Le psaume 144 est un psaume de louange ; nous pouvons l’entendre comme une réponse aux paroles du prophète Isaïe que propose la 1ère lecture de ce jour.
En ce temps de l’Avent, de nombreux textes tirés du prophète Isaïe. Le livre d’Isaïe, écrit à divers moments de l’histoire du peuple, est donc composé de plusieurs parties. Aujourd’hui, voici un extrait du 2nd Isaïe (ch. 40 à 55), livre écrit pendant l’exil du peuple d’Israël à Babylone au 6ème siècle av JC.

Je fais silence en moi et me tourne vers le Seigneur.
Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 41, 13-20)
C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite et qui te dis : « Ne crains pas, moi, je viens à ton aide. » Ne crains pas, Jacob, pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel. Je viens à ton aide – oracle du Seigneur ; ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël. J’ai fait de toi un traîneau à battre le grain, tout neuf, à double rang de pointes : tu vas briser les montagnes, les broyer ; tu réduiras les collines en menue paille ; tu les vanneras, un souffle les emportera, un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu mettras ta joie dans le Seigneur ; dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange.
Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, et il n’y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas. Sur les hauteurs dénudées je ferai jaillir des fleuves, et des sources au creux des vallées. Je changerai le désert en lac, et la terre aride en fontaines. Je planterai dans le désert le cèdre et l’acacia, le myrte et l’olivier ; je mettrai ensemble dans les terres incultes le cyprès, l’orme et le mélèze, afin que tous regardent et reconnaissent, afin qu’ils considèrent et comprennent que la main du Seigneur a fait cela, que le Saint d’Israël en est le créateur.
Je médite ce texte qui s’adresse d’abord aux contemporains d’Isaïe.
Le prophète fait parler le Seigneur. Après la chute de Jérusalem en 587 av. JC, le peuple d’Israël est déporté à Babylone ; il a tout perdu, sa terre, son roi et son Temple. Le Seigneur s’adresse alors à lui.
J’entends les mots de réconfort adressés à ce peuple en détresse : « ne crains pas » – « je viens à ton aide » – « ton rédempteur, c’est le Saint d’Israël »
Je médite cela.

Effectivement, le peuple d’Israël pourra revenir sur sa terre grâce à la victoire de Cyrus, roi de Perse, sur Nabuchodonosor.
Je relis une 2ème fois ce texte, en pensant à Jésus qui l’a prié et qui est venu l’accomplir.
Je laisse résonner les mots : « ton rédempteur, c’est le Saint d’ « Israël » – « dans le Saint d’Israël, tu trouveras ta louange » – « les pauvres et les malheureux… je ne les abandonnerai pas »
Comment ce texte me parle-t-il de Jésus-Christ ?
Nous nous apprêtons à fêter la naissance de Jésus ; qui est-il pour moi ? Est-il le rédempteur annoncé par le prophète ? Le Saint d’Israël ? L’Emmanuel qui se fait petit parmi les petits ?
Ce texte parle de l’action du Seigneur ; une action qui se manifeste encore aujourd’hui dans nos vies.
Quels mots, quelles phrases me touchent plus particulièrement ?
Comment la présence du Seigneur à mes côtés se manifeste-t-elle ? Comment m’aide-t-il ? De quelle peur me délivre-t-il ?
Qu’est-ce qui me donne force pour vaincre l’adversité ? Qu’est-ce qui me procure de la joie ? Qu’est-ce qui fait reverdir les zones désertiques de mon existence ?
J’en rends grâce au Seigneur.
Je termine ma prière en reprenant les paroles du psaume