Je me mets à l’écart pour un cœur à cœur avec le Seigneur et lui demande la grâce de l’unité.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Nous vivons cette semaine, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. A la demande de Rome, les prières et réflexions, en 2026, ont été préparées par l’église apostolique arménienne, en collaboration avec leurs frères et sœurs de l’église catholique et des églises évangéliques arméniennes. Les Arméniens ont un passé douloureux, marqué par plusieurs dominations
étrangères, par les terribles violences de 1915, par la dureté du régime soviétique. Mais ces épreuves ont fait naître dans le cœur de ce peuple un désir passionné d’unité. Jean-Paul II écrivit à juste titre dans Ut unum sint: « Ceux qui croient au Christ, unis sur la voie tracée par les martyrs, ne peuvent pas rester divisés ».
Quelques extraits du texte :
« L’unité est une mission divine qui, plus qu’un simple idéal, est au cœur de notre identité chrétienne. Elle représente l’essence de la vocation de l’Église, un appel à refléter l’unité harmonieuse de notre vie en Christ au milieu de notre diversité ».
« En prononçant le Credo, les fidèles déclarent leur foi en “l’Église une, sainte, catholique et apostolique”, et professent ainsi combien cette unité est le centre de leur vie spirituelle. Cet engagement en faveur de l’unité trouve sa pleine expression dans les célébrations eucharistiques de
l’Église, où la communauté ne prie pas seulement pour les chrétiens du monde entier et leurs chefs spirituels, mais aussi pour l’unité de l’Église elle-même. Chaque dimanche, lors de la liturgie, les fidèles s’étreignent les uns les autres et chantent “L’Église est devenue une” ».
Et le Pape Léon, dans la lettre qu’il consacre au credo de Nicée écrit : « Ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise ! Ainsi, dans un monde divisé et déchiré par nombre de conflits, l’unique Communauté chrétienne universelle peut être un signe de paix et un instrument de réconciliation, contribuant de manière décisive à un engagement mondial en faveur de la paix. »
Cette année, la semaine de l’unité appelle à méditer ce verset de l’épître aux Éphésiens : « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance » (Éphésiens 4,4)
Je prends le temps de lire attentivement ces différents textes et m’arrête sur une expression ou une autre…
Je peux, par l’imagination, faire mémoire de la diversité des cultes chrétiens : une église catholique, un temple protestant, une église orthodoxe…la liturgie catholique, le culte protestant, la liturgie orthodoxe…le prêtre, le pasteur, le pope…et je prie pour construire ensemble « l’unité harmonieuse de notre vie en Christ, au milieu de notre diversité. »
Je rends grâce pour ce qui nous unit : la Parole de Dieu, le credo, le Notre Père. Et je peux redire plusieurs fois, avec le Pape Léon : « ce qui nous unit est vraiment bien plus grand que ce qui nous divise. »
Je présente ensuite au Seigneur les divisions qui subsistent ou qui se créent. Les rivalités entre églises évangéliques et église catholique sur bien des continents, et notamment, en Amérique latine, les divisions entre patriarcats orthodoxes de Moscou, de Kiev, de Constantinople…et je demande à l’Esprit Saint de nous aider à trouver les voies de la réconciliation.

Nous méditons les paroles de Benoit XVI lors de la messe d’inauguration de son pontificat : « de l’image du pasteur et de celle du pêcheur émerge de manière très explicite l’appel à l’unité. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur » (Jn 10,16), dit Jésus à la fin du discours du bon pasteur. Le récit des 153 gros poissons se conclut avec la constatation joyeuse : « Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré » (Jn 21,11)
Hélas, Seigneur bien-aimé, aujourd’hui le filet s’est déchiré, aurions-nous envie de dire avec tristesse ! Mais non – nous ne devons pas être tristes ! Réjouissons-nous de ta promesse, qui ne déçoit pas, et faisons tout ce qui est possible pour parcourir la route vers l’unité que tu as promise. Faisons mémoire d’elle comme des mendiants dans notre prière au Seigneur : oui Seigneur, souviens-toi de ce que tu as promis. Fais que nous ne soyons qu’un seul Pasteur et qu’un seul troupeau ! Ne permets pas que ton filet se déchire et aide-nous à être des serviteurs de l’unité ! »
Nous terminons par la prière qui rassemble les fils d’un seul Père. Notre Père… Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.


