Alors que nous venons de vivre un moment fort, avec les Jeux Olympiques 2024 à Paris et que bientôt commenceront les jeux paralympiques, nous revenons sur ces évènements et en faisons le support de notre prière.
Nous entrons dans la prière en faisant le signe de croix et nous demandons au Seigneur d’ouvrir notre intelligence à sa présence.
Nous prenons le temps de nous remémorer ces Jeux, ce que nous en avons vu, ce que nous avons lu à ce sujet, ce que ces jeux ont provoqué, ont fait vivre….
Monument en face du siège du CIO à Lausanne
Nous pouvons aussi regarder le monument ci-dessus avec les anneaux olympiques.
Le sigle des 5 anneaux enlacés, représentant les 5 continents dit l’esprit des JO : rassembler l’humanité par le sport ; concourir certes mais dans le respect mutuel, dans le respect des règles. Les silhouettes qui élèvent ces anneaux peuvent évoquer la devise des JO : « Plus vite, plus haut, plus fort – ensemble » :
une invitation à donner le meilleur de soi-même et à vivre un dépassement. Cheminer vers ses limites et tendre vers l’excellence ; s’élever en gardant ce principe repris à son compte par le baron Pierre de Coubertin: « L’essentiel n’est pas de gagner mais de participer ». Une invitation à progresser et à vivre un moment de solidarité et de fraternité.
Après avoir contemplé ce qui s’est vécu à travers cet évènement, je prends conscience de ce que cela a provoqué en moi.
Quel moment m’a donné de la joie ? Qu’est ce qui m’a questionné ? Qu’est-ce qui m’a donné de l’élan ?…
J’en parle au Seigneur :
Je rends grâces à Dieu
pour les performances des athlètes, pour leur courage, leur ténacité… Pour l’esprit d’équipe… Pour les nombreux bénévoles au service… Pour l’enthousiasme partagé des spectateurs… Pour l’unité et la confiance retrouvées dans notre pays… Pour les moments de fraternité…
Ce temps des Jeux que certains ont ressenti comme une parenthèse joyeuse d’unité, une respiration, ne va certes pas résoudre tous les problèmes aux quels sont confrontées nos sociétés. Notre prière peut devenir alors supplication pour notre monde.
Je me tourne vers le Christ en croix
Eglise de Loc Maria – Belle-île en mer
Je regarde le Christ élevé de terre, les bras grand-ouverts.
« Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes ? » (Jn 12, 32).
Je me laisse attirer par lui, qui seul est Sauveur. Je le prie pour le salut de l’humanité, le rassemblement de tous les peuples et pour qu’advienne un monde fraternel.
« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. » (Jn 14, 27).
J’accueille la paix du coeur que le Seigneur veut me donner et je le prie pour la paix. Je lui présente les conflits de par le monde, mais aussi ceux qui me touchent plus particulièrement. Je lui demande d’être acteur de cette paix.
« Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi » (Jn17, 21).
Je rends grâce pour tous les chemins d’unité, pour le sport qui a permis cet enthousiasme partagé. Je le prie pour l’unité dans nos familles, l’unité dans notre Eglise, l’unité des chrétiens, l’unité du genre humain…
De par sa topographie, son histoire millénaire et son sanctuaire, la colline demeure un haut-lieu de la ferveur, de la spiritualité et du tourisme en Lorraine
De par sa topographie, son histoire millénaire et son sanctuaire, la colline demeure un haut-lieu de la ferveur, de la spiritualité et du tourisme en Lorraine.
En 1873 Notre Dame de Sion reçoit le privilège du couronnement. Une toursurmontée de la statue monumentale de Marie Immaculée est élevée.
Devenue basilique en 1933, lieu de pèlerinage à la Vierge Marie,Notre-Dame de Sion est toujours un important sanctuaire du Diocèse de Nancy-Toul.
Il existe de nombreux sanctuaires mariaux en France…
Jeudi 15 Août, tous célèbreront l’Assomption de la Vierge Marie…
Je m’installe confortablement à l’écart, loin des distractions.Je fais silence en moi, et me dispose à contempler la Vierge Marie…Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc(Lc 1, 39-56)
En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Marie dit alors :« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
Je lis l’évangile « comme si c’était la première fois »…Marie vient de recevoir l’ange Gabriel… Aussitôt, elle se met en route…Je la regarde… en chemin… sa rencontre avec Elisabeth… j’écoute les paroles échangées…Je me laisse « imprégner » de ce récit, comme si j’étais présent.e… Je contemple Marie…Puis je relis l’évangile…
Le Père Jean-Luc Fabre s.j. nous propose une méditation de ce passage :
» (…) nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, ce moment unique où Marie rejoint au ciel son Fils, le Mystère de Dieu le Père, dans le souffle de l’Esprit. C’est elle qui vit ce passage, promesse pour nos propres passages. Et, en ce passage, des traits de son existence nous sont donnés pour éclairer notre propre chemin de vie.
Je vous propose de contempler la manière dont Marie a été femme d’action. Oui Marie est aussi une femme active, par ailleurs, elle est également contemplative, mais aussi elle est intercédante, et encore elle est libre, compatissante et bien d’autres dimensions… dimensions qui se tiennent à vrai dire toutes ensemble, unifiées par sa foi en son Créateur et Seigneur.
« Marie se mit en route » Marie vient de vivre une rencontre avec l’ange Gabriel, une rencontre qui a décidé de son orientation de vie. Elle a répondu « je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ». Elle se retrouve alors seule, l’ange la quitte. Et de là, elle se décide, en premier lieu, d’aller rendre visite à Elisabeth et de se mettre à son service pour les derniers mois de sa grossesse. Elle reçoit ce qui lui est dit et y répond simplement, en faisant ce qui lui semble bon et faisable à partir de la situation. Plus tard, cela sera Cana, où elle manifestera seulement à son fils le manque de vin.
Recevons de Marie (…) de savoir faire le petit pas concret qui se présente à chacun de nous. Nul besoin de faire de grandes choses, il suffit de poser le petit acte qui se présente à nous. Nous ouvrons ainsi à Dieu le moyen pour lui d’être un peu plus présent aux hommes.
« Marie dit alors » Marie en rencontrant Elisabeth dit ce qu’elle ressent, elle va chanter le Magnificat, un grand chant de louange concernant le projet de Dieu pour tous les hommes, à partir de ce qu’elle reçoit elle : « Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse ». De la même manière, à Jésus adolescent qui les a abandonnés, elle et son père, à Jérusalem, elle dira son désarroi.
Recevons de Marie la capacité de dire ce qui nous arrive, de dire les faits, d’exprimer ce que nous ressentons, de formuler ce qui compte pour nous, de proposer le petit pas qui nous semble souhaitable à faire ensemble avec l’autre. Nous ouvrons ainsi à Dieu le moyen pour lui d’être un peu plus présent aux hommes.
« Puis Marie s’en retourna chez elle ». Marie ne s’appesantit pas dans sa mission. Une fois la naissance de Jean Baptiste survenue, elle retourne chez elle, à Nazareth, elle se remet dans l’axe de son appel. Elle laisse Dieu agir, elle ne veut pas retenir l’instant, elle le reçoit pleinement, puis le laisse partir tel qu’il a été vécu, sans regret mais avec confiance. C’est Dieu qui, à travers toutes ses créatures, donne au fruit de pousser. Marie ne cesse d’être au service du Seigneur, en ce qu’elle initie, en ce qu’elle dit, en ce qu’elle laisse… Lorsque les disciples seront sans leur Maître après la mort et la résurrection, elle sera là au milieu d’eux pour prier, les porter dans la prière, puis elle s’effacera.
Recevons de Marie la capacité de lâcher prise (…). Nous faisons ce qui nous semble possible, et puis nous laissons le Seigneur agir, nous lui confions les autres, nous les lui remettons. Nous retournons dans le silence de notre relation profonde au Seigneur, nous existons dans cette relation, pas dans l’activisme. Nous nous effaçons, nous ne faisons pas écran. Nous ouvrons ainsi à Dieu le moyen pour lui d’être un peu plus présent aux hommes.
La Vierge Marie, dans son existence, nous manifeste et nous enseigne une bonne manière d’agir selon le cœur et le projet de Dieu. Nous lui en rendons grâce et nous lui demandons pour chacun de nous son aide ! »
Père Jean-Luc Fabre
Je laisse monter en moi ce qui m’habite… et j’en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…Je peux aussi me confier à Marie, mère de Jésus et notre Mère…
L’été est l’occasion de diverses brocantes, et autres bric-à-brac…Occasion de méditer sur la nécessité, peut-être, de faire un peu le vide, dans notre maison, dans notre intériorité, aussi.
Je trace sur moi le signe de croix, et peux dès l’ouverture de ma prière, m’adresser au Père qui donne vie, au Fils qui prend corps en moi, et au Saint Esprit qui nous tient en relation. J’évoque ainsi la croix du Seigneur, qui a consenti à tout quitter, à tout donner. Je demande au Seigneur la grâce de me désencombrer.
Jetant un coup d’œil sur ce stand d’une brocante estivale, je peux prendre le temps d’une visite imaginaire de ma cave, mon grenier, mes placards…Qu’est-ce que j’y ai remisé ? Que me rappellent ces objets divers, mis de côté, et pourtant conservés ?
De quels attachements sont-ils le signe ? Que serais-je prêt à abandonner ? S’ils portent trace d’un moment de la vie passée, ont-ils encore un sens pour le présent ? Sont-ils utiles pour rester ouverts à l’avenir ?
Je me mets maintenant à l’écoute de l’envoi par le Seigneur de ses apôtres. « N’emportez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent. » (Luc, 9, 3). Une invitation, donc, à s’alléger pour se tenir en mouvement, à ne pas s’encombrer pour être, prioritairement, disponible à la rencontre.
Comment, aujourd’hui, est-ce que j’entends cet appel du Seigneur ? Suis-je prêt à une telle exigence ? Quelles résistances est-ce que je sens en moi ?
La propension à garder, à conserver, peut être due, aussi, au souci du lendemain, à une forme de prudence, de précaution…
L’évangile nous invite pourtant à la confiance. « Voyez les corbeaux : ils ne font ni semailles, ni moissons, ils n’ont ni greniers ni magasins, et Dieu les nourrit. Vous valez tellement plus que les oiseaux. (…) Voyez les lis : ils ne filent pas, ils ne tissent pas.
Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’eux. Si Dieu habille ainsi l’herbe dans les champs, elle qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, il fera tellement plus pour vous, hommes de peu de foi. » (Luc, 12, 24 et 27-28).
Que me suggère cette parole du Seigneur ? Suis-je prêt à une telle confiance ?
Je ne suis sans doute pas seulement encombré d’objets. Je peux, intérieurement, être habité de souvenirs, de sentiments, de mouvements qui peuvent me peser et nuire à ma disponibilité.
Je prends le temps de les percevoir, de les nommer, pour les confier au Seigneur.
Je m’adresse maintenant au Seigneur, comme un ami parle à un ami. Je peux lui demander de me libérer de ce qui m’encombre, de ce qui peut me détourner de l’écoute de sa Parole, de ce qui peut m’asservir.
Je termine ma prière en disant le Notre Père. Je peux m’arrêter sur le verset : « donne-nous notre pain de ce jour » …la demande de ce qui m’est simplement nécessaire, aujourd’hui. Je fais le signe de croix.
Ce psaume est un psaume de reconnaissance. C’est la prière que quelqu’un qui a été dans une situation périlleuse et s’est tourné vers le Seigneur. Le Seigneur l’a délivré, il lui rend grâces et invite à faire de même.
Je me mets en présence du Seigneur et j’écoute ce psaume.
Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres. Je me glorifierai dans le Seigneur : que les pauvres m’entendent et soient en fête !
Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom. Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses.
L’ange du Seigneur campe alentour pour libérer ceux qui le craignent. Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! Heureux qui trouve en lui son refuge !
Saints du Seigneur, adorez-le : rien ne manque à ceux qui le craignent. Des riches ont tout perdu, ils ont faim ; qui cherche le Seigneur ne manquera d’aucun bien.
Reprenant les mots du psalmiste, je peux faire un retour sur ma propre histoire.
« Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. »
« Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses. »
Il y a des moments où je me sens pauvre et vulnérable ; des moments d’angoisse. Je mets des mots sur ce qui me fait peur ? Qu’est-ce que je ressens comme un manque ?
« Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre ».
Est-ce que j’en parle au Seigneur ? Est-ce que je crie vers lui ? Ai-je le sentiment d’avoir été entendu ? D’avoir été « délivré de mes frayeurs », « sauvé de mes angoisses », « libéré », comblé comme « ceux qui craignent » le Seigneur » ?
J’entends maintenant l’invitation du psalmiste à dire ma reconnaissance au Seigneur.
« Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! » Bénir, louer, glorifier, magnifier, exalter, adorer… des attitudes vis-à-vis de Dieu, des actions qui disent la gratitude d’avoir vu et goûté la bonté du Seigneur. Des verbes à l’impératif et au pluriel.
Comment, à mon tour, puis-je rendre grâce ? Je m’adresse au Seigneur par un geste, par une prière, par un chant pour lui dire merci du fond du cœur. Et si je ne peux pas entrer dans la louange, je lui demande son aide.
« Que ma bouche chante ta louange ! » Je termine en rejoignant d’autres par le chant :
Je me place devant la façade occidentale de la cathédrale qui offre 5 portails. Le portail central, le plus imposant, offre un magnifique tympan, celui du Jugement dernier. Evocation à trois niveaux :
le 1er niveau évoque la résurrection des morts qui sortent de leurs tombeaux ; le niveau intermédiaire, l’archange st Michel pesant les âmes et faisant le tri et le 3ème le Christ- juge, les bras ouverts, entourés des anges portant les instruments de la Passion. Au-dessus, une nombreuse assemblée est installée dans les six cordons de voussures, formant tout une cour céleste.
Je m’approche pour entrer et m’arrête devant la statue du Christ qui se tient au trumeau du portail, (restaurée par Théophile Caudron au XIX ème siècle).
Je fais silence et contemple cette sculpture.
Je regarde son emplacement. Il se tient debout entre les deux portes. Le Christ m’accueille alors que je vais franchir le seuil.
« Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. » (Jean 10,9)
Je considère cette parole. Jésus est le chemin qui nous mène à la plénitude auprès du Père ; nous ne pouvons l’atteindre sans passer par Lui. Je m’interroge sur la place qu’a le Christ dans ma foi, dans ma prière.
Je regarde son attitude. Il est debout, bien droit entre ciel et terre. Au-dessus de lui des anges, tenant des encensoirs chantent sa gloire. A ses pieds, des animaux, gueule menaçante, pieds difformes, chimères qui figurent le mal, qu’il écrase ou domine. Il porte une auréole crucifère.
C’est bien Jésus le Christ, celui qui a partagé notre humanité, qui est mort sur la croix et qui est ressuscité. « Le premier-né d’entre les morts » (Col 1,18).
« En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’Homme » (Jean 1,51)
Cette parole adressée à Nathanaël se réalise. Par lui, avec lui et en lui les portes du ciel nous sont ouvertes.
Je considère le cœur de la foi chrétienne : Christ est ressuscité et nous attendons sa venue dans la gloire. « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. » (Rm 8,11)
Comment est-ce que je reçois cette espérance chrétienne ? Comment je témoigne de la joie d’être sauvé en Christ ?
Je regarde ses gestes. De sa main droite, le Christ fait un geste de bénédiction. Bénir signifie « dire du bien ». Je regarde ce Christ qui manifeste l’amour du Père.
Je peux faire mémoire de la vie de Jésus à travers les scènes de l’Evangile : Jésus donne à voir cet amour de Dieu pour tout homme. Quels passages me reviennent ?
Dans l’autre main, Jésus tient un livre, comme une invitation à se référer à la Parole de Dieu. Christ est lui-même « Parole de Dieu ». « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. » (Jn 1,14)
Est-ce que je prends le temps de contempler le Christ dans l’Evangile ? «… celui qui me voit, voit Celui qui m’a envoyé » (Jn 12, 45) : qu’est-ce cette contemplation me révèle de Dieu ?
Pour terminer ce temps de méditation, je m’adresse au Christ et laisse monter les mots qui me viennent. Action de grâces pour ce qu’il est, pour ce que j’aime en Lui et qui m’attire. Désir de lui ressembler. Je peux reprendre le 1 er couplet du chant « Visages de Dieu » :
Visage du Père de tendresse, Christ aujourd’hui, tu dis Dieu par ta vie ; En toi son amour se manifeste, Nous communions à la source infinie. R/ Sur nos fronts, sur nos mains, dans nos cœurs, Viens graver ton image, Seigneur : Nous serons visages de Dieu, Visages de Dieu !
Je peux aussi m’adresser au Père, lui rendre grâces pour nous avoir donné son Fils, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Et le louer en reprenant ce refrain de Taizé :
Laudate Dominum, Laudate Dominum, Omnes gentes, alleluia (bis)
L’été nous invite à faire une pause pour se connecter à l’essentiel et se ressourcer spirituellement. Le temps des vacances offre en effet souvent du repos, du silence et du temps disponible pour faire une place au Seigneur au cœur d’un temps « à part ».
Dans la Bible, il est souvent question de repos, qui est même un devoir « Le 7ème jour sera un jour de repos complet » ( Exode 31,15). Dans Marc 6, 31 Jésus invite ses disciples au repos (« Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. »)
Prions avec Mgr Marcel Perrier « Reposez-vous un peu, posez-vous à nouveau un peu devant Dieu » :
Je me mets en présence du Seigneur en faisant silence en moi et en lui demandant la grâce de tourner mon regard vers Lui, qui est Créateur de toutes choses et de qui nous recevons la vie.
Je lis lentement la prière en m’arrêtant sur les mots qui me touchent et en les méditant.
Jésus, Tu nous dis : '' Venez à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu.''
Ouf ! Quelle joie ! Notre guide, notre premier maître de cordée, nous invite au repos... Le travail est de plus en plus technique. Les engagements sont de plus en plus prenants. Nos agendas sont de plus en plus chargés. Notre idéal est de plus en plus pressant : il vaudrait mieux, il faudrait, il faudra bien... Ouf ! Tu nous invites au repos !
Se re-poser devant soi-même : que deviens-tu ? Que veux-tu ? Que peux-tu ? Que décides-tu ?
Nous re-poser devant la nature, premier livre que Tu as écrit avec le Père et le Saint Esprit. Par la nature, Tu nous dis tant de choses sur la vie et les saisons, sur la sève et les floraisons, sur le soleil et les mûrissements, sur le temps des labours et le temps des moissons...
Nous re-poser devant les autres. Où en sont nos relations ? Où en est notre dialogue ? Qu'est devenue notre joie d'être ensemble ?
Nous re-poser devant Toi, nous re-poser devant Toi, le guide, le premier de cordée, le premier des ressuscités...
Merci pour ce repos qui est consolation. Merci pour ce repos qui renouvelle notre espérance. Nous T'écoutons nous redire : '' Il en est du Règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson.''
Dieu créateur, Dieu re-créateur, sois loué pour ce temps de repos, pour ce temps de tourisme et de loisirs. Aide-nous à devenir tout neufs devant Toi pour mieux servir ton oeuvre de Création.
Voici quelques suggestions de points à partir des 4 axes de cette prière :
● Se reposer devant soi : Je peux me retrouver moi-même en faisant mémoire de l’année scolaire ou des mois écoulés ( joies, difficultés, souvenirs…)
Est-ce que j’ai ressenti la présence du Seigneur pendant ces moments et si oui, comment ?
● Se reposer devant la nature : Je me remémore des instants où en contemplant la nature, je me suis senti relié à la vie.
Jepeux rendre grâce au Seigneur pour la Création.
● Se reposer devant les autres : Je pense aux personnes que je vais rencontrer pendant cette période estivale ( famille, amis, nouvelles rencontres…)
Je confie au Seigneur mon désir de vivre avec elles d’authentiques moments de fraternité.
Se reposer devant Dieu : Je goûte pleinement la joie de vivre ce moment de cœur à cœur avec le Seigneur
et je lui demande la grâce de ressentir sa présence aimante et miséricordieuse tout au long de ces jours de repos.
Je laisse monter ce qui me vient dans la prière et je l’exprime au Seigneur.
Je termine par la prière du Notre-Père ou une autre prière que je connais.
Dans ces moments de tension vécus dans notre pays, prenons le temps de la prière pour la PAIX ! Le pape François nous y invite ainsi, dans un texte pour une veillée de prière :
« Notre Foi chrétienne nous pousse à regarder la Croix. Comme je voudrais que pendant un moment tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté regardent la Croix ! On peut y lire la réponse de Dieu : là, à la violence on ne répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le langage de la mort.
Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de la paix. Je voudrais demander au Seigneur, ce soir, que nous, chrétiens, frères des autres Religions, chaque homme et chaque femme de bonne volonté crient avec force : la violence et la guerre ne sont jamais la voie de la paix ! »
Et avec lui, mettons nos pas dans ceux de st François d’Assise.
Nous nous tournons vers le Seigneur qui est présent et lui demandons son Esprit saint.
Tempera et or sur bois – artiste inconnu du XII ème siècle – Chapelle st Damien d’Assise
Regarder la croix
Je contemple le Crucifié, Jésus victime de la violence des hommes.
Je fais mémoire de sa Passion ; l’hostilité et l’abandon qu’il affronte ; son injuste condamnation ; je regarde ses mains et ses pieds, son sang versé. Sa vie, nul ne la prend mais c’est Lui qui la donne.
Je contemple le Christ ressuscité, son visage grave mais paisible ; ses bras sont grand-ouverts, comme pour rassembler l’humanité.
Jésus qui, avant de remettre son esprit entre les mains du Père, prie ainsi : « Père, pardonne car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34) est victorieux de la mort. Il montre un chemin de vie qui est confiance en Dieu, amour et pardon.
Je rends grâcepour la paix promise : « J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit c’est la paix pour son peuple et ses fidèles » Ps 84
Je demande la grâce de vivre de cette paix que le Christ donne : « La paix soit avec vous » (Lc 24,36)
Reliquaire de saint François d’Assise- Louvre
Regarder François, artisan de paix
« Fratelli tutti » (Tous frères), écrivait saint François d’Assise, en s’adressant à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût d’Evangile… saint François, qui se sentait frère du soleil, de la mer et du vent, se savait encore davantage uni à ceux qui étaient de sa propre chair…
Dans ce monde parsemé de tours de guet et de murs de protection, les villes étaient déchirées par des guerres sanglantes… Là François a reçu la vraie paix intérieure, s’est libéré de tout désir de suprématie sur les autres, s’est fait l’un des derniers et a cherché à vivre en harmonie avec tout le monde. » (cf Lettre encyclique « Fratelli tutti » 2020 n° 1-2-4)
Je me laisse enseigner par la vie de st François. Dans le contexte qui est le mien, comment cela peut-il m’éclairer, m’interpeler dans ce que j’ai à vivre ?
Par son intercession, je demande au Seigneur d’être, là où je suis, un artisan de paix et de faire mienne sa prière
« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, Là où est la haine, que je mette l’amour. Là où est l’offense, que je mette le pardon. Là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la joie. O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (8, 18-22)
En ce temps-là, Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive. Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ;mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. Un autre de ses disciples lui dit :« Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Je me dispose à la prière, me retirant dans un endroit calme. Je dépose devant le Seigneur mes préoccupations, cherchant à faire silence en moi pour me rendre disponible à la Parole.
Je dis au Seigneur « me voici » et je lui demande la grâce d’être un disciple fidèle. Je trace sur moi le signe de croix.
Je lis le texte, à haute voix si je peux, sans me laisser troubler par la fin de cet évangile que je peux trouver dur.
Je lis le texte, à haute voix si je peux, sans me laisser troubler par la fin de cet évangile que je peux trouver dur.
Je lis le texte, à haute voix si je peux, sans me laisser troubler par la fin de cet évangile que je peux trouver dur.
… Je médite sur ce qui, pour moi, peut-être « l’autre rive ». L’inconnu m’attire-t-il ? Est-ce que je le perçois, au contraire, comme un risque ? Aller vers l’inconnu suscite-t-il en moi des résistances ?
Je prends maintenant le temps d’appréhender l’attitude des deux interlocuteurs, et les réponses de Jésus.
Le scribe, très sûr de lui va s’affronter à la mise en garde de Jésus. Celui-ci insiste sur l’inconfort qui, peut-être, sera imposé au disciple. Se mettre à la suite de Jésus n’est pas de tout repos ! La sécurité n’est pas garantie ! Une autre façon d’appeler à la remise en cause de ses habitudes, à consentir à l’imprévu, à l’inattendu.
Et moi, y suis-je prêt ? Puis-je faire mémoire d’expériences qui ont pu me déstabiliser ? Ou, au contraire, d’événements, de rencontres qui m’ont ouvert à de nouveaux possibles ?
L’autre disciple pose une demande bien compréhensible, celle d’organiser les funérailles de son père, fidèlement au commandement : « honore ton père et ta mère, afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu. » (Ex, 20, 12). La réponse du Christ peut être difficile à entendre.
Entendons, surtout, que l’appel du Christ à devenir disciple veut d’abord ouvrir à la vie. D’une façon peut-être un peu brutale, Jésus invite à bien réfléchir aux priorités que nous nous donnons. Et moi, que puis-je dire des priorités qui sont les miennes ? Quelle place est-ce que je donne au Christ dans ma vie ?
Après avoir relu cet évangile, je m’adresse au Seigneur comme un ami parle à un ami. Humblement, je lui présente mon chemin de disciple, avec ses joies et ses difficultés. Je peux lui confier l’été qui s’ouvre. Comment, dans mon légitime désir de repos, vais-je donner place au Christ ? Peut-être cet été va-t-il m’entrainer vers « d’autres rives ». Je confie ces aventures au Seigneur.
Je dis maintenant le Notre Père, la prière que Jésus a laissée à des disciples. En le priant, je rends grâce pour la présence constante du Christ à mes côtés, dans mon chemin de disciple.
Pour la gloire de ton nom,Seigneur, délivre-nous !
Je choisis un endroit calme et confortable, un lieu où je ne serais pas parasité(e) par des sollicitations extérieures. Je dépose tout ce qui m’encombre …
Je fais silence en moi, je me tourne vers le Seigneur et me dispose à Le rencontrer avec tout ce que je suis.
Je fais mon signe de croix.
Dieu, les païens ont envahi ton domaine ; ils ont souillé ton temple sacré et mis Jérusalem en ruines.
Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs en pâture aux rapaces du ciel et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre.
Ils ont versé le sang comme l’eau aux alentours de Jérusalem : les morts restaient sans sépulture.
Nous sommes la risée des voisins, la fable et le jouet de l’entourage. Combien de temps, Seigneur, durera ta colère et brûlera le feu de ta jalousie ?
Dieu semble avoir abandonné son peuple, livré à la violence des ennemis.Asaph crie vers Le Seigneur « combien de temps Seigneur va durer cette souffrance ? »
Je peux faire mien ce cri ! Dire au Seigneur ce que je vis, ce que je ressens….
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres : que nous vienne bientôt ta tendresse, car nous sommes à bout de force !
Aide-nous, Dieu notre Sauveur, pour la gloire de ton nom ! Délivre-nous, efface nos fautes, pour la cause de ton nom !
Après ce cri de désespoir, vient la certitude que Dieu n’abandonne jamais son peuple. Il nous redonne force et courage, Son Alliance est pour toujours !
Je me tourne à mon tour vers LUI, confiant (e). Sa tendresse envers moi ne se tarit pas. Peu importe les fois où je me suis détourné (e) de LUI, aujourd’hui je Lui ouvre mon cœur, je LUI dis mon désir de vivre avec LUI.
Comme pour chaque temps de prière, avant de prier, je décide d’un moment, d’une durée, un lieu. Je me dispose devant le Seigneur, en prenant conscience de sa présence à mes côtés. Je lui dis ce qui me tient à coeur.
Je vais prier avec un morceau de musique. L’andante de la sonate pour piano n° 21 de Franz Schubert.
Dans ce monde agité, violent et bruyant je me pose et laisse la musique pénétrer en moi, m’habiter. Je laisse le temps ralentir et me retire un peu du bruit de ce monde.
J’écoute le morceau en entier. Même si je le connais bien, je l’écoute comme pour la première fois et me laisse saisir par des sonorités nouvelles.
Je vais à la rencontre de la beauté, je la contemple intérieurement et me laisse transporter. Elle est discrète et elle est un appel à habiter le monde autrement. Elle révèle en nous une capacité à nous rendre disponible au monde. (cf L. Devillairs « la splendeur du monde ») « Elle poursuit son chemin sans faiblir au milieu du chaos,pour « redresser le courage, rassembler les séparés, pacifier sans meurtrir » (Ph. Jacottet)
Puis, dans le silence, je fais mémoire de ce qui m’a touché.e: un son particulier, un rythme…je le laisse résonner en moi.
Je rends grâce pour la puissance de l’oeuvre d’art, pour la trace de l’humanité en l’Homme laissée par le compositeur, témoin de Dieu créateur. Et je partage au Seigneur ce qui m’habite.
J’écoute une deuxième fois cet andante de Schubert, en communiant à ce qui s’offre à moi, dans la simplicité de l’oeuvre..Elle pourrait être une mise à distance du monde, mais non elle ouvre à sa rencontre.Et grâce à ce rythme de vie ralenti, grâce au jeu de l’artiste, à l’équilibre de la composition,
je peux mettre de la distance avec moi-même et contempler le monde avec bienveillance, me libérer de notre volonté de maîtrise et me laisser habiter par la gratitude.. J’en demande la grâce au Seigneur.
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Turner
Comment je laisse Dieu faire du neuf dans ma vie ? Comment ma vie s’accorde-t-elle à la partition de Dieu ? Comment est-ce que je « trouve » Dieu dans cette vie qui m’entoure ?
Pour conclure ce temps de prière, je peux rendre grâce avec cet extrait du psaume 145
Alléluia ! Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! + Je veux louer le Seigneur tant que je vis, chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure.