Prier avec la Sainte Famille

En ce temps où la liturgie nous fait contempler la Sainte Famille, nous prenons un temps de prière devant cette représentation de la fuite en Égypte, installée dans la verrière de la chapelle axiale de la cathédrale de Bourges. La verrière primitive, déjà consacrée à la vierge, fut détruite lors des guerres de religion. C’est donc là un vitrail de la Renaissance, influencée par la peinture.

Je me mets à l’écart, faisant silence en moi, pour me rendre disponible à la contemplation. Je demande la grâce de percevoir la proximité de Jésus. Et j’ouvre ce temps de prière en faisant le signe de croix.

J’observe d’abord la scène dans son ensemble pour me remémorer le contexte de cet épisode raconté par Matthieu (2, 13-18). J’aperçois, à l’arrière-plan, Bethléem qui la Sainte Famille doit quitter rapidement. Je repère, dans les cieux, les anges, présence et vigilance de Dieu sur l’aventure humaine de la Sainte Famille. Dans la partie haute, à droite, un détail emprunté aux évangiles apocryphes, la chute des idoles, pour bien souligner que Jésus est désormais le vrai Dieu. J’observe les couleurs, la terre brune, les cieux où l’azur voisine avec le gris des nuages.

Évocation du mystère de l’incarnation, qui unit la terre et le ciel, en Jésus vrai homme et vrai Dieu. Et la végétation verte, signe d’espérance, qui encadre ce tableau : arbres à droite et à gauche, herbes au premier plan. Et je m’arrête une première fois sur les personnages : Marie et Jésus sur un cheval (le maître-verrier a sans doute considéré que le messie ne pouvait pas monter sur un âne !!), et Joseph.

La Sainte Famille en chemin, comme Jésus sera, dans son ministère constamment sur les routes.

Je centre maintenant mon regard sur Marie et Jésus. Tendresse d’une mère pour son enfant. Confiance sereine de l’enfant dans les bras de sa mère.

Magnifique évocation de l’affection chaleureuse dont a besoin toute personne humaine. Cette proximité de Jésus et de Marie m’est offerte. Jésus m’invite à une même intimité.

Je me tourne vers la figure de Joseph. Son pas l’emmène vers l’avant, vers l’inconnu, sans doute, mais son regard fixe Marie et Jésus.

Dans un cœur à cœur avec Dieu, je rends grâce pour ce que la Sainte Famille nous dit de la relation d’amour entre les hommes, et avec Dieu. Je confie ma famille au Seigneur. Je prie pour les familles éprouvées.

Je peux terminer en disant la prière par laquelle le pape François termine son exhortation apostolique Amoris Laetitia, la Joie de l’amour.

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.
Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.
Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté́ dans le projet de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !

Me souvenant que l’enfant Jésus est aussi celui qui, sur la croix, apporte le salut au monde, je trace sur moi le signe de croix.

Prier avec la Vierge en attente

Santon Gonzague Marseille

Je me dispose à prendre un temps de prière. Je m’installe et fais silence.  Je me mets à l’écoute du Seigneur qui est présent.

Je regarde le santon d’une femme  enceinte

Je médite sur l’expérience d’attendre un enfant.

 Le temps de la grossesse, un temps d’attente, avec sa part de crainte devant l’inconnu ; avec surtout cette espérance pour l’avenir. La vie est là, qui nous dépasse ; l’enfant à naître, blotti dans le corps de la femme,  va devenir  un être vivant à part entière, porteur de tous les possibles.

Je médite ce mystère de la vie. Je me tourne vers le Seigneur, qui est source de toute vie. Je rends grâces pour la participation à cette transmission de la vie, pour l’attente pleine d’espérance, pour la vigilance, les préparatifs, pour la joie qu’elle procure.

Je regarde maintenant  le santon comme celui de Marie attendant l’enfant Jésus

J’imagine ce qu’elle a vécu : l’expérience humaine d’attendre un enfant  et aussi celle d’avoir été choisie par Dieu  pour enfanter le « Fils du Très Haut ». Mystère de cette future naissance qui la dépasse. J’imagine ses questionnements et la joie de la promesse.

Je me tourne vers le Seigneur et lui rendre grâces pour la venue de son Fils, à un moment de l’histoire, pour partager notre humanité. Je prends conscience de l’inouï  de cet évènement. Avec tous ceux qui sont en attente, je me prépare à fêter cet évènement

Je regarde la crèche, qui fait mémoire  de cet évènement qui s’est passé il y a plus de 2000 ans.

Et maintenant ? Je mets des mots sur ce que j’attends à mon tour. En quoi la venue de cet enfant est encore pour moi porteuse de joie et  d’espérance ?

Avec tout ce que je porte en moi, les joies et les peines, les questions et les espoirs,  je laisse monter ma prière à l’une ou l’autre personne de la Trinité :

Avec Marie, qui a vécu l’attente, je peux écouter le chant : « Nous étions en attente »


Et chanter un « Je vous salue Marie »


Psaume 144

Je me prépare à la rencontre et m’installe à l’écart, confortablement.

Je prends une inspiration profonde et me tourne vers le Seigneur… Il m’attend… Je me mets à son écoute, et lui demande de m’aider à entrer pleinement dans la prière…

Je lis le psaume une première fois…

Ce psaume est prié chaque jour par les juifs. C’est un psaume de louange et de bénédiction, qui exprime la confiance. Il n’est pas une prière intime de dialogue cœur à cœur, mais il énumère tous les exploits, tous les bienfaits de Dieu pour toutes les générations…

Le psalmiste est envahi par son désir de rendre gloire à Dieu, en communion avec tous… de témoigner de ce Dieu qui a fait alliance avec son peuple, un Dieu fidèle, Dieu Roi, mais aussi Père de tous, qui met sa puissance au service de son amour sans mesure…un amour qui englobe le temps, l’espace, l’humanité, moi aujourd’hui, chacun, hier et demain…

Je relis le psaume plusieurs fois, à voix basse et/ou à voix haute, comme je le souhaite…

Je me laisse toucher par les mots, les expressions, l’émerveillement du psalmiste…

Je peux faire mémoire de l’Histoire du Salut… de mon histoire… chercher et trouver Dieu à l’œuvre en tout et en tous, hier et aujourd’hui…

Je confie au Seigneur tout ce qui m’habite, comme à un ami…

Puis, avec l’immense foule des chrétiens et Jésus lui-même, m’adresser à Notre Père

Méditer l’évangile du jour

Je me mets à l’écart, pour me présenter devant le Seigneur. En traçant sur moi le signe de croix. Je considère mon propre corps fait de matière partagée avec l’ensemble du monde créé. Je me sens solidaire de tout ce qui m’environne, de l’écosystème. Puis je m’arrête sur ma respiration, sans la forcer…Je suis attentif à ce souffle reçu, donné qui m’anime. Je rends grâce de la vie qui m’habite.

         Je demande la grâce d’accueillir toujours de nouveaux possibles.

Je lis lentement cette page d’évangile :

Je perçois la scène à travers le cadre, les personnages. Une maison de Galilée, les murs blancs et le patio protégé du soleil par un toit de tuiles. Je vois la foule qui presse Jésus et qui le rend inaccessible au paralytique.

J’observe le comportement résolu de ceux qui portent la civière.

Je les vois escalader le mur, écarter les tuiles et descendre la civière. J’imagine les sentiments du paralytique, régulièrement exclu, mais désormais, grâce à la solidarité de ses compagnons, mis en présence directe de Jésus

J’entends alors les paroles libératrices de Jésus…Je suis témoin des pensées qui traversent les responsables religieux présents, plus attentifs à des spéculations théologiques, qu’à l’attention à donner à une personne vulnérable.

J’entends alors la réaction de Jésus, puis cette parole devenue proverbiale : « je te le dis, lève-toi, prends ta civière et marche. ».

Puis je vois le paralytique animé de l’énergie donnée par la parole de Jésus se lever et repartir chez lui, en portant sa civière. Je l’entends rendre grâce, et je partage l’émerveillement de l’auditoire, dans la « crainte » devant la puissance de Jésus, Christ, Fils de Dieu.

Je médite sur quelques points de ce texte très riche :

La solidarité des compagnons du paralytique, qui croient en la puissance de Jésus. « Voyant leur foi… », Jésus va agir. Le paralytique est ainsi porté par la foi de son entourage.

« Homme, tes péchés te sont pardonnés ». Avant d’opérer une guérison physique, Jésus restaure l’unité spirituelle du paralytique, lui propose la réconciliation.

« Lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. ». Le miracle opéré par Jésus n’efface pas la vulnérabilité. Le paralytique emporte sa civière, qui fait partie de sa vie, de son expérience. En dépit de cette vulnérabilité, il peut se lever et marcher, pour continuer son chemin dans la vie qui est la sienne, « dans sa maison ».

Je prends maintenant le temps d’un dialogue intime et personnel avec le Seigneur. Quelles vulnérabilités est-ce que je présente au Seigneur ? De quoi puis-je rendre grâce ? De qui suis-je appelé à me faire compagnon pour l’aider à poursuivre son chemin ?

Je termine en disant « Notre Père… » et termine ce temps de prière par le signe de croix.

Psaume 117

Cathédrale de Bourges Portail central

De quoi rend-il grâces ? D’avoir été exaucé :

Si je m’approche du portail, avant d’entrer je suis accueilli par une statue du Christ bénissant.

C’est Jésus- Christ qui est la porte : « Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. » (Jean 10,9)

C’est par Lui, par sa mort et sa résurrection que vient la salut.

La prière d’action de grâces ne fait pas oublier les difficultés, les souffrances, les injustices de notre temps. Nous les évoquons dans notre prière.

En ce temps d’Avent, nous sommes en attente, une attente active : nous préparons Noël mais aussi la venue du  Royaume de Dieu dans sa plénitude.

Entrer en Avent

Veilleurs, bénissez Dieu, dans la nuit; Il nous donne sa paix , élevez les main, dans la nuit, bénissez sans fin !
Dans le silence, faites monter en vos coeurs la joie, la louange !
Gardez vos lampes allumées pour le retour de Dieu, notre maïtre.
Dans la confiance, présentez au Seigneur, votre encens, vos prières.

Veilleurs, bénissez Dieu !

Le Seigneur est déjà là, présent, dans notre vie, dans ma vie . Dans quelle mesure je prends le temps de le reconnaïtre ? De faire monter vers lui ma prière de louange ?

Peut-être puis-je faire de ce chemin d’Avent, un chemin pour revivifier mon désir de l’accueillir, de lui permettre de naïtre, de renaïtre dans ma vie, de ma laisser faire par son Esprit et être, à sa suite, davantage un « instrument de paix » et un témoin d’espérance. C’est peut-être la grâce que je peux demander. « Seigneur, c’est toi notre Père. Nous sommes l’argile, c »est toi qui nous façonnes » (Isaïe)

Me disposer à contempler, donc à ralentir, à me poser, à faire silence, pour lui faire de la place et être disponible à son rendez-vous.

C. Monet- La Pie (Wikipédia)

Demander la grâce de la patience, consentir à la lenteur et guetter la vie . » aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout » (1 Co 1,3-9)

Demander la grâce d’attendre, avec confiance, en contemplant Marie.« Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils. » (1 Co 1, 3-9)

Eglise Saint Julien – Brioude. Pierre Taillefer- DRAC Auvergne- Freepik

Nous pouvons conclure notre temps de méditation en priant avec l’hymne de ce dimanche matin.

Dieu est à l’œuvre en cet âge,
Ces temps sont les derniers.
Dieu est à l’œuvre en cet âge,
Son Jour va se lever !
Ne doutons pas du Jour qui vient,
La nuit touche à sa fin.
Et l’Éclat du Seigneur remplira l’univers
Mieux que l’eau ne couvre les mers !

Quelle est la tâche des hommes
Que Dieu vient rassembler,
Afin de bâtir le Royaume
Du prince de la Paix ?
Que peut-on faire pour hâter
Ce jour tant espéré
Où l’Éclat du Seigneur remplira l’univers
Mieux que l’eau ne couvre les mers ?

Pour que ce jour ne nous perde,
Ce jour comme un voleur,
Ne dormons pas aux ténèbres,
Veillons dans le Seigneur.
Comme l’éclair part du Levant
Et va jusqu’au Couchant,
Il viendra dans sa gloire au-dessus des nuées,
Le Seigneur qui est Dieu d’amour.
Que notre marche s’éclaire
Au signe de Jésus !
Lui seul peut sauver notre terre
Où l’homme n’aime plus.
Il faut défendre l’exploité,
Ouvrir au prisonnier,
Et l’Éclat du Seigneur remplira l’univers
Mieux que l’eau ne couvre les mers !

Dieu est amour pour son peuple,
Il aime pardonner.
Dieu est amour pour son peuple,
Il veut sa liberté.
Ne doutons pas du jour qui vient,
La nuit touche à sa fin.
Déchirons notre cœur, revenons au Seigneur,
Car il est le Dieu qui revient.
Didier Rimaud

Psaume 18, 5a « Par toute la terre s’en va leur message ».

Et si aujourd’hui en lisant ce psaume je prenais le temps d’approfondir ce verset :

Du temps ou plutôt une présence où  beaucoup de choses se passent si je me laisse faire, si j’observe, si je reste  attentif(ve),. Tout me dira  le message et la gloire de Dieu.

Quelques indices ou guides :

Sans quitter mon quotidien,  je reste  à l’affût  d’une fourmi, du vol d’un oiseau (suivre son cri de loin en loin), de  la posture d’un arbre (toucher le tronc, entendre son bruissement), du  mouvement d’un nuage, de  l’étendue d’un paysage lointain (ses bruits au loin), des passants dans la rue, ceux que je rencontre  aujourd’hui ici ou au travail,  du  bruit des activités humaines….

Voyez :

les couleurs, les lignes, les lumières, les contrastes….

Ecoutez :

le silence ou les bruits, les graves ou les aigus…

Touchez :

les textures, avec fraîcheur ou chaleur, les formes etc. …

Sentez et goûtez :

sucré, salé, acide, amer …

Dans l’acte d’émerveillement, il y a une réelle humilité qui nous sort de nous même et qui nous permet de nous en remettre à un autre,  à l’Autre, à Dieu. Tout nous parle de Lui !

Chant de louange : peut-être ce Gloire à Dieu  dont voici les paroles:

Gloire à Dieu par le chant du monde, l'univers nous chante son nom. 
Gloire à Dieu par le cœur de l'homme. Gloire à Dieu, Gloire à Dieu. 


1 - Pour le ciel et les nuages, pour la lune et le soleil, 
Pour les myriades d'étoiles, qui scintillent au firmament, 
Pour la pluie et la lumière, qui font naître un arc en ciel, 
Pour les couleurs de l'aurore, et pour la beauté du jour.

2 - Pour le blé et pour la rose, pour le grain qui a germé, 
Pour les fruits que l'on récolte, pour le travail de nos mains,
 Pour la table qui rassemble, pour le sel et pour le pain, 
Pour les choses familières, pour la chaleur du foyer.

 3 - Pour l'épreuve purifiante, pour le rire et pour la joie,
 Pour le frère qui pardonne, pour le retour de l'absent, 
Pour ceux qui donnent et partagent, pour les artisans de paix, 
Pour les hommes au cœur de pauvre, qui ont faim et soif de toi. 

4 - Par l'orchestre et la chorale, nos poèmes et nos chansons, 
Par le geste et par la danse, par le rythme de nos doigts, 
Par la paix et le silence, par la prière du soir, 
Par les foules qui te chantent, par nos mains levées vers toi

Chorégraphie de Pina Bausch « Nelken »

J’offre au Seigneur ce temps de contemplation et lui demande  de m’accorder à lui.

Peut-être un sentiment de beauté et d’harmonie ?

Je regarde les divers éléments qui contribuent à cette impression : le cercle qui  représente une certaine forme de perfection de par sa symétrie et son absence d’aspérité, l’harmonie des couleurs diverses mais s’accordant avec le tapis de fleurs, la souplesse des corps, la fluidité des vêtements, l’unité dans les postures qui forme comme une couronne, les bras qui se rejoignent pour délimiter le cercle.

Je m’imagine maintenant participer à cette chorégraphie. Je n’ai plus cette impression d’ensemble. Je suis un des danseurs parmi d’autres. J’oublie l’apprentissage, les heures de travail qui ont précédé ce moment et je me laisse conduire par ce qu’a crée le chorégraphe, par la musique. Je m’accorde avec les autres et ressens l’unité qui circule entre nous. J’imagine la joie de danser, d’exprimer avec mon corps cette unité, cette harmonie tant désirée

Je me tourne maintenant vers Dieu qui est beauté et harmonie.

Est-ce que c’est Lui que je recherche ? De tout mon être ?

Quels moyens je mets en œuvre pour unifier ma vie ? Pour trouver une harmonie avec moi-même, avec les autres, avec la création, avec Dieu ?

Est-ce que je veux tout maîtriser ou pour décider, est-ce que je suis à l’écoute des autres, de la parole de Dieu, de l’Esprit Saint ? 

Est-ce que je me sens solidaire des autres et responsable de ma partition  à jouer ?

Ai-je connu des moments d’ajustement au Seigneur qui m’ont donné la joie et l’envie de danser ?

J’en parle au Seigneur : Je peux exprimer par un geste la prière qui me vient.

Je peux terminer ce temps en lisant les mots du psalmiste (ps 9A) qui désire danser pour Dieu :

« De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâces,
Je dirai tes innombrables merveilles ;
Pour toi j’exulterai, je danserai,
Je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut »

Je peux aussi écouter Madeleine Delbrel  parler de la danse de la vie.

Quelques notes à propos de « Nelken » de Pina Bausch:

et quelques extraits vidéo:

Psaume 49

R/ À celui qui veille sur sa conduite,
je ferai voir le salut de Dieu.

Je me mets à l’écart, trace sur moi un signe de croix et prends un temps pour m’adresser au Seigneur, à travers ce psaume du jour. Je me tiens en union avec ces fidèles du monde entier, ces moines et moniales qui disent ce même psaume et figurent ainsi, par le monde tout entier, l’assemblée convoquée par le Seigneur.

Je lis le psaume lentement, laissant résonner les versets successifs.

Je prends le temps d’intérioriser quelques versets :

Le psalmiste évoque solidairement l’univers (« la terre », le soleil levant », le « soleil couchant », « les cieux ») et « l’assemblée des fidèles ». C’est bien toute la Création qui est convoquée.

Je médite sur cette attention du Seigneur, portée à la totalité de la Création.

« Alliance », « sacrifice », « action de grâce ». Je m’arrête sur ces termes qui disent la relation au Seigneur.

Je médite sur la proposition inouïe que Dieu fait à son peuple, depuis les origines, de nouer une alliance entre Lui et l’humanité tout entière.

« Assemble mes fidèles » ; « invoque-moi, je te délivrerai ». Toute l’humanité est invitée à la rencontre du Seigneur, mais, dans cette foule, le Seigneur s’adresse à moi en particulier.

Je médite sur ma place singulière dans l’univers, sur l’attention et l’amour que me donne, personnellement, le Seigneur.

Je relis maintenant le psaume à haute voix. Je peux aussi l’écouter.

Je termine en m’adressant au Seigneur comme un ami parle à un ami. Selon ce qui me traverse aujourd’hui, ce qui m’habite, je l’invoque dans la détresse, je rends grâce pour ses dons…

Je dis la prière du Notre Père qui dit l’accomplissement de l’alliance dans la paternité de Dieu. Je conclus par un signe de croix.

Prier devant la tapisserie du Christ en Gloire

Christ en Gloire, tapisserie du P.Ackermann
Eglise des Gets (Haute Savoie) par Fachimiar – wikipedia

Je me laisse attirer par ce qui est au centre de cette tapisserie : un homme portant des vêtements lumineux qui s’inscrit dans une mandorle rouge feu. Toute la lumière vient de ce centre et irradie toute la tapisserie dont le fond est sombre. Sur les contours de la mandorle de petites flammes propagent la lumière.

Je regarde l’homme : la position de son corps, les bras ouverts, forme une croix. Ses pieds, ses mains et son cœur sont marqués de flammes rouges en étoile, évoquant le sang qui jaillit de ses blessures.

Mais son vêtement jaune d’or illumine l’ensemble et l’homme est assis sur un trône. Au-dessus de lui, un cercle bleu contenant comme une étoile avec un oiseau de feu qui descend sur lui.

De son côté gauche sort une vigne.

Je regarde maintenant l’ensemble de la tapisserie et les différents éléments qui la composent.  Aux quatre coins, les symboles qui désignent les 4 évangélistes, l’aigle pour st Jean, le jeune homme pour st Mathieu, le lion de st Marc et le taureau de st Luc. Tous tournent la tête vers le Christ et portent ailes et auréoles.

La mandorle occupe l’espace entre le ciel parsemé d’étoiles  et les flots de la mer en bas de la tapisserie, faisant ainsi le lien entre ciel et terre.

Avec ces éléments, les animaux, les plantes que sont la vigne ou  l’olivier de chaque côté de la mandorle, c’est tout le cosmos qui est concerné par cette glorification.

Après cette contemplation, je parle au Seigneur de ce que cette oeuvre a suscité en moi

Je peux rendre grâces pour le salut donné en Jésus-Christ… Je peux supplier le Père en disant « Que ton règne vienne »… Je peux lui confier l’Eglise, chargée d’annoncer la Bonne Nouvelle …

Je peux demander au Seigneur de ne pas rester dans une position d’attente passive mais de contribuer, là où je suis, à l’avènement du Royaume… Je trouve les mots qui expriment ma prière.

Je  termine ce temps de prière en reprenant la préface du dimanche de Christ-Roi :

Vraiment, il est juste et bon, pour ta gloire et notre salut, de t’offrir notre action de grâces, toujours et en tout lieu, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant.
Tu as consacré d’une onction d’allégresse ton Fils unique, Jésus-Christ, notre Seigneur, comme Prêtre éternel et Roi de l’univers.
Pour accomplir les mystères de notre Rédemption, il s’est offert lui-même sur l’autel de la croix en victime pure et pacifique.
Quand toutes les créatures auront été soumises à son pouvoir, il remettra aux mains de ta souveraine puissance le règne éternel et universel : règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix.