Psaume 30

François-Xavier de Boissoudy

Prier devant le vitrail de la Nativité

Cathédrale de Chartres

Alors que la fête de Noël est toute proche, je prends un temps de prière en contemplant ce vitrail de Chartres. Je me dispose et fais silence en moi et  je demande la grâce d’accueillir la joie de Noël.

Je  prends d’abord le temps de l’observation. Je regarde attentivement ce vitrail, sa composition, les objets, les personnages, leurs attitudes… Qu’est-ce qui me frappe ? Qu’est-ce attire mon attention ou me semble bizarre dans cette interprétation de la naissance de Jésus ?

Peu de liens entre cette représentation et l’étable de Bethléem ! Le maître verrier va au-delà pour nous faire entrer dans le mystère de l’Incarnation.

Le vitrail est composé de 3 parties qui se superposent.

En haut, l’on peut voir : des rideaux bleu et blanc ouverts, avec au centre une lampe et à droite une étoile qui brille dans la nuit.

Les rideaux et la lampe évoquent le Temple de Jérusalem, avec le saint des saints, le lieu de la présence de Dieu,   séparé par un rideau, où seul le grand prêtre entrait pour offrir l’encens.

Avec la naissance de Jésus, Dieu est venu habiter notre terre ; désormais le ciel et la terre sont reliés, le rideau qui les séparait est maintenant ouvert.

C’est une bonne nouvelle, une lumière dans notre nuit… telle l’étoile qui brille et éclaire.

Au centre, nous pouvons voir l’enfant Jésus  couché et au-dessus de lui, l’âne et le bœuf.

Comme dans les crèches traditionnelles, l’âne et le bœuf sont bien là. Mais la mangeoire avec  sa paille est absente. Ici l’enfant Jésus  est  couché sur une sorte d’autel. Ses langes ressemblent plutôt à un linceul avec ses bandelettes et l’enfant porte une auréole crucifère. 

Une manière d’évoquer qui est cet enfant :  le Sauveur, celui qui sera vainqueur de la mort par sa résurrection ; celui qui, le soir de la Cène,  avant de donner sa vie, se fait nourriture. D’ailleurs Bethléem signifie « maison du pain ».

La dernière partie du vitrail donne à voir Marie et Joseph.

Joseph, habillé de brun,  se tient à droite, les yeux fermés ; la tête dans la main.  Une attitude symbolique dans l’iconographie pour exprimer une sorte de perplexité devant les évènements qui viennent de se passer et qui le dépassent infiniment.

Marie, elle, a les yeux bien ouverts et de sa main droite, elle montre son fils. Elle est couchée, parallèlement à Jésus et porte des vêtements bleus  comme lui. Sa couche n’est pas celle d’une étable mais un lit richement sculpté, avec des constructions, des tours, des arcades… Certes Marie donne naissance à Jésus, mais ici elle est aussi mère de l’Eglise chargée d’annoncer Jésus-Christ et de transmettre la vie de Dieu au monde.

Je médite ce mystère

Avec Joseph, j’en mesure la grandeur ;

Avec Marie, je goûte la joie de la naissance d’un enfant. Je me réjouis de l’amour de Dieu si grand qu’il vient partager notre humanité. J’entre dans l’espérance d’un temps nouveau.

Comment ce mystère me rejoint-il personnellement ? Que provoque-t-il en moi ? A quoi cela m’invite-t-il ?

Je laisse monter la prière qui me vient…  à Jésus, ou à Marie, ou à Joseph.

Je termine ce temps en m’associant à toute la création qui chante la gloire de Dieu, en écoutant « les anges dans nos campagnes »

Psaume 70 – « Maintenant que j’ai vieilli, ne m’abandonne pas ! »

Ce psaume est le cri d’un homme affaibli par la vieillesse.il rappelle la fidélité de Dieu, il est sûr de son amour, de son appui dès sa jeunesse…Prière personnelle (« je », « moi » …), prière de supplication (v.2), dans la confiance, prière de louange…

Je m’installe confortablement, et fais silence en moi… je lis lentement le psaume, plusieurs fois, laissant résonner en moi les mots, les images suggérées, les demandes… Je médite ce psaume… Comment me rejoint-il ?

A l’âge qui est le mien aujourd’hui, je regarde mon chemin à la suite du Christ… ma confiance…ma persévérance…mes découragements…mes supplications…est-Il pour moi « ma forteresse et mon roc », mon appui, mon soutien ?

Puis-je faire mémoire des bienfaits du Seigneur tout au long de ma vie ? dans la détresse ? mais aussi dans la joie ? dans l’espérance ?

Je contemple sa fidélité, l’éternité de son amour, sa justice qui est miséricorde et tendresse… « tu as résolu de me sauver » (v.3) « tu m’as choisi dès le ventre de ma mère » (v.6)

« …jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles. » (v.17)Je regarde ma vie de foi… qu’en est-il de mon témoignage ? de mes engagements ?A quoi cela m’invite-t-il, en cette 3ème semaine de l’Avent ?

Je confie au Seigneur ce qui me traverse, comme à un ami…

Je termine ce temps de prière dans la louange et l’action de grâce…

A la Mi-Temps, rependre souffle !

Nous terminons notre 2e étape sur notre Chemin d’Avent et à mi-parcours je prends le temps d’une pause pour contempler ce chemin parcouru. Ce temps d’Avent est le moment idéal pour renouveler ma foi,mon espérance et mon amour, réfléchir à mes relations avec moi-même, avec les autres et avec Dieu.

Je me dispose et prends le temps de remettre dans les mains du Seigneur mes préoccupations, mes attentes pour me rendre disponible

Claude Viallat – Aigues Mortes

Je fais remonter à ma mémoire les paroles entendues lors du 1er dimanche de l’Avent et qui m’ont mis.e en route; de Paul dans sa Lettre aux Thessaloniciens (3, 12-4,2)

  • « Que le Seigneur vous donne un amour de plus en plus intense à l’égard de tous les hommes »
  • « qu’il affermisse votre coeur »
  • « Frères..Faites-donc de nouveaux progrès..oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus. »
  • Et dans l’Evangile de Luc (21, 25-28.34-36): « Restez éveillés et priez en tout temps:ainsi vous aurez la force…de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

Il y a deux semaines, j’avais des désirs, pour vivre ce chemin de « conversion », ce chemin vers Noël.

Où en suis-je aujourd’hui? Comment est-ce que je me sens pour continuer à me préparer le coeur pour accueillir la joie, la confiance, l’espérance données par la naissance de Jésus dans notre monde?

Quelle(s) image(s), dans celles proposées, pourraient symboliser mon ressenti, mes moments de grâce, mes difficultés. Je les confie au Seigneur, il connait le fond de mon coeur, mes désirs profonds et il pose sur moi un regard de tendresse.

Je me laisse toucher par la parole de Paul aux Philippiens de ce dimanche :

Je rumine pour moi, l’un ou l’autre extrait de cette lettre, je les laisse rejoindre ma vie, mon quotidien, mon agenda à venir. Qu’ai-je envie de dire au Seigneur ? Quelle aide, quelle grâce lui demander pour reprendre mon chemin et me disposer à l’accueillir le coeur et l’esprit grand ouverts et remplis d’espérance.

Et je peux prier avec ce chant de Taizé.

Seigneur, tu gardes mon âme, ô Dieu tu connais mon coeur, conduis-moi sur les chemins d’éternité

Louons le Seigneur

Psaume 144

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.

Je me dispose pour ce temps de prière. Je fais silence pour ouvrir l’oreille de mon cœur. J’imagine la communion des saints, dont je fais partie, qui hier, comme aujourd’hui, se rejoignent dans la louange du Seigneur. Je demande de donner place, dans ma vie de prière, à la louange.

Après avoir tracé sur moi le signe de croix, je lis le psaume.

Je parcours plusieurs fois le texte du psaume, attentif aux répétitions :

Je bénirai

Ses œuvres

Tes exploits

La gloire de ton règne

La gloire de ton règne
les fidèles te bénissent.

tes œuvres

tes exploits

la gloire et l’éclat

L’éclat de ton règne / un règne éternel.

Je redis le refrain du psaume « Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. », et l’affirmation du psalmiste : « La bonté du seigneur est pour tous, a tendresse, pour toutes ses œuvres. ». Et moi, est-ce que je ressens intérieurement la bonté et la tendresse du Seigneur ?

Le psalmiste parle d’abord à la première personne « je bénirai ton nom » …puis en appelle à la foule des fidèles. « Que tes fidèles te bénissent ! ». Et moi, comment, est-ce que je me sens relié à tous les baptisés, à toute l’Église lorsque je prie ?

Cette foule est alors appelée à partager sa reconnaissance pour le Seigneur. « Ils diront » / « ils parleront » / « ils annonceront «. Et moi comment est-ce que je peux faire de ma louange un témoignage ?

Dans un cœur à cœur avec le Seigneur, j’exprime ce qui, aujourd’hui, peut me pousser à la louange. Je lui confie, aussi, ce qui peut retenir ma louange, une difficulté, la préoccupation pour un proche, des inquiétudes pour notre monde…

Je relis le psaume, je peux aussi l’écouter

Je termine ma prière en disant le Notre Père, m’arrêtant plus longuement sur « que ton règne vienne », règne d’amour, de bonté et de tendresse.

Je fais le signe de croix.

Prier Notre-Dame

Il y a 5 ans, l’incendie ravageait Notre-Dame de Paris ;  puis ce fût le grand chantier de la restauration. Avec cette prière, c’est la réouverture qui était préparée.

Aujourd’hui alors que Notre-Dame de Paris renaît de ses cendres, nous rendons grâce à Dieu. Non seulement pour le savoir-faire de tous ceux qui ont travaillé à cette renaissance ; non seulement pour la beauté retrouvée ; mais aussi parce que cette cathédrale est à nouveau « signe d’espérance »… un « grand vaisseau qui mène à Dieu »… la maison où l’on peut « confier ses joies et ses peines à Celle qui a porté le Sauveur».

Ecoutons ce chant hommage à  Notre-Dame de Paris

Comme de nombreux pèlerins du monde entier, en  la fête de l’Immaculée conception, nous  nous tournons, à notre tour, vers Notre Dame.

Nous confions à son intercession ce qui fait notre vie :

Nous prions pour les évènements difficiles à vivre : les pays déchirés par la guerre… la situation politique de notre pays… l’Eglise avec ses abus et ses divisions… tous ceux qui souffrent autour de nous, à cause des deuils, de la maladie, de la violence ou de la pauvreté… Nous prions pour nos familles et tous nos proches… Nous  lui confions aussi nos joies : les moments heureux de rencontre…  les gestes de tendresse et de solidarité…  la beauté de la nature…  les joies de la création… les relations d’amour et d’amitié…

Puis nous nous tournons vers le Seigneur et  rendons grâce pour Marie,

Celle  qui a été « comblée de grâces »  et  qui a dit oui à la parole du Seigneur … Celle qui a porté et mis au monde Jésus,  le Sauveur… Celle qui est demeurée dans la confiance jusqu’au pied de la croix… Celle qui a accompagné l’Eglise naissante et est pour nous une mère.

Nous terminons en nous associant à la louange de Marie dans le Magnificat :

Psaumme 117

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ! R

Ouvrez-moi les portes de justice :
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur :
qu’ils entrent, les justes ! » R

Béni soit au nom du Seigneur
celui qui vient !
De la maison du Seigneur,
nous vous bénissons ! R

Le psaume 117 est le dernier chant du Hallel (Ps 112 à 117) que chantait Israël pour clôturer le repas pascal. C’ est un psaume d’action de grâces. Le peuple va au Temple pour dire sa reconnaissance au Seigneur.

Je m’installe confortablement , me dispose intérieurement à entrer dans la prière en faisant silence en moi et je trace le signe de croix.

Pour ce temps de prière, je peux demander au Seigneur la grâce de reconnaître sa lumière et son salut dans ma vie.

Je lis lentement le psaume en m’arrêtant sur les mots et les expressions qui me touchent particulièrement. Je repère comment est exprimée l’action de grâce au Seigneur.

Points de méditation :

  • « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! »

Le psaume commence par une invitation à rendre grâce, adressée au peuple d’Israël. Je peux m’associer à cette louange du Seigneur pour son amour éternel .

  • « Tu es pour moi le salut. »

Ce psaume est un chant de reconnaissance du psalmiste envers le Seigneur qui l’a délivré. Dans certaines situations difficiles, nous comptons sur nos proches et nos amis, mais parfois Dieu seul est capable de donner le réconfort dont nous avons besoin.

Je fais mémoire de telle(s) situation(s)que j’ai pu traverser à un moment de ma vie   et je remercie le Seigneur de m’avoir apporté sa lumière et son réconfort.

  • « Béni soit au nom du Seigneur Celui qui vient ! »

En ce début d’Avent, nous attendons la venue du Messie.

Comment ai-je envie de vivre ce temps d’attente  et de préparation à la fête de Noël ?

Je peux demander au Seigneur de me guider sur mon chemin d’Avent et m’associer au psalmiste pour le bénir.

Pour clore ce temps, je m’adresse au Seigneur en lui confiant en toute simplicité ce que ce psaume m’a évoqué. Puis je termine en récitant ou en chantant la prière d’action de grâce de Marie, Le Magnificat.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.


Prier pour savoir attendre

Le temps de l’avent est temps d’attente. Dans les ténèbres de l’hiver, nous sommes invités à veiller, à guetter la lumière qui vient et qui jaillira la nuit de Noël. Sachons vivre la patience. Nos villes vibrent déjà de lumières vives, de musiques fortes.

De black Friday en marchés de toutes sortes, une frénésie de consommation s’empare de la société. Vivre l’avent, c’est consentir à nous blottir dans l’obscurité, encore, à traverser le silence, à entretenir le désir plutôt que de chercher à posséder.

Je décide, aujourd’hui, de vivre un temps de prière, de retrait, de silence…de m’installer dans l’attente. Dans le lieu que j’ai choisi, je fais taire en moi le bruit et l’agitation et je demande au Seigneur la grâce de la patience. Je fais le signe de croix.

Cette attente, dans le silence, peut, parfois, être difficile, douloureuse…J’attends que Dieu me parle et je m’affronte à ce que je ressens comme un silence. Je peux faire mémoire de telles traversées dans ma vie spirituelle.

Je rejoins, dans cette expérience, beaucoup de croyants.

Ainsi ce religieux anonyme, qui partage le désert de sa prière : « Je suis devant le Seigneur comme une buche sèche. Je suis devant le feu brûlant de l’âtre, et pourtant…je ne prends pas… 

Considérons aussi la nuit de la foi de Mère Térésa. « Dieu me manque, me manque. C’est alors que j’ai le sentiment qu’il ne veut pas de moi, qu’il n’est pas là. Dieu ne veut pas de moi. ». Et encore : « J´éprouve que Dieu n´est pas Dieu, qu´Il n´existe pas vraiment. C´est en moi de terribles ténèbres. Comme si tout était mort, en moi, car tout est glacial (…)Tout le temps à sourire. Les Sœurs et les gens pensent que ma foi, mon espérance, mon amour me comblent en profondeur, et que l´intimité avec Dieu et l´union avec Sa volonté imprègnent mon cœur. Si seulement ils pouvaient savoir ».

Terminons ce premier temps, en vivant la confiance en Dieu comme François de Sales le suggère à une femme qu’il accompagne : « Vous ne faîtes rien, ce me dites-vous, en l’oraison. Mais qu’est-ce que vous y voudriez faire sinon ce que vous y faîtes, qui est de présenter et représenter à Dieu votre néant et votre misère ? C’est la plus belle harangue que nous fassent les mendiants que d’exposer à notre vue leurs ulcères et nécessités.

Mais quelquefois encore ne faîtes-vous rien de tout cela, comme vous me dites, mais vous demeurez là comme un fantôme et une statue. Eh bien, ce n’est pas peu que cela. Dans les palais des princes et des rois, on met des statues qui ne servent qu’à récréer la vue du prince : contentez-vous donc de servir de cela en la présence de Dieu, il animera cette statue quand il lui plaira ». SFS, Lettre à la présidente Brûlart, mars 1605)

Cette expérience du silence de Dieu, dans l’attente traverse aussi les psaumes. Jésus lui-même, à la croix, proclame le début du psaume 21 « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », dont la suite des deux premiers versets dit : « Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis.

Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ;  même la nuit, je n’ai pas de repos. » (Ps 21, 2-3). Mais Jésus, connaissant les psaumes par cœur, en dit aussi intimement la suite : « Tu m’as répondu ! Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée. » (Ps 21, 22-23)

Voilà bien le cœur de l’attente, patienter dans le silence, sûr que la parole ne manquera pas de sourdre, patienter dans la nuit, sûr que la lumière jaillira. A mon tour, je considère quelles paroles j’ai pu recevoir, comme une brise légère, quelle lueur, même modeste, peut venir m’éclairer.

Je me mets maintenant à l’écoute de la Parole de l’Évangile

« Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. » (Mt, 6, 6-8)

Je peux méditer sur la place, dans ma prière, de mes paroles et de l’écoute silencieuse. Est-ce que je crois que Dieu sait de quoi j’ai besoin, avant même que je lui demande ?

         J’offre au Seigneur ma prière de ce jour, un silence qui me déconcerte, m’éprouve, une lueur qui, déjà, m’éclaire et me donne de tenir dans l’espérance.

Pour terminer je dis cette prière du Père Robert Riber (1935-2013), prêtre strasbourgeois, poète et psychanalyste.

C'est l'Avent

Allume une braise dans ton cœur,
C’est l’Avent.
Tu verras, l’attente n’est pas vaine quand on espère quelqu’un.

Allume une flamme dans tes yeux,
C’est l’Avent.
Regarde autour de toi, on a soif de lumière et de paix.

Allume un feu dans tes mains,
C’est l’Avent.
Ouvre-les à ceux qui n’ont rien, ta tendresse est à bout de doigts.

Allume une étoile dans ton ciel,
C’est l’Avent.
Elle dira à ceux qui cherchent qu’il y a un sens à toute vie.

Allume un foyer en hiver,
C’est l’Avent.
Les transis du cœur et du corps viendront et il fera chaud au cœur du monde.
II suffit d’une seule braise, pour enflammer le monde, et réchauffer le cœur le plus froid.
Je fais le signe de croix.






Psaume 99

Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau ! 

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Je lis doucement le psaume pour gouter intérieurement ce temps, temps pour célébrer et adorer le Seigneur dans la Joie, en chantant et même en dansant comme l’a fait David (2 Samuel 6.14).

Le Seigneur s’adresse au monde entier, nous sommes tous conviés à louer le Seigneur pour Sa bonté et surtout pour Sa personne, pour qui Il est. Le jour vient où toute la terre Le célébrera ainsi.

« Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie ! »

Mettre le Seigneur au cœur de ma vie, dans les évènements qui sortent de l’ordinaire mais aussi dans le quotidien … je sens et goûte cette Joie qui habite ma vie quand j’y associe le Seigneur. Je peux visualiser cette allégresse comme un bouquet de feux d’artifices (couleur, musique, bruit…)

« Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau. »

Nous sommes Son peuple, Son troupeau …. Il est Notre Berger

Jésus nous dit en Jn 10, 14-16 :  «Moi, je suis le bon berger ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, tout comme le Père me connaît et que je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix, ainsi il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger »

Je goute intérieurement ce souci que le Seigneur me porte, je reconnais que tout vient de Lui…

« Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom ! »

Le Seigneur nous aime en premier, gratuitement. Je me laisse porter par cet Amour reçu de Lui. Je laisse éclater ma Joie d’être accueilli par Lui, je Le remercie : SAINT EST SON NOM !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

 Je sens et goute la Paix qui habite mon cœur : la fidélité du Seigneur demeure !

A chaque seconde de ma vie, Il est là, bien présent à mes côtés. Aucun moment de ma vie ne Lui est indifférent …

Je peux chanter …

R/ Bénissez Dieu, vous serviteurs de Dieu, 
Vous tous qui demeurez dans la maison de Dieu.
Levez les mains vers le Dieu trois fois Saint,
Proclamez qu’il est grand, que son Nom est puissant.

1. Oui je le sais, notre Seigneur est grand, Tout ce qu’il veut, sa main peut l’accomplir ; Du fond des mers, jusqu’au fond des abîmes, Depuis la terre jusqu’au plus haut du ciel !

2. Reconnaissez que le Seigneur est bon ! Il est fidèle en tout ce qu’il a fait. Je veux chanter la douceur de son Nom. Béni soit Dieu par toutes les nations !


« A la Sainte Catherine, tout bois prend racine ! »

En ce temps où la nature entre en sommeil, contemplons un arbre…

C’est un saule centenaire, planté au bord d’un petit canal de marais et qui vient d’être taillé…

Je m’installe à l’écart et fais silence en moi… Le Seigneur m’attend…

Je lui demande la grâce d’être pleinement à son écoute…

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit…

Solidement enraciné, tronc puissant, le saule, bien que taillé, « lance » haut ses branches vers le ciel…

Qu’est ce que cela peut évoquer pour moi ? Enracinement ? Elan ? Les deux ?

Les racines d’un arbre le maintiennent debout, lui permettent de résister aux tempêtes… elles contribuent à son existence, sa croissance…

Les arbres sont souvent évoqués dans la Bible et leur symbolisme est riche de sens…

De la lettre de St Paul aux Colossiens (2, 6-7) :

« (…) Menez donc votre vie dans le Christ Jésus, le Seigneur, tel que vous l’avez reçu. Soyez enracinés, édifiés en lui, restez fermes dans la foi, comme on vous l’a enseigné ; soyez débordants d’action de grâce (…) ».

C’est du Seigneur, de la connaissance de sa Parole, de la foi et de la confiance en son amour, que le chrétien puise vie, force et croissance pour Le suivre et résister aux « tempêtes » …

Et moi ? Où en suis-je de mon « enracinement » ? de ma familiarité avec la Parole ? de ma prière et de mon action de grâces ? de mes luttes pour marcher à la suite du Christ ?

Comment je respecte la terre et regarde vers Dieu ?

Quelle place en mon cœur pour la joie d’être aimé(e) de Dieu ?

Cette relecture, je la fais avec bienveillance… dans l’espérance… et je la confie au Seigneur…

Psaume 1

01 Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants, + qui ne suit pas le chemin des pécheurs, * ne siège pas avec ceux qui ricanent,

02 mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !

03 Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau, + qui donne du fruit en son temps, * et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu’il entreprend réussira (…)

Avec confiance, je me tourne vers le Père : Notre Père…