Psaume 118

La liturgie de ce jour nous propose quelques versets du très long psaume 118

Pour toujours, ta parole, Seigneur.

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !


Je décide de prendre un temps de cœur à cœur avec le Seigneur, tout en rejoignant la prière de l’Église. Je choisis un lieu silencieux où je me sens bien et me rends disponible : « Viens Seigneur, ton Serviteur écoute. »

Je demande la grâce de l’assiduité à la Parole. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

            Je lis le psaume lentement et me laisse rejoindre par une expression, un verset…

« Pour toujours », « d’âge en âge » …dans le monde d’accélération et d’incertitudes qui est le nôtre, je rends grâce de la fidélité du Seigneur.

La Parole est une parole vivante, portée par la personne du Christ. « Ton visage s’illumine ». Comment la Parole est lampe sur ma route. J’écoute le « Verbe fait chair » et je contemple Celui qui est « Lumière né de la Lumière. »

« Déchiffrer ta parole illumine ».

Je fais mémoire d’une Parole entendue, « déchiffrée », méditée seul ou en groupe et je rends grâce pour la fécondité de la Parole.

            Je relis le psaume et dis « Notre Père », demandant « le pain de ce jour », demandant d’être nourri du pain de la Parole.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint esprit.

Psaume 26

« Le Seigneur est le rempart de ma vie » v 1

Ce psaume, dans son entier, est une prière de supplication de quelqu’un engagé dans un combat. Mais c’est une supplication pleine de confiance. Les versets choisis pour la liturgie de ce jour en témoignent. Prions avec chacune des strophes.

  • « De qui aurais-je crainte ? Devant qui tremblerais-je ? »

Je prends le temps de me poser en vérité devant le Seigneur, avec  tout ce qui m’habite aujourd’hui ; je mets des mots sur  mes peurs, mes angoisses, mes combats, ce qui m’entrave, mes adversaires, tout ce qui est pour moi une menace.

Et je me tourne vers le Seigneur qui m’entends et peut me délivrer, Lui qui est lumière, rempart, salut. Je lui demande son aide.

  • « J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche »

Dans sa détresse, le psalmiste fait une demande au Seigneur : recevoir ce qu’il cherche.

A mon tour, je mets des mots sur mon désir. Là où j’en suis aujourd’hui, qu’aimerais-je recevoir de la part du Seigneur ? Qu’est-ce que je cherche vraiment ?

J’entends la demande du psalmiste : « habiter la maison du Seigneur », pour l’« admirer »  et « s’attacher à son temple ». Elle est toute tournée vers le Seigneur. Ce qu’il cherche d’abord c’est sa face, sa présence.

Comment est-ce que je reçois cette demande ? Rejoint-elle la mienne ? J’en parle au Seigneur.

  • « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage »

Ce verset semble être comme la réponse entendue par le priant, une parole d’espoir et d’encouragement.

Je l’entends pour moi-même. Je demande force, courage et espérance. En cette fin d’année jubilaire, « Pèlerins d’espérance », je redis ma foi au Christ, vainqueur du mal et de la mort. Et je termine ce temps en disant la prière du Jubilé.

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.

Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
À toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles. Amen

Psaume 108

Aide-moi, Seigneur mon Dieu: sauve-moi par ton amour !

Je commence par me préparer à ce rendez-vous avec le Seigneur. La prière est un moment de joie, car elle est rencontre du Seigneur.Je prends rien que pour lui, un peu de temps. La prière entretient ma fidélité à celui à qui j’ai donné ma foi. Laissant toutes ces préoccupations qui m’envahissent si vite, je me pose, je me repose sur Dieu seul. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Je lis et relis tranquillement, lentement, ces versets du psaume 108 en les faisant miennes

Berna

délivre-moi.
Vois, je suis pauvre et malheureux ;
au fond de moi, mon cœur est blessé.

Je contemple ma vie, mes relations, mes pensées, les événements de ma vie, ma vie spirituelles et présente au Seigneur ce qui me rend triste et sombre.

ton amour est fidèle […] sauve-moi, par ton amour

Où en suis-je de ma confiance en l’amour miséricordieux du Seigneur? Je me remémore des consolations, des pardons reçus; signes que le Seigneur a déjà été plein de compassion pour moi.

il se tient à la droite du pauvre

Je regarde Jésus dans les évangiles; les nombreuses personnes pauvres et malades sur son chemin, comment il les accueille, les écoute et les guérit

À pleine voix, je rendrai grâce au Seigneur,
je le louerai parmi la multitude,

Comme l’un des 10 lépreux ou comme Bartimée je pourrai louer le Seigneur et témoigner de son amour.

Je relis lentement ce psaume, le chuchote, répète plusieurs fois les versets qui me rejoignent. J’en fais ma prière vers le Seigneur.

Je lui confie maintenant ce qui m’habite, ce qui m’est difficile, l’aide dont j’ai besoin, je lui confie des êtres chers en souffrance, je rends grâce…

Et je peux conclure en priant ce chant de Taizé: »Retourne, mon âme à ton repos »

Psaume 1

Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur

Le grand livre de prière qu’est le Psautier, au cœur de la Bible, s’ouvre par une méditation sur la vie de l’homme. Il décrit le bonheur de ceux qui marchent à la suite du Christ.

Je m’installe confortablement et je me mets en présence du Seigneur : Seigneur, donne-moi la grâce de te suivre et de me détourner de ce qui m ‘éloigne de toi. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume lentement, en m’arrêtant sur les mots qui me touchent pour les laisser peu à peu m’imprégner.

 « Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)

 « Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)

Je peux goûter les deux images :

* « Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau » : cette comparaison avec l’arbre évoque la solidité, la fécondité, la stabilité et la croissance. Elle peut symboliser notre enracinement dans le Christ.

Quels sont les points d’ancrage dans ma vie sur lesquels je peux m’appuyer ?

* « ils sont comme la paille balayée par le vent ? » : cette comparaison avec la paille évoque la légèreté, ce qui est éphémère et ne porte pas de fruit.

Qu’est-ce qui manque de solidité dans ma vie ? De quels attachements superficiels puis-je demander au Seigneur de me libérer ?

Pour terminer , je peux prier le psaume en m’adressant au Seigneur sous forme de demande :Seigneur, que je me plaise dans ta loi, que je sois comme un arbre planté près d’un ruisseau, que je me tienne près de toi sur le chemin des justes, et que je cherche à te suivre.

Puis je dis le Notre Père.

Psaume 129

Près du Seigneur, est l’amour, près de lui, abonde le rachat. 

Je me mets en présence du Seigneur et fais silence en moi. Je demande la grâce d’être tout orienté(e) vers lui et de grandir en espérance. J’écoute le psaume chanté :

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.

Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,
attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur » : ce psaume est d’abord un cri vers le Seigneur !

Je reprends à mon compte les premiers versets du psaume.

A mon tour je m’adresse au Seigneur ; avec mes propres mots je  peux crier vers le Seigneur, lui lancer un appel.

De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? Qu’est-ce qui me manque ou me désole ? Quelle situation difficile puis-je mettre sous le regard du Seigneur ? De quoi est-ce que je souhaite être libéré ?

Je m’adresse à Dieu en vérité et en toute confiance.

« J’espère le Seigneur de toute mon âme » : ce psaume est ensuite une attente dans l’espérance.

Je reprends les mots de la 2ème partie du psaume : j’espère –  j’attends – je guette comme un veilleur… Cette espérance est fondée sur l’assurance que Dieu viendra à mon secours car « oui, près du Seigneur, est l’amour ».

Je fais mémoire des moments où la présence de Dieu s’est manifestée pour moi. Je prends appui sur cela pour lui redire ma confiance.

La semaine missionnaire mondiale (du 12 au 19 octobre) nous invite à partager cette espérance ; en cette année jubilaire, sa devise  est « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples ». 

Demandons au Christ la force, les mots, les gestes pour témoigner de cette espérance, et  reprenons pour cela,  la prière de la semaine missionnaire mondiale.

Ô Christ, notre Espérance,
en cette année de grâce jubilaire pour toute l’Église,
Tu nous appelles inlassablement
à nous mettre en chemin sur tes pas.
Rends-nous disponibles pour répondre à ton appel en tout lieu et toute circonstance.

Ô Christ, Consolateur,
Toi qui veilles sans cesse sur notre humanité
et ne souhaites oublier personne,
donne-nous un esprit de service et de compassion.

Que l’amour débordant de ton cœur nous rende proches
et attentionnés pour nos frères et sœurs, en particulier les
personnes isolées, blessées, fragilisées, les minorités ethniques
et nos frères chrétiens persécutés dans de nombreux pays.
Ô Christ, Source d’eau vive,
fais de nous des hommes et des femmes de prière
qui gardent allumée l’étincelle de l’espérance.
Donne-nous en particulier d’accueillir et d’accompagner
les catéchumènes dont la foi brûlante
est une bénédiction pour ton Église.

Ô Christ, Fils bien-aimé du Père,
que nos communautés chrétiennes puisent dans la grâce du Mystère Pascal et de tes Sacrements la force de l’Esprit Saint pour devenir à ta suite missionnaires de l’espérance parmi les peuples.
Amen

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 18

Je me dispose à rencontrer le Seigneur. Me tenant à l’écart, choisissant de me rendre disponible, je fais le calme en moi. Je suis attentif à ma respiration, percevant ce souffle dont le Créateur a animé l’homme, selon le livre de la Genèse. A travers mon souffle, je me sens habité par le don de la vie. Je demande la grâce de désirer écouter la Loi du Seigneur.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, lentement.

Je m’arrête sur quelques termes : loi, charte, précepte, commandement…Je laisse consonner ces mots en moi. Que m’évoquent-ils, spontanément ? Obligation, contrainte, interdit, règle…ou cadre sécurisant, protection de ma propre liberté, maîtrise féconde, orientation…

         Je me mets alors à l’écoute du regard du psalmiste sur la loi du Seigneur. Il la dit parfaite, sûre, droite, limpide, juste, équitable…Je médite aussi sur les fruits du Seigneur, pour moi : don de la vie, sagesse, joie, clarté du regard…

Puis je considère la fin du psaume, qui, cette fois fait appel à des images…je vois la beauté, l’éclat d’une masse d’or fin…je goûte la saveur du miel…je suis sensible à l’abondance associée aux décisions du Seigneur : masse d’or fin, miel qui coule des rayons…

         J’examine maintenant ma relation à la Loi du Seigneur. Que me demande-t-il ? Quel chemin sa Loi me trace-t-elle ? A quoi suis-je appelé par sa Loi ? Cette Loi du Seigneur suscite-t-elle en moi un élan ou, au contraire des résistances.

         Je relis le psaume, en entier. Je peux aussi l’écouter.

Dans un dialogue paisible avec le Seigneur, je me confie à Lui. Je lui demande de me redire sans cesse sa Loi, de me donner le goût de la suivre, de la faire partager.

         Je me joins à la prière de toute l’Église en disant « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 149

Le Seigneur aime son peuple

Le Psaume149 qui nous est donné aujourd’hui est un hymne de louange qui célèbre la victoire de Dieu et nous appelle à chanter et à danser pour l’honorer tout en soulignant l’importance de la justice divine.

Les versets suivants appellent à la louange en utilisant des instruments de musique comme le tambourin et la harpe. La louange de Dieu doit être joyeuse.

Israël est appelé à se réjouir en son créateur et célébrer son roi. Les fils de Sion sont encouragés à exprimer leur joie à travers la danse et la musique ce qui montre l’importance de la célébration communautaire dans la foi.

Ces versets mettent en avant la relation entre la louange et la justice. Dieu se réjouit de son peuple et leur donne la force pour exécuter le jugement sur les oppresseurs. Cela nous rappelle notre responsabilité de défendre les principes de justice dans le monde.

Le psaume évoque aussi que Dieu dans sa justice  prend plaisir à son peuple et glorifie le malheureux.

Ce psaume 149 est donc un puissant mélange de louange et de justice. Il nous  invite  à célébrer Dieu avec enthousiasme tout en restant conscients de notre rôle dans l’établissement de la justice divine. Il encourage une attitude de louange constante tant en public qu’en privé et souligne l’importance de la communauté dans l’adoration de Dieu. Ce psaume peut nous servir d’inspiration pour exprimer la joie et la reconnaissance dans notre  vie quotidienne de croyant ?

Psaume 110

Grandes sont les oeuvres du Seigneur

Je me dispose à la prière, choisissant le temps et le lieu qui me conviennent. Je décide de me rendre disponible au Seigneur, tout en partageant la parole du psaume qui a traversé les siècles, et qui rejoint, aujourd’hui, l’Église universelle et tant de communautés religieuses, à travers le monde. Je demande la grâce de percevoir la volonté du Seigneur.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je lis, lentement le psaume.

D’abord, je médite quelques expressions du texte.

  • Je réponds à l’invitation du psalmiste à la louange.

– Je rendrai grâce au Seigneur dans l’assemblée. Je suis invité à la louange, en lien avec les autres chrétiens. Ma prière a toujours la dimension communautaire du Peuple de Dieu.

– A jamais se maintiendra sa louange. Je prends conscience que ma louange d’aujourd’hui s’inscrit dans la prière de toujours à toujours.

– Grandes sont ses œuvres / noblesse et beauté dans ses actions / de ses merveilles il a laissé un mémorial Je prends le temps de contempler les bienfaits du Seigneur au cœur de la vie de son peuple : justice, tendresse, pitié, sécurité, force, vivres, délivrance…

  • Je m’arrête sur l’alliance, proposée dès le début de l’histoire et promise à jamais. Gardant toujours mémoire de son alliance / son alliance est promulguée pour toujours.
  • La sagesse commence avec la crainte du Seigneur. Qui accomplit sa volonté en est éclairé. Craindre le Seigneur, dans la langue des psaumes, c’est être attaché à Dieu de toutes les fibres de son être, s’appuyer sur lui quoi qu’il arrive, c’est avoir le cœur confiant, ce qui permet, précisément, de vivre sans peur. J’examine comment je peux vivre cette « crainte de Dieu. »

Je relis le psaume en entier. Je peux aussi l’écouter.

Maintenant, je m’adresse au Seigneur, lui présentant mes fidélités / mes infidélités à son alliance.

Et je termine en disant à ce Dieu Père « tendresse et pitié » : Notre Père…

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier le psaume 105

Je me dispose à la prière, cherchant un endroit frais, favorable au repos dans le Seigneur. Je fais silence en moi pour rejoindre la parole du psalmiste, proclamée aujourd’hui dans l’Église universelle. Je demande la grâce de la louange et de l’action ce grâce.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume, lentement et je m’arrête sur le verset, l’expression qui me rejoint le plus, aujourd’hui.

Rendez grâce au Seigneur : il est bon !

Rendez grâce au Seigneur : il est bon !
Éternel est son amour !
Qui dira les hauts faits du Seigneur,
qui célébrera ses louanges ?

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Toi qui le sauves, visite-moi :
que je voie le bonheur de tes élus ;
que j’aie part à la joie de ton peuple,
à la fierté de ton héritage.

Le Psaume commence en faisant appel à une communauté, présente par le « vous » (« Rendez-grâce »), ou par des formulations générales. (« Qui dira… » ; « Heureux qui… »). Nous prenons conscience que notre prière personnelle s’inscrit toujours dans la prière du peuple des croyants.

.  Je considère cette unité, cette fraternité dans la prière qui rassemble les communautés, proches et lointaines. Je considère mon appartenance au Peuple de Dieu, par-delà le temps et l’espace.

Puis le psalmiste prend la parole en son nom propre, formule des demandes. (« Souviens-toi de moi » ; « visite-moi » ; « que je voie » ; « que j’ai part »). J’examine, comment, au sein d’une multitude, j’ai une relation personnelle au Seigneur.

Je m’arrête à la foi du psalmiste, sûr de la bienveillance du Seigneur qui appelle au bonheur et veut notre joie.

Quels mouvements ces termes provoquent-ils en moi ? Au creux de la démarche jubilaire qui nous invite à nous faire pèlerins d’Espérance, éprouvons-nous une « espérance qui ne déçoit pas » et en témoignons-nous ?

Je relis le psaume, en intériorisant la louange du psalmiste et ses demandes.

Je prends maintenant le temps d’un colloque avec le Seigneur. Je lui présente ce qui fait, aujourd’hui, mon bonheur et ma joie, ou, peut-être, ce qui m’éloigne de ce bonheur et de cette joie.

Je lui confie ceux qui, dans mon entourage, connaissent des épreuves. Je prie aussi aux intentions du monde où la folie des hommes éloigne les perspectives de bonheur.

           

            Je termine en disant Notre Père. Au nom du Père, du Fils ou du Saint Esprit.

Psaume  110  

Illustration logarithmique de l’univers observable
Paolo Carlos Budassi

Je me mets à l’écart pour être à l’écoute du Seigneur.

Je lis une première fois puis relis le psaume du jour.

Quels mots ont du goût pour moi ? Je m’y arrête.

Murillo 1617-1682 – Séville

Je contemple Jésus, le Juste par excellence, et ses œuvres, telles qu’elles sont rapportées dans l’Evangile. Je fais mémoire de ses gestes de tendresse, de compassion, de salut. Quelle action retient particulièrement mon attention ?

J’en rends grâce et loue le Seigneur pour cela.

Je regarde ce qui fait ma vie et la vie des femmes et des hommes autour de moi. Qu’est-ce que je vois qui me porte à l’action de grâces et la louange ? Qu’est-ce qui me parle de la présence de Dieu et de son action dans le monde d’aujourd’hui ?

J’en rends grâces. Avec quels mots, pourrais-je rendre gloire au Seigneur ?

Je termine ma prière en écoutant le chant : « Ad majorem Dei gloriam » : Pour la plus grande gloire de Dieu !