L’évangile du jour nous invite à tourner notre regard vers un petit enfant. A une époque qui accordait peu d’attention aux jeunes enfants, les trouvant incapables de raison et trop instables…Jésus appelle à les considérer, à donner du prix à celui qui est méprisé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18,1-5.10)
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux, et il déclara :

« Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi. » Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Je m’installe dans un lieu calme pour me rendre disponible au Seigneur auquel je dis « me voici ».
Je me reconnais comme disciple en traçant sur moi le signe de la croix. Je demande au Seigneur la grâce de retrouver ma simplicité d’enfant.
Je contemple ces photos d’enfants et m’arrête sur ce qu’elles suggèrent. Je peux aussi évoquer mentalement les enfants que je connais.



Photo 2 de Richard R Schünemann sur Unsplash et Photo 3 de Annie Spratt sur Unsplash
Je lis lentement l’évangile. Je m’installe parmi les disciples, partage peut-être la surprise de son geste inattendu. Je me mets à l’écoute de sa Parole.
Alors que le Christ vient, pour la seconde fois, d’annoncer sa passion, les disciples s’interrogent sur la première place…
Et moi, est-ce que je me pose toujours les bonnes questions ? Est-ce que je mets le Christ au cœur de ma vie ?
« Si vous ne changez pas pour devenir comme des enfants… ». J’entends cet appel à la conversion. « Comme des enfants », invitation à retrouver la disponibilité qui ouvre à la nouveauté, à donner son consentement à se laisser conduire, à espérer dans un à-venir.
Et moi, suis-je prêt à se lâcher prise, à m’en remettre au dynamisme de l’Esprit ?
« Celui qui se fera petit comme cet enfant… ». Invitation à l’humilité, à la confiance.
Et moi, est-ce que je considère que le Royaume sera la récompense de mes mérites, ou l’accueil de la grâce de Dieu ?
Je prends maintenant le temps de m’adresser personnellement au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demande de désensabler en moi mes dispositions d’enfance, pour me laisser faire par le Christ.
Et comme un enfant, je prie « Notre Père… »
Je termine ce temps d’intimité avec le Seigneur en traçant sur moi le signe de croix.