Prier avec notre terre

Les grues ont repris le chemin du nord, les oiseaux célèbrent le lever du jour, un frémissement de vie traverse la nature… Voici venu le temps de se pencher sur la terre…

Je m’installe confortablement au gré de mes possibilités : vers une fenêtre qui ouvre sur le jardin…près d’une plante d’intérieur…ou je ferme les yeux et j’imagine un jardin, la campagne

Je respire lentement et profondément…je me rends disponible au Seigneur et lui demande la grâce d’être attentif.ve à sa Parole…

Je regarde l’image… des mains qui, telles une coupe, portent de la terre…

Geste simple, humble…geste de celui qui reçoit, mais aussi de celui qui donne…de celui qui travaille la terre…

J’écoute ce que dit le livre de la Genèse(Gn 1, 27-29) :

Je contemple cette terre, don précieux de Dieu…Elle est notre maison, et nous relie à notre Créateur qui l’a confiée à l’humanité toute entière…

Qu’est-ce que cela signifie pour moi aujourd’hui ? Quelle est ma « relation » avec cette terre, reçue de Dieu ? est-ce que je me sens responsable de sa sauvegarde ? est-ce que je m’en donne concrètement les moyens ?

La terre qui donne sa nourriture…fruit de la semence et du travail de l’Homme…

Que signifie pour moi « travailler la terre », donner du fruit, dans le contexte de ma vie quotidienne ? Dans mon jardin, dans mon foyer, dans ma profession, dans ma paroisse etc… en quoi je contribue à prendre soin de la Création… de mes frères et sœurs en humanité ?

En ce début de Carême, comment pourrais-je « fertiliser la terre de mon cœur » pour recevoir la Parole de Dieu et donner davantage de fruit ?

J’en parle au Seigneur, comme un ami avec son ami… et je l’écoute dans la confiance et l’espérance…

Je peux conclure ce temps de méditation avec cette « Prière pour notre terre » du Pape François qui conclut son encyclique « Laudato Si ».

Psaume 1

Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur

Je fais silence et me tourne vers le Seigneur. Je lui demande son aide pour tirer profit de ce temps d’écoute de la Parole.

Je lis lentement le psaume de ce jour.

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !

Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,

qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.

Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

  • « Heureux ! » : le livre des psaumes s’ouvre avec cette béatitude :« Heureux l’homme qui se plait dans la loi du Seigneur »

Je m’arrête sur ces mots.

Est-ce que le Seigneur est, pour moi,  un Dieu qui veut le bonheur et la vie ? Sa Parole est-elle pour moi une parole de vie ?

Les paroles de ce psaume rejoignent-elles mon expérience ? Je fais mémoire de moments de bonheur et je regarde ce qui les as provoqués. Je fais mémoire des moments où je me suis senti en harmonie avec la loi du Seigneur ; qu’ai-je éprouvé alors ?

  • « Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau »

Le psalmiste compare cet homme à un arbre qui tire sa vitalité de l’eau qu’il reçoit. Grâce à cette source, il est bien vert et donne du fruit.

Je fais mémoire des personnes que je connais qui sont bien vivants et rayonnent sur leur entourage… de groupes ou d’associations qui portent du fruit. Quelle est la source de leur vitalité ?

Il est des moments où moi aussi j’ai donné le meilleur de moi-même… qu’est-ce qui m’animait alors ? En ai-je ressenti de la joie ?

  • « Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra ».

Ce psaume nous place devant  un choix. Prendrons-nous « le chemin des justes » ou « le chemin des méchants » ? Choisirons-nous ce qui conduit à la vie ?

Alors que nous venons d’entrer en Carême,  nous pouvons  décider  d’un moyen concret pour nous engager sur le chemin que nous a montré le Christ.

Nous pouvons faire nôtre cette prière :

Prier pour chercher à s’unifier

Michel Gérard, Sans titre. Musée St Roch, Issoudun

Je prends un temps où je décide de vivre un « cœur à cœur » avec le Seigneur. Je me mets à l’écart pour descendre en moi-même, habiter mon intériorité et ouvrir mon cœur au Seigneur. Je demande la grâce de pouvoir faire l’unité en moi. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je regarde

Je me mets face à cette œuvre « sans titre ».

Je m’arrête, d’abord, à mon impression première : suis-je indifférent ? suis-je intéressé ? suis-je agressé ? …

Je prends maintenant le temps de regarder cette création, dans son détail :

  • Un volume compartimenté par des plaques anguleuses. Certains compartiments sont vides.
  • La tête « éclatée » d’un être humain : boîte crânienne partagée ; œil, bouche et nez amputés…
  • Je peux chercher à recomposer cette figure dans son intégrité, mais me rends compte que ce n’est pas possible…Les « pièces du puzzle » ne s’assemblent pas…
  • Je repère, dans le coin gauche de la création un sablier, dont le contenu s’est entièrement écoulé dans le logement inférieur, comme si le temps avait fini de s’écouler.

J’interprète

Je considère maintenant le sens possible de cette création…Un être humain incapable de trouver son unité qui nous présente un visage fragmenté, un être humain qui voit le temps s’écouler sans pouvoir donner cohérence et sens à sa vie. Dans son encyclique Dilexit nos, le pape François évoque « l’histoire personnelle, qui semble fragmentée en mille morceaux. ».

Parabole pour notre temps, où l’accélération continue fait, parfois ou souvent, de la vie une succession d’instants sans lien. « L’homme contemporain est souvent perturbé, divisé, presque privé d’un principe intérieur qui crée l’unité et l’harmonie de son être et de son agir. » (Dilexit nos, n°9)
 

Je lis quelques phrases du pape François

Je relis maintenant quelques phrases de la récente encyclique du Pape François, qui rappelle que le cœur est le lieu unificateur de la personne. Le cœur, et non la tête, comme dans l’oeuvre que nous venons d’examiner…

A mon tour, je considère ma vie

Je prends conscience des différentes facettes de ma vie : vie personnelle, familiale, associative, ecclésiale, sociale…Ces différentes facettes sont-elles des « compartiments étanches », ou sont-elles unifiées ?

Si j’en ai le temps, je peux regarder le fil de la vie que j’ai menée jusqu’à aujourd’hui. Est-ce que je perçois des ruptures ? est-ce ce que je perçois une continuité ? Est-ce que je perçois une progression ?

Et je me tourne vers le Seigneur dans un cœur à cœur, lui demandant de m’aider à faire l’unité en moi

Je peux redire quelques versets du psaume de ce dimanche qui nous invite à vivre l’unité de notre être en habitant la maison du Seigneur.

Et je termine…

Avec le pape François, qui nous présente Marie comme celle qui vit l’unification intérieure (« Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur »), je prie Marie d’intercéder pour ma recherche d’unification. « Je vous salue Marie… »

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 1

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit
Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.

Prière d’intercession

Kuzma Petrov-Vodkin (1878-1939)
 Huile sur toile intitulée : Madone de la compassion qui touche les cœurs des plus mauvais (1914-1915)
Musée  russe de St Pétersbourg

Je me place devant cette icône orthodoxe de la Mère de Dieu et me dispose à la prière. Je respire profondément et fais silence en moi ; je marque le début de ma prière par un signe de croix.

Dans le silence du cœur, je laisse venir les personnes qui me sont proches.  Je les nomme  et prends le temps d’évoquer qui elles sont  pour moi et ce que je souhaite pour qu’elles grandissent et aient une vie en plénitude. Je les confie à Dieu par l’intercession de Marie.

J’évoque ensuite les personnes de mon entourage qui sont en souffrance et qui ont besoin du secours de ma prière. Toutes celles qui ploient sous le poids du fardeau, de la solitude, de la maladie, des séparations, des échecs

Peu à peu j’élargis mon regard et confie les hommes et les femmes victimes, de la guerre, de la faim, de la misère, des injustices…  Je les confie à Marie pour qu’elle les donne à son fils et qu’il les soutienne dans l’épreuve.

Je considère le contexte international et les pays en guerre. Je prie pour la paix  et pour la conversion de ceux qui entretiennent ces conflits. Je prie pour les responsables politiques pour qu’ils travaillent à casser les spirales de la haine et de la vengeance.

J’évoque les personnes de mon entourage qui me sont hostiles ou que je n’aime pas. Je ne nie pas le mal qu’elles m’ont fait mais je les confie à l’intercession de Marie pour que leur comportement change.

Je prie enfin pour ma propre conversion. L’injonction de Jésus  « Aimez vos ennemis » est au-dessus de nos forces. Je confie à Marie mon désir  et ma difficulté à être artisan de paix, ambassadeur de la miséricorde et du pardon.

Je termine ma prière en écoutant la prière de st François.

Psaume 101

Du ciel, le Seigneur regarde la terre. 

La liturgie de ce jour nous propose quelques versets du psaume 101, présenté dans la Bible comme « la prière du malheureux qui défaille et devant le Seigneur répand sa plainte. » L’extrait que nous prions aujourd’hui est la seconde partie du psaume. Après avoir exprimé la détresse de sa condition présence, le psalmiste partage son Espérance dans le retour du Seigneur répondant à sa prière. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je décide de prendre un temps pour rencontrer le Seigneur. Je sais, je crois qu’il m’attend. Je me dispose à cet échange, en me rendant présent à sa Présence.

Je demande la grâce de croire, sans cesse, que le seigneur est attentif à ma prière.

Je lis le psaume, lentement, m’arrêtant sur le verset, l’expression qui, aujourd’hui, me rejoint.

« Il se tournera vers la prière du spolié. » / « Le Seigneur s’est penché » / « Il regarde la terre pour entendre la plainte du captif ». Je contemple cette attention du Seigneur, qui, dans sa transcendance divine, me rejoint, dans mon humble condition.

« Le Seigneur rebâtira Sion. » / « le peuple à nouveau créé. » / « devant toi se maintiendra leur descendance. ». Croyant en Dieu créateur, je crois aussi que Dieu restaure, recrée chaque jour. Nous ne faisons pas seulement mémoire de la création originelle. Nous contemplons, chaque jour, une création renouvelée.

« Les nations. » / « Le peuple à nouveau recréé » / « Le rassemblement des royaumes et des peuples. ». Le Seigneur ne rejoint pas seulement chacun, personnellement, dans sa détresse, il restaure la paix, la concorde et la fraternité. Dans notre monde si déchiré, je m’efforce de partager l’espérance du psalmiste.

Cette seconde partie du psaume est un chant de louange. A mon tour, je m’adresse au Seigneur. Je Lui partage, comme le psalmiste, mes difficultés de ce jour, puis, relis les versets du psaume proposés ce jour, pour m’associer à la louange.

         Je peux aussi écouter le psaume, dans sa totalité.

En disant le Notre Père, je dis au Seigneur mon Espérance. « Que ton règne vienne… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

L’Evangile avec Sainte Bernadette

Nous sommes aujourd’hui à la veille de la fête de Sainte Bernadette Soubirous célébrée le 18 février. Née à Lourdes en 1844 dans une famille très pauvre, elle est privilégiée à l’âge de 14 ans de 18 apparitions de la Vierge Marie, à l’origine du pèlerinage à Lourdes.

Devenue Sœur de la Charité, à Nevers, elle y meurt le 16 avril 1879, à l’âge de 35 ans. L’Église l’a proclamée sainte le 8 décembre 1933, non pour avoir été favorisée des apparitions, mais pour la manière dont elle y a répondu.

Le chemin de Bernadette est un chemin évangélique. Dans sa vie simple et ordinaire à Nevers, elle apprend à mettre ses pas dans ceux de Jésus. Avec elle, mettons-nous à l’écoute de la Parole de Dieu, Parole pour nous aujourd’hui.

Je me dispose à la prière en faisant silence en moi et je me place avec confiance sous le regard aimant du Seigneur.

Je lui demande, qu’à l’exemple de Bernadette, il me donne la grâce de marcher humblement à la suite de Jésus et d’entrer toujours davantage dans la joie des béatitudes.

« Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » Lc 11, 28

Bernadette n’aime pas les grands discours. Elle est une femme de petits gestes bien concrets qui nous parlent de l’Évangile

Et moi, de quels moyens concrets je dispose dans ma vie pour mettre en pratique la Parole de Dieu ?

« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux. » Mt 5, 3

Bernadette ne souhaite pas attirer le regard. Elle est une femme au regard attentif : à travers la contemplation de Jésus, elle centre toujours davantage son regard sur la vie, les autres, le monde.

Et moi, ai-je le désir d’entrer dans une perspective autre de la vie, plus profonde, plus joyeuse, plus humaine et proche des autres ? Si oui, que puis-je mettre en œuvre pour y parvenir ?

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » Mt 5, 9

Bernadette ne garde rien pour elle. Elle est une femme aux bras ouverts : à travers Marie, elle a découvert un Dieu Père, passionné de donner la vie à chacun de nous . A son tour, elle ouvre généreusement les bras aux autres et apprend de Jésus à accueillir toutes les situations de la vie avec confiance.

Et moi, ai-je conscience de nous recevoir les uns les autres comme enfants aimés du Père et ai-je à cœur de partager cet amour avec celles et ceux qui m’ entourent ?

A la fin de ce temps de prière, je rassemble mes pensées et je m’adresse au Seigneur. Je peux lui rendre grâce pour le témoignage d’humilité et de foi simple et profonde de Bernadette.

Je termine en récitant la prière du Je vous salue Marie.

Aquero, extrait de la comédie musicale Bernadette de Lourdes   

Psaume 127

Ce psaume 127 fait partie des 15  »psaumes graduels », qui étaient chantés en marchant vers Jérusalem, pour les 3 grandes fêtes, Pâques, Pentecôte et Tentes (Souccot).

Je prends un temps à l’écart et m’installe confortablement. Je fais silence en moi et, en communion avec mes frères et sœurs juifs et chrétiens, je me rends disponible pour me mettre à l’écoute du Seigneur…

Je peux lui faire part de mon désir pour ce temps de prière…

Je lis et relis le psaume en étant attentif.ve aux images suggérées, aux mots, en les accueillant… Quels sont ceux qui me touchent, qui me rejoignent dans ce que je vis ? A quoi m’invitent-ils ?

« Heureux »

Sur les six versets, on trouve deux fois le mot « heureux », deux fois « bonheur » et deux fois « béni ».

Dieu veut notre bonheur…

Je fais mémoire de moments heureux… Dans ma vie, qu’est-ce qui est source de joie ? De quoi puis-je rendre grâce ?

Bonheur simple, promis à celui qui « marche selon ses voies »

Mais est-ce si aisé de suivre les voies de Dieu ? de lui être fidèle ? de lui faire confiance ?

Qu’en est-il pour moi ? Suis-je en route, avançant à sa suite sur des chemins de vie ? Quelles sont mes résistances ? Quelle aide puis-je demander au Seigneur ?

Image paisible du bonheur : profiter du fruit de son travail, entouré.e d’une famille féconde…

Et pour moi ? Quels sont mes choix de vie ? Mes engagements ? Est-ce que je les confie au Seigneur ? Sont-ils porteurs de fruit (« vigne généreuse… plants d’olivier ») ?

A la fin de ce temps de prière, je recueille ce qui monte en moi (action de grâce, demande, questionnement…) et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…

Puis je relis le psaume et demande au Seigneur ce dont j’ai le plus besoin en m’adressant au Père : Notre Père…

Méditons la pèche miraculeuse

Nous prenons le temps de méditer l’évangile entendu à la messe de ce dimanche. Je me dispose à prendre un temps avec le Seigneur. Je fais silence en moi, détendant chacun de mes membres. Je me mets à l’écoute de ma respiration. Je demande la grâce de percevoir que Jésus monte dans ma barque, au cœur de ma vie de tous les jours. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

J’accueille cet évangile, rejoignant les futurs disciples dans leur quotidien. J’associe à ma méditation tous ces peuples, qui, aujourd’hui encore, vivent de la pèche, profitant de l’abondance de la création.

 Je compose la scène : le cadre, les personnages, leurs mouvements, les paroles échangées.

Je me rends attentif à l’échange de quelques paroles.

…Une phrase que d’autres traductions restituent par « avance en profondeur ». J’entends cette double invitation de Jésus.

« Au large ». Oser m’aventurer au-delà de mon espace habituel. Oser la rencontre de l’inattendu. Je considère mon espace habituel, la tentation d’y rester confortablement installé, ou mon désir d’en sortir, de prendre, peut-être, un risque.

« En profondeur ». Une invitation à creuser mon propre désir, à explorer ce qui m’habite intérieurement. Je médite sur mon goût / mes craintes d’écouter les appels intérieurs, qui peuvent être rencontre du Christ

Je médite sur la confiance de Pierre. Selon son expertise professionnelle, toute nouvelle pèche est vaine. Pourtant l’appel de Jésus le pousse à défier ce qui paraît raisonnable.

Et moi, devant une situation, ne fais-je confiance qu’à ma raison, à ma prudence, ou suis-je prêt à risquer au-delà du rationnel ?

Je me tiens devant la pédagogie de Jésus. Il reconnaît la compétence de ces artisans pécheurs. Il les appelle à s’appuyer sur ces compétences et à rester pécheurs.

Mais son appel leur ouvre de nouveaux possibles. Ces pécheurs ce poissons sont invités à se faire pécheurs d’hommes. Occasion, pour moi, de m’arrêter sur mes propres compétences, et de me demander comment je peux les mettre au service de l’Église.

Je relis le texte, en me rendant attentif aux déplacements de ces hommes rencontrés et appelés par Jésus. « Laissant tout, ils le suivirent. »

Je prends maintenant un temps de dialogue intime avec Jésus, monté, à mes côtés, dans ma barque. Je lui parle de ma confiance en sa Parole. Je lui demande, pour cette semaine, d’être attentif à ses appels.

Je termine en disant le Notre Père.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 47

Dieu, nous revivons ton amour au milieu de ton peuple

Ce Psaume est destiné à célébrer les privilèges du peuple d’Israël, ses triomphes sur ses ennemis et l’extension du royaume de Dieu sur toute la terre. C’est avec raison que la plupart des commentateurs, le considèrent comme une prophétie concernant le règne du Messie, le Fils de Dieu fait homme.

Alors, ne chanterions-nous pas nous aussi, nous qui n’avons pas seulement un grand Roi à célébrer, mais un Sauveur divin, un Seigneur ressuscité, un Époux céleste aimant son Église et venant la chercher?

Combien de gloires réunies dans la même personne, gloires merveilleuses qui devraient dès à présent remplir nos bouches et nos cœurs du cantique éternel des vrais adorateurs!