Le message premier

La paix soit avec vous, tous !

Nous célébrons le début du pontificat de Léon XIV et accueillons son message pour l’Eglise.Que le Seigneur le bénisse et que l’Esprit nous inspire et nous soutienne avec lui.

Je me dispose à ce temps de prière en communion avec tous les Chrétiens qui ouvrent cette nouvelle page de l’Eglise. Je fais silence en moi.

Je lis et laisse résonner en moi ces paroles des premières interventions de Léon XIV.

Je reçois ces mots, ils me concernent et m’appellent. Je les médite. Dans ma vie, dans mon quotidien là où je suis, dans mes engagements, ma famille, ma vie professionnelle, amicale que peuvent-ils évoquer concrètement? Quels pas faire ? Comment entretenir et nourrir notre âme de disciple ?

Je me rappelle la manière qu’avait Jésus de regarder, d’écouter, de parler.

Je contemple certains de ses gestes et me laisse inspirer et bousculer par lui.

Quelles paroles de Jésus ai-je envie de garder comme fil rouge ?

« Sans peur » est repris souvent dans ces premières paroles; en effet nous sommes en communion avec nos frères, nous prions ensemble et nous nous soutenons. Nous sommes le corps du Christ.Quelle « mission » pour moi et avec ceux de ma paroisse? de mon mouvement?

Je peux prier en chantant:

REFRAIN
Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Un instrument de ta paix !
1
Là où se trouve la haine, que je mette l’amour !
Là où se trouve l’offense, que je dise le pardon !
2
Là où se trouve la discorde, que je fasse l’union !
Là où se trouve l’erreur, que j’annonce la vérité !
3
Là où se trouve le doute, que j’éveille la foi !
Là où tout est désespoir, que je chante l’espérance !
4
Là où se trouve la tristesse, que j’apporte la joie !
Là où se trouvent les ténèbres, que je mette la lumière !

« Jubilez ! » … Prier avec un chant

J’entre dans la prière ; je me mets en présence du Seigneur et lui demande de pouvoir entrer dans la louange.

J’écoute ce chant interprété par l’ensemble Resurrexit.

Je reprends les paroles de ce chant pour les méditer.

« Je suis la lumière de monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres ; il aura la lumière qui conduit à la vie. » Jean 8, 12

En ce temps pascal, je fais venir à ma mémoire les instants de lumière, les petits gestes qui donnent vie, les moments de paix et de joie partagés. Alleluia 

Trinité miséricordieuse

« Je ne suis pas venu pour juger le monde, je suis venu sauver le monde »Jean 12,47

En ce temps pascal, je goûte la joie d’être sauvé. Je laisse remonter les paroles de réconciliation, les gestes de pardon et de miséricorde, tout ce qui construit la paix. Alleluia !

« Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » Jean 13,34

En ce temps pascal, je me souviens de ce que le Seigneur a fait pour moi, dans son amour. Je me réjouis pour tous ceux qui donnent de l’affection, du réconfort, du temps, de l’argent, de la solidarité… à ceux qui en ont besoin. Alleluia 

Je termine ce temps en reprenant une prière de saint Léon 1er le Grand (pape de 440 à 461) : 

« Mes bien-aimés, rendons grâce à Dieu le Père par son Fils, dans l’Esprit-Saint, à lui qui, poussé par l’immense miséricorde dont il nous a aimés, a eu pitié de nous ; Et, comme nous étions morts dans nos péchés, il nous a rendu la vie dans le Christ, pour que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains… Souviens-toi qu’arraché à la puissance des ténèbres, tu as été transporté dans la lumière du Royaume de Dieu. Par le sacrement du baptême, tu es devenu le temple de l’Esprit Saint. »

Je confie ma vie au Seigneur pour qu’il la sanctifie et je confie le pape Léon XIV, en ce début de pontificat,  pour qu’il aide l’Eglise à être source  de joie pour le monde.

Prier avec Saint Etienne

La liturgie de la semaine nous fait réentendre, dans les Actes des Apôtres, la vie d’Etienne, le Patron de la cathédrale de Bourges. Nous pouvons, à cette occasion, méditer devant quelques images de la cathédrale.

         Je me dispose à la prière, désireux de rencontrer le Seigneur au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je me tourne vers lui, comme Etienne, sous l’impulsion de l’Esprit Saint et murmure « me voici ». Je demande la grâce de suivre le Christ.

Je me tiens devant ce haut relief du portail St Etienne de la façade ouest de la cathédrale. Sept hommes (qu’on ne nomme pas encore des diacres, mais qui en sont l’origine) sont appelés, par deux apôtres, pour répondre aux services nécessaires dans la première Église.Etienne, « homme rempli de foi et de l’Esprit Saint » (Ac, 6, 5) est l’un des leurs.

Je peux considérer les divers ministres, les laïcs engagés qui, aujourd’hui, servent l’Église et prier pour que l’Église d’aujourd’hui se montre inventive pour assumer les besoins du monde contemporain, en vue de l’annonce de la Parole, et du service de la charité, la « diaconie ».

Je contemple maintenant une scène du vitrail consacré à St Etienne, dans la chapelle de la Bonne Mort, première des chapelles du côté sud.

Etienne annonce vigoureusement la Parole, devant les docteurs de la Loi juive. « Cet individu ne cesse de tenir des propos contre ce saint lieu et contre la Loi. » (Ac, 6, 13).

Le paysage suggère, sur la gauche, par un arbre mort, la Loi insuffisante pour le salut, tandis qu’au centre s’élève l’arbre vert et abondant en fruits de la Nouvelle Alliance.
 

Et moi, aujourd’hui, quelles paroles est-ce que j’ose prononcer dans une société peu préparée à recevoir l’évangile ?

Revenant au portail de la façade, je considère quelques scènes du martyr d’Etienne.

Alors que les bourreaux brandissent des pierres pour le lapider, je m’arrête sur le visage d’Etienne tout entier tourné vers le Christ. « Tout rempli de l’Esprit Saint, il fixa son regard vers le ciel ; il vit alors la gloire de Dieu t Jésus debout à la droite de Dieu. » (Ac, 7,55). Et moi, dans les épreuves que je peux traverser, est-ce que je garde mon regard fixé sur le Christ ?

J’examine un instant la foule, tournant des regards haineux vers Etienne, préparant de quoi le frapper. Et moi, mon regard est-il toujours pur ? Ne suis-je pas tenté, parfois, de régler des comptes ?

         Je me tourne maintenant vers la grande verrière surmontant le chœur.

Etienne, sur la droite, présente la cathédrale à Marie portant Jésus dans ses bras. Etienne se fait notre intercesseur vers le Christ.

« Seigneur Jésus, reçois mon esprit » (Ac, 7,59) s’écrie-t-il au moment de sa mort. Je peux alors méditer sur la place des saints dans ma vie de foi. Comment m’aident-ils à me tourner vers le Christ ?

Je prends maintenant un temps de dialogue avec le Seigneur. Je lui rends grâce pour sa présence, lui présente, peut-être, les pierres qu’il m’arrive d’avoir envie de lancer. Je lui confie aussi ceux qui ont, aujourd’hui, besoin de son secours, recourant, si je le souhaite, à l’intercession de Marie ou d’un saint.

Faisant mémoire de la demande d’Etienne, reprise de celle du Christ en croix, « Seigneur ne leur impute pas ce péché » (Ac, 7, 60), je dis cette prière de St Anselme de Canterbury (1033-1109).

« Étienne, et vraiment Étienne parce que vraiment couronné (Stephanos signifie « couronne » en grec), dis à Celui qui t’aime et que tu aimes : Seigneur, ne lui compte pas ces péchés (Ac 7, 60). Dis-Lui, pour le pauvre qui te supplie, ce que tu as dit pour le peuple qui t’a mis à mort. Que parle seulement ta charité, et je suis certain que Dieu très bienveillant pardonnera tous mes péchés. Car Il est miséricordieux, mon Créateur, et moi malheureux, sa créature, et toi l’ami bien-aimé de Celui qui est béni dans les siècles (Rm 1, 25). Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Homme bienheureux, quelle espérance tu donnes aux pécheurs,

tes amis, quand ils entendent dire que tu as montré pareille sollicitude pour des impies, tes ennemis ! Seigneur, ne leur compte pas ce péché. Comment répondra-t-il, quand il est invoqué, celui qui excusait ainsi, quand il était provoqué ! De quelle bienveillance couvera-t-il les humbles, lui qui est maintenant glorifié, celui qui secourait ainsi les superbes alors qu’il était humilié ! Avec quelle promptitude délivrera-t-il les affligés, celui qui, aujourd’hui libéré avec puissance, hier venait ainsi en aide à ceux qui l’affligeaient ! Eux se pressaient d’ôter ton âme, toi tu t’efforçais de rendre vie à leur âme. Amen. »

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
 

Prier avec le pape François

Le pape François nous a quittés mais il nous laisse de nombreux écrits. Prions aujourd’hui avec la Prière pour notre terre qui clôture la lettre encyclique sur l’écologie intégrale, « Laudato si’ » (2015).

  • « Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures »

Je laisse venir toutes les créatures qui sont  dans mon environnement et qui me parle de Dieu… le ciel et son immensité, la nature qui m’entoure avec sa flore et sa faune, les personnes qui comptent pour moi, les œuvres d’art, les belles réalisations, les lieux de paix et de fraternité….

De tout cela je m’émerveille et je rends grâce à Dieu !

MERCI !

  • « Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde
    et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction. »

Je laisse venir  tout ce qui défigure la création : dans son l’environnement et sa biodiversité, mais aussi les conditions de vie inhumaines, les relations de violence entre les humains … Je regarde, dans ce que je vis ce qui n’est pas ajusté au projet d’amour de Dieu ;  et comment, d’une certaine manière je participe à cette destruction.

PARDON !

  • « Répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté. Inonde-nous de paix… Aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux. Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix. »
Arbre de paix

Je me tourne vers demain avec tout ce qui fait ma vie. Quel petit pas, quel petit geste je pourrais poser pour incarner mon désir de justice, d’amour et de paix ?

Qu’est-ce qui pourrait permettre une relation plus harmonieuse avec Dieu, avec moi-même, avec les autres, avec la terre ?

S’IL TE PLAIT !

Je peux terminer ce temps de prière en bénissant Dieu avec le chant ‘Laudato si’

Départ vers la Lumière

Prions pour le Pape François et rendons grâces !

Que dans la mort je ne m’endorme pas! Illumine mes yeux, Seigneur, éveille-moi!

Va tranquille et en paix, ô mon âme bénie,
car tu as un bon Guide sur la route.
Pars sans crainte, car Celui qui t’a créée,
t’a aussi sanctifiée.
Il t’aime d’un tendre amour comme une
mère aime ses enfants,
et Toi, Seigneur, béni sois-tu de m’avoir
créée !
Ainsi soit-il.

Vendredi et samedi saints

Marc Chagall-Crucifixion blanche

Contemplons et prions avec le Christ, mais n’oublions pas cette large bande lumineuse qui rejoint notre terre en passant par la Croix.

crypte de la Cathédrale de Bourges

Ecoutons Isabelle Le Bourgeois: la Résurrection passe par une étape forte, la descente de Jésus au plus profond de nos enfers.

« On ne peut pas parler de la résurrection sans prendre le temps de s’arrêter sur le samedi saint, c’est intimement lié. Le samedi saint, c’est le moment durant lequel Jésus descend aux enfers. Il en ramène ce qu’il y a de plus infernal en nous, d’impossible à vivre et à assumer seul. Ce que nous ne pouvons pas assumer ni récupérer nous-mêmes, il va le chercher et le remonter

Se situer au bon endroit.

Croire en cela me permet de me situer au bon endroit avec ceux que je reçois. Je ne suis pas celle qui les sauve, même si l’on traverse les enfers ensemble.

Je suis confrontée, par ce chemin avec eux, à l’enfer et aux questions qui en découlent : jusqu’où va la capacité de l’âme à descendre ? Jusqu’où va le malheur humain ? Et comment en sortir ?

La Résurrection consiste à accepter que ce passage-là nous réhabilite dans la vie pleinement car nous sommes alors libérés de nos enfers personnels. Ce mouvement extraordinaire m’emplit de gratitude, d’admiration… il est essentiel dans ma foi et dans l’accompagnement que je propose en tant que psychanalyste. Ce Christ descendant pour nous, j’en suis témoin dans mon écoute. Il n’y a de véritable vie possible, en continuité, ou de retour à la vie complète, qu’à partir du moment où l’on a traversé l’enfer… Quand je vois des gens se relever, je me réjouis car je crois qu’ils le sont en vérité. » (I. Le Bourgeois, le Dieu des abîmes)

Contempler deux figures de la Passion du Christ

Je me dispose à entrer en prière, en ce début de Semaine Sainte. Nous marchons vers la résurrection, qui passe par la croix. Je prends donc le temps d’un long signe de croix intériorisé, à tracer sur tout mon corps.

Sur ma tête, pour prendre le temps de comprendre le mystère de la passion, sur ma poitrine, pour en intérioriser le sens profond et sur mes deux épaules, pour recevoir la croix comme un signe de fraternité. Je demande la grâce d’imiter le Christ.

Dans le récit de la Passion selon Saint Luc, entendu, lors de la célébration des rameaux, je contemple deux figures : Simon de Cyrène et Joseph d’Arimathie.

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus.

Je contemple Jésus, éprouvé par les diverses étapes de son procès, marqué des humiliations subies, chargé de sa lourde croix. J’imagine Jésus gravissant les chemins pierreux et pentus montant vers le calvaire, au milieu de la foule, des habitants de Jérusalem, vivant leur vie ordinaire,

comme Simon de Cyrène, rentrant de sa journée de travail agraire. Je perçois la fatigue de Jésus, épuisé sous le poids de la croix. Puis je vois les gardes, comme c’était la coutume, réquisitionner un passant pour qu’il aide à porter la croix.

Alors arriva un membre du Conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste, qui n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le règne de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un tombeau taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé.

Je me tiens désormais devant la croix, devant le corps suspendu de Jésus qui vient de rendre l’esprit. Puis j’imagine Joseph d’Arimathie, venant descendre Jésus de la croix. J’imagine son effort, mais aussi la délicatesse avec laquelle il se saisit du corps du Seigneur, le respect qu’il lui porte. Je le vois ensuite l’envelopper avec douceur dans le linceul, dont la blancheur va masquer les plaies du corps défiguré,

et, enfin le déposer dans un tombeau « où personne encore n’avait été déposé. ». Les historiens expliquent qu’on ne pouvait déposer le corps d’un condamné considéré comme impur, dans un tombeau déjà occupé. En même temps, ce tombeau neuf sera le cadre de la nouveauté inouïe de la résurrection.

Ainsi Simon de Cyrène et Joseph d’Arimathie sont-ils des figures d’espérance, au cœur de ce drame de la Passion.

Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Et pour la coupe, après le repas, il fit de même, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang répandu pour vous.

Je reviens au début du récit proclamé ce dimanche, l’institution de l’Eucharistie. Le corps du Christ est « donné pour nous », comme le sang du Christ est « répandu pour nous. ».

Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je peux lui rendre grâce de « donner sa vie pour ceux qu’il aime ». Je peux intercéder pour tous ceux qui ont besoin de trouver sur leur chemin un Simon de Cyrène.

         Les textes liturgiques de la semaine dernière, de l’évangile selon St jean, nous ont redit le lien du Fils à son Père, et dans la foi au Dieu Trinitaire, nous disons, « notre Père… ».

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 104

Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.

Je me tourne vers le Seigneur avec confiance et je me dispose à entrer en sa présence. Pour cela, je calme ma respiration et mes pensées.

« Me voici devant toi, Seigneur. Donne moi la grâce de t’ouvrir mon cœur et de me rendre disponible à tes appels. » Je trace le signe de croix.

Je lis lentement le psaume en m’arrêtant sur le mots, les phrases ou les versets qui résonnent plus particulièrement en moi.

J’entends pour moi ces injonctions.En ce temps de Carême, propice à la conversion, quels moyens je me donne pour chercher le Seigneur ? A quoi suis-je prêt à renoncer pour me tourner davantage vers lui ?

je fais mémoire des merveilles que le Seigneur a fait en moi pendant cette période de Carême ( une rencontre, une bonne nouvelle, un moment de contemplation, une bonne action, un effort…) Je le remercie pour ses prodiges et je lui demande la grâce de discerner les signes de sa puissance dans ma vie.

je m’associe à l’action de grâce du psalmiste pour la fidélité du Seigneur, que je peux élargir aux témoins de la foi qui me touchent et me guident particulièrement dans ma vie spirituelle.

Je peux aussi demander pardon au Seigneur pour mes résistances et mes manquements à son Alliance pendant ce temps de Carême.

Je relis le psaume.

A l’issue de cette méditation,  dans un cœur à cœur avec le Seigneur, je lui exprime ce que je ressens et je m’adresse à lui en récitant le Notre Père.

Avec les couleurs du monde

Cette année jubilaire nous embarque tous, pèlerins d’Espérance, avec nos couleurs personnelles, différentes, à la suite du Christ.

Je contemple cette planisphère et et je prends le temps d’évoquer avec mon coeur et avec les yeux du Seigneur tous les frères qui habitent les différentes contrées de notre planète.

Qu’est-ce que vois ? Qu’est-ce que j’entends ? Quels sentiments m’habitent? Je dépose cela dans les mains du Seigneur.Et je confie tous ces frères et ces pays à sa miséricorde.

Je lui demande la grâce de scruter sa présence et de repérer les signes d’espérance.

Comme par exemple: en Asie, là où l’Azerbaïdjan et l’Arménie entrent en négociation de paix, en Turquie où 3 prisonnières d’opinion ont été libérées, en Australie où il a été décidé de protéger plus de 52% du parc marin antarctique, aux USA, en Alabama, où grâce à Amnesty International, il a été mis fin

à la condamnation à mort de Rocky Myers, en UE quand l’énergie solaire détrône le charbon, quand le 3 avril 2025, un accord est signé sur la délimitation du point de jonction des frontières entre le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

Nous sommes frères et multicolores dans ces engagements pour participer au Royaume et à la vie. Je peux rendre grâce pour ces signes-là et à mon tour, nourrir mon espérance en aiguisant mon regard autour de moi et dans notre monde.

Bien des couleurs peuvent également nous habiter. Je peux faire mienne cette prière d’une artiste Anne-Laure Lavagna, pour devenir toujours plus Pèlerin d’Espérance dans notre monde.

Prions avec chaque couleur de la création:

Seigneur, je me rends disponible à tes grâces colorées, et je te laisse faire ressortir telle couleur plutôt qu’une autre dans mon quotidien. Elle portera une bénédiction particulière pour cette journée. Je t’en remercie…

Le blanc: « Seigneur, merci pour ce blanc… Viens s’il te plait laver ce qui a besoin d’être purifier en ma vie par ta Présence. Montre-moi ce qui a besoin de ta miséricorde dans ma vie; viens renouveler mes paroles, mes actions, mes pensées. Viens par ta amour miséricordieux me purifier, et par ta grâce me sanctifier ! »

Le jaune : « Seigneur, merci pour ce jaune… Pardon par ce que je suis un témoin un peu « éteint »: Viens raviver ta Lumière en moi, viens éclairer ce qui reste dans l’obscurité dans ma vie. Viens s’il te plait me redonner ton éclat, dissiper mes zones d’ombres, apporter ton feu, ton éclat ! »

L’orange : « Seigneur, merci pour cet orangé… J’ai besoin de ton énergie en ce jour. Seigneur, viens s’il te plait en ce lieu, me donner du courage, de l’élan; par ta grâce redonne-moi du dynamisme, un souffle nouveau dans mon activité, cette situation, cette relation. Gloire à toi Seigneur! »

Le rouge : « Seigneur, merci pour ce rouge… Viens Seigneur m’apporter ta Vie, et dépose en moi une grâce de force là où je suis faible, où je procrastine, où je suis tiède ou démissionnaire… par ta puissance !

Le vert : « Seigneur, merci pour ce vert… Viens Dieu, Créateur des champs, des arbres, qui s’élèvent progressivement, silencieusement…donne-moi la patience, la foi et l’espérance pour ma vie. »

Le bleu : « Seigneur, merci pour ce bleu… Viens Seigneur apporter ta Paix en ma vie ! Que je puisse contempler ton infini et me reposer en toi, demeurer en plénitude, serein(e), paisible, en toi mon Dieu… »

Le brun: « Seigneur, merci pour ce brun… Viens Seigneur me parler avec cette couleur sombre. Viens me rappeler que je dois travailler ma « terre intérieure » pour qu’elle devienne « jardin resplendissant ». Je retire les mauvaises herbes… je demande pardon. »

Je peux poursuivre ma méditation sur l’Espérance du Royaume de Dieu, en ma laissant toucher et questionner par ce témoignage.

Et pourquoi pas méditer sur mes couleurs personnelles en colorant un de ces dessins ?

Et je prie le Père en communion avec tous mes frères:

« Notre Père » Anne-Laure Lavagna