Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur.

Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
En ce deuxième jour de carême, je me dispose à la prière. Je fais taire en moi ce qui peut me troubler, m’agiter pour m’efforcer de trouver le silence intérieur, où se fait entendre la voix du Seigneur. Je demande au Seigneur la grâce de marcher sur le chemin des justes. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume, lentement, laissant résonner en moi les mots du psalmiste
« Heureux est l’homme… ». Je rends grâce que le premier mot du psautier soit « heureux », que ce livre de prière, partagé par tous les chrétiens et hérité de nos frères aînés juifs, commence par une béatitude…
Je sais que le Seigneur veut mon bonheur. Je considère comment mon chemin de conversion, au fil du carême, peut me conduire plus loin dans cette vie bienheureuse.
« Il est comme un arbre, planté près du ruisseau… ». Je prends le temps de contempler cette image. La solidité de l’arbre enraciné, sa silhouette tendue vers les cieux, l’eau dans laquelle ses racines plongent et trouvent leur croissance.
Et moi, où suis-je planté ? Quelles sont mes racines ? A quelle eau vive est-ce que je m’abreuve ?

Je me laisse rejoindre par les oppositions développées par le psalmiste. Un arbre « qui donne du fruit » / « jamais son feuillage ne meurt » / « tout ce qu’il entreprend réussira » / alors que ceux qui ne s’ajustent pas à la volontédu Seigneur sont « comme la paille balayée par le vent ». D’un côté la fructification, la réussite, l’éternité ; de l’autre, la disparition, l’échec et la précarité. Arbre enraciné ou paille balayée par le vent…Que puis-je dire de ma situation aujourd’hui ?
Que puis-je dire de ma situation aujourd’hui ?

Je relis le psaume, ou je peux l’écouter.
J’adresse maintenant au Seigneur ma prière, lui disant mon propre désir d’enracinement, de m’abreuver à l’eau vive de sa parole…Je lui confie aussi celles et ceux qui, aujourd’hui, ont besoin d’entendre que le bonheur est possible.
Pour terminer, je dis le « Notre Père », attentif à ce que chacune des demandes m’aide à me tenir sur le chemin des justes.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.