Avec le Pape à Marseille

Marseille, le « sourire de la Méditerranée ».

Vendredi 22 et samedi 23 septembre, le Pape François a visité Marseille.

Relisons simplement quelques extraits de ses différents discours ou homélie. Et méditons dans nos coeurs, éclairés par la grâce de l’Esprit, comment cela retentit dans nos vies quotidiennes. En effet son message s’adresse à chacune et chacun d’entre nous .

Dans son homélie de samedi, il fait souvent référence à la Visite de Marie à Elisabeth. Quels tressaillements ses interpellations produisent-elles en moi?

« Je pense à tant de frères et sœurs noyés dans la peur, avec les espérances qu’ils portaient dans leur cœur. Devant un tel drame, les mots ne servent à rien, mais des actes. Mais avant cela, il faut de l’humanité : du silence, des larmes, de la compassion et de la prière. Je vous invite maintenant à un moment de silence à la mémoire de nos frères et sœurs : laissons-nous toucher par leurs tragédies. [Moment de silence]. »

Mathilde Langevin
cimetière marin en Tunisie

« Chers amis, nous sommes également à un carrefour : d’un côté la fraternité, qui féconde de bonté la communauté humaine ; de l’autre l’indifférence, qui ensanglante la Méditerranée. Nous sommes à un carrefour de civilisations

Le Ciel nous bénira si, sur terre comme sur mer, nous savons prendre soin des plus faibles, si nous savons surmonter la paralysie de la peur et le désintérêt qui condamne à mort, avec des gants de velours. »

« Chez ces deux femmes, Marie et Élisabeth, la visite de Dieu se dévoile à l’humanité : l’une est jeune et l’autre âgée, l’une est vierge et l’autre stérile, et pourtant elles sont toutes deux enceintes alors que c’est “impossible”. Telle est l’oeuvre de Dieu dans notre vie : Il rend possible même ce qui semble impossible, Il engendre la vie, même dans la stérilité. »

François-Xavier de Boissoudy

« L’expérience de foi provoque avant tout un tressaillement devant la vie. Tressaillir c’est être “touché à l’intérieur”, avoir un frémissement intérieur sentir que quelque chose bouge dans son cœur, c’est le contraire d’un coeur plat, froid, installé dans la vie tranquille, qui se blinde dans l’indifférence et devient imperméable, qui s’endurcit, insensible à toute chose et à tout le monde,

Celui qui est né à la foi, en revanche, reconnaît la présence du Seigneur, comme l’enfant dans le sein d’Élisabeth. »

« Regardons Marie qui se dérange en se mettant en route et qui nous enseigne que Dieu est précisément comme cela : il nous dérange, il nous met en mouvement, il nous fait “tressaillir”, comme avec Élisabeth.

Et nous voulons être des chrétiens qui rencontrent Dieu par la prière et nos frères par l’amour, des chrétiens qui tressaillent, vibrent, accueillent le feu de l’Esprit pour se laisser brûler par les questions d’aujourd’hui, par les défis de la Méditerranée, par le cri des pauvres, par les “saintes utopies” de fraternité et de paix qui attendent d’être réalisées. »

Je remets tout cela dans les mains du Seigneur et demande la grâce d’accueillir ce déplacement et le courage de sortir de mon conformisme et de mes peurs, pour être de mieux en mieux son disciple, dans l’attention à chacun de mes frères.

Je peux prier Marie en chantant:

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