Je me mets à l’écart pour prendre du temps pour le Seigneur. Je prête attention aux bruits qui m’entourent, mais aussi à ce qui anime mon propre corps, battements de mon cœur, rythme de ma respiration. Je m’en détache progressivement, pour entrer dans le silence intérieur, où le Seigneur peut se rendre présent. Je demande la grâce d’être constamment en lien avec le Christ.

Je m’arrête quelques instants sur cette photo de cordes entremêlées, qui peut être image des multiples liens dont ma vie est tissée…
Je prends le temps d’évoquer tous ces liens, liens amicaux, liens professionnels, liens familiaux, liens en Église, liens au Seigneur…

Il est des liens qui relient, unissent, aident à la concorde. Mais il est aussi des liens qui enchaînent, empêchent, retiennent, aliènent.
Je m’interroge pour repérer si j’ai l’expérience de tels liens. Et je fais mémoire du Seigneur, qui, tout au long de la Révélation, vient nous libérer des liens d’oppression.
« Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Égypte, qui vous ai tirés de la servitude ; j’ai brisé les liens de votre joug, et je vous ai fait marcher la tête levée. » (Lévitique, 26,13)
« Écoute-moi, ô éternel, car je suis ton serviteur, ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens. » (Psaume 116,16)
Je contemple aussi, Pierre et Paul, dont les liens sont brisés alors qu’ils sont emprisonnés.
« Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison. Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains. » (Actes, 12,6-7)
« Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient. Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent. » (Actes, 216, 25-26)


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Parmi les liens qui me font vivre, il est peut-être des liens fragilisés que j’ai à renforcer, à restaurer. Il en est d’autres solidement assurés.
Je rends grâce pour les liens fermes qui m’aident à vivre. Je demande de l’aide pour conforter, réparer des liens qui se distendent.


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Il est aussi de ma responsabilité de tisser des liens pour le service de la solidarité. A la suite du Seigneur, je suis appelé à construire des ponts pour le service de la fraternité.
« Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l’on rompe toute espèce de joug. » (Esaïe, 58,6)
« Je les tirerai avec des liens d’humanité, avec des cordages d’amour » (Osée, 11,4)
Et moi, à quelles solidarités est-ce que je me sens appelé ? Quels sont mes engagements ? Quels sont mes éventuels manques ou refus.
Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, pour lui remettre ma vie, lui confier ce qui, dans ma vie a besoin d’être lié ou délié… « Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu, 16, 19).
M’inscrivant dans le lien filial que je veux garder au Père, je dis, pour terminer, « Notre Père… ». Je clos ce temps de prière en traçant sur moi le signe de la croix. Et en reprenant la prière de Saint François.