Prier devant le vitrail de la Nativité

Cathédrale de Chartres

Alors que la fête de Noël est toute proche, je prends un temps de prière en contemplant ce vitrail de Chartres. Je me dispose et fais silence en moi et  je demande la grâce d’accueillir la joie de Noël.

Je  prends d’abord le temps de l’observation. Je regarde attentivement ce vitrail, sa composition, les objets, les personnages, leurs attitudes… Qu’est-ce qui me frappe ? Qu’est-ce attire mon attention ou me semble bizarre dans cette interprétation de la naissance de Jésus ?

Peu de liens entre cette représentation et l’étable de Bethléem ! Le maître verrier va au-delà pour nous faire entrer dans le mystère de l’Incarnation.

Le vitrail est composé de 3 parties qui se superposent.

En haut, l’on peut voir : des rideaux bleu et blanc ouverts, avec au centre une lampe et à droite une étoile qui brille dans la nuit.

Les rideaux et la lampe évoquent le Temple de Jérusalem, avec le saint des saints, le lieu de la présence de Dieu,   séparé par un rideau, où seul le grand prêtre entrait pour offrir l’encens.

Avec la naissance de Jésus, Dieu est venu habiter notre terre ; désormais le ciel et la terre sont reliés, le rideau qui les séparait est maintenant ouvert.

C’est une bonne nouvelle, une lumière dans notre nuit… telle l’étoile qui brille et éclaire.

Au centre, nous pouvons voir l’enfant Jésus  couché et au-dessus de lui, l’âne et le bœuf.

Comme dans les crèches traditionnelles, l’âne et le bœuf sont bien là. Mais la mangeoire avec  sa paille est absente. Ici l’enfant Jésus  est  couché sur une sorte d’autel. Ses langes ressemblent plutôt à un linceul avec ses bandelettes et l’enfant porte une auréole crucifère. 

Une manière d’évoquer qui est cet enfant :  le Sauveur, celui qui sera vainqueur de la mort par sa résurrection ; celui qui, le soir de la Cène,  avant de donner sa vie, se fait nourriture. D’ailleurs Bethléem signifie « maison du pain ».

La dernière partie du vitrail donne à voir Marie et Joseph.

Joseph, habillé de brun,  se tient à droite, les yeux fermés ; la tête dans la main.  Une attitude symbolique dans l’iconographie pour exprimer une sorte de perplexité devant les évènements qui viennent de se passer et qui le dépassent infiniment.

Marie, elle, a les yeux bien ouverts et de sa main droite, elle montre son fils. Elle est couchée, parallèlement à Jésus et porte des vêtements bleus  comme lui. Sa couche n’est pas celle d’une étable mais un lit richement sculpté, avec des constructions, des tours, des arcades… Certes Marie donne naissance à Jésus, mais ici elle est aussi mère de l’Eglise chargée d’annoncer Jésus-Christ et de transmettre la vie de Dieu au monde.

Je médite ce mystère

Avec Joseph, j’en mesure la grandeur ;

Avec Marie, je goûte la joie de la naissance d’un enfant. Je me réjouis de l’amour de Dieu si grand qu’il vient partager notre humanité. J’entre dans l’espérance d’un temps nouveau.

Comment ce mystère me rejoint-il personnellement ? Que provoque-t-il en moi ? A quoi cela m’invite-t-il ?

Je laisse monter la prière qui me vient…  à Jésus, ou à Marie, ou à Joseph.

Je termine ce temps en m’associant à toute la création qui chante la gloire de Dieu, en écoutant « les anges dans nos campagnes »

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