Psaume 110

Grandes sont les oeuvres du Seigneur

Je me dispose à la prière, choisissant le temps et le lieu qui me conviennent. Je décide de me rendre disponible au Seigneur, tout en partageant la parole du psaume qui a traversé les siècles, et qui rejoint, aujourd’hui, l’Église universelle et tant de communautés religieuses, à travers le monde. Je demande la grâce de percevoir la volonté du Seigneur.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je lis, lentement le psaume.

D’abord, je médite quelques expressions du texte.

  • Je réponds à l’invitation du psalmiste à la louange.

– Je rendrai grâce au Seigneur dans l’assemblée. Je suis invité à la louange, en lien avec les autres chrétiens. Ma prière a toujours la dimension communautaire du Peuple de Dieu.

– A jamais se maintiendra sa louange. Je prends conscience que ma louange d’aujourd’hui s’inscrit dans la prière de toujours à toujours.

– Grandes sont ses œuvres / noblesse et beauté dans ses actions / de ses merveilles il a laissé un mémorial Je prends le temps de contempler les bienfaits du Seigneur au cœur de la vie de son peuple : justice, tendresse, pitié, sécurité, force, vivres, délivrance…

  • Je m’arrête sur l’alliance, proposée dès le début de l’histoire et promise à jamais. Gardant toujours mémoire de son alliance / son alliance est promulguée pour toujours.
  • La sagesse commence avec la crainte du Seigneur. Qui accomplit sa volonté en est éclairé. Craindre le Seigneur, dans la langue des psaumes, c’est être attaché à Dieu de toutes les fibres de son être, s’appuyer sur lui quoi qu’il arrive, c’est avoir le cœur confiant, ce qui permet, précisément, de vivre sans peur. J’examine comment je peux vivre cette « crainte de Dieu. »

Je relis le psaume en entier. Je peux aussi l’écouter.

Maintenant, je m’adresse au Seigneur, lui présentant mes fidélités / mes infidélités à son alliance.

Et je termine en disant à ce Dieu Père « tendresse et pitié » : Notre Père…

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier avec les vitraux de Kim en Joong

Kim en Joong est un artiste contemporain. Né en en Corée du Sud en 1940, il s’installe en Suisse en 1969 et rentre chez les Dominicains. La peinture le conduit à l’art du vitrail.

Contemplons quelques vitraux tirés de l’exposition « Les couleurs de l’invisible », actuellement  au château de Chambord.

Je me mets en présence du Seigneur et lui demande la grâce de me laisser attirer vers lui.

  • Je me pose devant ces vitraux.

Vers quoi est attiré mon regard ? Quelle impression ? Qu’est-ce que cela provoque en moi ?

Je regarde la composition les lignes, les couleurs, la lumière… Sur l’un d’eux sont écrits deux mots de François Cheng : « Ouverture – Elévation ». Ces vitraux me conduisent-ils à ouvrir mon regard, à l’élever vers l’au-delà ?

Je me tiens humblement devant Celui qui est le Tout Autre. Celui qui se révèle dans le profond silence. Une présence réelle qui nous dépasse, que l’on ne peut saisir mais qui transfigure toute chose.

Par l’imagination, je peux me représenter un monde sans lumière ; puis prendre conscience de ce que produit la lumière, me souvenir de moments où cette lumière donne accès à la beauté, à la paix et la plénitude…

Je considère ce qui illumine ma propre vie ; je me remémore des instants de lumière avec la joie qu’ils procurent…

J’entends les paroles de l’Evangile et les médite :

Je rends grâce au Seigneur pour ce qu’il est. Je lui dis mon désir de vivre dans sa lumière et lui demander la grâce de ne jamais être séparé de lui. Je lui confie ma vie pour qu’elle soit lumière pour les autres. Alors que nous venons de célébrer la croix glorieuse, j’écoute le chant : « Dieu est amour, Dieu est lumière »

Je termine par un Notre Père.

Psaume 150

Que tout être vivant chante louange au Seigneur

Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !
Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !
Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !

Aujourd’hui, je me prépare à prier le Seigneur. Je prends de grandes respirations, calmement, longuement et j’évacue toutes les tensions et les pensées qui m’occupent l’esprit. Je fais silence en moi et demande la grâce de me disposer à la louange .

J’écoute et je reprends en moi-même les versets du psaume 150 proposé aujourd’hui par l’Eglise et rejoins la multitude des Chrétiens qui prient et louent le Seigneur.

Peut-être les soucis, les préoccupations, les événements du monde ne m’inclinent pas à la louange. Alors je peux ruminer ces passages de St Paul proposés aujourd’hui:

Frères,puisque vous avez été choisis par Dieu,que vous êtes sanctifiés, aimés par lui,Vivez dans l’action de grâce.[…]

revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.[…] Par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance.

  • Je prends le temps de me remémorer : de la tendresse reçue, de la compassion, de la bonté envers moi, de la patience et de l’humilité, des pardons reçus. Et je peux exprimer mon action de grâce pour tous ces dons, présence visible de l’amour du Père qui me communique sa vie et sa joie. En écoutant l’Evangile de ce jour, de Saint Luc, je peux dire: J’ai demandé et j’ai reçu, je n’ai pas été jugé.e, ni condamné.e, j’ai été aimé.e.

Et je peux chanter alors sa louange en contemplant ces oeuvres .

  • Je peux aussi exprimer ma prière de demande: devenir davantage « eucharistique »; trouver ainsi la présence de Dieu dans ma vie , tout au long des journées, et aussi dans le monde; vivre dans l’action de grâce et partager dans ma vie quotidienne la grâce que je reçois.

Et pour conclure ma prière je peux chanter « Gloire à Dieu »

Prier avec les Très Riches Heures du Duc de Berry

Je me mets à l’écart, pour prendre un temps qui « rompe » avec mon activité quotidienne. Pourtant, tout en prenant cet utile recul, je porte aussi mon quotidien dans la prière, demandant au Seigneur la grâce d’unifier ma vie, et, selon l’expression de Saint Ignace, de trouver Dieu en toutes choses.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Méditons à partir d’une page des Très Riches Heures du Duc de Berry, qui, avant les textes bibliques, évoquent, la vie de tous les jours, au fil de l’année, dans une société essentiellement rurale.

Les Très riches Heures du Duc de Berry sont l’un des plus prestigieux exemples des livres d’heures enluminé. Commandé par le Duc de Berry en 1410, cet ouvrage fut exécuté à Bourges dans l’atelier des Frères Limbourg.

Le Livre d’Heures s’ouvre sur un calendrier. Chaque mois est illustré par une scène de la vie quotidienne en rapport avec la saison. En vis-à-vis sur la page de droite, le calendrier des saints et des fêtes chrétiennes.

En ce temps de rentrée, nous contemplons l’enluminure illustrant le mois de Septembre.

Je prends le temps d’observer cette miniature. Son organisation, sa composition. Les couleurs. Le paysage. Les activités, mettant en scène personnages et animaux.
 

En haut de la miniature, comme pour chaque mois, une évocation du zodiaque, sur la voute céleste parsemée d’étoiles, et une représentation de l’écoulement du temps, en recourant à la mythologie :

Appolon – dieu du soleil chez les Grecs- conduit le char du temps…On repère aussi les deux signes du zodiaque de septembre, la vierge (sur la gauche) et la balance sur la droite.

Créé par Dieu, l’être humain est engagé dans le temps.

La scène rurale se situe sur un coteau planté de vignes, devant le château de Saumur, terre viticole…Une palissade sépare le château des vignes.

Un château fortifié, juché sur un piton, protégé par des douves, aux fenêtres protégées par des barreaux.

         Et le travail des vendanges…La peine du vendangeur, penché sur le cep, l’effort de la femme qui entraine les bœufs tirant les barriques chargées des raisins, l’attention du vendangeur coupant une grappe, la relâche d’une femme réajustant sa coiffe, puis cet autre vendangeur qui goûte quelques grains…

Le raisin récolté pour fabriquer le vin qui sera conservé au fil des mois…

Je prends maintenant un temps de conversation personnelle avec le Seigneur. Je lui rends grâce pour les dons reçus, pour les initiatives que j’ai pu prendre. Je demande pardon, peut-être, pour des occasions manquées de rencontre, de créativité. Et je prie pour qu’à cette rentrée, je tire parti des fruits récoltés cet été.

Je me mets à l’écoute des paroles du Pape François, lors de l’audience du 10 février 2021.

« Nous avons vu que la prière chrétienne est “ancrée” dans la liturgie. Aujourd’hui, nous mettrons en lumière comment de la liturgie, celle-ci revient toujours à la vie quotidienne : dans les rues, dans les bureaux, dans les moyens de transport… Et là, elle continue le dialogue avec Dieu : celui qui prie est comme un amoureux, qui porte toujours dans son cœur la personne aimée, où qu’il se trouve. En effet, tout est assumé dans ce dialogue avec Dieu : chaque joie devient un motif de louange, chaque épreuve est l’occasion d’une demande d’aide. La prière est toujours vivante dans la vie, comme un feu de braises, même quand la bouche ne

parle pas, mais le cœur parle. (…) A ce propos, le Catéchisme dit : « Nous apprenons à prier à certains moments en écoutant la Parole du Seigneur et en participant à son Mystère pascal, mais c’est en tout temps, dans les événements de chaque jour, que son Esprit nous est offert pour faire jaillir la prière. […] Le temps est entre les mains du Père ; c’est dans le présent que nous le rencontrons, ni hier ni demain, mais aujourd’hui. » (n° 2659). Aujourd’hui, je rencontre Dieu, il y a toujours l’aujourd’hui de la rencontre. »

Je termine en disant le « Notre Père… », m’arrêtant tout particulièrement sur la demande : « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 97

Comme plusieurs des psaumes avant et après celui-ci, le psaume 97 est un chant de louange, qui évoque la victoire de Dieu sur les agresseurs d’Israël (v. 1-3), à laquelle il associe tous les peuples (v. 4-6) et toute la création (v. 7-9) ; ainsi que l’établissement de son royaume de paix.

Dieu s’est rappelé sa fidélité et son amour (v.3) non seulement en faveur d’Israël mais aussi de la terre tout entière. Salut offert par miséricorde en Jésus-Christ, comme Sauveur et non comme juge…

Je prends un temps à l’écart. Je fais silence en moi, et me tourne vers le Seigneur. Je lui demande la grâce d’être attentif.e à sa présence, dans le cœur à cœur…

Je lis le psaume, plusieurs fois, en repérant les expressions, les mots répétés, en accueillant ce que ce poème exprime…

Cette grande joie me rejoint-elle ? Quel écho trouve-t-elle en moi ?

En ce mois de la création, à quoi m’invite cette louange ?

Quels mouvements intérieurs suscite-t-il ? Quel élan m’inspire-t-il ?

Je confie au Seigneur ce qui m’habite, dans la confiance…et lui demande de l’aide si j’en ressens le besoin…sûr.e qu’Il sait ce qui est bon pour moi…

Puis, en communion avec mes frères et sœurs, je m’adresse à Notre Père

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, Amen.

Une paire de chaussures

Rencontres

amis, inconnus, ….

Déplacements

marches, visites, camping, voyages….

Accueil

famille, amis, étrangers ….

Et je rends grâce….

Je demande pardon ….

J’essaie de comprendre ce que j’ai vécu…

Après cette relecture, je peux affirmer que

« Je crois en Dieu. Je crois en ce Dieu qui m’aime »

Parce que je sais que:

La foi c’est une rencontre, à chaque évènement Dieu est là. Dieu me donne la force ; je sais que toute rencontre peut chambouler ma vie. C’est comme un ange que Dieu met sur mon chemin  pour lui donner une nouvelle orientation.

Mais ces messages sont à décoder car Dieu me veut libre. Et la liberté n’est pas de choisir moi-même la paire de chaussures qui me convient mais de laisser Dieu me donner la bonne paire. Je choisis d’accepter Dieu comme mon Maître.   Albert  Einstein a dit que «  Le hasard, c’est Dieu qui se ballade incognito ! »

Nos rencontres ne sont pas des hasards. Je crois que toutes mes rencontres  peuvent chambouler toute ma vie.

Et c’est pourquoi il me faut, il nous faut  une bonne paire de chaussures.

Une bonne paire de chaussures, c’est ce dont j’ai besoin. Ce n’est pas comme une veste même si elle est un peu trop longue ou trop petite on s’en sort toujours, on s’en débrouille toujours, ça ne gène pas tellement.

Mais une paire de chaussures, soit c’est la bonne pointure, soit c’est insupportable. Je ne peux pas rester avec une paire de chaussures qui n’est pas à la bonne pointure.

La vie de Dieu dans ma vie c’est du « sur mesure ». C’est  la pointure qui me correspond au moment où cela arrive dans ma vie. Moments heureux, moments douloureux, moments difficiles ….

Je peux maintenant à nouveau rendre grâce pour ce temps de l’été et imaginer la bonne paire de chaussure que Dieu avait choisie pour moi ! Parce que ces chaussures sont justement ces rencontres, ces temps de marche, de visites, de repos….

Devant un arbre chargé de fruits…

Bénir Dieu

Je m’arrête devant ce que la nature offre en ce moment et je prends le temps de la contemplation et de la prière.

  • En regardant ces fruits, je prends la mesure de ce qui est donné ; je m’émerveille de la beauté, de la saveur, de la profusion… je prends conscience de la vie qui circule dans tout l’univers ; de la croissance reçue.

Faisant partie de ce monde créé, je  m’arrête sur le souffle qui m’habite. Et je considère tout ce que j’ai reçu, la vie et  toutes sortes de dons.

« C’est toi, Seigneur qui m’a tout donné »

L’abondance… signe de l’action de Dieu… signe de bénédiction.

Je me tourne vers le Créateur, vers le Dieu de la vie, vers le Père qui a donné son Fils pour que nous ayons la vie et la vie en abondance (Jn 10) et je le bénis à mon tour.

Je parle au Seigneur et lui rends grâces.

QUE SOIT BENI LE NOM DE DIEU, DE SIECLES EN SIECLES QU’IL SOIT BENI !

  • J’élargis mon regard à tous les gestes de vie dont notre humanité est capable.  Je demande la grâce de voir les choses comme le Seigneur les voit, lui qui est Bonté.

Bénir veut dire ‘dire du bien’. Par l’intermédiaire de l’Eglise, je regarde le Seigneur bénir ce qui est bon, comme sur cette image de bénédiction des bateaux de la SNSM (sauveteurs en mer).

    Je considère tous les gestes du quotidien qui font que la vie est possible ou meilleure. Je prends le temps de faire mémoire d’actions concrètes autour de moi dont j’ai été témoin ces derniers jours.

    C’est toi, Seigneur, qui est toujours à l’œuvre par ton Esprit !

    Je parle au Seigneur et lui rend grâces. Je le bénis à mon tour.

    QUE SOIT BENI LE NOM DE DIEU, DE SIECLES EN SIECLES QU’IL SOIT BENI !

    • Je mets maintenant ma vie personnelle, dans toutes ses dimensions, sous le regard de Dieu.

    Ma relation à Dieu : est-il pour moi le Dieu d’amour qui m’aime plus que moi-même ? Est-ce que je sais reconnaitre ses dons ? Est-ce que je pense à l’en remercier ?

    Ma relation à moi-même : est-ce que je me reçois de Dieu ? Est-ce je cultive ma vie spirituelle pour porter du fruit ?

    Ma relation aux autres : est-ce je m’exerce à la bienveillance à l’image du créateur ? Est-ce que je donne à mon tour, à ceux qui en ont besoin ?

    Ma relation à la création : est-ce que je sais en prendre soin comme quelque chose qui m’est confié ?

    Je parle au Seigneur de mes joies et de mes difficultés. Je lui demande son aide…. La grâce de pouvoir le bénir en tout temps.

    QUE SOIT BENI LE NOM DE DIEU, DE SIECLES EN SIECLES QU’IL SOIT BENI !

    Je termine ma prière en chantant :

    Prier avec Marie

    Vendredi dernier, nous avons célébré la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie et médité l’Évangile de la visitation ( Luc 1, 39-56). Ce texte narre la rencontre entre Marie et sa cousine Élisabeth, deux femmes rendues fécondes par la puissance de Dieu, et l’arrivée au monde prochaine de deux enfants : le prophète Jean-Baptiste et Jésus.

                Pour éclairer ce texte, nous pouvons contempler ce vitrail qui a été réalisé par le frère Éric de la communauté de Taizé et qui  apparaît dans l’Église de la réconciliation à Taizé.

    En premier lieu, nous pouvons contempler l’ensemble des couleurs, les formes, les gestes.

    Du point de vue des couleurs, nous avons une dominante rouge, un peu comme si c’était le matin. Cette lumière du jour contraste avec ce bleu beaucoup plus froid de l’intérieur. C’est sans doute le matin et on est dehors. Cette lumière baigne toute la scène.

    On peut aussi voir les formes. Il y a quelque chose de presque dépouillé, deux femmes qui se tiennent face l’une à l’autre, dehors.
    Au niveau des attitudes, Marie, à droite tend les bras et face à elle, Élisabeth à gauche a les bras ouverts, dans une posture d’accueil.

    Essayons ensuite d’entrer dans la profondeur de ce vitrail

    « Marie se mit en route. »

    Quel est le point de départ ? Qu’est ce qui fait que Marie va rencontrer sa cousine Élisabeth ?   Dans la scène de l’Annonciation qui précède dans l’Évangile de Luc, l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va donner naissance à celui qui va sauver l’humanité et qu’Elizabeth sa cousine, est enceinte alors qu’elle est censée être une femme stérile.

    C’est avec cette information là que Marie se met en route.  C’est peut-être  l’ouverture à une vie nouvelle, une vie surprenante et qui dépasse ce qu’on peut attendre que symbolise la couleur rouge . Marie se met en route pour être en contact et pour partager ce qui l’habite.

    Moi-même, suis-je sensible à tel ou tel appel qui me vient ? Qu’est ce qui me met en mouvement dans mon existence ?

    « Marie se rendit avec empressement vers la région montagneuse. »

    Marie a besoin de partager ce qui l’anime, l’annonce qui lui a été faite n’a pas pour  effet de rester seulement pour elle.Pour ce faire, elle a besoin de rencontrer une personne avec laquelle elle pourra rentrer en conversation. Et ce quelqu’un, c’est cette cousine, Élisabeth, dont l’ange lui a parlé.

    Les attitudes ici peuvent nous aider : L’anticipation dans le geste de salutation de Marie qui ouvre les bras vers Élisabeth comme si elle était déjà à son contact, alors qu’elle a encore quelques pas à franchir. De son côté, Élisabeth est déjà sortie de sa maison et c’est en dehors de celle-ci que cette rencontre a lieu. Pour qu’il y ait rencontre, il faut sortir de nos lieux de confort pour consentir à quelque chose de différent.

    Moi même, quels sont les lieux qui me sortent de ma zone de confort ?

    ●  Je peux enfin m’arrêter sur le choix de l’artiste

    Je peux enfin m’arrêter sur le choix qu’a fait l’artiste de représenter la promesse pour chacune de ces femmes, à savoir un enfant que l’on voit de manière assez discrète : la présence de Jean-Baptiste dans Élisabeth, la présence de Jésus dans Marie.
    Je contemple ce geste de Jean-Baptiste qui est à genoux et de Jésus qui marche vers lui, lui aussi,les mains ouvertes, comme sa mère.

    Sans doute la pointe de cet épisode, c’est de voir que, pour comprendre pleinement ce qui anime chacune de ces femmes, il y a besoin de la rencontre. C’est en s’émerveillant de ce que vit l’autre que je suis capable de pleinement recevoir ce qui m’est donné sans jalousie, sans envie.À travers ces deux femmes, il y a une réciproque admiration, une même action de grâce pour ce Dieu qui intervient de manière toujours surprenante dans leur existence.

    Moi même, suis-je capable de me réjouir de ce que vivent les autres ?

    Au terme de ce temps de prière, je peux regarder à nouveau ce vitrail et réentendre le verset « Marie se mit en route et se rendit avec empressement dans une région montagneuse. ». »
                Est ce que je vois quelque chose dans cette scène qui me touche de manière particulière ? Je confie cela au Seigneur.

    Pour conclure, je peux dire ou chanter la prière du Magnificat 

    Prier pour qu’advienne un homme nouveau

    Je me dispose à la prière en me mettant à l’écart. Je prends le temps de m’installer à l’intérieur de moi-même, là où je sais que le Seigneur m’attend. Je demande la grâce de demeurer en lui.

             Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

    En ce temps estival, où beaucoup ont la chance de pouvoir faire une pause, je suis néanmoins rejoint par les bruits du monde, où l’actualité ne fait pas de pause…

    Je pense tout particulièrement à la situation à Gaza ou en Ukraine. Comment ne pas sombrer dans le désespoir, comment ne pas désespérer de l’homme ?

    L’actualité a rarement été sereine, et je médite devant quelques tapisseries du Chant du monde de Lurçat, créées peu d’années après la tragédie d’Hiroshima, survenus, voilà 80 ans les 6 et 9 Août 1945.

             Lurçat évoque d’abord le cataclysme nucléaire.

    Cette évocation violente associe les victimes humaines, à des animaux, des éléments végétaux carbonisés. Je prie pour les victimes innocentes des conflits d’aujourd’hui, comme pour les innombrables dégâts infligés à la nature par les armes modernes.

    Mais, bien vite, Lurçat choisit l’espérance, croyant en la venue d’un nouvel humanisme, dans sa lumineuse tapisserie, l’homme nouveau.

    Je m’arrête sur cette silhouette lumineuse. Le feu qui la traverse n’est plus destructeur, mais source d’énergie, d’espérance en une lumière jamais éteinte. Au-dessus de cet homme, une chouette, antique symbole de la sagesse, qui oriente vers le bien et la vie.
     

            Dans cette même tapisserie, la nature semble revivre, d’un dynamisme renouvelé. Toutes les dimensions de la nature sont présentes : végétation dans une éclosion de fleurs et de feuilles, étoiles colorées animant le cosmos, divers animaux, tels qu’un poisson…

           A mon tour j’examine, dans ce monde tourmenté, déchiré, ce qui peut me tenir dans l’Espérance.

       Au sommet de cette nature recréée, la colombe. Symbole de paix et, pour le croyant, signe de l’Esprit. La colombe, dans la tapisserie, est au même niveau que la chouette.

    Don de l’Esprit et dynamique de l’intelligence humaine, de l’activité humaine, à mettre au service de la vie. Union de la grâce reçue de Dieu et de la tâche confiée à l’homme, pour renouveler l’humanité.

       Je considère le dynamisme de l’Esprit en moi, et la contribution, que, personnellement, je peux mettre au service de la paix.

    Cette tapisserie de Lurçat est conservée à Angers, ville où est aussi exposée la grande tapisserie de l’Apocalypse du XIVème siècle…

    Après les multiples scènes qui suggèrent le mal, nous est donné de contempler la Jérusalem Nouvelle.

     Je relis maintenant quelques versets du livre de l’Apocalypse.

    Nouveauté d’un monde recréé : ciel nouveau, terre nouvelle, Jérusalem nouvelle, je fais toutes choses nouvelles.

       Nouveauté d’un monde retrouvant l’unité : image des noces, « ils seront ses peuples ».

       Nouveauté d’un monde qui échappe à la douleur : « ni deuil, ni cri, ni douleur… »

       Ce monde n’est pas seulement promis pour l’au-delà…

    Est-ce que je crois, dans l’Espérance, qu’un renouveau est possible dès ici-bas, et que je peux en être, à ma mesure, l’artisan…

    Je prends enfin un temps de dialogue avec le Seigneur qui demeure avec moi. Je lui confie les détresses du monde d’aujourd’hui. Je lui confie aussi mes propres détresses, dans l’Espérance d’une possible nouveauté.

       A ce Dieu qui veut nous rassembler, je dis : « Notre Père… »

       Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

    Prier avec le Jubilé des Jeunes

    diocèse de Langres

    En cette année jubilaire « Pèlerins d’Espérance » je prends le temps de me laisser toucher et de prier avec cet événement qui vient de se terminer à Rome avec 1 million de jeunes en ce dimanche 3 août.

    Au début de ce temps de prière je me rends disponible à la rencontre. Je respire lentement, profondément et petit à petit fais silence en moi.Seigneur, me voici devant toi. Ouvre mes oreilles, mon coeur et tout mon être à ta présence et ta parole; et je peux rendre grâce et louer le Seigneur pour cette vie dont ils témoignent.

    D’abord je prends le temps de contempler cette foule de jeunes; j’ai vu des images, j’en connais peut-être quelques-unes et quelque-uns, j’imagine leur voyage, ce qu’ils ont vécu à Rome.

    J’ai entendu ou lu leurs témoignages. Je les rejoins par le coeur et la pensée. Je me laisse toucher et rejoindre dans ma vie par leur foi joyeuse et dynamique, remplie d’espérance. et je peux rendre grâce et louer le Seigneur pour cette vie dont ils témoignent.

    Comment suis-je interpelé.e, bousculé.e par leur témoignage de foi, de confiance et d’espérance ? Je demande au Seigneur la grâce de me laisser déplacer, ouvrir, renouveler ma foi et de faire des pas avec ces jeunes .

    (KTO)

    Je peux reprendre le questionnement exprimé à la veillée.

    • «comment trouver une amitié sincère et un amour authentique qui nous ouvrent à la véritable espérance? Comment la foi peut-elle nous aider à construire notre avenir?»  Je fais miennes ces questions je me rappelle la parole de Jésus à ses disciples: « Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis »et je relis des passages de « Christus vivit » lettre du Pape François aux jeunes:

    150. Bien que tu vives et fasses des expériences, tu ne parviendras pas à la pleine jeunesse, tu ne connaîtras pas la véritable plénitude d’être jeune, si tu ne rencontres pas chaque jour le grand ami, si tu ne vis pas dans l’amitié de Jésus.

    151. L’amitié est un cadeau de la vie, un don de Dieu. Le Seigneur nous polit et nous fait mûrir à travers les amis.

    En même temps, les amis fidèles, qui sont à nos côtés dans les moments difficiles, sont un reflet de la tendresse du Seigneur, de son réconfort et de son aimable présence. Avoir des amis nous apprend à nous ouvrir, à prendre soin des autres, à les comprendre, à sortir de notre confort et de l’isolement, à partager la vie.  C’est pourquoi : « Un ami fidèle n’a pas de prix » (Si 6,15).

    • «Où trouvons nous le courage de choisir? Comment pouvons-nous être courageux et vivre l’aventure de la vraie liberté, en faisant des choix radicaux et porteurs de sens?» Oui, Seigneur, aide-moi à discerner ce qui va dans le sens de la vie à ta suite. Et je réfléchis en moi-même avec les éléments de réponse du Pape Léon

    «Pour être libres, nous devons partir d’un fondement stable, du roc qui soutient nos pas. Ce roc est un amour qui nous précède, nous surprend et nous dépasse infiniment: l’amour de dieu». C’est donc de cet amour que nous vient le courage de choisir, a développé Léon XIV,

    rappelant les mots de saint Jean Paul II, il y a 25 ans, sur cette même esplanade de Tor Vergata, «C’est Jésus que tu cherches quand tu rêves de bonheur, c’est lui qui t’attend quand rien de ce que tu trouves ne te satisfait».  

    • «comment pouvons-nous vraiment rencontrer le Seigneur ressuscité dans notre vie et être sûrs de sa présence même au milieu des épreuves et des incertitudes». Ces questions sont aussi les nôtres, quel que soit notre âge ! Je peux me remémorer des événements de ma vie où j’ai rencontré le Christ, présent, avec moi; et aussi comment dans certaines épreuves il m’a soutenu.e et porté.e.

    Le Pape a rappelé les mots de « Spes non confundit », la bulle d’indiction du jubilé;«L’espérance est contenue dans le cœur de chaque personne comme un désir et une attente du bien».

    Et il a ajouté: j’aimerais inviter chacun de vous, chers jeunes, à dire au Seigneur “Merci, Jésus, de m’avoir appelé. Mon désir est de rester l’un de tes amis, afin qu’en t’embrassant, je sois aussi un compagnon de route pour tous ceux que je rencontre.» 

    Et puis je peux aussi reprendre et méditer pour moi le récit de la rencontre avec Jésus qui est sur la rive et a préparé un feu avec des poissons et du pain. Jn 21, 4-13

    (Herblay-Eglise St Martin)

    Seigneur, éclaire-moi et recevons pour chacun de nous, les paroles du Pape aux jeunes dans son homélie de dimanche 3 août. « tout a un sens, parmi les réalités du monde, dans la mesure où cela sert à nous unir à Dieu et à nos frères dans la charité, en faisant grandir en nous « des sentiments de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur » (Col 3, 12), de pardon (cf. ibid., v. 13), de paix (cf. Jn 14, 27), comme ceux du Christ (cf. Ph 2, 5). »

    « Aspirez à de grandes choses, à la sainteté, où que vous soyez. Ne vous contentez pas de moins. Vous verrez alors grandir chaque jour, en vous et autour de vous, la lumière de l’Évangile. »

    Je prends maintenant un temps personnel pour parler au Seigneur de ce que j’ai reçu, de ce qui m’est plus difficile et je lu demande sa grâce.

    Je termine en priant le Père avec tous ces jeunes, comme Jésus nous l’a appris.