Prier avec l’Évangile du jour

Je me mets à l’écart, pour me préparer à la prière. Je me rends attentif au cadre dans lequel je m’installe. Si c’est un lieu familier, j’arrête mon regard sur les objets qui m’entourent, ayant, peut-être, perdu l’habitude de les voir, parce qu’ils sont mon environnement ordinaire. Je me rends sensible à ma respiration, sans la forcer. Et je dis « Seigneur, me voici », en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande la grâce de savoir me percevoir mon vrai désir.

Je lis l’Évangile du jour.

Évangile selon St Luc, 12, 13-21

Bourges
Le riche visite ses greniers

J’entends d’abord le premier dialogue, où un interlocuteur demande à Jésus d’arbitrer une affaire d’héritage. Il s’adresse à lui, comme à un rabbi, effectivement chargé de régler des différends juridiques…Mais Jésus n’est pas un « rabbi » ordinaire, il se situe différemment, d’où son refus de répondre à la requête.

Je vois alors Jésus se tourner vers la foule, pour, à partir d’une demande singulière, inviter à regarder notre attitude devant l’avoir. « La vie de quelqu’un (…) ne dépend pas de l’abondance. ». Cette mise en garde de Jésus résonne aujourd’hui, dans notre société de consommation, qui veut croître en suscitant sans cesse l’avidité de posséder de nombreux biens.

J’écoute maintenant la parabole racontée par Jésus. Elle met en scène un riche débordé par l’abondance dans laquelle il vit. Il va chercher les moyens de thésauriser plus encore, pour ne vivre que dans le souci du confort et de la satiété. « Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence ».

Je suis maintenant sensible à la pointe de la parabole. Si nous pouvons chercher à tout posséder, la vie de nous appartient pas. Le Créateur, le maître de la vie, nous invite à « être riche en vue de Dieu ». Jésus, bien sûr, ne conteste

pas la justice à faire respecter dans la répartition d’un héritage, ni à contester qu’il soit légitime que chacun cherche à réunir les moyens d’une vie digne. Mais la parabole nous invite à déplacer la question, et à remettre notre vie quotidienne, dans la perspective du salut.

La suite de l’Évangile nous aide à prendre ce chemin dans la confiance. « Votre père sait ce dont vous avez besoin (…) Sois sans crainte, petit troupeau, car notre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Luc, 12, 30 et 32).

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui confier les inquiétudes qui traversent mon quotidien, tout en lui demandant d’entretenir en moi la confiance dans la recherche du  Royaume, déjà là.

Je m’adresse à ce Père « qui sait ce dont j’ai besoin », en disant notre Père…en intériorisant plus précisément deux versets : « Que ton règne vienne » et « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ». Je termine en traçant sur moi le signe de la croix.

psaume 129

Psaumes, paroles des hommes vers Dieu. Je me dispose à faire mienne la prière de ce jour avec la multitude des priants. Lentement je fais le signe de la croix sur moi. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Ces paroles peuvent résonner face à ce que vit le monde, à ce que je vis. Je te dépose, Seigneur, ma grande peine et mon immense tristesse devant tant de souffrances . Toi aussi, homme de douleurs, tu vis avec nous, avec moi.Viens au secours de nos faiblesses!

Tu es un Dieu de miséricorde et de compassion. Pardonne nos indifférences, notre manque de bienveillance, de solidarité et de fraternité tant nous avons de mal à sortir de nos égoïsmes. Je le médite pour moi.

Oui, donne-nous, donne-moi cette grâce de la confiance en ta présence à nos côtés, pour nous soutenir à travers les épreuves. Donne-nous aussi la grâce de persévérer à être des témoins de ton amour .Où m’appelles-tu ?

Je prends un moment pour parler au Seigneur, lui demander une grâce, le remercier . Et je peux terminer en priant avec ce chant.

Heureuse, bienheureuse Marie,

Vierge allaitante – Eglise saint Martin de Metz

Je me rends disponible  pour entendre le Seigneur me parler ; je fais silence en moi et me dispose à voir et à écouter.

Je contemple cette sculpture en pierre polychrome du 16ème siècle.

Je regarde les lignes, les couleurs, les postures… Quelle impression d’ensemble ?

Je regarde plus attentivement le décor : le drapé des rideaux  ouverts sur une sorte d’alcôve, formant  comme un sas nous introduisant à l’intérieur – la couleur chaude du mur éclairé d’une lumière vive qui vient baigner toute la scène –  le drapé du lit qui semble occuper toute la place – la position des personnages, Marie allongée donnant le sein à l’enfant , ses bras enveloppant le nouveau-né qui lui aussi entoure sa mère de ses petits bras potelés – les animaux qui se tiennent au pied du berceau tressé…

Devant cette scène intime, qui donne à voir la douceur de l’amour maternel, qu’est-ce que je ressens ? Quelle expérience me vient à l’esprit ?

Peut-être ai-je envie de m’exclamer «  Heureuse celle qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »

«  Heureuse celle qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! »  (Luc 11, 27)

Cette remarque, sous forme de béatitude, a été prononcée par une femme venue écouter Jésus, ce rabbi, qui parle  du Royaume de Dieu, de la prière, de la victoire sur le mal… C’est un homme qui parle avec autorité, qui guérit les malades… qui attire les foules.

J’imagine la foule venue écouter Jésus ; j’entends la voix de cette femme qui s’élève de son  milieu. Qu’est-ce qui la pousse à prendre ainsi la parole ?

Je laisse monter en  moi ma propre expérience : qu’est-ce qui provoque mon admiration ? Ai-je ressenti de la fierté devant un enfant qui grandit… qui réussit… ou quelqu’un qui me semble agir de manière juste… Qu’est-ce que j’ai exprimé alors ? Ai-je rendu grâce à Dieu ?

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! » (Lc 11, 28)

J’entends maintenant la réponse de Jésus, son interpellation.

Tous, nous sommes à la recherche d’une vie bonne. Mais Jésus nous dit de chercher d’abord le Royaume de Dieu. Et le trésor qui comble tous nos désirs, c’est Jésus, Parole du Père.

Comment est-ce que je réagis à cette béatitude que donne Jésus ? Ai-je déjà expérimenté cette joie profonde ? Dans quelles circonstances ? Quand la Parole me parle personnellement ?…  Quand j’ai le sentiment d’être accordé à l’Evangile ? …

Je parle au Seigneur de ce que cette contemplation a fait naître.

Je peux terminer ce temps en me tournant  vers Marie, celle que tous les âges disent bienheureuse. Bienheureuse d’avoir donné naissance au Fils de Dieu, bienheureuse d’avoir  écouté la Parole de Dieu et d’avoir répondu Oui à son appel, bienheureuse d’avoir gardé toutes ces choses  dans son cœur…

Elle nous montre le chemin. Je lui demande d’intercéder auprès de son Fils pour m’aider être fidèle à sa Parole.

Psaume 1

Ce psaume se présente comme une méditation sur la vie de l’homme.

Je me mets à l’écart, en communion avec tous mes frères et sœurs en Christ et fais silence en moi.

Je lis le psaume, lentement, je peux le murmurer, me laissant rejoindre par les mots, la méditation qui m’est proposée…

Le 1er mot « heureux », résume tout le psautier : Dieu veut nous voir heureux…Il nous indique le bon chemin.

Deux catégories de comportements sont évoquées :

Celui du juste, qui se plaît dans la loi du Seigneur, et s’ajuste à Lui…

Celui du méchant, qui veut mener sa vie selon ses propres critères…

Chacun, au cours de sa vie, est tantôt l’un, tantôt l’autre…

Le juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau…image de vie et promesse de fécondité…

Le méchant est comme la paille…il ne fait pas le poids…

Le Seigneur connaît le chemin des justes…Il les accompagne sur le chemin, les guide vers le bonheur.

Le Seigneur ignore les méchants…

Je relis le psaume, puis parle au Seigneur de ce qui m’habite, comme un ami à un ami…je l’écoute aussi…

Et me relie à tous mes frères en disant « Notre Père… »

contempler le Bon Samaritain

L’Évangile de ce jour nous invite à réécouter la parabole du Bon Samaritain, que Jésus raconte, suite à la question d’un docteur de la loi : « et qui donc est mon prochain ? »

Les Berruyers peuvent contempler le vitrail du déambulatoire de la cathédrale de Bourges. Nous nous arrêtons, aujourd’hui, devant le vitrail du Bon Samaritain de la cathédrale de Sens.

Je me mets à l’écart et trace lentement le signe de la croix sur mon corps, pour me rendre proche du Christ. Je lui demande la grâce d’intérioriser, de manière renouvelée, ce récit très connu, qui j’ai sans doute entendu, déjà, à de multiples reprises.

Comme à Bourges, le vitrail de la cathédrale de Sens se lit de haut en bas (alors que le sens de lecture habituelle des vitraux est de bas en haut). Comme à Bourges, également, les trois scènes centrales inscrites ici, dans un losange, mettent en scène la parabole, tandis que les pétales qui l’entourent commentent la parabole par d’autres scènes de l’Écriture : la faute originelle, en haut ; le serpent d’airain et le veau d’or, au centre ; la passion, en bas.

Je contemple successivement chacun de ces trois registres.

Le voyageur, sorti de la ville représentée en haut, se fait agresser sur le chemin. Ce blessé est la figure du Christ, descendu du ciel, de la Jérusalem céleste.

« Lui, de condition divine
Ne retint pas jalousement
Le rang qui l’égalait à Dieu (…)
S’étant comporté comme un homme, 
Il s’humilia plus encore, 
Obéissant jusqu’à la mort… » 
            Épître aux Philippiens, 2, 5-8

La figuration de la faute originelle décrit la survenue du mal dans notre humanité, ce mal, cette violence dont le Christ lui-même sera victime. Le Christ descend pour me rejoindre, quand je descends, je chute, attiré par les forces du mal.

Le prêtre et le lévite aperçoivent le blessé, sans s’arrêter et « passent de l’autre côté ». Image ancienne, de toujours, sans doute, de l’indifférence si souvent dénoncée par le Pape François.

Les scènes figurant le buisson ardent, le veau d’or, puis le serpent d’airain décrivent la tension entre la Révélation et les infidélités du peuple.

Le Bon Samaritain accompagne le blessé vers l’auberge. Le Bon Samaritain est figure du Christ qui prend sur lui nos propres blessures, ainsi que l’évoquent les scènes de la Passion.

Je m’arrête sur ces deux dernières images. Au moment de la chute, l’ange, de son épée, chasse Adam et Eve du Paradis. Au pied de la croix, l’ange range son épée au fourreau…Le salut offert par le Christ promet la défaite du mal et de la violence.

Je prends maintenant le temps de m’adresser au Seigneur, pour lui confier ceux auprès desquels je peux me faire « Bon Samaritain », et pour lui demander d’être pour moi, « Bon Samaritain. »

         Je termine en m’adressant au Père de miséricorde qui nous a envoyé son Fils : « Notre Père… ». Puis je trace sur moi le signe de croix.

Psaume 18B

« plus savoureuses que le miel qui coule des rayons »

Dans ce psaume de louange, le psalmiste partage sa joie d’appartenir au Seigneur et médite sur la loi de ce dernier.

Je me dispose et me mets en présence du Seigneur. –  Je  peux lui demander la grâce de me réjouir en sa présence.

 Je prends le temps de lire le psaume lentement et je peux souligner les mots qui me touchent ou me questionnent.

 Je peux  repérer plus particulièrement les deux champs lexicaux qui parcourent le psaume : celui de la loi ( droits, loi, charte, commandement, décisions, justes, équitables) et celui de la plénitude( redonne vie, réjouissent le cœur,limpide, clarifie le regard, pour toujours, savoureuses.)

 Je peux méditer ce psaume à partir de ces quelques pistes :

: Comment puis-je qualifier la loi du Seigneur ? Quelle assurance m’a-t-elle déjà donné ?

Qu’est-ce qui me réjouit aujourd’hui ?

Quelle(s) parole(s) du Seigneur m’a (ont)  aidé à clarifier mon regard ?

Quel est mon désir ?

Je rassemble mes pensées et je les confie au Seigneur en m’adressant à lui comme à un ami.

 Au lendemain de la fête de St François d’Assise, je peux terminer ce temps par la prière simple 

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Méditer l’évangile de ce jour

L’évangile du jour nous invite à tourner notre regard vers un petit enfant. A une époque qui accordait peu d’attention aux jeunes enfants, les trouvant incapables de raison et trop instables…Jésus appelle à les considérer, à donner du prix à celui qui est méprisé.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18,1-5.10)

 

Photo de Séan Gorman sur Unsplash

Je m’installe dans un lieu calme pour me rendre disponible au Seigneur auquel je dis « me voici ».

Je me reconnais comme disciple en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande au Seigneur la grâce de retrouver ma simplicité d’enfant.

Je contemple ces photos d’enfants et m’arrête sur ce qu’elles suggèrent. Je peux aussi évoquer mentalement les enfants que je connais.

Photo 2 de Richard R  Schünemann sur Unsplash et Photo 3 de Annie Spratt sur Unsplash

 Je lis lentement l’évangile. Je m’installe parmi les disciples, partage peut-être la surprise de son geste inattendu. Je me mets à l’écoute de sa Parole.

Alors que le Christ vient, pour la seconde fois, d’annoncer sa passion, les disciples s’interrogent sur la première place…

« Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants… ». J’entends cet appel à la conversion. « Comme des enfants », invitation à retrouver la disponibilité qui ouvre à la nouveauté, à donner son consentement à se laisser conduire, à espérer dans un à-venir.

« Celui qui se fera petit comme cet enfant… ». Invitation à l’humilité, à la confiance.

Je prends maintenant le temps de m’adresser personnellement au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demande de désensabler en moi mes dispositions d’enfance, pour me laisser faire par le Christ.

         Et comme un enfant, je prie « Notre Père… »

         Je termine ce temps d’intimité avec le Seigneur en traçant sur moi le signe de croix.

Psaume 149

Le livre des psaumes en compte 150 ; les derniers, dont celui-ci fait partie, porte l’invitation à louer le Seigneur à son apothéose. La joie et l’allégresse donnent le ton et il s’agit de chanter, louer, danser, jouer à cause des merveilles de Dieu ; de proclamer ses merveilles car  ce qu’il fait pour son peuple a l’éclat de la victoire, du triomphe.

Pour entrer dans cette louange, nous pouvons relire le texte plusieurs fois

les fidèles, les humbles qui gardent confiance en Dieu. Pour eux, il est le créateur,  le Roi qui donne la victoire sur les ennemis ; il est celui qui a permis le retour à Jérusalem ; il est celui qui s’est choisi un peuple et qui aime ce peuple.

Je le lis une 1ère fois.

Ils louent le Dieu Créateur qui est Père et a envoyé son fils. En Jésus-Christ, ils reconnaissent le Roi selon le cœur de Dieu ; celui qui est proche des humbles et celui qui a vaincu le mal. Avec l’ensemble des fidèles, ils partagent la joie d’être aimés de Dieu et sauvés.

je lis le texte une 2e fois

Qu’est-ce qui me donne joie et allégresse ? Comment le Seigneur me montre-t-il son amour ?  Sur quoi le Seigneur m’a-t-il donné la victoire ?

Je lis à nouveau ce texte en méditant tel ou tel mot qui rejoint mon expérience

Je parle au Seigneur. Je proclame à mon tour les éloges de Dieu ?

Je termine ce temps de louange en chantant un Alléluia !