Nous allons prier avec une vidéo. (Mettez-la en plein écran.)
- Qu’ai-je vu ?
- Qu’est-ce qui m’a frappé ?
- Comment cela m’a-t-il frappé ?
Cela commence discrètement et modestement. Cela devient plus grand et plus clair. Cela s’avère irrésistible. Tous les hommes deviennent frères : le poème de Friedrich Schiller que Beethoven a inclus dans sa neuvième symphonie.
Freude, schöner Götterfunken,
Tochter aus Elysium!
Wir betreten feuertrunken,
Himmlische, Dein Heiligtum.
Deine Zauber binden wieder,
Was die Mode streng geteilt,
Alle Menschen werden Brüder,
Wo Dein sanfter Flügel weilt.
— Friedrich Schiller
Étincelle Ô joie divine,
jaillie de l'Elysium !
L'allégresse nous anime,
pour entrer dans ton royaume.
Par ta magie sont unanimes,
des peuples jadis divisés.
Là où ton aile repose,
règne la fraternité.
Soyons unis comme des frères,
d'un baiser au monde entier.
Amis ! Bâtissons une ère
de paix pour l'Humanité.
- Je regarde une première fois la vidéo.
Je me laisse toucher par ce qui se déroule. Quels sentiments, quelles émotions me traversent en regardant cette vidéo?
J’accueille ce qui vient en moi et je prends le temps de nommer ces sentiments… je parle à Dieu de ce que j’éprouve et je comprends avec lui pourquoi cela provoque en moi ces sentiments.
2. Je la regarde une seconde fois :
plus particulièrement les personnages : le 1er musicien, le second, la foule , les enfants; ce qui se transmet entre les personnes; ce qui évolue … La joie qui se transmet .
Le Pape François évoque la joie et la foi: »Chers frères et sœurs, il est nécessaire de proclamer l’Evangile pour donner aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui la joie de la foi. Mais cette annonce ne se fait pas d’abord par des mots, mais par un témoignage débordant d’amour gratuit, comme Dieu le fait avec nous. C’est une annonce qui demande à être incarnée dans un style de vie personnel et ecclésial capable de raviver le désir du Seigneur, d’insuffler l’espérance, de transmettre la confiance et la crédibilité. »
J’expérimente peut-être moi aussi cette richesse de l’autre, qui m’apporte ce qui me manquait, qui permet que ce que je vis ou ce que je fais, soit plus réussi encore que si j’avais été seul.
Je laisse revenir à mon esprit des visages et des noms de personnes autour de moi, qui me permettent de faire cette expérience d’être un membre d’un ensemble plus grand.
Et je peux revenir en pensée à la graine de moutarde, cette petite semence qui se transforme en don surabondant dont nous parle l’Evangile de ce jour :
Mc 4, 30-32 « Il disait encore :
« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences.
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
J’entre en dialogue avec le Seigneur et je lui parle de tout ce qui m’habite.
Face à cette contemplation du monde et de mes frères, devant les dons de Dieu, la joie reçue et la foi partagée, quelle prière ai-je envie d’adresser au Seigneur ?