Psaume 97

Le Seigneur a fait connaître son salut. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

La liturgie de ce jour nous propose un psaume de louange…

Je m’installe à l’écart et fais silence en moi…si je le peux, je m’imagine au sein de la foule des croyants, frères aînés dans la foi et chrétiens d’aujourd’hui…

Je me tourne vers le Seigneur et lui demande d’être disponible pour me mettre à son écoute…

Je lis le psaume une première fois…puis je le relis…lentement, en me laissant imprégner jusqu’à le faire mien…

Si je trouve du goût à un mot, une expression, je m’y arrête, sans me soucier d’aller plus loin…Que produisent-ils en moi ? A quoi m’invitent-ils ?

Je peux aussi m’aider de quelques points…

Le mot « victoire » est répété trois fois… victoire révélée au peuple choisi « en faveur de la maison d’Israël » et à toute l’humanité « aux nations (…) la terre tout entière »

Le mot « victoire » évoque le combat…

Puis-je faire mémoire de combats au cours desquels je me suis appuyé.e sur le Seigneur ?

« Sonnez…chantez…jouez…acclamez…il a fait des merveilles »

« …un chant nouveau »

Je peux évoquer les beautés de la Création… la présence du Seigneur au cœur de ma vie…

Ou regarder comment j’accueille la nouveauté…

A la fin de ce temps de prière, je recueille ce qui m’habite et j’en parle au Seigneur, comme à un ami…

Puis j’écoute ou je lis à nouveau le psaume et demande au Seigneur ce dont j’ai le plus besoin…

Zone de Texte:

Cantique de Zacharie

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité son peuple.

Zacharie par Michel-Ange

La liturgie de ce jour nous propose un extrait du cantique de Zacharie, le benedictus. Je choisis un temps et un lieu pour prendre du temps avec le Seigneur. Je me rends attentif à ma respiration, sans la forcer. Ainsi je me rends disponible, corps et cœur, pour écouter la Parole. Je demande la grâce de la louange

Je fais le signe de croix et lis le texte du psaume, lentement.

Je commence par contempler la scène. Elisabeth vient de mettre au monde Jean Baptiste. Zacharie qui, au Temple, a douté de la promesse du Seigneur, vient d’accueillir l’enfant né de parents âgés et de lui donner son nom, Jean, « Dieu fait grâce ». Il retrouve alors la parole et entonne son cantique de louange et de bénédiction.

Je peux, à mon tour, faire mémoire d’un événement inattendu qui a suscité en moi joie et émerveillement.

Zacharie situe la naissance dans la longue histoire de l’alliance, « prophètes des temps anciens », « les pères », Abraham.

Et moi, comment ces personnages de l’histoire sainte aident, aujourd’hui, mon chemin de foi ? Je prends aussi le temps de parcourir ma propre histoire pour évoquer ceux qui ont été pour moi des repères importants dans mon chemin d’alliance avec le Seigneur.

L’extrait de la version liturgique de ce jour se termine par la mention du service aujourd’hui et demain « en sa présence ».

Je peux présenter au Seigneur le service que j’assume aujourd’hui et lui demander d’être présent à mes côtés.

Je termine ce temps de prière en choisissant résolument la louange. Contemplant la journée qui s’ouvre ou se termine, je rends grâce pour ce que la vie présente m’offre.

Je dis le Notre Père et trace sur moi le signe de croix.

Psaume 26

Le psaume 26 est une supplication pleine de confiance. Il commence par une affirmation sur Dieu à qui le psalmiste adresse sa prière : « le Seigneur est ma lumière et mon salut »

Les versets choisis pour la liturgie sont un appel au secours. Mais dans sa prière, le psalmiste entend aussi des appels au fond de son cœur.

J’entre dans la prière en lisant le psaume :

« Ecoute, Seigneur, je t’appelle ! »

La prière peut être un cri vers Dieu, une succession de demandes à Celui qui peut sauver. Comme le psalmiste, il arrive que nous nous sentions faibles et démunis devant l’adversité.

Je peux à mon tour regarder ma vie et parler au Seigneur de mes difficultés, de ce qui m’inquiète et lui demander son aide, l’appeler, lui dire « Pitié ! Réponds-moi ! ».

« Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. »

Dans sa prière, le psalmiste est aussi à l’écoute de ce qui se passe dans son cœur. Au fond de lui-même, il entend le Seigneur lui dire de chercher sa face. Et il répond : « C’est ta face, Seigneur, que je cherche »

A mon tour, je peux entendre cet appel et regarder à nouveau ma vie. Je repère les traces de la présence du Seigneur. Je regarde les moments vécus dans la paix et la joie. Je regarde ce qui a goût d’Evangile; je regarde ce qui me fait vivre et me donne de l’élan.  J’en rends grâces au Seigneur.

« J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. »

Le psalmiste termine sa prière dans  l’espérance. Il reprend confiance dans la présence de Dieu à ses côtés, un Dieu qui est bon et qui veut pour lui la vie.

A mon tour, je me tourne vers le Seigneur pour lui redire ma confiance. Les difficultés sont bien là mais je peux compter sur l’amour de Dieu qui donne force et courage pour les vivre.

Je m’adresse à lui en vérité et simplicité.

Je peux terminer ma prière en chantant : « le Seigneur est ma lumière et mon salut »

Psaume 89

« Apprends-nous…  Reviens …. Rassasie-nous …. »

Ce psaume  et un  psaume de désir. Relisons-le en le personnifiant :

« Apprends-moi la vraie mesure de mes jours :
que mon cœur pénètre la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour ton serviteur.

Rassasie-moi de ton amour au matin,
que je passe mes jours dans la joie et les chants.
Que vienne sur moi la douceur du Seigneur mon Dieu !
Consolide pour moi l’ouvrage de mes mains. »

«  Ton désir, voilà ma prière, et si ton désir est continuel, ta prière l’est aussi.

Ce n’est donc pas en vain que l’Apôtre a dit : « Priez sans cesse ! » (1Thess 5,17)

Mais aurons-nous toujours les genoux fléchis, le corps prosterné, les mains levées, parce que St Paul nous dit : « Priez sans cesse. » ?

Si c’est cela que nous appelons prière, je ne pense pas que nous puissions le faire sans interruption.

 Il y a une autre prière, intérieure et ininterrompue : le désir. Quoi que tu fasses, si tu désires le repos du ciel, tu ne cesses pas de prier. C’est pourquoi, si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer. Ton désir continuel sera comme un appel ininterrompu.

Si tu cesses d’aimer, tu tomberas dans le mutisme. Le mutisme du cœur, c’est le refroidissement de la charité ; le cri du cœur c’est la flamme de la charité.

Si ta charité demeure toujours, tu cries sans arrêt ; si tu cries sans arrêt, tu désires sans cesse,

Si tu désires, tu te souviendras du céleste repos et il importe que tu comprennes devant qui s’élève le soupir de ton cœur. »

 St Augustin

Psaume 117

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !

La liturgie nous propose aujourd’hui quelques versets du psaume 117. Appartenant à la section du hallel pascal, des hymnes de louange, dans la liturgie juive, il rend grâce à Dieu et exprime la confiance de celui qui, grâce à Dieu, est sorti de l’épreuve.

Je prends un temps de retrait et fais taire en moi les bruits du monde pour me rendre disponible à un temps d’écoute.

Par le signe de croix, je dis au Seigneur, « me voici », désireux de te suivre.

Je lis le psaume, à haute voix, si je le peux.

Je me rends attentif au jeu des personnes verbales employées…C’est d’abord le Peuple tout entier qui est concerné. « Rendez-grâce… » ; « Que le dise Israël… ». Puis le psalmiste évoque le bras du Seigneur, et s’exprime alors à la première personne « je ne mourrai pax, je vivrai. » La fin du texte est une adresse au Seigneur.

Le « je » du psalmiste s’adresse personnellement à Dieu. Ainsi le texte passe d’une prière collective à une expression personnelle de prière. Je peux, moi-aussi, considérer comment ma participation à l’Église, Peuple de Dieu, me permet d’entrer en relation personnelle avec le Seigneur.

L’intégralité du psaume exprime un dur combat contre des ennemis. La version liturgique de ce jour exprime simplement l’action de grâce pour le Seigneur, présent aux côtés de son disciple pour être puissance de salut. « Tu es pour moi le salut. » A mon tour, je peux faire mémoire d’une épreuve, d’un combat où j’ai mu mettre ma confiance dans le Seigneur et le sentir à mes côtés.

« Je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur ». Celui qui est sauvé par le Seigneur met son énergie à rendre grâce.

Et moi, comment est-ce que je témoigne de la présence du Seigneur en moi, quels moyens est-ce que prends pour L’annoncer ?

Je relis le psaume en repérant l’expression qui me touche le plus aujourd’hui. Je peux, intérieurement, la redire plusieurs fois. Et à partir de ce mot, de cette expression, je m’adresse au Seigneur comme un ami parle à un ami.

Je termine en partageant l’action de grâce de Marie, dans le Magnificat.

Je fais le signe de croix.

Psaume 138

Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d’éternité

Ce psaume parle de la présence bienveillante de Dieu à nos côtés.

Le Seigneur

me connait mieux que moi-même. Il sait qui je suis ; il connait mes pensées et mon cœur. Et devant lui, je suis un « prodige » !

Je prends le temps de considérer qui je suis devant Dieu, créature devant son créateur. Je prends conscience à la fois de ma petitesse et de ma grandeur aux yeux de Dieu.  Est-ce que j’accepte cette place  et me comporte en créature 

Si « mes chemins sont familiers » pour le Seigneur, les « pensées de Dieu sont pour moi difficiles » (v17)).  Et il m’arrive de prendre « le chemin des idoles ».

Je prends conscience de ma difficulté à vivre de façon ajustée, à choisir ce qui est bon, à trouver le chemin de la vie et du bonheur.

Je parle au Seigneur de ce qui me trouble ou m’inquiète en ce moment ; je peux aussi lui confier mes décisions à prendre en ce début d’année scolaire.

J’implore  la présence de son Esprit Saint et reprend les mots du psalmiste : « conduis-moi sur le chemin d’éternité ».

Dans la confiance de la bienveillance de Dieu pour moi, je lui dis « Notre Père …

Psaume78

Pour la gloire de ton nom,Seigneur, délivre-nous !

Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures.  Je dépose tout ce qui m’encombre …

Je fais silence en moi, je me tourne vers le Seigneur et me dispose à Le rencontrer avec tout ce que je suis.

Je fais mon signe de croix.

Dieu, les païens ont envahi ton domaine ;
ils ont souillé ton temple sacré
et mis Jérusalem en ruines.

Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs
en pâture aux rapaces du ciel
et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre.

Ils ont versé le sang comme l’eau
aux alentours de Jérusalem :
les morts restaient sans sépulture.

Nous sommes la risée des voisins,
la fable et le jouet de l’entourage.
Combien de temps, Seigneur, durera ta colère
et brûlera le feu de ta jalousie ?
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !
Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
pour la gloire de ton nom !
Délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !

… et je peux LUI dire : « Notre Père …. »

Je finis ma prière avec le Signe de Croix

Psaume 30

Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !
 

La liturgie nous propose aujourd’hui la fin du psaume 30. David, à qui ce psaume est attribué, crie sa détresse et demande à être délivré de ses ennemis. Le psaume se termine par une lounge au Seigneur, pour la protection qu’il accorde à ceux qui le craignent.

Je me mets à l’écart, disant au Seigneur « me voici ». Si je le peux et le souhaite, j’allume une bougie, signe de la présence du Seigneur à mes côtés. Je fais le signe de croix.

Je lis le psaume, lentement, m’arrêtant sur les expressions qui me rejoignent aujourd’hui.

« Qu’ils sont grands, tes bienfaits ! » ; « Tu combles ceux qui ont en toi leur refuge. ». « Le Seigneur veille sur les siens ».

Je prends le temps de faire mémoire de ce que je reçois du Seigneur.

« Intrigues des hommes » ; « langues méchantes » ; « qui se montre arrogant » …

Je peux confier au Seigneur, ce qui, aujourd’hui, peut me mettre mal à l’aise, me faire souffrir de la part d’autrui.

« Refuge » ; « au plus secret de ta face » ; « un lieu sûr » …

Je rends grâce pour la présence aimante du Seigneur à mes côtés.

« Ceux qui te craignent » ; « vous, ses fidèles » ; « le Seigneur veille sur les siens ». Le psaume 30 commence par un dialogue entre David et le Seigneur, à qui il adresse une demande personnelle. La fin du psaume ouvre au peuple des fidèles. David se sent pris, au sein de son peuple, dans la sollicitude du Seigneur.

Je considère comment je suis, moi-aussi, aidé par la communauté des croyants.

Je relis le psaume.

         Je peux aussi écouter le psaume, dans sa totalité.

Puis je termine en disant « Notre Père… », rendant grâce pour cette prière donnée par le Christ et partagée par tous ses disciples.

Je fais le signe de croix.

Psaume 99

Allez vers le Seigneur parmi les chants d’allégresse

Je me mets à l’écart pour me mettre à l’écoute du Seigneur. Je fais le signe de croix. Je dépose mes préoccupations du jour. Je fais silence en moi, attentif au mouvement régulier de ma respiration. Je demande la grâce de la joie.

Je lis le psaume à haute voix, attentif au verset qui me rejoint en cette journée.

Le psaume 99 est l’un des psaumes invitatoires qu’on peut dire à l’office des Laudes, pour nous entrainer au dynamisme de la prière. C’est un psaume qui invite à la joie. L’Église le priera régulièrement au fil de l’année jubilaire.

J’entends d’abord l’invitation du psalmiste à manifester ma joie, une joie vécue communautairement puisque le psaume est écrit au pluriel. Je laisse résonner les mots en moi : acclamez ; allégresse ; chants de joie ; louange…

Cette joie s’enracine dans la relation personnelle et proche au Seigneur. Joie de reconnaître le Seigneur comme notre Créateur : « il nous a fait ». Venez à lui, venez dans sa maison, dans sa demeure… « nous sommes à lui, nous, son peuple, son troupeau… ».

Avec le psalmiste, je m’appuie sur la joie qui m’habite pour faire acte de foi : le Seigneur est Dieu, le Seigneur est bon, éternel est son amour, sa fidélité demeure d’âge en âge.

Pour approfondir ma prière, je médite cet extrait de l’exhortation apostolique du Pape François, la joie et l’allégresse. (§124)

« Marie, qui a su découvrir la nouveauté que Jésus apportait, chantait : « Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur » (Lc, 1,47) et Jésus lui-même « tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint » (Lc, 10, 21). Quand il passait, « la foule était dans la joie » (Lc, 13,17). Après sa résurrection, là où arrivaient les disciples, il y avait une « joie vive » (Ac, 8,8).

Jésus nous donne une assurance « vous serez triste, mais votre tristesse se changera en joie (…). Je vous verrai ce nouveau et votre cœur sera dans la joie, et votre joie, nul ne vous l’enlèvera. » (Jn, 16, 20-22). « Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. » (Jn, 15,11)

Je prends un temps de dialogue avec le Seigneur, lui présentant ce qui fait, aujourd’hui ma joie, ou lui demandant de me tenir dans la joie, en dépit des difficultés que je peux traverser. Je lui confie tous ceux sur lesquels j’appelle la joie du Seigneur.

Je relis lentement le psaume, puis, en ces derniers jours de mai, je redis, avec Marie le Magnificat.

Je termine ce temps de prière par le signe de croix.

Psaume 48

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux

Je prends un temps à l’écart…

Je suis invité.e à méditer ce psaume sapientiel…en union de prière avec toute l’Eglise…

Je fais silence en moi, et lis une première fois le psaume à voix haute, en le laissant résonner en moi…

Puis je le relis en silence, goûtant chaque verset, le laissant rejoindre ma vie…

J’en parle à Jésus comme un ami parle à son ami.

Puis je termine ce temps de prière en demandant : « Donne-moi seulement de t’aimer »