Je me dispose à la prière, en faisant silence. Sans la forcer, je suis attentif à ma respiration. Je me présente au Seigneur. « Me voici ». Je demande la grâce d’être assidu à sa Parole et à l’Eucharistie.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Dans la cathédrale de St Malo, l’autel a été réalisé sur des dessins d’Arcabas, auxquels son fils Etienne a donné une forme sculptée. La table de l’autel est soutenue par les quatre symboles des quatre évangélistes. Une même production artistique représente la solidarité des deux tables de la Parole et de l’Eucharistie.
Les célébrations de la Semaine Sainte donnent une large place à la Parole. Les récits de la Passion, le dimanche des Rameaux, et le vendredi saint ; les nombreuses lectures de la vigile pascale…
C’est dans la tradition des Écritures que nous contemplons le Christ mort et ressuscité. Nous nous appuyons sur les récits évangéliques pour méditer les événements successifs, que la liturgie nous donne de revivre.
Je m’arrête un instant sur la place de la Parole dans ma vie chrétienne, dans ma vie spirituelle.
Les quatre évangélistes sont représentés, selon la tradition de l’Église, par le tétramorphe.
Matthieu est représenté par un homme ailé ; Marc est représenté par un lion ;
Luc est représenté par un taureau ; Jean est représenté par un aigle.
Je considère le don de quatre évangiles, des quatre évangélistes, témoignant de la même aventure spirituelle, de la même découverte du Christ, avec la spécificité de leur regard, l’enracinement dans leur communauté. Je considère cette délicatesse du Seigneur, nous proposant des voies complémentaires pour se mettre à Son écoute.
Que puis-je dire de ma relation aux divers évangélistes ? Suis plus à l’aise avec l’un, avec l’autre… ?

Les quatre évangélistes sont disposés aux « quatre coins » de l’autel, vers les quatre points cardinaux…La Parole destinée à être proclamée à toutes les nations.
J’examine la dimension universelle de l’Église.
Je prends maintenant le temps d’un cœur à cœur avec le Seigneur. Je rends grâce pour la force que me donne sa Parole. Je rends grâce pour Sa vie donnée à la croix,
et pour son invitation à partager son corps. « Heureux les invités au repas des noces de l’agneau ». Je peux lui confier tous ceux qui n’ont pas encore découvert Sa Parole et les sacrements.
Je termine en disant « Notre Père… »
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.



