
La liturgie du dimanche 16 juillet a proposé des textes qui renvoient à des réalités rurales. En ce temps de la moisson, disposons-nous à accueillir ces textes, à les méditer et tournons-nous vers la Trinité.
PSAUME 64
Tu visites la terre et tu l’abreuves, tu la combles de richesses ; les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau, tu prépares les moissons. Ainsi, tu prépares la terre, tu arroses les sillons ; tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies, tu bénis les semailles.
Tu couronnes une année de bienfaits, sur ton passage, ruisselle l’abondance. Au désert, les pâturages ruissellent, les collines débordent d’allégresse. Les herbages se parent de troupeaux et les plaines se couvrent de blé. Tout exulte et chante !
Dans un premier temps, je lis ce psaume
je peux contempler la réalité qu’il évoque : les champs de blé prêts pour la récolte dans la campagne environnante.
Cette récolte est le fruit à la fois du travail des humains et de Dieu qui donne la croissance et la vie ; et la vie en abondance.
Je redis tel ou tel verset… « tu combles la terre de richesses »… « tu prépares les moissons »… « tu bénis les semailles »… sur ton passage, ruisselle l’abondance »… « les plaines se couvrent de blé »
Je me tourne vers le Dieu créateur et je rends grâces pour ces fruits de la terre.« Tout exulte et chante ! » Avec le psalmiste, je loue le Créateur de toutes choses.
Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 55, 10-11)
Ainsi parle le Seigneur : « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »
La 1ère lecture du prophète Isaïe fait un parallèle entre l’eau (pluie et neige) qui féconde la terre et la Parole de Dieu, qui agit au cœur de l’humanité. La parole de Dieu par excellence, c’est le Christ, Verbe de Dieu. Sa Parole nourrit, transforme, porte du fruit.
Je goûte cette Parole d’Isaïe porteuse d’espérance.
Je me tourne vers le Christ. Je peux lui rendre grâces, en prenant appui sur ce que je vois ou ce que je vis, pour sa présence salvatrice
Evangile Matthieu 13, 3b-8
« Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
Si c’est Dieu qui donne l’abondance, l’humain est appelé à collaborer à ce processus de vie. Dans la parabole du semeur, Jésus fait le parallèle entre les différentes terres et les manières de recevoir sa Parole.
Est-ce que je me mets à l’écoute de sa Parole ? Qu’est-ce qui m’aide à la comprendre ?
Je me tourne vers l’Esprit Saint. Je peux lui demander de me donner un cœur large et généreux pour recevoir la Parole de Dieu et la mettre en pratique. Je peux lui demander de faire de moi une terre qui porte du fruit.
Je termine ce temps de prière en écoutant le chant « le semeur est sorti pour semer »