinte ici de jaune : signe de royauté et de la vie qui prend chair en elle. Devant elle, un meuble étrange qui ressemble à la fois à un berceau et à un sarcophage. Il est posé sur des fleurs, signe de vie, et porte une coupe eucharistique, image de la résurrection.

Puis j’entre dans le message spirituel qui s’en dégage…Je m’imagine présent(e) dans cette scène…et laisse monter ce que cela suscite en moi…

L’ange Gabriel annonce à Marie le plan de Dieu à travers elle.

Le Seigneur nous rejoint dans notre vie, au fil des circonstances et des personnes que nous rencontrons… En ce début du temps de l’Avent, comment me disposer pour le reconnaître ?

Le Seigneur appelle Marie à une mission qui va l’engager toute entière. Il lui laisse toute liberté de sa réponse…

Puis-je faire mémoire d’un appel du Seigneur, passé ou présent ? Quelle a été ma réponse ? Pourquoi ? Comment ? Quel pas de plus pourrais-je faire pendant l’Avent ?

« Je suis la servante du Seigneur »

La foi est un « oui », un abandon confiant en Dieu qui fera ce qu’il a promis avec ce que nous sommes. Comme Marie, puis-je dire moi aussi « Je suis le serviteur/la servante du Seigneur » ? Qu’est-ce que cela fait naître en moi ?

En ce temps d’espérance et d’attente, je peux demander au Seigneur de me rendre accueillant(e) à l’appel et à la venue de son Fils…

Puis je me tourne vers Marie pour lui dire mes découvertes, la remercier, lui demander de m’accompagner sur mon chemin de disciple…Je vous salue, Marie…

Psaume 117

Ce psaume est une invitation à l’action de grâce et à la confiance au Seigneur qui délivre de l’épreuve

Seigneur, je me présente à toi en ce jour et je te demande la grâce de la confiance en ton salut. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis lentement le psaume, en m’arrêtant sur les mots ou les versets qui ont du goût pour moi, que je peux répéter.

« Rendez-grâce au Seigneur. »

Je relis le début de ma semaine. De quoi puis-je rendre grâce ?

« Tu es pour moi le Salut. »

Je peux faire mémoire d’une épreuve ou d’une situation difficile que j’ai traversée en mettant ma confiance dans le Seigneur. Comment sa présence à mes côtés m’a aidé à la surmonter ?

«  Béni soit au nom du Seigneur. »

En ce début d’Avent, nous sommes dans une attente active de la venue du Sauveur. Quels moyens et actions ai-je envie de mettre en place pour vivre intérieurement ce temps de préparation ? Je peux demander au Seigneur de me guider sur ce chemin vers Noël.

A partir de ce qui a bougé en moi pendant la méditation de ce psaume, je parle à Dieu comme cela me vient ,avec confiance et simplicité. Je peux lui adresser mes demandes ou lui confier mes désirs.             Je peux terminer par la prière du Magnificat

Entrée en Avent. Méditer sur l’attente

Je me dispose à la prière, me retirant à l’écart. En ce début d’Avent, je peux allumer une bougie et en contempler la flamme vacillante et fragile. Je respire lentement et ouvre l’oreille de mon cœur. Je demande au Seigneur de me donner la grâce de l’attente. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Ce temps de l’Avent est, pour le croyant, temps de l’attente. Quel sens cela a-t-il pour moi ? Quelle fécondité de l’attente pour ma vie de foi ?

Je fais mémoire de situations quotidiennes où j’attends. Comment est-ce que je vis ces situations ? Patience ? Impatience ? Exaspération ? Résignation ? Lassitude ? Découragement ?…

Il peut être aussi des attentes douloureuses.

Je me remémore de pareils instants d’attente, où j’ai pu vivre l’angoisse, l’inquiétude…

Mais il est aussi des moments d’attente confiante, heureuse. Je me les remémore également.

Et moi, comment est-ce que j’aborde ce temps de l’Avent qui est temps de l’attente ? Quels mouvements est-ce que je perçois en moi ?

A mon tour, je m’imagine comme ce veilleur. Je suis dans la nuit, entouré de ténèbres, une obscurité qui peut m’insécuriser, m’inquiéter…Et pourtant, je sais que, selon le rythme de la nature, l’aube va venir. Cette certitude me rend fort, me donne patience, me rend attentif aux signes annonciateurs de la lumière qui vient…La promesse me tient dans l’Espérance.

Ainsi, le jour qui point me trouvera prêt, prêt à me lever, prêt à aller de l’avant, prêt à aller à la rencontre, prêt à agir, prêt à m’engager…

En ce premier dimanche de l’Avent, Matthieu nous redit :

Que puis-je envisager, pour ce temps de l’Avent, afin d’entretenir ma vigilance, pour ne pas vivre ces semaines dans une attente passive.

Je lis ce texte de Jean Debruynne, avant de m’adresser au Seigneur, dans un cœur à cœur.

Et je termine par le Notre Père, où, comme le guetteur veille l’aurore, je guette le Règne de Dieu : « Notre Père, que ton règne vienne… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Cantique

À lui, haute gloire, louange éternelle ! 

Et vous, le givre et la rosée, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, le gel et le froid,
bénissez le Seigneur.

Et vous, la glace et la neige,
bénissez le Seigneur.
Et vous, les nuits et les jours, 
bénissez le Seigneur.

Et vous, la lumière et les ténèbres,
bénissez le Seigneur.

Et vous, les éclairs, les nuées,
bénissez le Seigneur.

Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Le livre de Daniel est composé de deux grandes parties : les chapitres 1 à 6 du livre sont des récits édifiants qui racontent un conflit entre un souverain et des opposants.

Le cantique se trouve au chapitre 3. Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit édifier une statue de lui-même en or et ordonna à tous ses sujets de venir l’adorer. Les chaldéens ont dénoncé trois juifs qui ont refusé d’adorer la statue.

Ananias, Azarias et Misaël, convoqués, réitèrent leur refus, au nom de leur foi. Le roi ordonne qu’ils soient jetés dans la fournaise, mais Dieu va protéger les jeunes gens. Cette protection divine suscite aux trois jeunes gens ce cantique (v.51-90) dont sont extraits ces versets pour la liturgie de ce jour.

Je m’installe confortablement. Je respire profondément et fais silence en moi. Le Seigneur m’attend, je viens à sa rencontre… Je peux lui demander la grâce d’être pleinement à son écoute…ou toute autre grâce…

Je lis lentement le Cantique une première fois…

Puis je le relis en faisant mémoire de son origine : l’ordre d’adorer une statue, le refus des juifs au nom de leur foi, leur confiance en Dieu au-delà de la menace du châtiment, le salut accordé…

« (…) Le feu ne les toucha pas du tout, et ne leur causa ni douleur ni dommage. » (v. 50b)

… la louange…

« Puis, d’une seule voix, les trois jeunes gens se mirent à louer, à glorifier et à bénir Dieu (…) » (v. 52-56) et « Toutes les œuvres du Seigneur (…) » (v. 57-90).

Je relis à nouveau le Cantique, fruit du salut accordé dans la confiance totale en Dieu…

Qu’est-ce que cette histoire me dit ? Quelle résonance en moi ? dans ma vie ? quel appel ? Où en suis-je de ma confiance dans le Père, le Fils et l’Esprit Saint ? Dans les temps marquants comme dans le quotidien ?

Suis-je prêt(e) à confesser ma foi ? Quel est mon regard sur notre terre ? Je me souviens peut-être de temps de contemplation dans la paix et la louange…conscient(e) de la merveille qu’est la création…

Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…

Je lui confie mes demandes…

Avec Lui, je me tourne vers le Père en disant lentement et en pesant bien chaque mot, Notre Père…

Prier avec l’évangile du jour

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (21,1-4)

Ignaz Dullinger

Je me dispose à la prière, prenant un temps de silence pour me rendre disponible au Seigneur. Je ferme les yeux pour me mettre, au creux de mon intériorité, à Son écoute. Je demande au Seigneur la grâce de l’attention. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le texte, en imaginant la scène. Jésus est au Temple, où il enseigne. Je vois la foule, le mouvement. J’entends la rumeur de ceux qui vont et viennent. J’entends aussi le bruit les offrandes, les pièces qui tombent dans le grand tronc, avec un bruit métallique. Puis je suis le regard de Jésus. D’abord les gens riches, un groupe sans doute reconnaissable à leurs vêtements de prix…Ils sont nombreux (« les gens riches »), et font preuve d’une générosité ostentatoire. (« leurs offrandes »).   Jésus arrête alors son regard sur une « veuve misérable », dont le veuvage est signifié par son vêtement.

Les veuves sont particulièrement démunies, puisqu’elles ne bénéficient plus du soutien de leur mari. La Bible appelle à de nombreuses reprises à « soutenir la veuve et l’orphelin ».  Les deux petites pièces de monnaie peuvent paraître dérisoires au regard des sommes importantes versées par les riches. Mais Jésus, dans sa déclaration, nous amène à déplacer notre jugement, à ne pas nous arrêter aux sommes versées, mais à la proportionnalité de l’engagement de chacun. « Cette veuve a mis plus que tous les autres… »

James Tissot

« Levant les yeux, il vit (…) il vit aussi… ». Au fil de l’évangile, Jésus est constamment attentif à celles et ceux qui l’entourent, et plus particulièrement attentif à ceux qui sont peu considérés, voire exclus. Et moi, sur quoi, sur qui est-ce que porte mon regard ? A quoi, à qui suis-je attentif ?

Le temps de l’avent est le temps des sollicitations de diverses associations. Comment est-ce que je perçois ces appels ? Quels sont les critères de discernement auxquels je recours pour décider des dons que je peux faire ?
 

« Elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. ». L’engagement de cette pauvre veuve est considérable. Et moi, comment est-ce que j’accueille la radicalité des appels évangéliques ?
 

Je relis le texte de l’évangile, et je m’entretiens avec le Seigneur, avec confiance. Je peux rendre grâce pour la générosité qui continue de s’exercer dans un environnement social qu’on dit individualiste, pour tant de bénévoles qui s’engagent dans les associations caritatives. Et je présente au Seigneur mon désir de donner, de m’engager, avec ses limites, peut-être.

         Je termine en disant : « Notre Père… ».

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 49

Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre
du soleil levant jusqu’au soleil couchant.
De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit.
« Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d’un sacrifice mon alliance.
Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge, c’est Dieu !
« Offre à Dieu le sacrifice d’action de grâce,
accomplis tes vœux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Aujourd’hui, chantons ce psaume

Muriel Leroy

Prier avec une cantilène biblique

 A l’origine, la cantilène est un court poème chanté. Plus récemment elle a été utilisée pour  accueillir la Parole de Dieu avec tout son être :  c’est la rythmo-catéchèse. Le geste, la mélodie et le rythme facilitent l’inscription dans la mémoire des récits bibliques.

« Ces paroles que je te donne resteront dans ton cœur »

La rythmo-catéchèse s’inspire des travaux du père jésuite Marcel JOUSSE (1886-1961), anthropologue et ethnologue, pionnier de l’oralité et de l’“anthropologie du geste”.Originaire de la Sarthe, Marcel Jousse s’est intéressé dès son plus jeune âge à la transmission orale, au balancement corporel et à la musique.

Il avait observé que des paysannes illettrées connaissaient par cœur des passages de l’Évangile entendus à la messe, qu’elles transmettaient à leurs enfants en les berçant et en chantant.

Nous proposons de prier avec une de ces cantilènes : « Il était le plus petit »

Nous commençons ce temps par un signe de croix, car nous sommes là au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Et nous demandons au Seigneur de grandir dans une connaissance intérieure de Dieu, qui s’est fait petit pour rejoindre notre humanité.

J’écoute une première fois ce chant qui évoque le passage du choix de David comme roi d’Israël.

 Je  le reprends en chantant à mon tour les paroles.

Je regarde maintenant la vidéo qui met des gestes sur la mélodie

Je la regarde à nouveau en chantant et en intégrant la gestuelle de cette cantilène.

Je parle maintenant au Seigneur de ce que j’ai découvert.

Je Lui dis ce que provoque en moi cette préférence qu’il a  pour les plus petits.

Je lui adresse ma prière :peut-être une prière de louange pour ce qu’Il est … ou une action de grâce pour Jésus-Christ qui s’est identifié aux petits 

« En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25,40) ou encore une demande pour mieux vivre cette option préférentielle pour les pauvres que le pape Léon XIV appelle de ses vœux dans son exhortation apostolique « Dilexi te (« Je t’ai aimé ») :

« Dieu qui est pris de compassion pour la pauvreté et la faiblesse de l’humanité tout entière et qui, voulant relever et inaugurer un Règne de justice, de fraternité et de solidarité, a particulièrement à cœur ceux qui sont discriminés et opprimés, demandant à nous aussi, son Église, un choix décisif et radical en faveur des plus faibles. »

Je termine par un Notre Père