Prier avec Thérèse d’Avila

Alors que nous nous apprêtons à fêter st Thérèse d’Avila, nous prions avec l’un de ces écrits.

Nous entrons dans la prière en reprenant le refrain de Taizé « Nada te turbe »

Que rien ne te trouble
Que rien ne t’effraie
Toute passe

Dieu reste le même
Patience
Atteint tout.

Qui a Dieu
Ne manque de rien
Dieu seul suffit.

Je lis une première fois, la prière de Thérèse d’Avila.

« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante, tout passe, Dieu ne change pas, la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien : Dieu seul suffit. Élève ta pensée, monte au ciel, ne t’angoisse de rien, que rien ne te trouble. Suis Jésus-Christ d’un grand cœur, et quoi qu’il arrive, que rien ne t’épouvante. Tu vois la gloire du monde ? C’est une vaine gloire ; il n’a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours ; fidèle et riche en promesses, Dieu ne change pas.

Aime-Le comme Il le mérite, Bonté immense ; mais il n’y a pas d’amour de qualité sans la patience. Que confiance et foi vive maintiennent l’âme, celui qui croit et espère obtient tout. Même s’il se voit assailli par l’enfer, il déjouera ses faveurs, celui qui possède Dieu. Même si lui viennent abandons, croix, malheurs, si Dieu est son trésor, il ne manque de rien. Allez-vous-en donc, biens du monde ; allez-vous-en, vains bonheurs : même si l’on vient à tout perdre, Dieu seul suffit. Amen. »

Qu’est-ce qui me frappe ? Comment Dieu est-il qualifié ? Quels mots reviennent le plus souvent ?  Qu’est-ce ce texte provoque en moi ?

Je lis ce texte une deuxième fois.

« Que rien ne te trouble » 

J’entends cette interpellation. Comment est-ce que je la reçois ? Y a-t-il en ce moment dans ma vie quelque chose qui m’inquiète et me trouble ? Je laisse venir mes soucis, mes angoisses, mes difficultés, mes impatiences…  tout ce qui m’empêche de vivre pleinement.

Je me tourne vers Jésus-Christ, lui qui est vainqueur du mal et de la mort. Je me souviens de la parole qu’il adresse à ses disciples, effrayés de la voir marcher sur la mer  agitée : « Confiance, c’est moi ; n’ayez pas peur ! » (Mt 14, 27)

« il n’y a rien de stable, tout passe. Aspire au céleste, qui dure toujours »

Je considère les biens de ce monde, qu’est-ce qui est important pour m’aider à vivre ? Qu’est-ce qui me semble bon pour moi ? Y a-t-il des biens auxquels je suis particulièrement attaché et qui prennent trop de place dans ma vie ? Je prends conscience du côté éphémère de tous ces biens, et du fait qu’ils ne peuvent me combler vraiment

Je me tourne vers Jésus-Christ qui enseigne les foules sur la montagne : «  Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, où les mites et les vers font tout disparaitre, où les voleurs percent les murs et dérobent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où les mites et les vers ne font de ravages, où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » (Mt 6, 19-21)

« Si Dieu est son trésor, il ne manque de rien… Dieu seul suffit »

Je médite cette phrase. Et moi  où est mon trésor ? Quelle place je donne à Dieu ? Est-ce que je crois en sa « Bonté immense » ? Est-ce que je lui fais confiance et crois en ses promesses ? Est-il pour moi Celui que je cherche avant toutes choses?

Je me tourne vers Jésus-Christ qui, toute sa vie, a été ajusté à son Père et qui montre le chemin vers Lui. Après avoir parlé à la foule des oiseaux du ciel et des lys des champs, il dit : « Cherchez d’abord le Royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Mt 6,33)

Je prends maintenant un temps de silence pour laisser venir la prière qui monte de mon cœur. Je m’adresse au Seigneur.

Je termine ce temps de méditation en me confiant à l’intercession de Marie, elle qui a su rester dans la confiance ; elle qui a vécu dans la patience et l’espérance. Je vous salue Marie.

Notre Dame des Eaux – Nevers st Gildard

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