
Je me dispose à la prière, en décidant de prendre un temps pour le Seigneur. Je quitte mes occupations de ce jour et me présente au Seigneur. « Me voici », en faisant le signe de croix. Pour faire silence en moi, je prends le temps de percevoir la vie de tout mon corps, mon souffle, les battements de mon cœur…Je rends grâce pour cette vie qui m’habite, que m’ont transmise mes parents.
Je prends le temps de contempler cette toile de Raphaël.
Le cadre :
un paysage paisible, la lumière de l’horizon, les végétaux offrant de la douceur aux pieds de Marie et Joseph,
le palmier offrant son ombre, la solidité des pierres sur lesquelles Marie est assise.
Les personnages, habillés de vêtements aux couleurs harmonieuses, l’intimité d’une scène familiale.
Marie qui présente Jésus à Joseph, tout en le retenant délicatement une main sur son ventre, un doigt dans la fine écharpe qui le relie à elle.


Jésus, tourné vers Joseph, dans un intense échange de regards, Jésus qui serre ses mains dans celles de Joseph, tenant des fleurs, comme une offrande.
Joseph, agenouillé devant Jésus contemplant l’enfant, dans le souvenir du message de l’ange. « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ta femme : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » (Mt, 1, 10). Joseph, en chemin, bâton à la main. Sommes-nous, ici, dans une halte sur la route de la fuite en Égypte ?

Je médite sur la Sainte Famille. Je rends grâce pour la disponibilité de Marie. Je rends grâce pour l’attentive présence de Joseph, sa façon de vivre un silence habité. Je contemple Jésus, venu, pour le salut du monde. Je m’arrête sur l’harmonie de cette scène qui associe l’humanité de Marie, de Joseph, de Jésus incarné et la divinité du Christ conçu de l’Esprit.
La liturgie nous a fait, récemment, réentendre la généalogie du Christ.
A mon tour, je m’arrête sur ma généalogie, sur mes origines. Tout n’est pas toujours simple dans la filiation. Mais je m’arrête sur ce que je dois à mes parents, et je rends grâce.
L’évangile de dimanche nous a fait contempler la scène de Jésus au Temple.
A mon tour, je considère comment j’ai pu, à partir de mon éducation, construire mon autonomie et prendre mes propres voies. Que puis-je dire de mon chemin de croissance? « Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. » (Lc, 2,52)
Les fêtes de fin d’année sont souvent l’occasion de retrouvailles familiales.
Qu’y ai-je vécu ? Quelles joies ? Quelles difficultés, peut-être ?
Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je lui confie ma famille, les familles que je connais et qui peuvent vivre des difficultés…
Je termine en disant la prière du pape François dans son encyclique Amoris Laetitia (n°325)
Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.
Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.
Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri.
Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté́ dans le projet de Dieu.
Jésus, Marie et Joseph, Écoutez, exaucez notre prière Amen !
Je fais le signe de croix.
