Psaume 30

François-Xavier de Boissoudy

Louons le Seigneur

Psaume 144

Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour.

Je me dispose pour ce temps de prière. Je fais silence pour ouvrir l’oreille de mon cœur. J’imagine la communion des saints, dont je fais partie, qui hier, comme aujourd’hui, se rejoignent dans la louange du Seigneur. Je demande de donner place, dans ma vie de prière, à la louange.

Après avoir tracé sur moi le signe de croix, je lis le psaume.

Je parcours plusieurs fois le texte du psaume, attentif aux répétitions :

Je bénirai

Ses œuvres

Tes exploits

La gloire de ton règne

La gloire de ton règne
les fidèles te bénissent.

tes œuvres

tes exploits

la gloire et l’éclat

L’éclat de ton règne / un règne éternel.

Je redis le refrain du psaume « Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. », et l’affirmation du psalmiste : « La bonté du seigneur est pour tous, a tendresse, pour toutes ses œuvres. ». Et moi, est-ce que je ressens intérieurement la bonté et la tendresse du Seigneur ?

Le psalmiste parle d’abord à la première personne « je bénirai ton nom » …puis en appelle à la foule des fidèles. « Que tes fidèles te bénissent ! ». Et moi, comment, est-ce que je me sens relié à tous les baptisés, à toute l’Église lorsque je prie ?

Cette foule est alors appelée à partager sa reconnaissance pour le Seigneur. « Ils diront » / « ils parleront » / « ils annonceront «. Et moi comment est-ce que je peux faire de ma louange un témoignage ?

Dans un cœur à cœur avec le Seigneur, j’exprime ce qui, aujourd’hui, peut me pousser à la louange. Je lui confie, aussi, ce qui peut retenir ma louange, une difficulté, la préoccupation pour un proche, des inquiétudes pour notre monde…

Je relis le psaume, je peux aussi l’écouter

Je termine ma prière en disant le Notre Père, m’arrêtant plus longuement sur « que ton règne vienne », règne d’amour, de bonté et de tendresse.

Je fais le signe de croix.

Psaumme 117

Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Mieux vaut s’appuyer sur le Seigneur
que de compter sur les hommes ! R

Ouvrez-moi les portes de justice :
j’entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C’est ici la porte du Seigneur :
qu’ils entrent, les justes ! » R

Béni soit au nom du Seigneur
celui qui vient !
De la maison du Seigneur,
nous vous bénissons ! R

Le psaume 117 est le dernier chant du Hallel (Ps 112 à 117) que chantait Israël pour clôturer le repas pascal. C’ est un psaume d’action de grâces. Le peuple va au Temple pour dire sa reconnaissance au Seigneur.

Je m’installe confortablement , me dispose intérieurement à entrer dans la prière en faisant silence en moi et je trace le signe de croix.

Pour ce temps de prière, je peux demander au Seigneur la grâce de reconnaître sa lumière et son salut dans ma vie.

Je lis lentement le psaume en m’arrêtant sur les mots et les expressions qui me touchent particulièrement. Je repère comment est exprimée l’action de grâce au Seigneur.

Points de méditation :

  • « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! »

Le psaume commence par une invitation à rendre grâce, adressée au peuple d’Israël. Je peux m’associer à cette louange du Seigneur pour son amour éternel .

  • « Tu es pour moi le salut. »

Ce psaume est un chant de reconnaissance du psalmiste envers le Seigneur qui l’a délivré. Dans certaines situations difficiles, nous comptons sur nos proches et nos amis, mais parfois Dieu seul est capable de donner le réconfort dont nous avons besoin.

Je fais mémoire de telle(s) situation(s)que j’ai pu traverser à un moment de ma vie   et je remercie le Seigneur de m’avoir apporté sa lumière et son réconfort.

  • « Béni soit au nom du Seigneur Celui qui vient ! »

En ce début d’Avent, nous attendons la venue du Messie.

Comment ai-je envie de vivre ce temps d’attente  et de préparation à la fête de Noël ?

Je peux demander au Seigneur de me guider sur mon chemin d’Avent et m’associer au psalmiste pour le bénir.

Pour clore ce temps, je m’adresse au Seigneur en lui confiant en toute simplicité ce que ce psaume m’a évoqué. Puis je termine en récitant ou en chantant la prière d’action de grâce de Marie, Le Magnificat.

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.


Psaume 149

Peuple de prêtres, peuple de rois,
chante ton Seigneur !

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

Ce psaume 149 est l’avant dernier du psautier. Les diverses parties du livre des psaumes se concluent toutes par un chant de louange. Mais, à la fin du livre, la louange est amplifiée. Le psaume précédent, 148, invite à louer le Seigneur à travers toute la création, le soleil, la lune, les éléments, les montagnes et les mers…Ce psaume 149 nous appelle à redoubler de louange, à la suite des Hébreux, retrouvant la confiance en leur Dieu, après le retour d’exil, leur entrée dans Jérusalem. Ce chant de louange contraste avec l’évangile du jour où nous contemplons Jésus se lamenter sur Jérusalem. « Lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle en disant : « Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix. » (Luc, 19,41)

Je me mets à l’écart, déterminé à contempler ce que je vis de bon, aujourd’hui et je demande au Seigneur la grâce de la louange.

Je fais le signe de croix et lis le psaume, en me laissant entrainer par l’énergie qu’il diffuse.

Nous sommes invités à louer « dans l’assemblée des fidèles ». Priant seul ce psaume, je m’unis avec tous les croyants, qui, en ce jour, méditent ce même texte. Je prie pour l’unité de l’Église, dans l’esprit de la Pentecôte, où chacun peut entendre la Parole dans sa propre langue, sa propre culture…Et je contemple Dieu Créateur. Notre maison commune souffre de notre manque de soin, mais comporte encore tant de merveilles. Je m’arrête un instant sur les couleurs de l’automne…

Louer, c’est offrir notre joie à Dieu. « Allégresse pour son Roi ».  A quelques jours de la fête du Christ Roi, je considère comment je peux donner au Christ la première place dans ma vie. « Que ton règne vienne. »

J’entends ensuite la certitude du psalmiste. « Le Seigneur aime son peuple. ». Je médite sur l’amour donné par le Christ. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jean, 15,13)

Nous sommes enfin invités à proclamer « les éloges de Dieu ». Je peux me demander comment je témoigne de la joie que me donne le Seigneur, dans mon entourage.

Je relis le psaume, en imaginant des instruments de musique, les tambourins, les cithares, les mouvements de danse…en me laissant habiter, aussi, par le son de la musique, les cris de joie du peuple…

Je peux aussi l’écouter, sur de très belles images

Je prends maintenant le temps d’une conversation avec le Seigneur, m’abandonnant à son amour. Je lui partage ce qui peut, aujourd’hui, me porter à la louange, mais aussi, sans doute, toutes les résistances qui peuvent m’habiter.

         Je termine en disant le Notre Père et en traçant sur moi le signe de la croix.

« Je veux louer le Seigneur… lui qui a fait le ciel et la terre et la mer »

« Je veux louer le Seigneur… lui qui a fait le ciel et la terre et la mer »

Je fais silence et entre dans la prière en faisant le signe de croix.

  • Je lis ce psaume une première fois
01 Alléluia ! Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! +

02 Je veux louer le Seigneur tant que je vis, * chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure.

03 Ne comptez pas sur les puissants, des fils d'homme qui ne peuvent sauver !
04 Leur souffle s'en va : ils retournent à la terre ; et ce jour-là, périssent leurs projets.
05 Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob, qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
06 lui qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu'ils renferment ! Il garde à jamais sa fidélité,
07 il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés.
08 Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes,
09 le Seigneur protège l'étranger. Il soutient la veuve et l'orphelin, il égare les pas du méchant.
10 D'âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

C’est un psaume qui invite à la louange de Dieu,  à chanter des hymnes pour Dieu.  Car le Seigneur est sûr  et c’est en s’appuyant sur lui que l’on trouve le bonheur, comme l’affirme la béatitude du v.5.

  • Je lis ce psaume une deuxième fois, en étant attentif à ce qui est dit de Dieu
01 Alléluia ! Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! +
02 Je veux louer le Seigneur tant que je vis, * chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure.
03 Ne comptez pas sur les puissants, des fils d'homme qui ne peuvent sauver !
04 Leur souffle s'en va : ils retournent à la terre ; et ce jour-là, périssent leurs projets.
05 Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob, qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
06 lui qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu'ils renferment ! Il garde à jamais sa fidélité,
07 il fait justice aux opprimés ; aux affamés, il donne le pain ; le Seigneur délie les enchaînés.
08 Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur aime les justes,
09 le Seigneur protège l'étranger. Il soutient la veuve et l'orphelin, il égare les pas du méchant.
10 D'âge en âge, le Seigneur régnera : ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Le Dieu dont parle le psalmiste est le créateur de toutes choses. Contrairement  aux ‘puissants’ qui sont des fils d’hommes et passent, Son règne n’aura pas de fin. L’Eternel est aussi fidèle ; le Dieu créateur continue son oeuvre de création et de libération. Sa fidélité s’exerce en particulier en faveur de ceux qui souffrent : opprimés, affamés, enchainés, aveugles, accablés, étranger, veuve et orphelin.

Ce psaume s’est réalisé avec la venue de Jésus-Christ ; à travers l’Evangile, nous le voyons nourrir les foules, redresser  les accablés, ouvrir les yeux des aveugles… faire oeuvre de libération.

  • Je médite ce psaume : comment me rejoint-il aujourd’hui ?
  • Le Seigneur a-t-il été à mes côtés quand j’étais dans la détresse ? Ai-je expérimenté sa fidélité ?
  • Crée à l’image de Dieu, comment à mon tour suis-je fidèle ? Est-ce que l’on peut compter sur moi ?
  • La vie du Christ dans l’Evangile est-elle une source de joie et d’inspiration pour ma vie ? Quel  geste de Jésus retient particulièrement mon attention ?
  • A la suite du Christ, est-ce que je veille, à mon tour, sur ceux qui souffrent ? Vers qui le Seigneur m’envoie-t-il pour continuer son œuvre de justice et de libération ?
  • Je termine ce temps de prière dans la louange et l’action de grâces : louange pour le Créateur, louange pour le Christ qui fait œuvre de salut, louange pour l’Esprit Saint qui suscite encore  des gestes de solidarité.

Je reprends le refrain du psaume : « Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! Je veux louer le Seigneur tant que je vis, chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure. »

Psaume 144, 1,2, 9-10.

Je décide d’un temps de prière et m’isole pour me mettre à l’écoute de la Parole. Je peux fermer les yeux, prendre conscience de ma respiration, de mon corps qui se détend et je me rends disponible au Seigneur. Traçant sur moi le signe de croix, je dis au Seigneur : « me voici. »

La liturgie du jour propose quelques versets du psaume 144, un hymne où les soldats du temps de David se préparaient à une bataille, ce qui explique le vocabulaire « militaire » : combat, bataille, forteresse, citadelle, bouclier, épée meurtrière…

Oublions ce contexte pour accueillir ce psaume dans notre quotidien d’aujourd’hui.

Je prends le temps de lire le psaume, lentement, de le laisser résonner en moi. Je peux m’arrêter sur une expression qui me touche, me rejoint, me déconcerte…

« Rocher, forteresse, citadelle, bouclier… ». Des expressions qui suggèrent la protection.

A quelles occasions suis-je amené à demander la protection du Seigneur ? De quels « ennemis » est-ce que je lui demande de me protéger ?

« Il m’entraine, il exerce mes mains, il me donne pouvoir… ». Le seigneur, « mon allié », ne fait pas à ma place.

Je considère comment le Seigneur a besoin de mon concours, de mon engagement.

L’extrait proposé ce jour commence par une bénédiction et se termine par la louange.

A mon tour, je bénis le Seigneur pour ses bienfaits, que je peux nommer.

Je prends maintenant un temps de conversation avec le Seigneur, dans la dynamique du psaume alternant première et seconde personne, un « je »et un « tu ». Dans cette rencontre intime, je peux confier au Seigneur mes combats d’aujourd’hui, Lui demander son aide, Lui rendre grâce pour sa présence.

         Je relis le psaume, puis prie le Notre Père.

         Je termine ce temps de prière en faisant le soigne de croix.

Psaume 32

Toute la terre, Seigneur, est remplie de ton amour.

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Je me mets en présence du Seigneur et je lui demande la grâce de demeurer sous son regard d’amour.

            Je prends le temps de lire ce psaume plusieurs fois, en laissant les mots résonner en moi. Je m’arrête sur l’une ou l’autre expression qui me touche et je la répète intérieurement ou à voix haute. Qu’est-ce qui me touche à cette première lecture ?

«  Criez de joie pour le Seigneur »

Une invitation à la louange : Le psalmiste me place dans l’attitude qui l’habite devant le Seigneur : une louange débordante. Et cette action de grâce qui monte de son cœur et s’exprime dans son chant, il la déploie dans toute la prière.Je suis invité(e) à le bénir pour ce qu’il est, pour qui il est.

 Et moi, quel est le nom que je donne à Dieu lorsque je le bénis ? Je laisse monter du fond de mon cœur ce nom que l’Esprit met en moi et je rends grâce au Seigneur. 

 « Dieu veille sur ceux qui le craignent. »

Un Dieu qui se fait proche : Le Seigneur connaît chaque être vivant. L’univers est rempli de son amour et il est proche de chacun. Pour autant, il ne contrôle pas, mais il observe, il veille. Et c’est là son projet, celui de son cœur : faire alliance avec l’humanité.

Est-ce que je suis parfois le témoin de ce Seigneur qui veille sur chaque être vivant ? Est-ce que parfois j’expérimente que sur moi aussi le Seigneur veille ?

« Elle est droite la parole du Seigneur »

Une Parole vivante : Le Dieu que je rencontre est un Dieu qui parle, et sa Parole fait des merveilles, crée tout l’univers, façonne l’humanité. Et cette Parole est une Parole d’autorité, qui réalise ce qu’elle dit, qui vient du cœur de Dieu, de ses entrailles.

Et moi, quel est l’effet de la Parole du Seigneur sur ma vie ? Qu’est-ce qu’elle produit ? Je demande au Seigneur la grâce de voir ce qui, dans ma vie, est un don qu’il me fait.

A la fin de ce temps, je parle à Jésus comme à un ami pour lui confier ce qui m’habite et je peux réciter le Notre Père ou une autre prière que je connais.

Psaume 97

Le Seigneur a fait connaître son salut. 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

La liturgie de ce jour nous propose un psaume de louange…

Je m’installe à l’écart et fais silence en moi…si je le peux, je m’imagine au sein de la foule des croyants, frères aînés dans la foi et chrétiens d’aujourd’hui…

Je me tourne vers le Seigneur et lui demande d’être disponible pour me mettre à son écoute…

Je lis le psaume une première fois…puis je le relis…lentement, en me laissant imprégner jusqu’à le faire mien…

Si je trouve du goût à un mot, une expression, je m’y arrête, sans me soucier d’aller plus loin…Que produisent-ils en moi ? A quoi m’invitent-ils ?

Je peux aussi m’aider de quelques points…

Le mot « victoire » est répété trois fois… victoire révélée au peuple choisi « en faveur de la maison d’Israël » et à toute l’humanité « aux nations (…) la terre tout entière »

Le mot « victoire » évoque le combat…

Puis-je faire mémoire de combats au cours desquels je me suis appuyé.e sur le Seigneur ?

« Sonnez…chantez…jouez…acclamez…il a fait des merveilles »

« …un chant nouveau »

Je peux évoquer les beautés de la Création… la présence du Seigneur au cœur de ma vie…

Ou regarder comment j’accueille la nouveauté…

A la fin de ce temps de prière, je recueille ce qui m’habite et j’en parle au Seigneur, comme à un ami…

Puis j’écoute ou je lis à nouveau le psaume et demande au Seigneur ce dont j’ai le plus besoin…

Zone de Texte:

Cantique de Zacharie

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité son peuple.

Zacharie par Michel-Ange

La liturgie de ce jour nous propose un extrait du cantique de Zacharie, le benedictus. Je choisis un temps et un lieu pour prendre du temps avec le Seigneur. Je me rends attentif à ma respiration, sans la forcer. Ainsi je me rends disponible, corps et cœur, pour écouter la Parole. Je demande la grâce de la louange

Je fais le signe de croix et lis le texte du psaume, lentement.

Je commence par contempler la scène. Elisabeth vient de mettre au monde Jean Baptiste. Zacharie qui, au Temple, a douté de la promesse du Seigneur, vient d’accueillir l’enfant né de parents âgés et de lui donner son nom, Jean, « Dieu fait grâce ». Il retrouve alors la parole et entonne son cantique de louange et de bénédiction.

Je peux, à mon tour, faire mémoire d’un événement inattendu qui a suscité en moi joie et émerveillement.

Zacharie situe la naissance dans la longue histoire de l’alliance, « prophètes des temps anciens », « les pères », Abraham.

Et moi, comment ces personnages de l’histoire sainte aident, aujourd’hui, mon chemin de foi ? Je prends aussi le temps de parcourir ma propre histoire pour évoquer ceux qui ont été pour moi des repères importants dans mon chemin d’alliance avec le Seigneur.

L’extrait de la version liturgique de ce jour se termine par la mention du service aujourd’hui et demain « en sa présence ».

Je peux présenter au Seigneur le service que j’assume aujourd’hui et lui demander d’être présent à mes côtés.

Je termine ce temps de prière en choisissant résolument la louange. Contemplant la journée qui s’ouvre ou se termine, je rends grâce pour ce que la vie présente m’offre.

Je dis le Notre Père et trace sur moi le signe de croix.

Psaume 26

Le psaume 26 est une supplication pleine de confiance. Il commence par une affirmation sur Dieu à qui le psalmiste adresse sa prière : « le Seigneur est ma lumière et mon salut »

Les versets choisis pour la liturgie sont un appel au secours. Mais dans sa prière, le psalmiste entend aussi des appels au fond de son cœur.

J’entre dans la prière en lisant le psaume :

« Ecoute, Seigneur, je t’appelle ! »

La prière peut être un cri vers Dieu, une succession de demandes à Celui qui peut sauver. Comme le psalmiste, il arrive que nous nous sentions faibles et démunis devant l’adversité.

Je peux à mon tour regarder ma vie et parler au Seigneur de mes difficultés, de ce qui m’inquiète et lui demander son aide, l’appeler, lui dire « Pitié ! Réponds-moi ! ».

« Mon cœur m’a redit ta parole : « Cherchez ma face. »

Dans sa prière, le psalmiste est aussi à l’écoute de ce qui se passe dans son cœur. Au fond de lui-même, il entend le Seigneur lui dire de chercher sa face. Et il répond : « C’est ta face, Seigneur, que je cherche »

A mon tour, je peux entendre cet appel et regarder à nouveau ma vie. Je repère les traces de la présence du Seigneur. Je regarde les moments vécus dans la paix et la joie. Je regarde ce qui a goût d’Evangile; je regarde ce qui me fait vivre et me donne de l’élan.  J’en rends grâces au Seigneur.

« J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. »

Le psalmiste termine sa prière dans  l’espérance. Il reprend confiance dans la présence de Dieu à ses côtés, un Dieu qui est bon et qui veut pour lui la vie.

A mon tour, je me tourne vers le Seigneur pour lui redire ma confiance. Les difficultés sont bien là mais je peux compter sur l’amour de Dieu qui donne force et courage pour les vivre.

Je m’adresse à lui en vérité et simplicité.

Je peux terminer ma prière en chantant : « le Seigneur est ma lumière et mon salut »