Psaume 1

Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur

Le grand livre de prière qu’est le Psautier, au cœur de la Bible, s’ouvre par une méditation sur la vie de l’homme. Il décrit le bonheur de ceux qui marchent à la suite du Christ.

Je m’installe confortablement et je me mets en présence du Seigneur : Seigneur, donne-moi la grâce de te suivre et de me détourner de ce qui m ‘éloigne de toi. Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume lentement, en m’arrêtant sur les mots qui me touchent pour les laisser peu à peu m’imprégner.

 « Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)

 « Heureux est l’homme » : Je médite cette béatitude qui ouvre le psaume en contemplant les deux chemins opposés qui sont proposés : Celui des pêcheurs ( « méchants », « pêcheurs », « ceux qui ricanent », « ne pas « suivre », ni « siéger avec ») et celui des justes ( se plaire dans la loi du Seigneur et la murmurer.)

Je peux goûter les deux images :

* « Il est comme un arbre planté près d’un ruisseau » : cette comparaison avec l’arbre évoque la solidité, la fécondité, la stabilité et la croissance. Elle peut symboliser notre enracinement dans le Christ.

Quels sont les points d’ancrage dans ma vie sur lesquels je peux m’appuyer ?

* « ils sont comme la paille balayée par le vent ? » : cette comparaison avec la paille évoque la légèreté, ce qui est éphémère et ne porte pas de fruit.

Qu’est-ce qui manque de solidité dans ma vie ? De quels attachements superficiels puis-je demander au Seigneur de me libérer ?

Pour terminer , je peux prier le psaume en m’adressant au Seigneur sous forme de demande :Seigneur, que je me plaise dans ta loi, que je sois comme un arbre planté près d’un ruisseau, que je me tienne près de toi sur le chemin des justes, et que je cherche à te suivre.

Puis je dis le Notre Père.

Psaume 129

Près du Seigneur, est l’amour, près de lui, abonde le rachat. 

Je me mets en présence du Seigneur et fais silence en moi. Je demande la grâce d’être tout orienté(e) vers lui et de grandir en espérance. J’écoute le psaume chanté :

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

J’espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l’espère, et j’attends sa parole.

Mon âme attend le Seigneur
plus qu’un veilleur ne guette l’aurore.
Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,
attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

« Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur » : ce psaume est d’abord un cri vers le Seigneur !

Je reprends à mon compte les premiers versets du psaume.

A mon tour je m’adresse au Seigneur ; avec mes propres mots je  peux crier vers le Seigneur, lui lancer un appel.

De quoi ai-je besoin aujourd’hui ? Qu’est-ce qui me manque ou me désole ? Quelle situation difficile puis-je mettre sous le regard du Seigneur ? De quoi est-ce que je souhaite être libéré ?

Je m’adresse à Dieu en vérité et en toute confiance.

« J’espère le Seigneur de toute mon âme » : ce psaume est ensuite une attente dans l’espérance.

Je reprends les mots de la 2ème partie du psaume : j’espère –  j’attends – je guette comme un veilleur… Cette espérance est fondée sur l’assurance que Dieu viendra à mon secours car « oui, près du Seigneur, est l’amour ».

Je fais mémoire des moments où la présence de Dieu s’est manifestée pour moi. Je prends appui sur cela pour lui redire ma confiance.

La semaine missionnaire mondiale (du 12 au 19 octobre) nous invite à partager cette espérance ; en cette année jubilaire, sa devise  est « Missionnaires de l’espérance parmi les peuples ». 

Demandons au Christ la force, les mots, les gestes pour témoigner de cette espérance, et  reprenons pour cela,  la prière de la semaine missionnaire mondiale.

Ô Christ, notre Espérance,
en cette année de grâce jubilaire pour toute l’Église,
Tu nous appelles inlassablement
à nous mettre en chemin sur tes pas.
Rends-nous disponibles pour répondre à ton appel en tout lieu et toute circonstance.

Ô Christ, Consolateur,
Toi qui veilles sans cesse sur notre humanité
et ne souhaites oublier personne,
donne-nous un esprit de service et de compassion.

Que l’amour débordant de ton cœur nous rende proches
et attentionnés pour nos frères et sœurs, en particulier les
personnes isolées, blessées, fragilisées, les minorités ethniques
et nos frères chrétiens persécutés dans de nombreux pays.
Ô Christ, Source d’eau vive,
fais de nous des hommes et des femmes de prière
qui gardent allumée l’étincelle de l’espérance.
Donne-nous en particulier d’accueillir et d’accompagner
les catéchumènes dont la foi brûlante
est une bénédiction pour ton Église.

Ô Christ, Fils bien-aimé du Père,
que nos communautés chrétiennes puisent dans la grâce du Mystère Pascal et de tes Sacrements la force de l’Esprit Saint pour devenir à ta suite missionnaires de l’espérance parmi les peuples.
Amen

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 18

Je me dispose à rencontrer le Seigneur. Me tenant à l’écart, choisissant de me rendre disponible, je fais le calme en moi. Je suis attentif à ma respiration, percevant ce souffle dont le Créateur a animé l’homme, selon le livre de la Genèse. A travers mon souffle, je me sens habité par le don de la vie. Je demande la grâce de désirer écouter la Loi du Seigneur.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

         Je lis le psaume, lentement.

Je m’arrête sur quelques termes : loi, charte, précepte, commandement…Je laisse consonner ces mots en moi. Que m’évoquent-ils, spontanément ? Obligation, contrainte, interdit, règle…ou cadre sécurisant, protection de ma propre liberté, maîtrise féconde, orientation…

         Je me mets alors à l’écoute du regard du psalmiste sur la loi du Seigneur. Il la dit parfaite, sûre, droite, limpide, juste, équitable…Je médite aussi sur les fruits du Seigneur, pour moi : don de la vie, sagesse, joie, clarté du regard…

Puis je considère la fin du psaume, qui, cette fois fait appel à des images…je vois la beauté, l’éclat d’une masse d’or fin…je goûte la saveur du miel…je suis sensible à l’abondance associée aux décisions du Seigneur : masse d’or fin, miel qui coule des rayons…

         J’examine maintenant ma relation à la Loi du Seigneur. Que me demande-t-il ? Quel chemin sa Loi me trace-t-elle ? A quoi suis-je appelé par sa Loi ? Cette Loi du Seigneur suscite-t-elle en moi un élan ou, au contraire des résistances.

         Je relis le psaume, en entier. Je peux aussi l’écouter.

Dans un dialogue paisible avec le Seigneur, je me confie à Lui. Je lui demande de me redire sans cesse sa Loi, de me donner le goût de la suivre, de la faire partager.

         Je me joins à la prière de toute l’Église en disant « Notre Père… »

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Psaume 149

Le Seigneur aime son peuple

Le Psaume149 qui nous est donné aujourd’hui est un hymne de louange qui célèbre la victoire de Dieu et nous appelle à chanter et à danser pour l’honorer tout en soulignant l’importance de la justice divine.

Les versets suivants appellent à la louange en utilisant des instruments de musique comme le tambourin et la harpe. La louange de Dieu doit être joyeuse.

Israël est appelé à se réjouir en son créateur et célébrer son roi. Les fils de Sion sont encouragés à exprimer leur joie à travers la danse et la musique ce qui montre l’importance de la célébration communautaire dans la foi.

Ces versets mettent en avant la relation entre la louange et la justice. Dieu se réjouit de son peuple et leur donne la force pour exécuter le jugement sur les oppresseurs. Cela nous rappelle notre responsabilité de défendre les principes de justice dans le monde.

Le psaume évoque aussi que Dieu dans sa justice  prend plaisir à son peuple et glorifie le malheureux.

Ce psaume 149 est donc un puissant mélange de louange et de justice. Il nous  invite  à célébrer Dieu avec enthousiasme tout en restant conscients de notre rôle dans l’établissement de la justice divine. Il encourage une attitude de louange constante tant en public qu’en privé et souligne l’importance de la communauté dans l’adoration de Dieu. Ce psaume peut nous servir d’inspiration pour exprimer la joie et la reconnaissance dans notre  vie quotidienne de croyant ?

Psaume 110

Grandes sont les oeuvres du Seigneur

Je me dispose à la prière, choisissant le temps et le lieu qui me conviennent. Je décide de me rendre disponible au Seigneur, tout en partageant la parole du psaume qui a traversé les siècles, et qui rejoint, aujourd’hui, l’Église universelle et tant de communautés religieuses, à travers le monde. Je demande la grâce de percevoir la volonté du Seigneur.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Je lis, lentement le psaume.

D’abord, je médite quelques expressions du texte.

  • Je réponds à l’invitation du psalmiste à la louange.

– Je rendrai grâce au Seigneur dans l’assemblée. Je suis invité à la louange, en lien avec les autres chrétiens. Ma prière a toujours la dimension communautaire du Peuple de Dieu.

– A jamais se maintiendra sa louange. Je prends conscience que ma louange d’aujourd’hui s’inscrit dans la prière de toujours à toujours.

– Grandes sont ses œuvres / noblesse et beauté dans ses actions / de ses merveilles il a laissé un mémorial Je prends le temps de contempler les bienfaits du Seigneur au cœur de la vie de son peuple : justice, tendresse, pitié, sécurité, force, vivres, délivrance…

  • Je m’arrête sur l’alliance, proposée dès le début de l’histoire et promise à jamais. Gardant toujours mémoire de son alliance / son alliance est promulguée pour toujours.
  • La sagesse commence avec la crainte du Seigneur. Qui accomplit sa volonté en est éclairé. Craindre le Seigneur, dans la langue des psaumes, c’est être attaché à Dieu de toutes les fibres de son être, s’appuyer sur lui quoi qu’il arrive, c’est avoir le cœur confiant, ce qui permet, précisément, de vivre sans peur. J’examine comment je peux vivre cette « crainte de Dieu. »

Je relis le psaume en entier. Je peux aussi l’écouter.

Maintenant, je m’adresse au Seigneur, lui présentant mes fidélités / mes infidélités à son alliance.

Et je termine en disant à ce Dieu Père « tendresse et pitié » : Notre Père…

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Prier le psaume 105

Je me dispose à la prière, cherchant un endroit frais, favorable au repos dans le Seigneur. Je fais silence en moi pour rejoindre la parole du psalmiste, proclamée aujourd’hui dans l’Église universelle. Je demande la grâce de la louange et de l’action ce grâce.

            Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume, lentement et je m’arrête sur le verset, l’expression qui me rejoint le plus, aujourd’hui.

Rendez grâce au Seigneur : il est bon !

Rendez grâce au Seigneur : il est bon !
Éternel est son amour !
Qui dira les hauts faits du Seigneur,
qui célébrera ses louanges ?

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Toi qui le sauves, visite-moi :
que je voie le bonheur de tes élus ;
que j’aie part à la joie de ton peuple,
à la fierté de ton héritage.

Le Psaume commence en faisant appel à une communauté, présente par le « vous » (« Rendez-grâce »), ou par des formulations générales. (« Qui dira… » ; « Heureux qui… »). Nous prenons conscience que notre prière personnelle s’inscrit toujours dans la prière du peuple des croyants.

.  Je considère cette unité, cette fraternité dans la prière qui rassemble les communautés, proches et lointaines. Je considère mon appartenance au Peuple de Dieu, par-delà le temps et l’espace.

Puis le psalmiste prend la parole en son nom propre, formule des demandes. (« Souviens-toi de moi » ; « visite-moi » ; « que je voie » ; « que j’ai part »). J’examine, comment, au sein d’une multitude, j’ai une relation personnelle au Seigneur.

Je m’arrête à la foi du psalmiste, sûr de la bienveillance du Seigneur qui appelle au bonheur et veut notre joie.

Quels mouvements ces termes provoquent-ils en moi ? Au creux de la démarche jubilaire qui nous invite à nous faire pèlerins d’Espérance, éprouvons-nous une « espérance qui ne déçoit pas » et en témoignons-nous ?

Je relis le psaume, en intériorisant la louange du psalmiste et ses demandes.

Je prends maintenant le temps d’un colloque avec le Seigneur. Je lui présente ce qui fait, aujourd’hui, mon bonheur et ma joie, ou, peut-être, ce qui m’éloigne de ce bonheur et de cette joie.

Je lui confie ceux qui, dans mon entourage, connaissent des épreuves. Je prie aussi aux intentions du monde où la folie des hommes éloigne les perspectives de bonheur.

           

            Je termine en disant Notre Père. Au nom du Père, du Fils ou du Saint Esprit.

Psaume  110  

Illustration logarithmique de l’univers observable
Paolo Carlos Budassi

Je me mets à l’écart pour être à l’écoute du Seigneur.

Je lis une première fois puis relis le psaume du jour.

Quels mots ont du goût pour moi ? Je m’y arrête.

Murillo 1617-1682 – Séville

Je contemple Jésus, le Juste par excellence, et ses œuvres, telles qu’elles sont rapportées dans l’Evangile. Je fais mémoire de ses gestes de tendresse, de compassion, de salut. Quelle action retient particulièrement mon attention ?

J’en rends grâce et loue le Seigneur pour cela.

Je regarde ce qui fait ma vie et la vie des femmes et des hommes autour de moi. Qu’est-ce que je vois qui me porte à l’action de grâces et la louange ? Qu’est-ce qui me parle de la présence de Dieu et de son action dans le monde d’aujourd’hui ?

J’en rends grâces. Avec quels mots, pourrais-je rendre gloire au Seigneur ?

Je termine ma prière en écoutant le chant : « Ad majorem Dei gloriam » : Pour la plus grande gloire de Dieu !

Psaume 84

La gloire du Seigneur habitera notre terre

Je prends un temps à l’écart…

Je me prépare à rencontrer le Seigneur, en communion avec toute l’Eglise… Je peux faire mémoire de la foule des croyants qui ont prié avec ce psaume…

Je m’installe, respire profondément et trace sur moi le signe de la Croix…

Je peux demander une grâce au Seigneur…
 

Je lis le psaume lentement, une première fois.

Composé sans doute après le retour d’exil à Babylone, ce psaume balance entre espérance et attente, confiance et incertitude.

Les v 2-4 font mémoire du pardon de Dieu.

Les v 5-7 demandent la miséricorde divine

Les v 8-10 appellent à la confiance, à l’écoute de la Parole

Les v 11-14 disent le temps de l’espérance

Je relis le psaume en étant attentif.e aux mots, aux images utilisées, aux demandes exprimées. Je reste sur ce qui me parle, sans me soucier d’aller plus loin.
 

Le verbe « revenir » est employé cinq fois, dans des mouvements différents…

Le sujet de ce psaume est le pardon de Dieu… le Dieu juste condamne le péché, tout péché, mais le Dieu d’amour pardonne au pécheur…

Il nous rappelle l’importance de la mémoire des actions passées de Dieu pour nourrir notre foi en ses promesses futures…

Je peux faire mémoire de l’action de Dieu dans ma vie passée et présente, de son pardon, du don de sa grâce…

J’en parle à Jésus, comme un ami se confie à son ami…

Et je redis ma confiance au Père, dans la paix et la joie de l’Esprit Saint : « Notre Père… »

Psaume 95

Racontez à tous les peuples les merveilles du Seigneur !

Je prends un temps à l’écart, dans un cadre paisible…

Je laisse aller mes préoccupations et me mets en présence du Seigneur… Il m’attend…

Je lui demande la grâce de le contempler et de l’aimer…

En communion avec mes frères et sœurs chrétiens, je lis le psaume une première fois, puis le relis en étant attentif.ve au rythme des phrases, aux mots, aux images utilisées…

Ce psaume est un chant de louange et d’action de grâce. Il célèbre la grandeur de Dieu et invite toute la terre à louer et proclamer sa gloire.

Le mot « Seigneur » revient 11 fois. Les verbes sont en majorité à l’impératif :

« chantez…proclamez…bénissez…racontez…rendez…adorez…allez dire… »

Le psalmiste invite la terre entière (v 1) à louer Dieu sauveur (v 2), Dieu créateur (v5, 11-12), Dieu saint (v 9), Dieu d’Espérance (v 13).

Je relis le psaume, lentement, me laissant imprégner de la joie du psalmiste…

Cette joie, fruit de l’Esprit, me rejoint-elle dans ma vie ? transforme-t-elle mon quotidien ? est-elle source de force dans les difficultés ?

Ou au contraire, est-ce que me sens, aujourd’hui, loin de cette joie ? Pourquoi ?

De quelles situations puis-je faire mémoire ? A quoi cela m’invite-t-il ?

Je recueille ce qui monte en moi (action de grâce, supplication) et j’en parle à Jésus comme un ami parle à son ami…

Je relis le psaume en entier, et demande au Seigneur ce dont j’ai le plus besoin…

Et je termine en m’adressant à Notre Père…

Ro 15, 13 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint. »

Prier avec le Psaume 88 (89)

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

Je me mets à l’écart pour prendre un temps avec le Seigneur, pour me rendre disponible à l’écoute de sa Parole, qui me rejoint, aujourd’hui, à travers les mots d’un psaume que Jésus a prié. Je fais silence en moi, déposant mes préoccupations auprès du Seigneur et demande la grâce de la fidélité.

         Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je lis le psaume lentement, à haute voix si cela est possible, pour en faire une expression de louange.

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« J’ai trouvé David, mon serviteur,
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;
et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.

« Mon amour et ma fidélité sont avec lui,
mon nom accroît sa vigueur ;
Il me dira : “Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !” »

Je « rumine » le texte en étant attentif aux mots que le psalmiste répète :

  • L’amour.
  • La fidélité. (Sans fin, d’âge en âge, pour toujours, stable…)
  • La croissance. (Fortifiera, accroît).

Je m’arrête maintenant sur la fidélité (un mot qui a la même racine que foi). Est-ce que je fais, personnellement, l’expérience de la fidélité du Seigneur ? Puis-je faire mémoire d’événements, de situations où j’ai éprouvé cette fidélité ?

Je considère alors ma propre fidélité au Seigneur. Comment est-ce que je la vis ? Suis-je assidu dans ma relation au Seigneur ? Quels sont les moyens que j’utilise ? M’arrive-t-il de connaître des périodes de doute ?
 

J’examine l’évocation de David, dont descendra Jésus, mais qui ouvre aussi mon propre chemin de serviteur. Entre Dieu et son serviteur s’installe une fidélité réciproque : le serviteur reçoit sans cesse sa force du Seigneur,

et l’annonce fidèlement : « tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut. ». Et moi, comment est-ce que je ressens en moi la force du Seigneur ? Et moi, aujourd’hui, comment est-ce que j’annonce son amour ?

Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui rendre grâce de Sa fidélité, lui présenter, peut-être, mes propres infidélités. Je lui présente celles et ceux qui ont, aujourd’hui, besoin de Sa force.

Je relis le psaume.

Je termine en disant « Notre Père… »

Au nom de Père, du Fils et du Saint Esprit.