Avec l’icône de la Trinité d’Andrei Roublev

En cette fête de la Trinité, Geneviève Roux (soeur Xavière) nous propose de prier avec l’icône de la Trinité de Roublev.

Icône de la Trinité- Andrei Roublev – Musée Trétiakov – Moscou -15e siècle

Je regarde l’image

Trois grands personnages occupent l’espace de l’icône. Ils sont assis autour d’une table sur laquelle est posée une coupe. Derrière eux, une maison, un arbre et une montagne se détachent sur un ciel d’or. Chacun tient dans sa main un long bâton fin. Deux d’entre eux penchent la tête, le troisième tient droite la sienne. Leurs visages se ressemblent. Chacun porte une auréole et une paire d’ailes dorées qui les désignent comme des anges. Leurs vêtements allient le bleu roi, le rose, le vert et la pourpre. Il n’y a pas de perspective sinon inversée car les obliques de l’estrade sur laquelle ils sont assis sont tournées vers nous comme pour nous dire que ce qui est représenté là nous concerne.

En fait Roublev, un moine russe peintre d’icônes au 15ème siècle, représente ici la visite de trois voyageurs à Abraham près des chênes de Mambré dans la chaleur du jour (Gn 18, 1-14). Ils lui annoncent qu’il aura un fils et il comprend que ces trois hommes sont des anges,

messagers de Dieu. Ou même qu’il s’agit du Seigneur et de deux anges. Très vite le texte a été interprété par les pères de l’Église comme une visite de la Trinité : Dieu Père, Fils et Esprit. Et c’est cela que nous donne à voir Andrei Roublev.

L’ange du centre est sous le chêne de Mambré, mais c’est l’arbre de vie. Cet ange représente le Père dont tout procède. Il est vêtu d’une robe pourpre et d’un manteau bleu symboles de sa royauté sur l’univers. Son visage, tourné vers sa droite s’incline du même mouvement que les branches de l’arbre. Il regarde l’ange qui est à sa droite.

Lui est assis sous la tente de Mambré , devenue une maison d’or. Il est le Fils, venu en notre monde. Il écoute. Les courbes de son corps sont en forme d’accueil. De sa main droite il reproduit le geste de bénédiction du Père. Et il regarde l’ange de droite.

Celui-ci est assis sous la montagne, l’Horeb, la montagne prophétique où souffle l’Esprit. Il est l’Esprit et il regarde la table autour de laquelle tous les trois sont assis, et sur la table, la coupe

La table est dessinée comme un calice par les lignes intérieures des corps du Fils et de l’Esprit. Elle figure le monde, notre monde au centre de la communion de Dieu.
Dans la coupe est peint l’agneau du sacrifice. Symbole du Christ et de sa vie donnée.

Les trois personnages s’inscrivent dans un cercle. Dans ce cercle un mouvement incessant s’instaure : visage du Père tourné vers le Fils qui à son tour regarde l’Esprit qui, lui, s’incline vers la coupe en la désignant au Fils.

Et celui-ci acquiesce. : « Voici que je viens Seigneur, pour faire ta volonté » (Ps 39). Et dans ces regards nous contemplons l’échange d’amour qui est au cœur de la Trinité et dans lequel nous sommes saisis.

Je prie avec un chant

« Nul n’a jamais vu Dieu, nul ne sait qu’il est Père Mais Jésus nous l’a révélé Et l’homme apprend qu’il est aimé
Nul ne connaît le Fils, nul n’en sait le mystère, Mais les pauvres seront comblés Et l’homme apprend qu’il est aimé
Nul ne connaît son cœur, nul n’en sait la misère, Mais l’Esprit vient pour l’habiter et l’homme apprend qu’il est aimé.
Nul ne saurait unir Les enfants de la terre Mais l’amour veut tout rassembler Et l’homme apprend qu’il est aimé »

Et je rends grâce.

Merci à Geneviève Roux et à La Xavière . Découvrez son site: https://www.xavieres.org/

Psaume 48

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux

Je prends un temps à l’écart…

Je suis invité.e à méditer ce psaume sapientiel…en union de prière avec toute l’Eglise…

Je fais silence en moi, et lis une première fois le psaume à voix haute, en le laissant résonner en moi…

Puis je le relis en silence, goûtant chaque verset, le laissant rejoindre ma vie…

J’en parle à Jésus comme un ami parle à son ami.

Puis je termine ce temps de prière en demandant : « Donne-moi seulement de t’aimer »

Ne ralentissez pas votre élan !

Le FRAT est un pèlerinage voulu et animé par les évêques pour les jeunes d’île-de-France depuis 1908. Rendez-vous du 17 au 20 mai 2024 à Jambville.(Yvelines)

Paroles du chant : Glorious 
NE RALENTISSEZ PAS VOTRE ÉLAN (Hymne FRAT 2024)

Ne ralentissez pas votre élan
Son Esprit brûle en nous maintenant
Faites monter vers Dieu votre chant
Priez Dieu en tous lieux en tout temps

Hey les Frateuses
Hey les Frateux
Jésus nous envoie !

On va mettre le feu x3
Le Feu de Son Esprit
On va mettre le feu x3
Le Feu qu’Il a promis

Ne ralentissez pas votre élan
Aimez, pardonnez et tenez bon
Et vous, soyez toujours dans la joie
Partagez ce feu qui vous envoie

Nous sommes le feu qui éclaire l’obscurité
Est-ce que la jeunesse du Christ n’est pas enflammée ?
Nous sommes venus au Frat pour le voir de près, dis-moi si t’es prêt ?
Et vous les jeunes du Frat ne redoutez pas
qui avez Foi en Lui, ne reculez pas
qui avez cet espoir de briller dans le noir
Ne ralentissez pas

Recevons maintenant le texte de Saint Paul AUX ROMAINS Chap. 12, 6-18

Je lis lentement ce texte et le laisse résonner profondément en moi.

Je reste sur un ou deux passages qui m’interrogent, me bousculent, me mettent en mouvement. Et les laisse faire écho sur ma vie. Je demande au Seigneur qu’il m’éclaire et qu’il m’aide. Où récemment ai-je pu reconnaître l’action de l’Esprit ?

Je laisse aussi retentir en moi l’espérance que m’apporte ce message et comment il met des jeunes en route et les enthousiasme.

Je peux louer le Seigneur et le Père d’envoyer son Esprit sur notre monde.

Krhystyna Kvyk (Christ in der Gegenwart-Herder)

Psaume 15

Le psaume 15 (16) est un psaume de confiance ; il chante la joie et la sécurité que procure la communion avec Dieu.

Il invite à faire confiance à la Providence, comme cela est repris dans l’Evangile à propos de la nourriture ou du vêtement : «Pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils croissent ; ils ne peinent ni ne filent et je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu comme l’un deux ! » (Mt 7,28-29)

Je lis lentement le psaume.

Je m’arrête sur les termes qui disent ce que procure le Seigneur à celui qui met en lui sa confiance :

L’une ou l’autre de ces expressions rejoint-elle ma propre expérience ? Je fais mémoire des ces moments et en rends grâces au Seigneur.

Je m’arrête sur les termes qui disent l’alliance, la communion avec le Seigneur :

Et moi ? Comment je vis cette alliance avec le Seigneur ? Qu’est-ce qui me permet de rester dans l’intimité avec lui ? Puis-je à mon tour le bénir ?

Je peux relire le psaume en reprenant à mon compte ses paroles ;

Et je termine ce temps en écoutant et chantant le refrain de Taizé « Nada te turbe »

Louer la Création avec les haïkus japonais

En ce printemps, prenons le temps de contempler la Création à travers la nature qui s’éveille. Nous nous mettrons à l’écoute de quelques haïkus japonais.Ce genre de littérature est très codifié: quelques versets d’un nombre de syllabes donné, évoquent toujours une saison précise. Art de l’évocation, qui ouvre à la contemplation.

Je me mets à l’écart et fais le signe de croix. Je fais silence, pour me rendre disponible. Je prends le temps d’écouter la vie qui m’habite, ma respiration régulière, les battements de mon coeur. Je remercie pour la vie qui m’est donnée. Je demande la grâce de la contemplation.

Je lis lentement ces différents haïkus. je laisse venir en moi les sensations qui viennent spontanément, sensible à la délicatesse des images, à la subtilité des sons. Je prends le temps de contempler la légèreté, la vulnérabilité.

Matin de printemps,
Mon ombre aussi
Déborde de vie !
Kobayashi Issa (1763-1827)

Papillon qui bat des ailes,
Je suis comme toi, -
Poussière d'être !
Kobayashi Issa

Averse de pétales -
Je voudrais boire
L'eau des brumes lointaines
Kobayashi Issa
Dans la brume de printemps,
Le vol blanc d'un insecte
Au nom inconnu
Yoka Buson (1716-1783)

Le couchant du printemps
Marche sur la queue
Du faisan
Yoka Buson

Dans le prunier blanc
La nuit désormais
Se change en aube.
Yoka Buson

De la surface de l'eau
Des sillons de soie
Pluie de printemps.
Ryokan (178-1831)

A mon tour, je fais mémoire de ce que je peux percevoir de la nature printanière, aujourd’hui. Je prends conscience de ces modestes dons que je reçois au quotidien, qui me disent la beauté de la création, signes pour moi, de la gloire du Créateur. J’exerce mon regard à l’attention. Dans ces sensations éphémères, je m’efforce de percevoir la création qui se renouvelle sans cesse. Je considère comment la fragilité même me dit les grâces éternelles du Créateur. Je laisse la louange monter à mes lèvres.

Avec le Pape François, je médite les pages d’Evangile où Jésus témoigne de sa sensibilité à la Création.

« Louez Dieu pour toutes créatures ». C’est l’invitation que saint François d’Assise a lancée par sa vie, ses cantiques, ses gestes.Il reprenait ainsi la proposition des psaumes de la Bible et reproduisait la sensibilité de Jésus à l’égard des créatures de son Père: »Observez comment poussent les lis des champs: ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.

Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux » (Mt 6, 28-29) « Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu » (Lc 12, 6) Comment ne pas admirer cette tendresse de Jésus pour tous les êtres qui nous accompagnent sur notre route ? » (Laudate Deum,§1)

J’écoute et je peux chanter le cantique des créatures

Je termine ce temps de prière par le signe de croix.

Psaume 46

Quelles paroles remplies de lumière et de joie! Dans la détresse et devant les dangers les plus grands, notre Dieu sera toujours un refuge et un abri pour ceux qui cherchent secours en lui et qui le craignent!

Manessier-Locronan (Narthex)

Sommes-nous écrasés par les difficultés personnelles, la maladie, les tentations oppressantes ou les inquiétudes par rapport à demain?

Sommes-nous déçus par nos amis, nos proches, voire nos frères dans la foi?

Sommes-nous accablés par les innombrables défis moraux et spirituels de la société moderne ou par les incessants bruits de guerre?

Le Dieu très haut qui « domine sur les nations », qui « domine sur la terre » (Ps 46.11), n’a jamais promis à ses fidèles que la terre ne serait pas bouleversée, que les montagnes ne chancelleraient pas ou que les eaux ne gronderaient pas. Il n’a jamais promis à ses enfants de les épargner de la détresse ou de l’épreuve, mais il a promis d’être « un secours qui se trouve toujours dans la détresse ».                             Paulin Bédard, pasteur

C’est pourquoi en ce jour où nous fêtons l’Ascension du Seigneur nous pouvons chanter :

Berna – Evangile et peinture

Prier dans le temps de Pâques

Le repas à Emmaüs(1648) – Rembrandt (1606-1669)

Alors que le temps de Pâques va  bientôt se terminer, nous vous proposons de prier à partir d’un texte d’Edouard O’Neill  s.j., décédé le mois dernier : « Pâques : la foi qui redécouvre la vie »

Je me dispose à la prière et fais silence.

Je me tourne vers le Seigneur  et lui demande de grandir dans la foi.

Je lis une première fois le texte.

Quels mots m’ont arrêté ? Qu’est-ce qui me rejoint ? Qu’est-ce qui me semble demander réflexion ?

Je relis pas à pas le texte et prends le temps de méditer les phrases une à une.

Je prends le temps de regarder ma vie et le monde qui m’entoure. Je demande de les voir avec les yeux de la foi.  Je peux reprendre les mots d’Edouard O’Neill : « La grâce nous soit faite de voir sous un autre jour ce que nous connaissons trop bien. »

Qu’est-ce qui me semble prometteur, porteur d’avenir ?  Qu’est-ce qui paraissait sans issue et qui maintenant s’éclaire ?   Qu’est-ce qui pour moi prend sens ?  Quels évènements, petits ou grands sont pour moi des  éclats de résurrection ?

J’en parle au Seigneur et laisse monter la prière qui me vient.

Puis je termine en reprenant  les paroles du chant « Marche avec nous ».

Psaume 95

Je me mets à l’écart, désireux de prendre un temps avec le Seigneur. Je fais le signe de croix et je demande la grâce de trouver l’audace d’annoncer.

Je lis le psaume, lentement…Je suis sensible aux impératifs : je suis bien le destinataire de ces paroles, en même temps que toute la communauté de croyants.

Je suis attentif à l’insistance du psalmiste sur l’invitation forte à partager les merveilles du Seigneur : chantez, proclamez, racontez, allez dire…Je considère comment, aujourd’hui, il peut être difficile pour un chrétien de partager publiquement sa foi. Et moi, est-ce que j’ose annoncer la Bonne Nouvelle ?

Je médite la façon dont j’accueille l’inouï de la résurrection.

Je prends le temps de contempler le monde entier, aujourd’hui, à qui s’adresse la Parole de Dieu.

Comment est-ce que j’accueille cette Parole, aujourd’hui, quand notre planète est menacée.

Je termine en relisant le psaume, que je peux aussi écouter chanté.

Avec Sainte Catherine de Sienne

Aujourd’hui, lundi 29 avril, nous fêtons Sainte Catherine De Sienne ( 1347-1380), dominicaine, mystique ardente et militante de la sainteté de l’Église. Toute son existence sera marquée par la prière et la pénitence pour la sainteté de L’Église. Elle se veut l’épouse du Christ. Pour cette mission, elle se fera itinérante, rassemblant autour d’elle une fraternité complète : frères, sœurs et laïcs. A la source d’un tel engagement se trouve la mystique de la flamme d’amour. Sa vie est toute cachée dans les blessures du Christ crucifié. Elle ressent, dans l’intime de son cœur et de sa foi, les drames de l’Église et de la Société de son temps qui continuent à crucifier le Christ. Elle a été proclamée docteur de l’Église en 1970 par Paul VI et co-patronne de l’Europe par Jean-Paul II en 1999.

Dans sa prière intitulée  nous voyons la lumière dans ta lumière, Ste Catherine De Sienne nous dévoile que Dieu reste notre unique et véritable lumière.

Je me mets dans un endroit calme et dans une position confortable qui puisse m’aider à faire silence en moi pour accueillir la présence de Dieu.

J’entre dans la prière par un signe de croix, je me mets en présence du Seigneur et je lui demande la grâce d’être éclairée par sa lumière.

 Je lis la prière lentement, je m’arrête là où je trouve de l’intérêt, du goût et je répète la ou les phrases qui me touchent.

 Je prends le temps de me confier au Seigneur en  lui parlant comme à un ami.

 Je termine ma prière en récitant le Notre Père.

Psaume 88



Je prends un temps à l’écart… Je demande au Seigneur la grâce de la rencontre cœur à cœur…

Je lis une première fois le psaume en étant attentif.ve aux images utilisées, aux mots…

Je reste sur le mot ou le groupe de mots dans lequel je trouve du goût, sans me soucier d’aller plus loin… Quels sont ceux qui me touchent, qui me rejoignent dans ce que je vis ? A quoi m’invitent-ils ?

Je relis le psaume et me laisse habiter par cette louange…

Je peux faire mémoire de la bonté et de la fidélité du Seigneur dans ma vie…de la joie du chemin auprès de Lui

Je peux aussi me souvenir de moments difficiles…quelles ont été ma confiance, mon espérance ?

Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami à son ami…

Je conclus ma prière avec un Notre Père, en communion avec Jésus et toute l’Eglise…