
En cette année jubilaire « Pèlerins d’Espérance » je prends le temps de me laisser toucher et de prier avec cet événement qui vient de se terminer à Rome avec 1 million de jeunes en ce dimanche 3 août.
Au début de ce temps de prière je me rends disponible à la rencontre. Je respire lentement, profondément et petit à petit fais silence en moi.Seigneur, me voici devant toi. Ouvre mes oreilles, mon coeur et tout mon être à ta présence et ta parole; et je peux rendre grâce et louer le Seigneur pour cette vie dont ils témoignent.
D’abord je prends le temps de contempler cette foule de jeunes; j’ai vu des images, j’en connais peut-être quelques-unes et quelque-uns, j’imagine leur voyage, ce qu’ils ont vécu à Rome.
J’ai entendu ou lu leurs témoignages. Je les rejoins par le coeur et la pensée. Je me laisse toucher et rejoindre dans ma vie par leur foi joyeuse et dynamique, remplie d’espérance. et je peux rendre grâce et louer le Seigneur pour cette vie dont ils témoignent.
Comment suis-je interpelé.e, bousculé.e par leur témoignage de foi, de confiance et d’espérance ? Je demande au Seigneur la grâce de me laisser déplacer, ouvrir, renouveler ma foi et de faire des pas avec ces jeunes .

Je peux reprendre le questionnement exprimé à la veillée.
- «comment trouver une amitié sincère et un amour authentique qui nous ouvrent à la véritable espérance? Comment la foi peut-elle nous aider à construire notre avenir?» Je fais miennes ces questions je me rappelle la parole de Jésus à ses disciples: « Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis »et je relis des passages de « Christus vivit » lettre du Pape François aux jeunes:
150. Bien que tu vives et fasses des expériences, tu ne parviendras pas à la pleine jeunesse, tu ne connaîtras pas la véritable plénitude d’être jeune, si tu ne rencontres pas chaque jour le grand ami, si tu ne vis pas dans l’amitié de Jésus.
151. L’amitié est un cadeau de la vie, un don de Dieu. Le Seigneur nous polit et nous fait mûrir à travers les amis.
En même temps, les amis fidèles, qui sont à nos côtés dans les moments difficiles, sont un reflet de la tendresse du Seigneur, de son réconfort et de son aimable présence. Avoir des amis nous apprend à nous ouvrir, à prendre soin des autres, à les comprendre, à sortir de notre confort et de l’isolement, à partager la vie. C’est pourquoi : « Un ami fidèle n’a pas de prix » (Si 6,15).
- «Où trouvons nous le courage de choisir? Comment pouvons-nous être courageux et vivre l’aventure de la vraie liberté, en faisant des choix radicaux et porteurs de sens?» Oui, Seigneur, aide-moi à discerner ce qui va dans le sens de la vie à ta suite. Et je réfléchis en moi-même avec les éléments de réponse du Pape Léon
«Pour être libres, nous devons partir d’un fondement stable, du roc qui soutient nos pas. Ce roc est un amour qui nous précède, nous surprend et nous dépasse infiniment: l’amour de dieu». C’est donc de cet amour que nous vient le courage de choisir, a développé Léon XIV,
rappelant les mots de saint Jean Paul II, il y a 25 ans, sur cette même esplanade de Tor Vergata, «C’est Jésus que tu cherches quand tu rêves de bonheur, c’est lui qui t’attend quand rien de ce que tu trouves ne te satisfait».
- «comment pouvons-nous vraiment rencontrer le Seigneur ressuscité dans notre vie et être sûrs de sa présence même au milieu des épreuves et des incertitudes». Ces questions sont aussi les nôtres, quel que soit notre âge ! Je peux me remémorer des événements de ma vie où j’ai rencontré le Christ, présent, avec moi; et aussi comment dans certaines épreuves il m’a soutenu.e et porté.e.
Le Pape a rappelé les mots de « Spes non confundit », la bulle d’indiction du jubilé;«L’espérance est contenue dans le cœur de chaque personne comme un désir et une attente du bien».
Et il a ajouté: j’aimerais inviter chacun de vous, chers jeunes, à dire au Seigneur “Merci, Jésus, de m’avoir appelé. Mon désir est de rester l’un de tes amis, afin qu’en t’embrassant, je sois aussi un compagnon de route pour tous ceux que je rencontre.»
Et puis je peux aussi reprendre et méditer pour moi le récit de la rencontre avec Jésus qui est sur la rive et a préparé un feu avec des poissons et du pain. Jn 21, 4-13
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau. Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres. Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré. Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.

Je peux aussi reprendre un des évangiles où Jésus présent n’est pas reconnu, par exemple après la Résurrection au tombeau avec Marie ou sur le chemin d’Emmaüs.Tous ces disciples nous ont précédés.
Seigneur, éclaire-moi et recevons pour chacun de nous, les paroles du Pape aux jeunes dans son homélie de dimanche 3 août. « tout a un sens, parmi les réalités du monde, dans la mesure où cela sert à nous unir à Dieu et à nos frères dans la charité, en faisant grandir en nous « des sentiments de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur » (Col 3, 12), de pardon (cf. ibid., v. 13), de paix (cf. Jn 14, 27), comme ceux du Christ (cf. Ph 2, 5). »
« Aspirez à de grandes choses, à la sainteté, où que vous soyez. Ne vous contentez pas de moins. Vous verrez alors grandir chaque jour, en vous et autour de vous, la lumière de l’Évangile. »

Je prends maintenant un temps personnel pour parler au Seigneur de ce que j’ai reçu, de ce qui m’est plus difficile et je lu demande sa grâce.
Je termine en priant le Père avec tous ces jeunes, comme Jésus nous l’a appris.