
Ce vitrail d’une église de Cuba relate la blessure d’Ignace de Loyola au siège de Pampelune en mai 1521. Ce gentilhomme basque rêve alors de chevalerie et de hauts faits d’arme mais le boulet qui l’atteint à la jambe met fin à sa carrière. Sa convalescence l’amène à lire des livres sur la vie des saints et sur la vie de Jésus. C’est le début de sa conversion. Décidé à suivre le Christ, il prend la route et se retire à Manrèse où il vit une expérience spirituelle. Une expérience qu’il transcrira dans les Exercices Spirituels.
En ce 31 juillet, fête de st Ignace, prions avec un texte fondateur, qui est au commencement du cheminement des Exercices et en donne l’esprit.
Je prends le temps de me disposer à la prière et de faire silence en moi.
Je lis une première fois ce texte en son entier.
PRINCIPE ET FONDEMENT DE SAINT IGNACE "L'homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme, et les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l'homme, et pour l'aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé. D'où il suit que l'homme doit user de ces choses dans la mesure où elles l'aident pour sa fin et qu'il doit s'en dégager dans la mesure où elles sont, pour lui un obstacle à cette fin. Pour cela il est nécessaire de nous rendre indifférents à toutes les choses créées, en tout ce qui est laissé à la liberté de notre libre-arbitre et qui ne lui est pas défendu ; de telle manière que nous ne voulions pas, pour notre part, davantage la santé que la maladie, la richesse que la pauvreté, l'honneur que le déshonneur, une vie longue qu'une vie courte et ainsi de suite pour tout le reste, mais que nous désirions et choisissions uniquement ce qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés."
Puis je le médite pas à pas
L’homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur
Considérer le fait que je ne me donne pas la vie ; je la reçois de Dieu. Le louer, le respecter et le servir me met dans une relation juste de créature à créateur et m’apporte épanouissement et plénitude.
Est-ce que je suis en accord avec cela ? Quelle image ai-je de Dieu, un dieu qui veut pour moi la vie ?
Quel est mon désir ? Comment je réponds à l’amour premier du Seigneur ?
Les autres choses sur la face de la terre sont crées pour l’homme, en vue de cette fin
Me remettre en mémoire tout ce qui est « donné ». Comment je m’y rapporte ? Est-ce que je les reçois comme un don et ai-je tendance à me les accaparer ?
Tout ce crée est-il à sa juste place, c’est à dire au service de ma relation à Dieu ? Ou est-ce que je le recherche pour lui-même ? Où va ma préférence ?
D’où il suit que l’homme doit en user dans la mesure où elles ont une aide pour sa fin et s’en dégager dans la mesure où elles sont un obstacle
Considérer comment je suis créé libre et capable de choisir. Toutes ces choses créées, je peux en user ou m’en dégager.
Je regarde ce que j’ai reçu (biens – relations- succès – engagements…). Qu’est-ce qui est bon pour moi ? Qu’est-ce qui sert ma juste relation à Dieu ? Qu’est-ce qui m’en détourne ?
Je parle au Seigneur. Je peux lui demander le discernement pour voir mes attachements désordonnés… la grâce de grandir en liberté… de désirer ordonner mes choix en fonction de lui…
Je peux terminer ma prière en reprenant les mots de la prière d’offrande de st Ignace :
Prends Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai et tout ce que je possède. C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. »