Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes, tu ne sors plus avec nos armées. Tu nous fais plier devant l’adversaire, et nos ennemis emportent le butin.
Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins, aux rires, aux moqueries de l’entourage. Tu fais de nous la fable des nations ; les étrangers haussent les épaules.
Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu, Seigneur ? Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours. Pourquoi détourner ta face, oublier notre malheur, notre misère
Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.
Je fais silence en moi, je dépose mes inquiétudes et je me tourne vers le Seigneur.
Je me rends présent(e) à Lui, je fais mon signe de croix.
Je demande au Seigneur une grâce, par exemple de m’aider à entendre ce qu’Il veut me dire aujourd’hui.
Je lis doucement le psaume puis
Je fais mémoire d’un évènement pendant lequel je me suis senti(e) abandonné(e) par le Seigneur, submergé(e) par l’incompréhension ….
Ai-je osé lui crier ma détresse ? Lui dire « où es-Tu ? »
Je recherche les traces du passage du Seigneur dans ma vie au temps de cette désolation : ce peut être une personne que j’ai croisée, une musique entendue, un texte lu, une prière …tous ces petits clin-Dieu infimes, qui me disent Sa présence silencieuse auprès de moi….et moi, l’ai-je entendu me dire « où es-tu ? » ?
Je prends le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je Lui confie ce qui habite mon cœur … je Lui parle et Lui dis en vérité ce qui monte du plus profond de mon cœur
Adoration des mages sous la neige – Huile sur bois – Pierre Brueghel le Jeune (1564-1638)
Pour ce temps de prière, je me présente devant Dieu, tel que je suis. Je fais silence et demande au Seigneur, de mieux le connaitre à travers la contemplation de ce tableau.
D’abord, je prends place et regarde:
les lignes, la lumière, les couleurs ; puis je fais attention à ce qui est représenté ; je regarde les détails.
Comment je reçois ce tableau ? Qu’est-ce que cela m’évoque ? Qu’est-ce qui attire mon attention ? Le titre de ce tableau est « l’adoration des mages sous la neige » ; qu’est-ce qui me surprend ?
Je regarde l’ensemble de la scène représentée :
le paysage représenté, les maisons, la neige, les vêtements, les objets… Manifestement cette adoration des mages prend place, non pas à Bethléem au début de notre ère, mais dans un village de la campagne flamande du 16ème siècle.
Que provoque en moi cette inculturation ? L’évènement, relaté dans l’Evangile en Matthieu 2,1-12, a-t-il du sens pour moi aujourd’hui ? Je peux imaginer ma façon de représenter cette scène dans notre société du 21ème siècle.
Le mystère de l’Epiphanie
« c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Evangile. » (Ep 3,6).
Comment je reçois cette Bonne nouvelle ?
Je regarde maintenant les mages venus adorer l’enfant Jésus
La scène n’occupe qu’une petite place dans l’ensemble du tableau, en bas à gauche. Ici pas d’étoile mais une lumière chaude qui vient de la maison
où se tient Marie portant l’enfant Jésus dans ses bras. Deux des mages sont prosternés tandis que le 3ème s’avance en portant son offrande. Certains villageois les entourent et se tournent eux aussi vers l’enfant.
« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrir leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. » Mt 2, 10-11
Que suscitent- en moi ces gestes d’adoration et d’offrande ? Qui est l’enfant Jésus pour moi ? Quelle attitude ai-je devant lui ? Ai-je quelque chose à lui offrir ?
Je regarde le reste du tableau
Il y a du monde sur cette place de village ! Certains regardent le cortège des chevaux parés de rouge, qui accompagne les mages,
mais d’autres s’en vont ou vaquent à leurs occupations ; les uns coupent du bois, transportent des sacs, vont chercher de l’eau… C’est une scène de vie quotidienne. La visite des mages ne semble pas attirer leur attention.
Mystère de Dieu qui vient humblement partager la vie humaine. Mystère de ce Dieu qui choisit ce qui est petit, humble pour se révéler, au risque de passer inaperçu.
« Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël » Mt 2, 6 citant l’Ancien Testament.
Mystère de Dieu aussi qui se révèle à ceux qui scrutent le ciel et qui les guide par sa lumière.Et moi, qu’est-ce que je cherche ? A quels signes, je peux reconnaitre la présence de Dieu au cœur de la vie ordinaire ?
Je m’adresse au Seigneur et lui dis ce que cette méditation a provoqué en moi. Je fais monter vers lui ma prière.
Je peux terminer ce temps en disant cette prière de Pierre Charland (Prions en Eglise) :
Avec les trois sages d’Orient Seigneur Jésus, ta naissance me comble de joie ! Avec les trois sages d’Orient, je viens me prosterner devant toi pour te dire mon émerveillement devant le don de ta vie. En ce début d’année, je t’offre moi aussi un présent : celui de ma foi et de ma confiance. Conduis-moi jusqu’à toi, comme l’a fait l’étoile pour les mages. Garde-moi de la violence et du mensonge, et inspire-moi une action de grâce pour la grandeur de ta Création. Guide-moi par ta lumière et revêts-moi de ta paix. Remplis mon cœur de ton Esprit et rends-le fidèle à ton Evangile. Je veux construire avec toi un monde d’espérance et d’amour !
Refrain: La terre tout entière a vu le salut de notre Dieu. Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par son bras très saint, par sa main puissante, il s’est assuré la victoire. R
Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie. R
Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice et les peuples avec droiture ! R
Dans ce psaume, qui célèbre la délivrance d’Israël, le psalmiste chante la Gloire de Dieu et étend sa louange à l’univers tout entier qui exulte de joie et acclame le Seigneur.
Avant d’entrer dans la prière, je m’installe confortablement et je calme ma respiration et mes pensées, afin d’être pleinement tourné vers le Seigneur.
Je me mets en sa présence en traçant le signe de la croix et en lui demandant la grâce d’être dans la joie de Noël, fêté il y a quelques jours et dans la joie de la venue des mages à Bethléem, que nous célébrerons dimanche prochain.
Je lis lentement le psaume et je répète les versets ou les mots qui me touchent particulièrement. Je peux notamment m’arrêter sur les termes qui clament l’allégresse pour les merveilles du Seigneur : « chantez au Seigneur », « merveilles » « victoire », « battent des mains », « chantent de joie », « acclamez »
Je peux ensuite méditer le psaume en m’aidant, si je le souhaite, de ces quelques points :
La Création elle aussi se réjouit et rend gloire à Dieu : je peux laisser venir à moi une ou des images des merveilles de la Création dans mon environnement plus ou moins proche et je les contemple.
« un chant nouveau » : Suis-je prêt à accueillir la nouveauté dans ma vie, à me laisser surprendre et déplacer par l’inattendu ? Si cela est pour moi une difficulté, je peux demander au Seigneur son aide.
« il s’est assuré la victoire » : Qui dit victoire, dit combat. Je me remémore les combats que j’ai menés dans ma vie personnelle, professionnelle, familiale, sociale ou spirituelle et qui ont abouti à une victoire. Je peux rendre grâce au Seigneur de m’avoir soutenu dans ces situations où la vie l’a emporté sur la mort.
Je peux achever ma prière en partageant au Seigneur ce qui ressort de la méditation de ce psaume et en récitant ou chantant le cantique de Zacharie :
Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple. Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte, serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte, afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours. Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut, pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix.
En ce temps où la liturgie nous fait contempler la Sainte Famille, nous prenons un temps de prière devant cette représentation de la fuite en Égypte, installée dans la verrière de la chapelle axiale de la cathédrale de Bourges. La verrière primitive, déjà consacrée à la vierge, fut détruite lors des guerres de religion. C’est donc là un vitrail de la Renaissance, influencée par la peinture.
Je me mets à l’écart, faisant silence en moi, pour me rendre disponible à la contemplation. Je demande la grâce de percevoir la proximité de Jésus. Et j’ouvre ce temps de prière en faisant le signe de croix.
J’observe d’abord la scène dans son ensemble pour me remémorer le contexte de cet épisode raconté par Matthieu (2, 13-18). J’aperçois, à l’arrière-plan, Bethléem qui la Sainte Famille doit quitter rapidement. Je repère, dans les cieux, les anges, présence et vigilance de Dieu sur l’aventure humaine de la Sainte Famille. Dans la partie haute, à droite, un détail emprunté aux évangiles apocryphes, la chute des idoles, pour bien souligner que Jésus est désormais le vrai Dieu. J’observe les couleurs, la terre brune, les cieux où l’azur voisine avec le gris des nuages.
Évocation du mystère de l’incarnation, qui unit la terre et le ciel, en Jésus vrai homme et vrai Dieu. Et la végétation verte, signe d’espérance, qui encadre ce tableau : arbres à droite et à gauche, herbes au premier plan. Et je m’arrête une première fois sur les personnages : Marie et Jésus sur un cheval (le maître-verrier a sans doute considéré que le messie ne pouvait pas monter sur un âne !!), et Joseph.
La Sainte Famille en chemin, comme Jésus sera, dans son ministère constamment sur les routes.
Et moi, où en suis-je de mon chemin. En ce début d’année, que puis-je dire de ma route suivie en 2023 ? Quelles balises est-ce que je souhaite me donner pour 2024 ?
Je centre maintenant mon regard sur Marie et Jésus. Tendresse d’une mère pour son enfant. Confiance sereine de l’enfant dans les bras de sa mère.
Magnifique évocation de l’affection chaleureuse dont a besoin toute personne humaine. Cette proximité de Jésus et de Marie m’est offerte. Jésus m’invite à une même intimité.
Et moi, que puis-je dire de ma relation à Jésus ? Puis-je faire mémoire de moments où je ressens cette proximité ? Dois-je confier au Seigneur d’autres moments, où je le sens plutôt distant, voire absent ?
Je me tourne vers la figure de Joseph. Son pas l’emmène vers l’avant, vers l’inconnu, sans doute, mais son regard fixe Marie et Jésus.
Et moi, que puis-dire de ma façon de marcher ? Comment suis-je prêt à accueillir l’inattendu ? Est-ce que je reste attaché au Christ ?
Dans un cœur à cœur avec Dieu, je rends grâce pour ce que la Sainte Famille nous dit de la relation d’amour entre les hommes, et avec Dieu. Je confie ma famille au Seigneur. Je prie pour les familles éprouvées.
Je peux terminer en disant la prière par laquelle le pape François termine son exhortation apostolique Amoris Laetitia, la Joie de l’amour.
Jésus, Marie et Joseph en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai, en toute confiance nous nous adressons à vous. Sainte Famille de Nazareth, fais aussi de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques. Sainte Famille de Nazareth, que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ; que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri. Sainte Famille de Nazareth, fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté́ dans le projet de Dieu. Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !
Me souvenant que l’enfant Jésus est aussi celui qui, sur la croix, apporte le salut au monde, je trace sur moi le signe de croix.
Je me dispose à prendre un temps de prière. Je m’installe et fais silence. Je me mets à l’écoute du Seigneur qui est présent.
Je regarde le santon d’une femme enceinte
Je médite sur l’expérience d’attendre un enfant.
Le temps de la grossesse, un temps d’attente, avec sa part de crainte devant l’inconnu ; avec surtout cette espérance pour l’avenir. La vie est là, qui nous dépasse ; l’enfant à naître, blotti dans le corps de la femme, va devenir un être vivant à part entière, porteur de tous les possibles.
Je médite ce mystère de la vie. Je me tourne vers le Seigneur, qui est source de toute vie. Je rends grâces pour la participation à cette transmission de la vie, pour l’attente pleine d’espérance, pour la vigilance, les préparatifs, pour la joie qu’elle procure.
Je regarde maintenant le santon comme celui de Marie attendant l’enfant Jésus
J’imagine ce qu’elle a vécu : l’expérience humaine d’attendre un enfant et aussi celle d’avoir été choisie par Dieu pour enfanter le « Fils du Très Haut ». Mystère de cette future naissance qui la dépasse. J’imagine ses questionnements et la joie de la promesse.
Je me tourne vers le Seigneur et lui rendre grâces pour la venue de son Fils, à un moment de l’histoire, pour partager notre humanité. Je prends conscience de l’inouï de cet évènement. Avec tous ceux qui sont en attente, je me prépare à fêter cet évènement
Je regarde la crèche, qui fait mémoire de cet évènement qui s’est passé il y a plus de 2000 ans.
Et maintenant ? Je mets des mots sur ce que j’attends à mon tour. En quoi la venue de cet enfant est encore pour moi porteuse de joie et d’espérance ?
Avec tout ce que je porte en moi, les joies et les peines, les questions et les espoirs, je laisse monter ma prière à l’une ou l’autre personne de la Trinité :
Je peux m’adresser au Père, pour lui dire mon désir que son règne vienne, un règne de justice et de paix.
Je peux m’adresser à Jésus et lui rendre grâces de s’être fait ainsi un parmi d’autres, si petit, si humble. Je peux aussi lui dire mon désir de l’imiter et de prendre ce chemin de l’humilité.
Je peux prier l’Esprit Saint pour qu’il fasse naitre en moi l’‘enfant de Dieu’ que je suis. Le prier aussi de m’aider à voir dans les petites choses du quotidien, les petits gestes de fraternité, la présence de Dieu. Le prier enfin pour qu’il m’aide à prendre ma part dans cette construction du règne de paix et de justice.
Avec Marie, qui a vécu l’attente, je peux écouter le chant : « Nous étions en attente »
R : Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.
Je t’exalterai, mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais ! La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. R
Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne, ils parleront de tes exploits. R
Ils annonceront aux hommes tes exploits, la gloire et l’éclat de ton règne : ton règne, un règne éternel, ton empire, pour les âges des âges. R
Je me prépare à la rencontre et m’installe à l’écart, confortablement.
Je prends une inspiration profonde et me tourne vers le Seigneur… Il m’attend… Je me mets à son écoute, et lui demande de m’aider à entrer pleinement dans la prière…
Je lis le psaume une première fois…
Ce psaume est prié chaque jour par les juifs. C’est un psaume de louange et de bénédiction, qui exprime la confiance. Il n’est pas une prière intime de dialogue cœur à cœur, mais il énumère tous les exploits, tous les bienfaits de Dieu pour toutes les générations…
Le psalmiste est envahi par son désir de rendre gloire à Dieu, en communion avec tous… de témoigner de ce Dieu qui a fait alliance avec son peuple, un Dieu fidèle, Dieu Roi, mais aussi Père de tous, qui met sa puissance au service de son amour sans mesure…un amour qui englobe le temps, l’espace, l’humanité, moi aujourd’hui, chacun, hier et demain…
Je relis le psaume plusieurs fois, à voix basse et/ou à voix haute, comme je le souhaite…
Je me laisse toucher par les mots, les expressions, l’émerveillement du psalmiste…
Je peux faire mémoire de l’Histoire du Salut… de mon histoire… chercher et trouver Dieu à l’œuvre en tout et en tous, hier et aujourd’hui…
Je confie au Seigneur tout ce qui m’habite, comme à un ami…
Puis, avec l’immense foule des chrétiens et Jésus lui-même, m’adresser à Notre Père…
Je me mets à l’écart, pour me présenter devant le Seigneur. En traçant sur moi le signe de croix. Je considère mon propre corps fait de matière partagée avec l’ensemble du monde créé. Je me sens solidaire de tout ce qui m’environne, de l’écosystème. Puis je m’arrête sur ma respiration, sans la forcer…Je suis attentif à ce souffle reçu, donné qui m’anime. Je rends grâce de la vie qui m’habite.
Je demande la grâce d’accueillir toujours de nouveaux possibles.
Je lis lentement cette page d’évangile :
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (5, 17-26)
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l’assistance des pharisiens et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de Judée, ainsi que de Jérusalem ;et la puissance du Seigneur était à l’œuvre pour lui faire opérer des guérisons. Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ; ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus. Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en plein milieu devant Jésus. Voyant leur foi, il dit : « Homme, tes péchés te sont pardonnés. »Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner : « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes ! Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit : « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”, ou dire : “Lève-toi et marche” ? Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. »À l’instant même, celui-ci se releva devant eux, il prit ce qui lui servait de lit et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu. Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de crainte, ils disaient : « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! »
Je perçois la scène à travers le cadre, les personnages. Une maison de Galilée, les murs blancs et le patio protégé du soleil par un toit de tuiles. Je vois la foule qui presse Jésus et qui le rend inaccessible au paralytique.
J’observe le comportement résolu de ceux qui portent la civière.
Je les vois escalader le mur, écarter les tuiles et descendre la civière. J’imagine les sentiments du paralytique, régulièrement exclu, mais désormais, grâce à la solidarité de ses compagnons, mis en présence directe de Jésus
J’entends alors les paroles libératrices de Jésus…Je suis témoin des pensées qui traversent les responsables religieux présents, plus attentifs à des spéculations théologiques, qu’à l’attention à donner à une personne vulnérable.
J’entends alors la réaction de Jésus, puis cette parole devenue proverbiale : « je te le dis, lève-toi, prends ta civière et marche. ».
Puis je vois le paralytique animé de l’énergie donnée par la parole de Jésus se lever et repartir chez lui, en portant sa civière. Je l’entends rendre grâce, et je partage l’émerveillement de l’auditoire, dans la « crainte » devant la puissance de Jésus, Christ, Fils de Dieu.
Je médite sur quelques points de ce texte très riche :
La solidarité des compagnons du paralytique, qui croient en la puissance de Jésus. « Voyant leur foi… », Jésus va agir. Le paralytique est ainsi porté par la foi de son entourage.
Et moi, puis-je faire mémoire de moments où je me suis senti porté par la foi des autres ?
« Homme, tes péchés te sont pardonnés ». Avant d’opérer une guérison physique, Jésus restaure l’unité spirituelle du paralytique, lui propose la réconciliation.
Et moi, quelle est ma pratique du sacrement de réconciliation ? Comment ce sacrement réouvre, pour moi, des possibles, dynamise mon énergie ?
« Lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. ». Le miracle opéré par Jésus n’efface pas la vulnérabilité. Le paralytique emporte sa civière, qui fait partie de sa vie, de son expérience. En dépit de cette vulnérabilité, il peut se lever et marcher, pour continuer son chemin dans la vie qui est la sienne, « dans sa maison ».
Et moi, quelles sont mes vulnérabilités ? Que puis-je néanmoins entreprendre ?
Je prends maintenant le temps d’un dialogue intime et personnel avec le Seigneur. Quelles vulnérabilités est-ce que je présente au Seigneur ? De quoi puis-je rendre grâce ? De qui suis-je appelé à me faire compagnon pour l’aider à poursuivre son chemin ?
Je termine en disant « Notre Père… » et termine ce temps de prière par le signe de croix.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes !
Ouvrez-moi les portes de justice : j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur. « C’est ici la porte du Seigneur : qu’ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m’as exaucé : tu es pour moi le salut. Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Ce psaume est un psaume d’action de grâces. Le peuple va au Temple pour dire sa reconnaissance au Seigneur.
« Ouvrez les portes de justice ; j’entrerai et je rendrai grâces au Seigneur. »
De quoi rend-il grâces ? D’avoir été exaucé :
« tu es pour moi le salut ! »
A mon tour, je regarde ma vie et ce que le Seigneur a fait pour moi ou ce que j’ai fait en prenant appui sur Lui. En reprenant les mots du psalmiste, je me tourne vers Dieu et le remercie de sa présence bénéfique.
Si je m’approche du portail, avant d’entrer je suis accueilli par une statue du Christ bénissant.
C’est Jésus- Christ qui est la porte : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. » (Jean 10,9)
C’est par Lui, par sa mort et sa résurrection que vient la salut.
Je contemple le Christ, ce qu’il est pour moi, ce qu’il a fait, ce qu’il a enseigné, comment il me guide. C’est à mon tour de le bénir. Je m’exclame, comme le psalmiste
« Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
La prière d’action de grâces ne fait pas oublier les difficultés, les souffrances, les injustices de notre temps. Nous les évoquons dans notre prière.
En ce temps d’Avent, nous sommes en attente, une attente active : nous préparons Noël mais aussi la venue du Royaume de Dieu dans sa plénitude.
Comme le psalmiste, j’adresse ma supplication au Seigneur :
« Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !
Je termine ma prière par le chant : « Viens Emmanuel »
Veilleurs, bénissez Dieu, dans la nuit; Il nous donne sa paix , élevez les main, dans la nuit, bénissez sans fin ! Dans le silence, faites monter en vos coeurs la joie, la louange ! Gardez vos lampes allumées pour le retour de Dieu, notre maïtre. Dans la confiance, présentez au Seigneur, votre encens, vos prières.
Veilleurs, bénissez Dieu !
Le Seigneur est déjà là, présent, dans notre vie, dans ma vie . Dans quelle mesure je prends le temps de le reconnaïtre ? De faire monter vers lui ma prière de louange ?
Peut-être puis-je faire de ce chemin d’Avent, un chemin pour revivifier mon désir de l’accueillir, de lui permettre de naïtre, de renaïtre dans ma vie, de ma laisser faire par son Esprit et être, à sa suite, davantage un « instrument de paix » et un témoin d’espérance. C’est peut-être la grâce que je peux demander. « Seigneur, c’est toi notre Père. Nous sommes l’argile, c »est toi qui nous façonnes » (Isaïe)
Me disposer à contempler, donc à ralentir, à me poser, à faire silence, pour lui faire de la place et être disponible à son rendez-vous.
C. Monet- La Pie (Wikipédia)
Demander la grâce de la patience, consentir à la lenteur et guetter la vie . » aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout » (1 Co 1,3-9)
Demander la grâce d’attendre, avec confiance, en contemplant Marie.« Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils. » (1 Co 1, 3-9)
Eglise Saint Julien – Brioude. Pierre Taillefer- DRAC Auvergne- Freepik
Réjouis-toi, Marie, comblée de grâce Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie entre les femmes Et Jésus, ton enfant est béni
Nous pouvons conclure notre temps de méditation en priant avec l’hymne de ce dimanche matin.
Dieu est à l’œuvre en cet âge, Ces temps sont les derniers. Dieu est à l’œuvre en cet âge, Son Jour va se lever ! Ne doutons pas du Jour qui vient, La nuit touche à sa fin. Et l’Éclat du Seigneur remplira l’univers Mieux que l’eau ne couvre les mers !
Quelle est la tâche des hommes Que Dieu vient rassembler, Afin de bâtir le Royaume Du prince de la Paix ? Que peut-on faire pour hâter Ce jour tant espéré Où l’Éclat du Seigneur remplira l’univers Mieux que l’eau ne couvre les mers ?
Pour que ce jour ne nous perde, Ce jour comme un voleur, Ne dormons pas aux ténèbres, Veillons dans le Seigneur. Comme l’éclair part du Levant Et va jusqu’au Couchant, Il viendra dans sa gloire au-dessus des nuées, Le Seigneur qui est Dieu d’amour.
Que notre marche s’éclaire Au signe de Jésus ! Lui seul peut sauver notre terre Où l’homme n’aime plus. Il faut défendre l’exploité, Ouvrir au prisonnier, Et l’Éclat du Seigneur remplira l’univers Mieux que l’eau ne couvre les mers !
Dieu est amour pour son peuple, Il aime pardonner. Dieu est amour pour son peuple, Il veut sa liberté. Ne doutons pas du jour qui vient, La nuit touche à sa fin. Déchirons notre cœur, revenons au Seigneur, Car il est le Dieu qui revient. Didier Rimaud
Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.
Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.
Et si aujourd’hui en lisant ce psaume je prenais le temps d’approfondir ce verset :
« Par toute la terre en paraît le message… »
Du temps ou plutôt une présence où beaucoup de choses se passent si je me laisse faire, si j’observe, si je reste attentif(ve),. Tout me dira le message et la gloire de Dieu.
Quelques indices ou guides :
Sans quitter mon quotidien, je reste à l’affût d’une fourmi, du vol d’un oiseau (suivre son cri de loin en loin), de la posture d’un arbre (toucher le tronc, entendre son bruissement), du mouvement d’un nuage, de l’étendue d’un paysage lointain (ses bruits au loin), des passants dans la rue, ceux que je rencontre aujourd’hui ici ou au travail, du bruit des activités humaines….
Voyez :
les couleurs, les lignes, les lumières, les contrastes….
Ecoutez :
le silence ou les bruits, les graves ou les aigus…
Touchez :
les textures, avec fraîcheur ou chaleur, les formes etc. …
Sentez et goûtez :
sucré, salé, acide, amer …
Dans l’acte d’émerveillement, il y a une réelle humilité qui nous sort de nous même et qui nous permet de nous en remettre à un autre, à l’Autre, à Dieu. Tout nous parle de Lui !
Chant de louange : peut-être ce Gloire à Dieu dont voici les paroles:
Gloire à Dieu par le chant du monde, l'univers nous chante son nom.
Gloire à Dieu par le cœur de l'homme. Gloire à Dieu, Gloire à Dieu.
1 - Pour le ciel et les nuages, pour la lune et le soleil,
Pour les myriades d'étoiles, qui scintillent au firmament,
Pour la pluie et la lumière, qui font naître un arc en ciel,
Pour les couleurs de l'aurore, et pour la beauté du jour.
2 - Pour le blé et pour la rose, pour le grain qui a germé,
Pour les fruits que l'on récolte, pour le travail de nos mains,
Pour la table qui rassemble, pour le sel et pour le pain,
Pour les choses familières, pour la chaleur du foyer.
3 - Pour l'épreuve purifiante, pour le rire et pour la joie,
Pour le frère qui pardonne, pour le retour de l'absent,
Pour ceux qui donnent et partagent, pour les artisans de paix,
Pour les hommes au cœur de pauvre, qui ont faim et soif de toi.
4 - Par l'orchestre et la chorale, nos poèmes et nos chansons,
Par le geste et par la danse, par le rythme de nos doigts,
Par la paix et le silence, par la prière du soir,
Par les foules qui te chantent, par nos mains levées vers toi