
« A travers le désert, Dieu nous guide vers la liberté » 5e semaine Carême
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R/ Souviens-toi de nous, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.
À l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.
Ils oublient le Dieu qui les sauve,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.
Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine.

La liturgie de ce jeudi 14 mars nous fait, au livre de l’Exode, le dialogue entre Moïse et Dieu, quand le peuple s’est fabriqué l’idole du veau d’or. Moïse intercède pour apaiser la colère de Dieu.
Le psaume 105 se fait l’écho de cet épisode de l’histoire du peuple.
Je me mets à l’écart pour me rendre disponible à la voix du psalmiste. Traçant sur moi le signe de la croix, je réponds à l’appel su Seigneur, désireux de venir à ma rencontre.
Je demande la grâce de me souvenir sans cesse de la miséricorde su Seigneur.
Je lis le psaume, lentement, me laissant rejoindre pour percevoir ce que cet épisode rappelé de l’histoire biblique peut me dire, à moi, aujourd’hui.
« Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ta bienveillance pour ton peuple. ». Je me situe au sein d’un peuple, l’Église, et toute l’humanité. Mais dans ce peuple, le Seigneur considère chacun… « Souviens-toi de moi… ».
Je considère ma relation personnelle au Seigneur. Je médite sur le désir qu’a le Seigneur de se rendre présent à chacun.
« Ils adorent un objet de métal, ils échangeaient ce qui était leur gloire pour l’image d’un taureau, d’un ruminant. ». Présent, passé se mêlent. Le culte des idoles est de toutes les époques.
Je m’arrête, en ce temps de carême, sur des attachements peut-être superficiels, sur des envies peut-être dérisoires, me détournant de l’essentiel. Quelles sont les idoles dont j’ai à me libérer ?
« Ils oublient le Dieu qui les sauve ». Quand le psalmiste demande que le Seigneur se souvienne, il reconnaît aussi que nous pouvons oublier…
Et moi, suis-je fidèle au Seigneur ? M’arrive-t-il de l’oublier ? En marche vers Pâques, qu’est-ce que je perçois du salut que Dieu m’offre par la médiation du Christ ?
« Moïse, son élu, surgit sur la brèche, devant lui… ». Je rends grâce pour l’intercession de Moïse, et pour tous ceux qui se tiennent, dans l’intercession, « sur la brèche » des fractures, des conflits…
Et moi, aujourd’hui, pour qui est-ce que je me sens appelé à intercéder ?
Je relis le psaume lentement.
Je prends alors un temps de dialogue personnel et intime, avec le Seigneur qui se souvient de moi. Je peux lui présenter, humblement, mes oublis, mes reniements, comme je peux aussi intercéder pour telle ou telle personne.
Je termine par le Notre Père et fais le signe de croix, en ce chemin de carême, où, bientôt nous célèbrerons la Passion.

Laissons-nous envelopper par la miséricorde de Dieu

Ce psaume 94 que nous propose la liturgie de ce jour est le psaume invitatoire qui précède les Laudes premier office du jour prié par l’Eglise.
Seigneur dans cette prière du matin me voici devant toi, en ta présence.
Tu es là Seigneur. Oui tu es là près de moi, avec moi, en moi.
Je viens te remercier pour cette nuit écoulée.
Je viens te confier cette journée.
Je viens te prier aujourd’hui avec le psaume du matin par excellence, le psaume de la prière matinale et du réveil de l’Église, le psaume 94
R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué.
Dès ce matin Seigneur je veux accueillir ta joie. Ta bonté est immense ! Merci pour cette nuit Seigneur, pour ce repos, que j’aie bien dormi ou que j’aie mal dormi, je te dis merci Seigneur pour la vie, pour ta vie, pour ce nouveau jour qui se lève comme cadeau de ton amour, de ta grâce en ce matin.
Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !
Seigneur tu es mon créateur, mon Dieu et ce matin, tu crées aussi cette nouvelle journée. Tu déploies devant moi ce temps de grâce. Toi qui as créé la terre, les montagnes et les mers, toi qui as pétri toute chose par amour, tu conduis à nouveau aujourd’hui ta création vers son achèvement, et tu comptes sur moi, malgré ma pauvreté et ma faiblesse pour te présenter et t’offrir ce monde, cette journée, ces personnes que je vais rencontrer, de me laisser guider et combler par toi. Je te présente toute chose Seigneur en ce matin.
Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.
Oui, entrons inclinons-nous, prosternons-nous car Il est là. Il nous aime et veut demeurer chez nous. Il est le bon berger qui nous guide tous ensemble vers les eaux du repos, Par cette prière du matin, conduis chacun et nous tous vers la pleine réalisation de tes desseins d’amour sur l’humanité.
Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m’ont tenté et provoqué
Voici la grande et belle question de ce psaume qui nous est posée en ce matin : aujourd’hui, écouteras-tu sa parole ? Tu as le choix, aujourd’hui. Choisis donc la vie, dit la Parole de Dieu dans le Deutéronome.
Oui Seigneur je veux aujourd’hui écouter ta parole. Je veux choisir dès maintenant de prendre aujourd’hui quelques instants pour toi. Viens habiter ma journée. Seigneur fais que je marche en ta présence pour recevoir ta force et ta vie en chaque instant.


Refrain: Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur.
Heureux est l’homme qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit ! R
Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants. R
Mais ils sont comme la paille balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra. R
Le psautier s’ouvre par cette béatitude « Heureux est l’homme .» Le 1er psaume nous présente le bonheur promis par Dieu. C’est une méditation sur la vie de l’homme qui alterne entre son désir de faire la volonté de Dieu et celui de mener seul son propre chemin.
– Je m’installe confortablement et je lis lentement le psaume en répétant les mots qui me touchent plus particulièrement, pour les laisser peu à peu s’imprégner en moi.
– Je peux demander au Seigneur pour ce temps de prière, la grâce de ressentir le désir de le suivre et de me détourner de ce qui m’éloigne de lui.
Je prends ensuite le temps de méditer le psaume en m’aidant, si je le souhaite, des points suivants :
● Le psaume décrit ce qui fait le bonheur de ceux qui marchent à la suite du Christ.
-Je me laisse toucher par la promesse du Seigneur.
– Et moi, ai-je le désir de suivre le Christ ? Si oui, quels moyens je me donne pour y parvenir ?
● Je peux m’arrêter sur les images en lien avec la nature : celle de l’arbre, synonyme de vie et de solidité et celle de la paille qui souligne la légèreté et l’éphémère.
– Quels sont les points d’ancrage dans ma vie qui me donnent de la force, me soutiennent et pour lesquels je peux rendre grâce ?
– A l’inverse, de quels plaisirs superficiels et éphémères pourrais-je essayer de me détacher en ce temps de conversion du Carême ? Je peux humblement demander au Seigneur de m’aider dans ma démarche.
Je termine ma prière en rassemblant ce qui m’est venu dans la méditation et en me confiant au Seigneur, sûr de son amour et de sa miséricorde.Je récite enfin le Notre Père et je peux écouter le chant « Heureux, bienheureux. »

Louange à toi, Jésus transfiguré !

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien. *
Sur des prés d'herbe fraîche,
il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ; *
il me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal, *
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ; *
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie ; *
j'habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
Je prévois un temps de rencontre avec le Seigneur…
Je m’installe à l’écart, confortablement…Je respire profondément et fais silence en moi…
Je lis tranquillement le psaume, si possible à voix haute…
Le psalmiste parle de Dieu, son berger (v 1-3) … Puis il parle à Dieu, avec confiance (V 4-5) et termine par une promesse (v 6) …
Je relis ce poème et laisse venir les différentes images qu’il évoque pour moi…
La métaphore du berger nous dit la bienveillance du Seigneur…Il est présent, prend soin de nous…nous rassure…et nous conduit…
Quel écho cela a-t-il dans ma vie?
Je peux rendre grâce au Seigneur pour sa présence en m’adressant à Lui :
tu me fais reposer…tu me fais revivre… tu me conduis… tu es avec moi… tu prépares pour moi…
Je peux aussi lui exprimer une demande… lui dire ma confiance…à ma manière, avec mes propres mots… ou avec cette prière :
« Nous te rendons grâce, ô bon pasteur, de nous accompagner sur nos chemins. Donne-nous de savoir reconnaître ta voix à travers les événements de tous les jours … Fais grandir notre foi en ta Parole, augmente en nous le désir de te plaire, viens répandre ton souffle créateur en ceux et celles que tu appelles… Merci d’être là Seigneur, dans cette liberté à te suivre. Apprends-nous à réagir avec compassion à la détresse de nos frères et sœurs » (Prière de Jacques Gauthier, Prions en Église Canada – 17 avril 2016)
Je termine en priant Notre Père…
Nous vous proposons chaque lundi des 5 semaines de Carême, des pistes de méditation et de prière.


Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des méchants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siège pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaît dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre
planté près d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend réussira.
Tel n’est pas le sort des méchants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent.
Le Seigneur connaît le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
En ce début de carême ce psaume nous parle de chemin : « Le Seigneur connait le chemin des juste »
Je me dispose à prier avec le psaume de ce jour.
Je le dis doucement, lentement. Je laisse résonner en moi ces versets .
Quels mots, quels passages me questionnent, m’interpellent? En quoi me rejoignent-ils ?
Qu’est-ce que j’ai envie de dire au Seigneur, de lui demander?
Quels sont ceux qui me réjouissent ?
En quoi je peux louer le Seigneur ?
Alors qu’attendons-nous pour partir ?
N’attends pas
qu’on frappe à ta porte,
pars,
oui, lève-toi, et pars,
parce que
partir signifie ouvrir tout grand sa porte
et laisser l’aventure
s’engouffrer
dans toutes nos lassitudes
nos hésitations.
Pars loin devant toi
ou pars au fond de ton jardin,
pars dans la solitude enfin trouvée,
ou dans l’ivresse du partage amical,
pars pour une heure
une journée
une année
mais surtout pars.
Et, en partant,
oublie de clore ta porte,
alors
à ton retour,
tu ne pourras plus la refermer :
la clématite fleurie de tes souvenirs
la maintiendra ouverte,
le soleil rayonnant de tes mille rencontres
réchauffera ta maison,
la lumière de l’amitié l’illuminera
l’envahira….
t’envahira toi-même.

Bon carême !