Ce psaume est un psaume de reconnaissance. C’est la prière que quelqu’un qui a été dans une situation périlleuse et s’est tourné vers le Seigneur. Le Seigneur l’a délivré, il lui rend grâces et invite à faire de même.
Je me mets en présence du Seigneur et j’écoute ce psaume.
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe alentour
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon !
Heureux qui trouve en lui son refuge !
Saints du Seigneur, adorez-le :
rien ne manque à ceux qui le craignent.
Des riches ont tout perdu, ils ont faim ;
qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.

Reprenant les mots du psalmiste, je peux faire un retour sur ma propre histoire.
« Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. »
« Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. »
Il y a des moments où je me sens pauvre et vulnérable ; des moments d’angoisse. Je mets des mots sur ce qui me fait peur ? Qu’est-ce que je ressens comme un manque ?
« Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre ».
Est-ce que j’en parle au Seigneur ? Est-ce que je crie vers lui ? Ai-je le sentiment d’avoir été entendu ? D’avoir été « délivré de mes frayeurs », « sauvé de mes angoisses », « libéré », comblé comme « ceux qui craignent » le Seigneur » ?

J’entends maintenant l’invitation du psalmiste à dire ma reconnaissance au Seigneur.
« Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! »
Bénir, louer, glorifier, magnifier, exalter, adorer… des attitudes vis-à-vis de Dieu, des actions qui disent la gratitude d’avoir vu et goûté la bonté du Seigneur. Des verbes à l’impératif et au pluriel.
Comment, à mon tour, puis-je rendre grâce ? Je m’adresse au Seigneur par un geste, par une prière, par un chant pour lui dire merci du fond du cœur. Et si je ne peux pas entrer dans la louange, je lui demande son aide.
« Que ma bouche chante ta louange ! » Je termine en rejoignant d’autres par le chant :
