
Eglise des Gets (Haute Savoie) par Fachimiar – wikipedia
A l’approche de la fête du Christ Roi de l’univers, je contemple cette tapisserie du Christ en gloire.Je fais silence et demande l’aide de l’Esprit Saint pour que ce temps soit orienté ver le Que cette contemplation entretienne en moi espérance et mobilisation pour le Royaume !
Je me laisse attirer par ce qui est au centre de cette tapisserie : un homme portant des vêtements lumineux qui s’inscrit dans une mandorle rouge feu. Toute la lumière vient de ce centre et irradie toute la tapisserie dont le fond est sombre. Sur les contours de la mandorle de petites flammes propagent la lumière.
Je regarde l’homme : la position de son corps, les bras ouverts, forme une croix. Ses pieds, ses mains et son cœur sont marqués de flammes rouges en étoile, évoquant le sang qui jaillit de ses blessures.
Mais son vêtement jaune d’or illumine l’ensemble et l’homme est assis sur un trône. Au-dessus de lui, un cercle bleu contenant comme une étoile avec un oiseau de feu qui descend sur lui.
De son côté gauche sort une vigne.
C’est bien Jésus de Nazareth, mort et ressuscité qui siège sur son trône de gloire, en la présence du Père et de l’Esprit. La vigne, symbole du peuple de Dieu, c’est l’Eglise, nouveau peuple des croyants, présence du Christ, jusqu’à ce qu’il vienne.
Je regarde maintenant l’ensemble de la tapisserie et les différents éléments qui la composent. Aux quatre coins, les symboles qui désignent les 4 évangélistes, l’aigle pour st Jean, le jeune homme pour st Mathieu, le lion de st Marc et le taureau de st Luc. Tous tournent la tête vers le Christ et portent ailes et auréoles.
La mandorle occupe l’espace entre le ciel parsemé d’étoiles et les flots de la mer en bas de la tapisserie, faisant ainsi le lien entre ciel et terre.
Avec ces éléments, les animaux, les plantes que sont la vigne ou l’olivier de chaque côté de la mandorle, c’est tout le cosmos qui est concerné par cette glorification.
Voici le Christ roi de l’univers. L’Evangile parle du Royaume de Dieu qui est déjà là et qui vient : royaume de justice, de paix et d’amour, pour toute la Création. Ce royaume en gestation, nous l’annonçons, nous l’attendons et y participons.
Après cette contemplation, je parle au Seigneur de ce que cette oeuvre a suscité en moi
Je peux rendre grâces pour le salut donné en Jésus-Christ… Je peux supplier le Père en disant « Que ton règne vienne »… Je peux lui confier l’Eglise, chargée d’annoncer la Bonne Nouvelle …
Je peux demander au Seigneur de ne pas rester dans une position d’attente passive mais de contribuer, là où je suis, à l’avènement du Royaume… Je trouve les mots qui expriment ma prière.
Je termine ce temps de prière en reprenant la préface du dimanche de Christ-Roi :
Vraiment, il est juste et bon, pour ta gloire et notre salut, de t’offrir notre action de grâces, toujours et en tout lieu, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant. Tu as consacré d’une onction d’allégresse ton Fils unique, Jésus-Christ, notre Seigneur, comme Prêtre éternel et Roi de l’univers. Pour accomplir les mystères de notre Rédemption, il s’est offert lui-même sur l’autel de la croix en victime pure et pacifique. Quand toutes les créatures auront été soumises à son pouvoir, il remettra aux mains de ta souveraine puissance le règne éternel et universel : règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix.