Prier avec «  l’adoration des mages »

Adoration des mages sous la neige – Huile sur bois – Pierre Brueghel  le Jeune (1564-1638)

Pour ce temps de prière,  je me présente devant Dieu, tel que je suis. Je fais silence et demande au Seigneur, de mieux le connaitre  à travers la contemplation de  ce tableau.

D’abord, je prends place et  regarde

les lignes, la lumière, les couleurs ; puis je fais attention à ce qui est représenté ; je regarde les détails.

Comment je reçois ce tableau ? Qu’est-ce que cela m’évoque ? Qu’est-ce qui attire mon attention ? Le titre de ce tableau est « l’adoration des mages sous la neige » ; qu’est-ce qui me surprend ?

Je regarde l’ensemble de la scène représentée :

le paysage représenté, les maisons, la neige, les vêtements, les objets… Manifestement cette adoration des mages prend place, non pas à Bethléem  au début de notre ère, mais dans un village de la campagne flamande du 16ème siècle.

Que provoque en moi cette inculturation ? L’évènement, relaté dans l’Evangile en Matthieu 2,1-12, a-t-il du sens pour moi aujourd’hui ? Je peux imaginer ma façon de représenter cette scène dans notre société du 21ème  siècle.

Le mystère de l’Epiphanie

Comment  je reçois cette Bonne nouvelle ?

Je regarde maintenant les mages venus adorer l’enfant Jésus

La scène n’occupe qu’une petite place dans l’ensemble du tableau, en bas à gauche. Ici pas d’étoile mais une  lumière chaude qui  vient de la maison 

où se tient Marie portant l’enfant Jésus dans ses bras.  Deux des mages sont prosternés tandis que le 3ème s’avance en portant son offrande. Certains villageois les entourent et se tournent eux aussi vers l’enfant.

Que suscitent- en moi ces gestes d’adoration et d’offrande ? Qui est l’enfant Jésus pour moi ? Quelle attitude ai-je devant lui ? Ai-je quelque chose à lui offrir ?

Je regarde le reste du tableau

Il y a du monde sur cette place de village ! Certains regardent le cortège des chevaux parés de rouge,  qui accompagne les mages,

mais d’autres s’en vont ou vaquent à leurs occupations ; les uns coupent du bois, transportent des sacs, vont chercher de l’eau… C’est une scène de vie quotidienne. La visite des mages ne semble pas attirer leur attention.

Mystère de Dieu qui vient humblement partager la vie humaine. Mystère de ce Dieu qui choisit ce qui est petit, humble pour  se révéler, au risque de passer inaperçu.

Mystère de Dieu aussi qui se révèle à ceux qui scrutent le ciel et qui les guide par sa lumière.Et moi, qu’est-ce que je cherche ?  A quels  signes, je peux reconnaitre la présence de Dieu  au cœur de la vie ordinaire ?

Je m’adresse au Seigneur et lui dis ce que cette méditation a provoqué en moi. Je fais monter vers lui ma prière.

Je peux terminer ce temps en disant cette  prière de Pierre Charland (Prions en Eglise) :

Avec les trois sages d’Orient
Seigneur Jésus, ta naissance me comble de joie !
Avec les trois sages d’Orient, je viens me prosterner devant toi pour te dire mon émerveillement devant le don de ta vie.
En ce début d’année, je t’offre moi aussi un présent : celui de ma foi et de ma confiance.
Conduis-moi jusqu’à toi, comme l’a fait l’étoile pour les mages.
Garde-moi de la violence et du mensonge,
et inspire-moi une action de grâce pour la grandeur de ta Création.
Guide-moi par ta lumière et revêts-moi de ta paix.
Remplis mon cœur de ton Esprit et rends-le fidèle à ton Evangile.
Je veux construire avec toi un monde d’espérance et d’amour !

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