Prier avec un texte de saint Augustin

St Augustin par Philippe de Champaigne 17ème s

Je me mets en présence du Seigneur et lui demande la grâce de l’aimer davantage.

Je lis lentement ce passage qu’a écrit saint Augustin, pour parler de son expérience à la recherche de Dieu. Qu’est-ce qui rejoint ma propre expérience ?

Je relis pas à pas ce texte

« Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors »… « Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ; »

Souvent nous nous  lamentons  de l’absence de Dieu, de son silence. Et si c’était nous qui n’étions pas attentifs à Sa présence? Et si c’était nous qui vivions à la superficie des choses, qui nous nous laissions distraire, qui ne prenions pas le temps de l’écoute de Celui qui nous connait plus que nous-mêmes ?

Je fais mémoire des moments privilégiés où j’ai fait l’expérience de la proximité de Dieu. Je regarde aussi mes journées : qu’en est-il de ma vie intérieure ? Quelle place je donne à l’écoute de la Parole de Dieu ? A la prière ?

« sur la grâce des choses que tu as faites, je me ruais »… « elles me retenaient loin de toi, ces choses »

Les choses créées sont bonnes mais quelque fois nous nous y attachons  tellement que nous les considérons comme un dû et en oublions le donateur.

A la suite de saint Augustin, je peux me demander ce qui n’est pas à sa place dans ma vie. Ce à quoi j’attache trop d’importance ? Ce qui n’est pas au service de ma relation à Dieu mais qui au contraire me détourne de Lui ?

«  Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ; tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ; tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ; j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ; tu m’as touché et je brûle pour ta paix »»

Je regarde les mots employés par saint Augustin pour dire comment Dieu l’a rejoint ; c’est le langage des sens ; les 5 sens, l’ouïe, la vue, l’odorat, le goût et le toucher sont évoqués. Je regarde  ce que cet éveil des sens intérieurs a produit chez lui.

Ai-je moi-même vécu des moments où le Seigneur m’a touché, où mon cœur est devenu tout brûlant ? Quel élan, cela a suscité en moi ?

Je parle au Seigneur et le prie : une action de grâce pour sa présence ? Un pardon pour tout ce qui m’éloigne de Lui ? Une demande pour l’aimer davantage en réponse à son amour?

Je termine ce temps en reprenant le refrain de Taizé : « Dans nos obscurités, allume le feu qui ne s’éteint jamais »

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