Prier dans la dynamique du dimanche pour les migrants

Au lendemain du dimanche des migrants, nous prions à partir d’extraits du message du pape François du 24 Mai, en vue de cette journée.

J’ouvre ce temps de prière en traçant sur moi le signe de la croix. Je fais mémoire de la vie donnée du Christ pour que nous ayons tous la vie en plénitude.

Dans ce monde tellement troublé par les événements internationaux et par l’instabilité politique dans notre pays, je prends un temps de calme, de paix intérieure et je demande au Seigneur la grâce du discernement.

Je lis, lentement, le texte du pape François.
 

Nous savons la question des migrations très sensible en France, comme dans bien des pays d’Europe. Je m’efforce d’accueillir ce texte loin des polémiques.

Je considère d’abord, ces migrants de tous les temps. Je peux me remémorer la sortie des Hébreux d’Égypte, puis des scènes d’actualité qui disent les difficultés de migrants aujourd’hui, peut-être des rencontres concrètes avec des migrants. Je prie alors le Seigneur qui libère « Je suis Yahvé ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. » (Ex, 20,2)

Je prends ensuite le temps de m’interroger sur la façon dont je m’informe, au-delà des présentations souvent simplistes, sur la question des migrants ? Suis-je au clair sur les chiffres ? Est-ce que je me questionne sur l’origine des migrations ? N’ai-je pas tendance aux préjugés, à des généralisations abusives à partir de faits divers sordides ? Est-ce que cherche à connaître les capacités réalistes d’accueil de notre pays ?

« De nombreux migrants font l’expérience de Dieu comme compagnon de voyage ». Comment ma paroisse donne-t-elle place aux migrants ? Comment est-ce que je me situe face à des migrants d’autres religions, dans un esprit de dialogue ?

« Grâce à Lui, il y a des bons samaritains sur le chemin ». Je contemple toutes ces personnes – chrétiennes ou non- qui, individuellement ou en association, aident les migrants. Je rends grâce pour leur engagement.

« La rencontre avec le migrant, comme avec tout frère et sœur dans le besoin, est aussi une rencontre avec le Christ. ». Comment est-ce que, intérieurement, je m’efforce de voir dans l’autre fragile, le visage du Christ ?

Dans un cœur à cœur avec le Seigneur, je lui partage mes engagements, même modestes, mes résistances, peut-être. Je Lui confie les migrants et ceux qui se mettent à leur service. Je lui demande la grâce du discernement. Je prie pour que nos gouvernants cherchent les voies d’un accueil réaliste et néanmoins audacieux…

         Je termine en disant le Notre Père, avant de faire le signe de croix.

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