Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre !
À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.
Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.
Je décide de prendre un temps avec le Seigneur, quelques minutes pour Dieu. Avant de relire le psaume qui redit la grandeur de l’homme, je prends le temps de m’arrêter sur moi-même, de m’émerveiller de toutes les fonctions de mon corps qui permettent sa vie…Je demande la grâce de prendre le temps de contempler la Création.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume, lentement.

Me remémorant le texte de la Création dans la Genèse, relu lors de la vigile pascale, j’imagine l’espace, les astres et leur immensité. Puis je considère les animaux domestiques, les animaux sauvages sur terre, dans le ciel et sur la mer. En ce printemps, je peux rendre grâce pour le dynamisme du renouveau de la nature…

Je considère maintenant l’être humain, je me considère dans ma petitesse, ma fragilité, ma finitude, face aux éléments…et j’entends en même temps les paroles du psalmiste qui dit l’homme « un peu moindre qu’un Dieu », objet des pensées et des préoccupations de Dieu puissant et infini
Est-ce que je me sens objet de la sollicitude du Seigneur ? Quels mouvements cela suscite-t-il en moi ?
J’entends maintenant le refrain du psaume, « Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom, par toute la terre ! ». Puis-je aujourd’hui m’exprimer aussi résolument quand l’indifférence religieuse progresse tant ? Mais, dès l’époque du psalmiste, les infidélités du peuple étaient déjà nombreuses…Ne faut-il pas plutôt entendre ce refrain comme un appel à annoncer la grandeur du Seigneur dans un environnement qui la reconnaît peu ?
J’examine cela.

La fin du psaume semble donner à l’homme un pouvoir sur la Création. « Tu l’établis sur l’œuvre de tes mains » …Plutôt que d’un pouvoir, il s’agit d’une responsabilité, quand la surexploitation de notre planète entraine aujourd’hui tant de dérèglements. Comment, à ma mesure, est-ce que j’exerce cette responsabilité ?
Je relis le psaume. Je peux aussi l’écouter :
Je m’adresse maintenant au Seigneur, lui parlant comme un ami parle à un ami. En ce temps de renouveau, où la résurrection nous invite à la vie, je lui confie la création.
Je termine en disant « Notre Père… »
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit…