À lui, haute gloire, louange éternelle !
Et vous, le givre et la rosée,
bénissez le Seigneur.
Et vous, le gel et le froid,
bénissez le Seigneur.
Et vous, la glace et la neige,
bénissez le Seigneur.
Et vous, les nuits et les jours,
bénissez le Seigneur.
Et vous, la lumière et les ténèbres,
bénissez le Seigneur.
Et vous, les éclairs, les nuées,
bénissez le Seigneur.
Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Le livre de Daniel est composé de deux grandes parties : les chapitres 1 à 6 du livre sont des récits édifiants qui racontent un conflit entre un souverain et des opposants.
Le cantique se trouve au chapitre 3. Nabuchodonosor, roi de Babylone, fit édifier une statue de lui-même en or et ordonna à tous ses sujets de venir l’adorer. Les chaldéens ont dénoncé trois juifs qui ont refusé d’adorer la statue.
Ananias, Azarias et Misaël, convoqués, réitèrent leur refus, au nom de leur foi. Le roi ordonne qu’ils soient jetés dans la fournaise, mais Dieu va protéger les jeunes gens. Cette protection divine suscite aux trois jeunes gens ce cantique (v.51-90) dont sont extraits ces versets pour la liturgie de ce jour.
Je m’installe confortablement. Je respire profondément et fais silence en moi. Le Seigneur m’attend, je viens à sa rencontre… Je peux lui demander la grâce d’être pleinement à son écoute…ou toute autre grâce…
Je lis lentement le Cantique une première fois…
Puis je le relis en faisant mémoire de son origine : l’ordre d’adorer une statue, le refus des juifs au nom de leur foi, leur confiance en Dieu au-delà de la menace du châtiment, le salut accordé…
« (…) Le feu ne les toucha pas du tout, et ne leur causa ni douleur ni dommage. » (v. 50b)
… la louange…
« Puis, d’une seule voix, les trois jeunes gens se mirent à louer, à glorifier et à bénir Dieu (…) » (v. 52-56) et « Toutes les œuvres du Seigneur (…) » (v. 57-90).
Je relis à nouveau le Cantique, fruit du salut accordé dans la confiance totale en Dieu…
Qu’est-ce que cette histoire me dit ? Quelle résonance en moi ? dans ma vie ? quel appel ? Où en suis-je de ma confiance dans le Père, le Fils et l’Esprit Saint ? Dans les temps marquants comme dans le quotidien ?
Suis-je prêt(e) à confesser ma foi ? Quel est mon regard sur notre terre ? Je me souviens peut-être de temps de contemplation dans la paix et la louange…conscient(e) de la merveille qu’est la création…
Je recueille ce qui monte en moi et en parle à Jésus, comme un ami parle à son ami…
Je lui confie mes demandes…
Avec Lui, je me tourne vers le Père en disant lentement et en pesant bien chaque mot, Notre Père…