Dans les pas de st François

Dans ces moments de tension vécus dans notre pays, prenons le temps de la prière pour la PAIX ! Le pape François nous y invite ainsi, dans un texte pour une veillée de prière :

« Notre Foi chrétienne nous pousse à regarder la Croix. Comme je voudrais que pendant un moment tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté regardent la Croix ! On peut y lire la réponse de Dieu : là, à la violence on ne répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le langage de la mort.

Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de la paix. Je voudrais demander au Seigneur, ce soir, que nous, chrétiens, frères des autres Religions, chaque homme et chaque femme de bonne volonté crient avec force : la violence et la guerre ne sont jamais la voie de la paix ! »

Et avec lui, mettons nos pas dans ceux de st François d’Assise.

  Nous nous tournons vers le Seigneur qui est présent et lui demandons son Esprit saint.                         

Tempera et or sur bois – artiste inconnu du XII ème siècle – Chapelle st Damien d’Assise

Regarder la croix

Je contemple le Crucifié, Jésus victime de la violence des hommes.

Je fais mémoire de sa Passion ; l’hostilité et l’abandon qu’il affronte ; son injuste condamnation ; je regarde ses mains et ses pieds, son sang versé. Sa vie, nul ne la prend mais c’est Lui qui la donne.

Je contemple le Christ ressuscité, son visage grave mais paisible ; ses bras sont grand-ouverts, comme pour rassembler l’humanité.

Jésus qui, avant de remettre son esprit entre les mains du Père, prie ainsi : « Père, pardonne car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34) est victorieux de la mort. Il montre un chemin de vie qui est confiance en Dieu, amour et pardon.

Reliquaire de saint François d’Assise- Louvre

Regarder François, artisan de paix

« Fratelli tutti » (Tous frères), écrivait saint François d’Assise, en s’adressant à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût d’Evangile…  saint François, qui se sentait frère du soleil, de la mer et du vent, se savait encore davantage uni à ceux qui étaient de sa propre chair…

Dans ce monde parsemé de tours de guet et de murs de protection, les villes étaient déchirées par des guerres sanglantes… Là François a reçu la vraie paix intérieure, s’est libéré de tout désir de suprématie sur les autres, s’est fait l’un des derniers et a cherché à vivre en harmonie avec tout le monde. » (cf Lettre encyclique « Fratelli tutti » 2020 n° 1-2-4)

 « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Je termine par un Notre Père.

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