Prier avec la Vierge en attente

Santon Gonzague Marseille

Je me dispose à prendre un temps de prière. Je m’installe et fais silence.  Je me mets à l’écoute du Seigneur qui est présent.

Je regarde le santon d’une femme  enceinte

Je médite sur l’expérience d’attendre un enfant.

 Le temps de la grossesse, un temps d’attente, avec sa part de crainte devant l’inconnu ; avec surtout cette espérance pour l’avenir. La vie est là, qui nous dépasse ; l’enfant à naître, blotti dans le corps de la femme,  va devenir  un être vivant à part entière, porteur de tous les possibles.

Je médite ce mystère de la vie. Je me tourne vers le Seigneur, qui est source de toute vie. Je rends grâces pour la participation à cette transmission de la vie, pour l’attente pleine d’espérance, pour la vigilance, les préparatifs, pour la joie qu’elle procure.

Je regarde maintenant  le santon comme celui de Marie attendant l’enfant Jésus

J’imagine ce qu’elle a vécu : l’expérience humaine d’attendre un enfant  et aussi celle d’avoir été choisie par Dieu  pour enfanter le « Fils du Très Haut ». Mystère de cette future naissance qui la dépasse. J’imagine ses questionnements et la joie de la promesse.

Je me tourne vers le Seigneur et lui rendre grâces pour la venue de son Fils, à un moment de l’histoire, pour partager notre humanité. Je prends conscience de l’inouï  de cet évènement. Avec tous ceux qui sont en attente, je me prépare à fêter cet évènement

Je regarde la crèche, qui fait mémoire  de cet évènement qui s’est passé il y a plus de 2000 ans.

Et maintenant ? Je mets des mots sur ce que j’attends à mon tour. En quoi la venue de cet enfant est encore pour moi porteuse de joie et  d’espérance ?

Avec tout ce que je porte en moi, les joies et les peines, les questions et les espoirs,  je laisse monter ma prière à l’une ou l’autre personne de la Trinité :

Avec Marie, qui a vécu l’attente, je peux écouter le chant : « Nous étions en attente »


Et chanter un « Je vous salue Marie »


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