
Le psaume 15 (16) est un psaume de confiance ; il chante la joie et la sécurité que procure la communion avec Dieu.
Il invite à faire confiance à la Providence, comme cela est repris dans l’Evangile à propos de la nourriture ou du vêtement : «Pourquoi vous inquiéter ? Observez les lis des champs, comme ils croissent ; ils ne peinent ni ne filent et je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu comme l’un deux ! » (Mt 7,28-29)
Je lis lentement le psaume.
Garde- moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »
Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
Je m’arrête sur les termes qui disent ce que procure le Seigneur à celui qui met en lui sa confiance :
« J’ai fait de toi mon refuge » – « le Seigneur me conseille » – «je suis inébranlable » – « mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance » – « tu m’apprends le chemin de vie » – « débordement de joie ! » – « éternité de délices ! »
L’une ou l’autre de ces expressions rejoint-elle ma propre expérience ? Je fais mémoire des ces moments et en rends grâces au Seigneur.
Je m’arrête sur les termes qui disent l’alliance, la communion avec le Seigneur :
Le psalmiste demande au Seigneur de le garder « Garde-moi, mon Dieu » et de son côté, il le garde avec lui : « Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ».
Le Seigneur se tient à la droite du psalmiste : « il est à ma droite » et le psalmiste se tient à la droite de Dieu : « à ta droite, éternité de délices ».
Et moi ? Comment je vis cette alliance avec le Seigneur ? Qu’est-ce qui me permet de rester dans l’intimité avec lui ? Puis-je à mon tour le bénir ?
Je peux relire le psaume en reprenant à mon compte ses paroles ;
Et je termine ce temps en écoutant et chantant le refrain de Taizé « Nada te turbe »