Sur Dieu dont j’exalte la parole, sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur !Que peuvent sur moi des êtres de chair ?
Pitié, mon Dieu ! Des hommes s'acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s'acharnent, ils me guettent tout le jour ;
mais là-haut, une armée combat pour moi.
Le jour où j'ai peur,
je prends appui sur toi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des êtres de chair ?
Tout le jour, leurs paroles me blessent,
ils ne pensent qu'à me faire du mal ;
à l'affût, ils épient, ils surveillent mes pas ;
comme s'ils voulaient ma mort.
Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes ;
Le jour où j'appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
le Seigneur dont j'exalte la parole, *
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur ! *
Que peuvent sur moi des humains ?
Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t'offrirai des sacrifices d'action de grâce ;
car tu m'as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute,
pour que je marche à la face de Dieu
dans la lumière des vivants.

Les psaumes 56 à 60 constituent un ensemble où, par la voix de David, exilé et fugitif, les affligés expriment leur confiance en Dieu, leur refuge.
Le refrain des versets 5 et 12 divise le psaume en 3 strophes. La première expose la situation du persécuté et la confiance qu’il met en Dieu (v. 2 à 5),
développées dans la seconde strophe (v. 6 à 12). Le psaume se termine par une parole d’action de grâce (v. 13 et 14).
Je m’installe à l’écart… Je peux allumer une bougie… Je respire profondément, et tourne mon attention et mes pensées vers le Seigneur, en communion avec la foule des croyants qui ont prié ce psaume… Je peux lui demander une grâce en me présentant à Lui, tel.le que je suis aujourd’hui…Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
Je lis le psaume une première fois.
Je regarde sa structure, son rythme, et repère les mots ou expressions qui me touchent.
Puis je relis autant de fois que souhaité, doucement, cette supplication où le ton de la confiance l’emporte progressivement.
Peut-être suis-je dans la désolation, les difficultés…unissant mon appel à celui du psalmiste… Appel qui m’invite aussi à prendre appui sur le Seigneur, dans la confiance…
Le jour où j’ai peur, je prends appui sur toi. (v. 4) Sur Dieu, je prends appui : plus rien ne me fait peur (v. 5 ; v. 12) Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ; je le sais, Dieu est pour moi. (v. 10)
Et moi ? Quelles sont mes peurs ? Qu’en est-il de ma confiance en Dieu ?
Peut-être puis-je aussi penser à tous ceux qui peinent dans le monde…et intercéder pour eux…
Je laisse monter en moi ce que je souhaite confier au Seigneur…je Lui parle comme à un ami… je L’écoute…
Oraison
Nous le savons, Dieu Très-Haut, toi qui as recueilli les larmes de ton Christ et qui l’as fait marcher dans la lumière de Pâques, tu ne cesses de combattre pour ton Église. Délivre-nous de la peur de ce monde : que nous puissions exalter ta Parole et t’offrir le sacrifice d’action de grâce.
Dans l’espérance, en union avec toute l’Eglise, je m’adresse à Notre Père….Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.