Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge
Je me dispose à la prière, entrant dans le silence, m’installant confortablement. Je m’ouvre à la présence du Seigneur et demande la grâce de sentir l’Esprit Saint prier en moi.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume, entrant dans la joie de l’action de grâce. « Mon cœur exulte, mon âme est en fête »
Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
Je m’arrête maintenant sur quelques versets du psaume.

Le psalmiste, David, selon la tradition, évoque à deux reprises : « mon Dieu ». « Garde-moi, mon Dieu. » / « Tu es mon Dieu. ». Je n’entends pas ce possessif comme une appropriation, mais comme l’assurance d’une proximité, d’une connaissance intime.
Où en est, aujourd’hui, ma relation personnelle au Seigneur ?

« Il est à ma droite (…) à sa droite éternité de délices. ». Je considère la joie de la certitude d’avoir une place près de Dieu. N’y-a-t-il pas là l’annonce de la Parole de Jésus en Jean que nous avons récemment réentendue : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ;
sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. (Jn, 14, 2-3).
Je médite la façon dont Jésus est attentif à chacun, donne sa place à chacun, nous conduit à partager l’amour du Seigneur.

« Tu m’apprends le chemin de la vie. ». Dans la dynamique de Pâques, je me centre sur la résurrection. « Tu ne peux m’abandonner à la mort ». Je me confie à Jésus qui nous a dit : « je suis le chemin, la vérité, la vie. » (Jn, 14,6).
Je relis le psaume, puis prends un temps de dialogue avec Celui qui es « mon » Dieu. A Celui qui est « mon refuge », je peux confier mes difficultés de ce jour. A Celui qui « me conseille », « m’avertit », je peux confier mes questionnements d’aujourd’hui. Et je fais aussi de cet échange intime un temps d’action de grâce et de bénédiction.
Je m’unis aux croyants du monde entier en disant « Notre Père… »
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.