Méditer avec l’évangile du jour

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (8, 18-22)

Je me dispose à la prière, me retirant dans un endroit calme. Je dépose devant le Seigneur mes préoccupations, cherchant à faire silence en moi pour me rendre disponible à la Parole.

Je dis au Seigneur « me voici » et je lui demande la grâce d’être un disciple fidèle. Je trace sur moi le signe de croix.

Je lis le texte, à haute voix si je peux, sans me laisser troubler par la fin de cet évangile que je peux trouver dur.

Je lis le texte, à haute voix si je peux, sans me laisser troubler par la fin de cet évangile que je peux trouver dur.

Je lis le texte, à haute voix si je peux, sans me laisser troubler par la fin de cet évangile que je peux trouver dur.

…   Je médite sur ce qui, pour moi, peut-être « l’autre rive ». L’inconnu m’attire-t-il ? Est-ce que je le perçois, au contraire, comme un risque ? Aller vers l’inconnu suscite-t-il en moi des résistances ?

Je prends maintenant le temps d’appréhender l’attitude des deux interlocuteurs, et les réponses de Jésus.

Le scribe, très sûr de lui va s’affronter à la mise en garde de Jésus. Celui-ci insiste sur l’inconfort qui, peut-être, sera imposé au disciple. Se mettre à la suite de Jésus n’est pas de tout repos ! La sécurité n’est pas garantie ! Une autre façon d’appeler à la remise en cause de ses habitudes, à consentir à l’imprévu, à l’inattendu.

Et moi, y suis-je prêt ? Puis-je faire mémoire d’expériences qui ont pu me déstabiliser ? Ou, au contraire, d’événements, de rencontres qui m’ont ouvert à de nouveaux possibles ?

L’autre disciple pose une demande bien compréhensible, celle d’organiser les funérailles de son père, fidèlement au commandement : « honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. » (Ex, 20, 12). La réponse du Christ peut être difficile à entendre.

Entendons, surtout, que l’appel du Christ à devenir disciple veut d’abord ouvrir à la vie. D’une façon peut-être un peu brutale, Jésus invite à bien réfléchir aux priorités que nous nous donnons. Et moi, que puis-je dire des priorités qui sont les miennes ? Quelle place est-ce que je donne au Christ dans ma vie ?

Après avoir relu cet évangile, je m’adresse au Seigneur comme un ami parle à un ami. Humblement, je lui présente mon chemin de disciple, avec ses joies et ses difficultés. Je peux lui confier l’été qui s’ouvre. Comment, dans mon légitime désir de repos, vais-je donner place au Christ ?  Peut-être cet été va-t-il m’entrainer vers « d’autres rives ». Je confie ces aventures au Seigneur.

Je dis maintenant le Notre Père, la prière que Jésus a laissée à des disciples. En le priant, je rends grâce pour la présence constante du Christ à mes côtés, dans mon chemin de disciple.

Je termine en faisant le signe de croix.

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