Au cours du Temps de la Création, méditons dans les marais de Bourges

Je choisis le lieu qui me convient pour un temps de prière. Je fais le geste du signe de croix pour signifier au Seigneur mon désir de me rendre disponible à sa présence.

Je lui demande la grâce de m’aider à être, à ma modeste place, l’intendant fidèle de la création qui nous est confiée.

Je prends le temps de m’arrêter sur quelques photos des marais de Bourges. Cette méditation est aussi invitation à une déambulation dans les marais. Occasion, aussi, de faire le point de mon état intérieur.

Du marécage au marais

La zone marécageuse située au pied de la cathédrale de Bourges a été aménagée au XVIIème siècle par des religieux.

Je considère leurs efforts pour assainir ces lieux et les organiser en délimitant chemins et coulants. Magnifique travail qui va transformer des terres insalubres et improductives, en des jardins nourriciers confiés aux maraichers.

Je rends grâce au Seigneur de nous confier la Création, pour en faire un lieu hospitalier à l’homme.

« Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. » (Gn, 2, 15)

Je peux voir, aussi, dans cette lutte contre un environnement sauvage, une évocation de ma vie intérieure, où j’ai à lutter contre le désordre pour trouver la paix.

Prendre le temps de contempler

Je contemple les paysages et l’activité humaine…

  • Les fleurs aux coloris variés.
  • Les légumes nourriciers.
  • Les diverses essences d’arbres.
  • Les jeux de lumière, variant avec les saisons et les heures du jour.
  • La subtile alliance de la terre et de l’eau.

Et moi, est-ce que je prends le temps de m’émerveiller et de rendre grâce devant la diversité de la Création ?De quels fruits puis-je rendre grâce dans ma vie spirituelle ?

La nature sauvage cherche à reprendre ses droits.

Je m’arrête maintenant sur ces parcelles en friche, retournant à l’état inculte.

Une image, aussi, de ma vie intérieure où s’affrontent ma volonté de maîtriser, de domestiquer et mon abandon à des tentations, des instincts, au laisser faire…

« Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » (Ro, 7, 19)

Des combats nouveaux

De nouvelles menaces apparaissent dans les marais : jussie invasive, moustique tigre, frelon asiatique…Autant de conséquences de la mondialisation.

Et moi, dans ce temps de la Création, partagé par toutes les églises chrétiennes, comment puis-je accroître le soin que je porte à la sauvegarde de la Maison commune.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur. Par le Fils, je dialogue avec le Créateur du ciel et de la terre. Je lui confie les turbulences de notre environnement, et lui dis où j’en suis de ma vie intérieure.

Je dis, pour terminer, cette prière œcuménique pour ce mois de la Création.

Je salue le Seigneur, lui rends grâce pour ce temps de méditation, par le signe de croix.

Psaume 97

Le psalmiste chante la gloire de Dieu ; il reconnait sa justice, sa fidélité, son amour pour son peuple. Il chante la victoire de Dieu sur tout ce qui opprime les siens. Et c’est la création tout entière qui est invitée à exulter de joie et à acclamer le Seigneur.

Pour nous, chrétiens, le Seigneur s’est rappelé sa fidélité en envoyant son Fils dans le monde et en assurant sa victoire sur la mort. Pour cela, nous chantons la gloire de Dieu.

Cette victoire du Christ tend vers son accomplissement

Aujourd’hui, dans ma propre vie, qu’est-ce qui est signe de cette victoire ? Je prends le temps de regarder en moi et autour de moi, la vie plus forte que la mort et j’en rends grâce au Seigneur.

Je termine ce temps en laissant monter en moi un chant de louange ou en écoutant ce psaume chanté

VACANCES – RENTREE

 

Je me mets en présence du Seigneur : Me voici devant toi Seigneur, tel que je suis à l’issue de ce temps de pause et de repos estival. Apporte-moi ta lumière, afin de relire cette période de ressourcement avec ton regard d’amour et de miséricorde. Au nom du Père, du Fils et de Saint-Esprit.

« Mettez-vous à l’écart et reposez-vous un peu. »

Je prends le temps de méditer cette Parole de Jésus dans l’Évangile de Marc ( 6, 31) et je me remémore ce que j’ai vu, fait, vécu ces dernières semaines d’été : ce qui a été beau, bon et source de joie mais aussi ce qui a été difficile, voire douloureux.

*Pour quoi ai-je envie de rendre grâce au Seigneur ?

* Pour quoi ai-je envie de lui demander pardon ?

* Quels mouvements intérieurs m’habitent lorsque je repense à ces moments ( joie, sérénité, tristesse, colère…)

* Quelle image de la Création me revient spontanément en tête ( eau, ciel, animaux, paysage, végétation…)

* Quelle a été ma relation à Dieu pendant ce temps de vacances ou de pause ?

* Quel(s) fruit(s) pour le temps de rentrée qui commence, m’ont apportés ces jours de repos ?

« Recommande tes œuvres à l’Éternel, et tes projets se réaliseront » ( Proverbes 3, 16)

Je pense à demain et me tourne vers ce qui m’attend avec la reprise des études, du travail et/ou des activités diverses.

* Quels changements ou difficultés, que je m’apprête à vivre, ai-je envie de remettre entre les mains du Seigneur ?

* Qu’est-ce qui me donne de l’élan ( nouveaux projets ou engagements, nouvelles rencontres…)

* Par rapport à l’année précédente, qu’est-ce que je souhaite changer ou mettre en place ? Suis-je prêt à revoir mes priorités ?

* Quel pas pourrais-je faire pour fortifier ma relation à Dieu ?

Pour conclure ma prière, je me place sous le regard bienveillant de Dieu et je m’adresse à lui comme à un ami. Je peux lui demander la grâce de m’accompagner tout au long de cette nouvelle année scolaire et pastorale, notamment dans mes missions et engagements au sein de l’Église.

             Je peux dire, pour terminer, cette prière pour la rentrée pastorale :

Prier à partir d’un évènement

Cet été a été marqué par  les JMJ de Lisbonne. Ce rassemblement  qui s’est terminé le 6 août par une messe d’envoi, avec un million et demi de pèlerins, a été une expérience saisissante pour des jeunes venus  du monde entier. 45000 français y ont participé. Cet évènement peut être le support de notre prière.

Je me dispose à être à l’écoute de ce que le Seigneur veut me dire à travers cet évènement.

Je demande la grâce de l’espérance.

Messe d’ouverture des Journées mondiales de la Jeunesse 2023

Je contemple cette photo et, par l’imagination, je me rends présent à ce qui s’est vécu à Lisbonne.

Je regarde la foule bigarrée de ceux qui se sont déplacés à l’invitation du pape ; c’est un rassemblement aux couleurs vives, à l’image des drapeaux du monde entier ; une expérience d’universalité.

Je peux me glisser dans cette foule, imaginer les visages; entendre les langues diverses, les chants, les prières ; sentir la ferveur, la joie, la fraternité.

J’entends quelques phrases prononcées par le pape.

Je parle au Seigneur

Je lui confie ce que cet évènement suscite en moi.  A la fin de ce temps de prière, de quoi puis-je Lui rendre grâces ? Qu’est-ce qui a nourri ma foi, mon espérance, mon désir d’aimer ?

Ce temps de prière m’a-t-il éclairé sur ma propre vie chrétienne ? Quel pas de plus pourrais-je faire pour avancer ?

Je peux terminer ce temps en louant le Seigneur, avec ce chant repris par les jeunes.

La dormition de Marie

Fra Angelico, 1432

Quelques jours après la fête de l’Assomption, arrêtons-nous sur cette représentation de la dormition par Fra Angelico. Si la scène ne figure que dans les évangiles apocryphes, la fête de la dormition fut fixée au 15 Août, en orient, au VIème siècle. L’histoire des dogmes amena l’Église catholique à définir progressivement le dogme de l’Assomption, quand les orthodoxes fêtent toujours la dormition.

Je choisis un temps et un lieu pour la prière. Je décide de me rendre disponible au Seigneur

et le salue en traçant sur moi le signe de croix. Je demande la grâce de rechercher, avec Marie, l’union avec le Christ.

Je prends le temps d’observer ce tableau, composé de trois registres.

Fidèlement au récit des apocryphes, les apôtres sont réunis autour du corps de Marie. On repère sur la gauche Pierre, revêtu du pallium d’étoffe blanche marqué de croix noires. Le pallium est un insigne réservé aux papes, cardinaux et archevêques.

Il tient un livre où il lit sans doute l’office des morts. Marie, revêtue de son ample manteau bleu, présente un visage doux et serein. Le Christ se dresse au centre de la scène, vêtu aussi de bleu. Il recueille l’âme de Marie, représentée par un bébé, signe de pureté.

Le corps de Marie, mère du Verbe incarné, ne peut connaître la corruption du tombeau. Marie, avec son corps terrestre,

est accueillie dans le Royaume des cieux, au milieu d’un chœur d’anges musiciens. Ses mains se tournent vers son Fils occupant le troisième registre.

Le Christ se penche vers Marie, mains ouvertes, pour l’accueillir.

La palette des couleurs décline des bleus nombreux : manteau de la vierge endormie dans la mort, manteau du Christ debout près de sa mère, robe plus claire de Marie, au corps vivant dans le Royaume, robe bleu outremer du Christ accueillant. Le bleu symbolise la fidélité, la sagesse, la justice, la foi et la pureté. Cet accord des couleurs dit la profonde unité qui anime Jésus et Marie.

Ces bleus se détachent sur des fonds d’or, symbole de divinité et de spiritualité.

Je médite sur ce tableau

L’unité de Marie et du Christ.

La dormition comme l’Assomption annoncent en Marie la résurrection de chacun de nous. Le visage serein de Marie nous invite à ne pas redouter la mort et à nous tenir dans l’Espérance.

La scène de la dormition et la palette des couleurs choisie par Fra Angelico nous font rejoindre l’art de l’icône et la foi orthodoxe.

Je prends maintenant un temps pour converser avec le Seigneur et lui confier, par Marie, mes intentions de ce jour.

Je termine ce temps de prière en redisant le Magnificat.

Je termine en traçant, sur mon corps appelé à la résurrection, le signe de la croix.

Des paraboles

Comme chaque année, la ville de Bourges nous propose une série de photos exposées autour du jardin de l’archevêché.

En ce temps de vacances, la liturgie nous parle beaucoup en paraboles. Et si ces images exposées dont le thème est « Ce qui nous transporte » nous parlaient aussi comme des paraboles ?

En voici une qui a attiré mon attention. Je vous invite à la lire avec moi comme une parabole.

Prenons quelques instants de silence devant cette photo. Observons ce qu’elle représente : l’objet, ses couleurs, ce qu’il contient, imaginons le lieu où il se trouve, la personne que l’on devine ….

Lisons ce qui est écrit. Est-ce que j’ai déjà participé à ces échanges ?

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ». Mat.11, 28-30

« Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, moi qui te commande aujourd’hui d’aimer le Seigneur … Choisis donc la vie !» Deut.30,19

« Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Puis il les bénit et leur dit : Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » Genèse 1,28-30

« Venez les bénis de mon Père, car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire …. » Matthieu 25

« O, vous tous qui êtes assoiffés, même celui qui n’a pas d’argent, Venez !   Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Même si vous n’avez pas d’argent, venez acheter et consommer, » Isaïe 55, 1

Je relis ces mots les uns après les autres, ce qu’ils m’appellent à être.

Je peux relire dans ma bible celui que je veux vivre plus particulièrement aujourd’hui.

Je prends un temps de prière pour demander au Seigneur de « venir à mon secours » pour y être fidèle.

Plus tard, je pourrai choisir une autre photo et je me dirai comment cette image peut être aussi une parabole pour me parler un peu de Dieu.

Ars en Ré – Marais salant

Je me mets à l’écart, pour me rendre disponible. Je me rends attentif aux bruits qui m’entourent, pour, progressivement, m’en extraire et goûter le silence. Je fais le signe de croix. Je prépare mon regard, mon écoute et demande au Seigneur de Lui prêter l’oreille de mon cœur.

Je prends le temps d’observer cette photo.

  • L’eau retenue par de fines digues de boue délimitant des rectangles, qu’on appelle œillet.
  • La succession régulière de ces œillets.
  • Les subtils reflets de l’eau, où je distingue le bleu du ciel qui se reflète, le blanc des cristaux de sel en suspension et le rose d’une algue qui colore des parties de la surface.
  • Le ciel chargé de nuages, s’ouvrant néanmoins sur une trouée lumineuse.
  • La petite pyramide de sel savamment agencée par le saulnier, qui collecte les cristaux de sel, à la surface de l’eau, en les tirant de sa lousse, une planche fixée à un long manche.

Je médite sur ce paysage.

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux rendre grâce pour le dynamisme que je vis en me sentant « sel de la terre ». Je peux demander pardon pour mes manquements qui risquent d’altérer le sel…

Je termine en disant « Notre Père… », et conclus en traçant sur moi le signe de croix.

Prier avec Ignace de Loyola

Ce vitrail d’une église de Cuba  relate la blessure d’Ignace de Loyola au siège de  Pampelune en mai 1521. Ce gentilhomme basque rêve alors de chevalerie et de  hauts faits d’arme mais le boulet  qui l’atteint à la jambe met fin à sa carrière.  Sa convalescence l’amène à lire des livres sur la vie des saints et sur la vie de Jésus. C’est le début de sa conversion.  Décidé à suivre le Christ, il prend la route et se retire à Manrèse où il vit une expérience spirituelle. Une expérience qu’il transcrira dans les Exercices Spirituels.

En ce 31 juillet, fête de st Ignace, prions avec un texte fondateur, qui est au commencement du cheminement  des Exercices et en donne l’esprit.

Je prends le temps de me disposer à la prière et de faire silence en moi.

Je lis une première fois ce texte en son entier.

Puis je le médite pas à pas

Considérer le fait que je  ne me donne pas la vie ; je la reçois de Dieu. Le louer, le  respecter et le servir me met dans une relation juste de créature à créateur et  m’apporte épanouissement et plénitude.

Est-ce que je suis en accord avec cela ? Quelle image ai-je de Dieu, un dieu qui veut pour moi la vie ?

Quel est mon désir ? Comment je réponds à l’amour premier du Seigneur ?

Me remettre en mémoire tout ce qui est « donné ». Comment je m’y rapporte ? Est-ce que je les reçois comme un don et ai-je tendance à me les accaparer ?

Tout ce crée est-il à sa juste place, c’est à dire au service de ma relation à Dieu ? Ou est-ce que je le recherche pour lui-même ? Où va ma préférence ?

Considérer comment je suis créé libre et capable de choisir. Toutes ces choses créées, je peux en user ou m’en dégager.

Je regarde ce que j’ai reçu (biens – relations- succès – engagements…).  Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Qu’est-ce qui  sert ma juste relation à Dieu ? Qu’est-ce qui m’en détourne ?

Je parle au Seigneur. Je peux lui demander le discernement pour voir mes attachements désordonnés…  la grâce de grandir en liberté… de désirer ordonner mes choix en fonction de lui…

Je peux terminer ma prière en reprenant les mots de la prière d’offrande de st Ignace :

Le visiteur attendu – Arcabas

« Voici je me tiens à la porte et je frappe . Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » Ap 3,20

Au sein de ce temps estival, je m’installe un instant à l’écart… temps de silence, de calme, de retrait…temps de méditation…

Je demande au Seigneur la grâce d’une vraie rencontre avec Lui, en cœur à cœur…

Je regarde ce tableau d’Arcabas…

Une maison, deux personnages… l’un dedans, l’autre dehors…

Celui qui est dedans est assis, bras croisés …devant lui, une bougie allumée…l’ombre tient une grande place… Celui qui est dehors est lumineux…il paraît arriver à l’instant, les ailes encore déployées, tenant en sa main un rouleau…

il est grand, aussi grand que la maison… son regard passe au-delà de la porte…il frappe à cette porte délicatement, 3 petits coups semble-t-il, « matérialisés » par 3 points rouges…

Le personnage à l’intérieur semble relever la tête, comme s’il attendait cette visite…L’instant est comme suspendu…Va-t-il ouvrir la porte? Qu’est venu annoncer l’ange?

Je suis le personnage à l’intérieur de la maison

Dans quel état intérieur je me trouve aujourd’hui, dans cette période propice à une pause dans les activités… ? Quelles attentes m’habitent ? Quelles aspirations? De quoi ai-je besoin ? Qu’est-ce que j’attends ?  Et si quelqu’un vient frapper à ma porte… : qui serait-il ? Quel message, quelle bonne nouvelle je voudrais qu’il m’apporte? Alors, aux trois petits coups à la porte de ma maison, comment vais-je réagir ? 

Je peux aussi, si je le souhaite, lire cette prière et peut-être la méditer…

Entre donc, Seigneur !

Seigneur, tu sais bien que je suis en vacances,
et aujourd’hui, tu me déranges.
J'avais prévu bien autre chose que de t'accueillir
et de prendre du temps avec toi.
Mais peu importe pour toi,
car tu n'as ni agenda, ni contrainte de temps,
tu avais envie de frapper à la porte de ma vie,
et tu frappes, lourdement et avec insistance ...

Alors, entre donc, Seigneur, même si je ne suis pas prêt, entre!
Tu me déranges, Seigneur, mais c'est à chaque fois la même chose.
Tu viens de nuit, quand je ne t'attends pas,
et tu viens de jour quand je ne m'y attends pas.

Entre donc, Seigneur!
Je ne suis jamais prêt à te recevoir,
mais tu sais que je t'attends.
Je t'attends comme on attend un ami.
Finalement, c'est un peu te rencontrer qui me fait peur,
car tu me demandes toujours de donner quelque chose de ma vie.
Pour bâtir ton Royaume.
François Denis

Je peux confier ce qui m’habite au Seigneur, mon ami en qui j’ai toute confiance… Je peux aussi lui demander de m’éclairer… puis, avec Lui, me tourner vers le Père… Notre Père…

Prier au temps des moissons

La liturgie du dimanche 16 juillet a proposé des textes qui renvoient à des réalités rurales. En ce temps de la moisson, disposons-nous à accueillir ces textes, à les méditer et   tournons-nous vers la Trinité.

PSAUME 64

Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau,
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.
Tu couronnes une année de bienfaits,
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.

Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante !

Dans un premier temps,  je lis ce psaume 

je peux contempler  la réalité qu’il évoque : les champs de blé prêts pour la récolte dans la campagne environnante.

Cette récolte est le fruit à la fois du travail des humains et de Dieu qui donne la croissance et la vie ;  et la vie en abondance.

Je redis tel ou tel verset… « tu combles la terre de richesses »… « tu prépares les moissons »… « tu bénis les semailles »… sur ton passage, ruisselle l’abondance »… « les plaines se couvrent de blé »

Je me tourne vers le Dieu créateur et je rends grâces pour ces fruits de la terre.« Tout exulte et chante ! » Avec le psalmiste, je loue le Créateur de toutes choses.

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 55, 10-11)

Ainsi parle le Seigneur : 
« La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, 
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;  
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, 
sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »

La 1ère lecture du prophète Isaïe fait un parallèle entre l’eau (pluie et neige) qui féconde la terre et la Parole de Dieu, qui agit au cœur de l’humanité. La parole de Dieu par excellence, c’est le Christ, Verbe de Dieu. Sa Parole nourrit, transforme, porte du fruit.

Je goûte cette Parole d’Isaïe porteuse d’espérance.

Je me tourne vers le Christ. Je peux lui rendre grâces, en prenant appui sur ce que je vois ou ce que je vis, pour sa présence salvatrice

Evangile  Matthieu 13, 3b-8

« Voici que le semeur sortit pour semer.
 Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.
 D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.
 D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés.
 D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Si c’est Dieu qui donne l’abondance,  l’humain est appelé à collaborer à ce processus de vie. Dans la parabole du semeur, Jésus fait le parallèle entre les différentes terres et les manières de recevoir sa Parole.

Est-ce que je me mets à l’écoute de sa Parole ? Qu’est-ce qui m’aide à la comprendre ?

Je me tourne vers l’Esprit Saint. Je peux lui demander de me donner un cœur large et généreux  pour recevoir la Parole de Dieu et la mettre en pratique. Je peux lui demander de faire de moi une terre qui porte du fruit.

Je termine ce temps de prière en écoutant le chant « le semeur est sorti pour semer »