Méditer avec le récit de la pécheresse pardonnée

M’installant au calme, pour un temps d’écoute de la Parole, je prends le temps de faire silence en moi. Attentif à ma respiration, j’inspire et j’expire plusieurs fois, sans forcer mon souffle.    Je dépose mes préoccupations et me rends disponible. « Seigneur, me voici. Je sais que tu vas m’accueillir tel que je suis. ». Je demande la grâce de me présenter simplement et confiant devant Jésus. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

La liturgie de jeudi dernier nous a donné de relire ou réentendre l’évangile de la pécheresse pardonnée. (St Luc, 7, 36-50)

Ph de Champaigne

Je prends le temps de lire cette longue page d’évangile. Devant ce texte très riche, je suis attentif aux différents personnages, à leur posture, à leurs paroles.
 

J’imagine la femme pécheresse. « Elle se tenait derrière lui, près de ses pieds… ». Je suis sensible à une forme de discrétion (« derrière lui ») et d’humilité (« près de ses pieds ».) En même temps, les gestes qu’elle pose, publiquement, témoigne d’une forme d’audace tout en soulignant son grand respect pour Jésus.

Tout en sachant sa condition, tout en portant son péché, elle ose s’approcher et toucher Jésus. Et moi, comment est-ce que j’aborde Jésus ? Est-ce que j’ose m’approcher de Lui ? De quels signes de respect et de reconnaissance suis-je prêt à témoigner publiquement ?
 

BOUTS, Dieric the Elder
(b. ca. 1415, Haarlem, d. 1475, Leuven)


J’imagine maintenant Simon le Pharisien. Je perçois, à travers ses paroles, son étonnement, sa réprobation, son mépris pour cette femme et le jugement qu’il porte. Et moi, que puis-je dire du regard que je porte sur autrui ? Suis-je libre du tout jugement hâtif ? Est-ce que j’échappe à la tentation de l’exclusion, de la stigmatisation ?

James Tissot

Je regarde maintenant et j’écoute les paroles de Jésus. Je m’arrête un instant sur la façon dont il introduit son propos. « Simon, j’ai quelque chose à te dire. »…

Et moi, dans ma prière, est-ce que je me rends disponible à ce que Jésus veut me dire. Puis-je entendre pour moi cette phrase de Jésus : « j’ai quelque chose à te dire. »

Puis je laisse retentir en moi le cœur de cette page évangélique.

« Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés,
puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. »

Puis-je intérioriser, pour moi, cette affirmation de Jésus. « Mes péchés, mes nombreux péchés sont pardonnés parce que j’ai montré beaucoup d’amour ? »

Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je lui partage ma facilité à m’adresser à lui, mes peurs, peut-être, ma difficulté à témoigner publiquement de ma foi…

Je termine en disant le Notre Père, m’arrêtant plus longuement sur la demande de pardon.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

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